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Budget: le fossé devient gouffre

Robert Dutrisac   31 mai 2007  Québec
Monique Jérôme-Forget lors du discours du budget.
Photo : Agence Reuters
Monique Jérôme-Forget lors du discours du budget.
Québec — À un jour du vote crucial dont dépend la survie du gouvernement libéral minoritaire, le fossé qui sépare le gouvernement et le Parti québécois n'a jamais été aussi grand. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a rejeté du revers de la main hier la dernière proposition du deuxième groupe de l'opposition pour modifier le budget, ne dérogeant pas d'un iota à l'engagement de diminuer les impôts de 950 millions de dollars. «Nous sommes très, très loin les uns des autres», a reconnu Mme Jérôme-Forget au cours d'un point de presse en fin d'après-midi hier.

Mardi soir, le PQ a transmis à la ministre une proposition pour injecter 300 millions en éducation, en santé et dans les régions-ressources, dont 250 millions en argent frais. Afin de financer ces dépenses publiques, il faut diminuer de moitié la baisse d'impôt à laquelle auraient droit les plus nantis — les personnes qui gagnent 75 000 $ par an et plus — tout en gardant intacte la réduction d'impôt des autres contribuables. La baisse d'impôt passerait ainsi de 950 à 700 millions.

Mais Mme Jérôme-Forget a eu tôt fait de rejeter net cette proposition, offrant de son côté 60 millions de plus au total. C'est donc une somme de 190 millions qui sépare libéraux et péquistes, écart qui apparaît irréductible.

«Nous sommes tous responsables, les trois partis politiques. Je ne serai pas à la merci de personne simplement pour ne pas aller en élections», a lancé Mme Jérôme-Forget au cours d'un point de presse en fin d'après-midi. De son côté, le premier ministre Jean Charest, qui passait en coup de vent après la période de questions, a déploré que le chef de l'aile parlementaire du PQ, François Gendron, ait reçu un mandat du caucus péquiste «pour raidir la position du Parti québécois».

La ministre Jérôme-Forget a également écorché au passage l'Action démocratique du Québec et son chef, Mario Dumont. «Je suis étonnée de voir combien M. Dumont est absent, combien M. Dumont est invisible dans cette situation. C'est comme s'il ne réalisait pas que nous sommes face à un gouvernement minoritaire. Est-ce qu'il essaie de s'en laver les mains, tout simplement?», a-t-elle dénoncé.

Au cabinet de Mario Dumont, on a rappelé que le gouvernement a choisi de négocier avec le PQ avant de déposer le budget, laissant l'ADQ de côté, et que ces négociations se sont poursuivies avec le deuxième groupe de l'opposition après le dépôt du budget. Les positions de l'ADQ sont connues: le gouvernement devrait faire une croix sur la baisse d'impôt de 950 millions et proposer une réduction plus modeste aux contribuables. Dans l'entourage de M. Dumont, on s'attend d'ailleurs à ce que le PQ trouve un moyen d'éviter de faire tomber le gouvernement et de déclencher des élections précipitées: les députés péquistes pourraient voter en faveur du budget vendredi, voire s'abstenir ou encore briller par leur absence au moment du vote.

Hier, François Gendron s'est montré évasif. «La population me dit: "François [...], gardez votre discipline, votre rigueur, mais on ne veut pas d'élections." Parce que moi, règle générale, je suis capable de lire le peuple. Je lis la population et j'entends ce message-là. Donc, mon premier choix, ce n'est pas d'aller en élections», a-t-il dit. «Mais si c'est ce qu'il faillait faire, c'est ce qu'il faut faire», a-t-il par ailleurs affirmé.

S'il est vrai que les Québécois ne sont pas favorables à la tenue d'élections dès le début de juillet, François Gendron a souligné qu'en revanche, les sondages indiquent que trois Québécois sur quatre s'opposent aux baisses d'impôt. «M. Charest doit modifier son budget. C'est le peuple qui dit ça», a affirmé M. Gendron. «La population du Québec est derrière nous.»

Au cours d'une conférence de presse, le chef péquiste et le porte-parole en matière de finances., François Legault, ont exposé la proposition soumise à Mme Jérôme-Forget. «Le mot clé, c'est le mot "équilibré"», a fait valoir M. Legault. «Au bout du processus avec la proposition qu'on met sur la table, il n'y a personne au Québec qui pourra dire que le Parti québécois n'a pas été raisonnable.»

Les personnes qui gagnent 75 000 $ ou moins par an, soit 91 % des contribuables, auraient toujours droit à une baisse d'impôt de 207 $ en moyenne. Les plus nantis, qui gagnent 75 000 $ et plus par an, verraient leur baisse d'impôt passer de 1400 $ à 800 $ en moyenne. La baisse d'impôt serait ramenée à 700 millions, dégageant 250 millions pour de nouvelles dépenses.

De cette enveloppe de 250 millions, à laquelle s'ajoute une somme de 50 millions que le budget Jérôme-Forget verse en plus à la santé, 140 millions iraient à l'éducation pour les élèves en difficulté et à la lutte contre le décrochage scolaire, 140 millions iraient à la santé pour les soins à domicile et les groupes de médecine familiale (GMF) et, enfin, 20 millions seraient consacrés au maintien d'avantages fiscaux réservés aux entreprises des régions-ressources.

En guise de comparaison, Mme Jérôme-Forget promet de consacrer 20 millions de plus en éducation pour financer un programme appelé «Agir maintenant», destiné aux quartiers défavorisés, ainsi qu'une somme de 40 millions en santé, qui s'ajoute aux quelque 50 millions supplémentaires contenus dans son budget. «L'argent dont on parle, c'est l'argent des contribuables. Ce n'est pas de l'argent de Monopoly. Ce n'est pas de l'argent de loterie. Ce n'est pas un casino», a-t-elle lancé.

«Monique Jérôme-Forget, elle a fait son nom sur la rigueur», a-t-elle dit d'elle-même, parlant de «sa marque de commerce». La ministre des Finances a l'intention de se montrer aussi ferme qu'elle l'a été pendant les négociations avec les employés de l'État. «Vous me connaissez, vous m'avez vue: 12,6 [%], 3,2 milliards. Je l'ai dit plusieurs fois. Aujourd'hui, je dis 60 millions: 40 millions plus 20 millions.» Rappelons toutefois que les négociations s'étaient conclues par l'imposition d'une loi spéciale.

Monique Jérôme-Forget s'oppose également à l'idée des péquistes de se montrer moins généreux avec les plus nantis. Elle a rappelé qu'à ce jour, le gouvernement Charest avait principalement réduit le fardeau fiscal des personnes gagnant 35 000 $ par an et moins. Il faut maintenant penser aux jeunes diplômés ou aux nouveaux arrivants qui peuvent choisir de s'installer ailleurs, juge la ministre. L'écart entre le taux d'imposition du Québec (24 %) et celui de l'Ontario (17 %) pour les plus nantis est très grand, estime la ministre.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, Mme Jérôme-Forget a parlé pour la première fois de son budget au passé, comme s'il était déjà mort et enterré. S'adressant à François Legault, la ministre des Finances a dit: «Je comprends qu'il soit malheureux, parce que c'était un budget que je trouvais extrêmement inspirant.» Le député péquiste n'a pas manqué de noter ce qui peut relever de l'aveu spontané comme du lapsus.






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 23h15
    ma prédiction
    « Le budget passera par une voix et ceci peu importe les modifications. Le PD et l'ADQ ne veulent pas d'élection et lors du vote il y aura des absent dans les deux camps justa assez pour que le budget passe par un vote. Les excuse pour les absence seront variés, malede ventre... ha ha ha.... ou urgence dans le comté.
    M Charest tené votre bout ce n'est qu'un bluff, liberéz nous de ce fardeaux de taxe qui nous étouffe. »

  • France Lafontaine
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 00h47
    Bon compromis
    « Enlever la baisse d'impôts à ceux qui gagnent 75 000$ et plus est un compromis que le gouvernement devrait accepter.
    Ceci nous sauverait de bien des ennuis. Ça éviterait au PQ de faire une motion de confiance au gouvernement après avoir refusé le budget qu'il faudra de toute façon recommencer.
    Le PQ essaie de pousser le gouvernement dans le coin et gagner des points en nous évitant quand même d'aller en élections. Ce qu'il demande au gouvernement est de remettre les services en santé et en éducation qu'il a lui-même enlevé
    en 10 ans de pouvoir !

    France

    lafontainefrance@videotron.ca »

  • John Hogan
    Inscrite
    jeudi 31 mai 2007 06h34
    Crise planifiée
    « Madame Forget jure qu'elle est à la merci de personne alors qu'elle est ministre dans un gouvernement minoritaire, François Gendron nous annonce qu'il est capable de lire dans le peuple, Jean Charest est déjà ailleurs sur une autre galaxie et François Legault équilibre un budget dont il n'est pas l'auteur.

    Pendant ce temps Mario Dumont est incapable d'articuler autre chose que des phrases clips alors que les négociations se font par médias interposés, d'où une perte d'exposure, pour un spécialiste de la pensée instantanée c'est grave.

    Il n'y avait aucune raison pour que le PQ offre sur un plateau d'argent une semaine à l'avance son approbation pour le budget libéral histoire d'augmenter la pression sur le Premier Ministre, toutefois l'absence de Mme Marois dans le débat a eu comme conséquence de transformer cette crise en bataille de rue où l'intelligence des propos est loin d'être au rendez-vous.

    Avec deux chefs d'oppositions bien en selle la prochaine crise risque de mettre en boite les Libéraux, la question pour ces derniers est la suivante, qu'est-ce qui pourrait motiver les francophones qui sont passés à l'ADQ à revenir au PLQ ? Poser la question c'est y répondre. À moins que Dumont s'effondre il n'y a aucune raison. C'est probablement le motif pour lequel Jean Charest se promène mentalement dans une autre galaxie pendant que la fausse crise fait rage. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 07h08
    Les chiffres parlent d'eux-mêmes
    « Comparatif Québec-Ontario
    Pourcentage des revenus gouvernementaux en taxes:

    Taxes sur le revenu des particuliers
    Québec: 44%
    Ontario: 36%

    Taxes sur la consomation
    Québec: 30%
    Ontario: 37%

    Taxes salariales:
    Québec: 12%
    Ontario: 8%

    Taxes des corporations
    Québec: 10%
    Ontario: 15%

    Autres taxes
    Québec: 4%
    Ontario: 4%

    Il est pas difficile de voir que de redonner les impôts, déjà collectés, aux particuliers n'est pas la solution. Ce serait même une attaque aux revenus de l'État et la poursuite du démembrement de la cohésion et de l'affaiblissement du Québec. C'est une traitrise au Québec de la part de son propre gouvernement!

    Les chiffres démontrent clairement comment l'Ontario a baisser les taxes aux particuliers. En augmentant les taxes aux corporations et à la consommation.

    En faisant la même chose, le Québec réduirait la taxe des salaires et des particuliers exactement au même taut que l'Ontario, et ce, sans couper dans ses revenus. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 31 mai 2007 07h44
    LE FOSSÉ EN GOUFFRE, LE GOUFFRE EN ÉLECTIONS ?
    « Nos Libéraux, très provinciaux, veulent le bonheur des Québécois malgré eux en leur baissant les impôts de 950 millions exactement même si ces derniers se prononcent contre à 70 %.

    Ça fait beaucoup penser au coup du Mont Orford, le monde voulait pas transformer un parc en condos, le gouvernement ne l'a pas écouté pas pendant longtemps avant de reculer à la fin.

    Cette fois, il a moins de temps pour penser. Est-ce qu'il va avoir autant de difficulté à reculer sur le montant que sur la montagne ? Réponse demain. Les paris sont ouverts. »

  • Pierre McCann
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 08h10
    Compromis recherché...
    « Difficile de croire que deux partis aux idéologies si semblables ne soient pas en mesure de s'entendre. En Inde, afin de former la coalition au pouvoir, le gouvernement en place doit négocier avec des dizaines de parties aux convictions très diverses : des marxistes aux extrémistes en passant par les nationalistes... Pourtant, le gouvernement indien, en place depuis 2004, est plutôt stable. En Italie, ce ne sont que des coalitions qui sont au pouvoir depuis plusieurs dizaines d'années, où se côtoient socialistes, chrétiens, partis de droite.
    Vraiment, au Québec, la négociation et le compromis ne sont pas au rendez-vous entre deux partis plutôt centristes. Orgueil mal placé, manoeuvre électorale? Résultat: facture de plus de 70 millions de dollars. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 09h45
    Suicide politique annoncé d'un libéral-conservateur
    « Le parti libéral nous a habitué à plus se préoccuper de la vrais classe moyenne, entre 35000 et 75000 de revenu PAR FAMILLE, que d'en donner plus aux mieux nantis qui eux peuvent se payer des vacances avec ce que le comptable qu'il paye leur a sauvé comme impôt.
    En fait Mr Charest qui n'a jamais su se faire des amis aux Québec en dehors des trop bien nantis anglophones, veut partir sur une note positive, il a tenu ses promesses... Son plan de match a commencé quand connaissant déjà sa défaite, il a torpiller l'esprit et la lettre des nouvelles ressources qu'Ottawa lui a offert sur un plateau d'argent en mettant juste avant le vote ces 700 millions dans le bas des seules gens qui le soutienne. En fait son suicide politique était calculé d'avance et malheureusement plusieurs bons libéraux vont perdre la face en même temps que lui, si une rébellion interne n'a pas lieu aujourd'hui. Il est impensable qu'un gouvernement minoritaire offre seulement 60 millions sur des milliards pour résoudre une crise connue et voulue d'avance.
    C'est comme si je gagnais 10.000 dollars par mois et que j'offrirais pour l'année 600 dollars à mon associé pour qu'il reste avec moi, alors qu'on est tout les 2 minoritaires dans la compagnie.... »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 10h34
    Sacrons notre camp
    « C'est vraiment incroyable. Ça paraît que que ce sont les vieux babyboomers qui sont au pouvoir. Il faut savoir que les jeunes de ma génération (28 ans) ne vont pas attendre advitam eternam. On commence à en avoir pas mal marre du cirque Souverainistes - Fédéralistes. Moi j'ai pris la décision d'immigrer. Plus que deux semaines.

    Des baisses d'impôt, c'est le dernier affront qu'on va me faire. Il reste 5-10 ans au babyboomers avant la retraite et Charest veut leur donner des baisses d'impôt alors qu'il faut faire des efforts maintenant avant qu'il ne reste plus aucun espoir et que le fardeau sur ma génération soit insupportable.

    Bref, si je n'avais pas déjà pris ma décision d'immigrer en Suède en décembre dernier, présentement, avec un Canada qui se militarise, qui se contre-fiche de kyoto, des Québécois stupides qui votent avec leurs pieds et des politiciens qui ne pensent qu'au pouvoir et qui se font manipuler par les lobbys corporatistes, croyez-moi, je reprendrais la même décision. Mais avoir su, j'aurais acheté mon billet d'avion pour le mois de mars, pas juin.

    Vraiment, j'invite toute ma génération à sacrer son camp.

    P.S.: J'apporte quand même ma dette d'études de 25 000 $ avec moi, soyez sans craintes. »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 12h31
    Migration interprovinciale négative!
    « Le gouvernement Charest tient mordicus à réduire les impôts des Québécois pour les ramener à la moyenne canadienne et il n'a probablement pas tort.
    Actuellement les taux d'imposition au Québec, les plus élevés au Canada, découragent plus d'un Québécois. L'Institut de la statique du Québec nous indique que la migration interprovinciale du Québec était négative de 12619 citoyens durant l'année 2006.
    C'est un phénomène inquiétant et s'il prend de l'ampleur, va contribuer encore plus à la diminution du poids démographique du Québec dans le Canada et de plus privera encore plus le Québec de revenus de l'impôt.
    Les 15% des Québécois qui payent 70% de l'impôt en ont marre et ils sont ceux qui sont les plus mobiles. Attention! »

  • Hugues Lévesque
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 12h33
    Crise budgétaire: La prolongation de la campagne électorale
    « Il est de plus en plus fréquent de lire que Jean Charest est un traite, un conservateur travesti en libéral. Pour l'ADQ, la querelle budgétaire renvoie Libéraux et Péquistes dos-à-dos : c'est l'éternel chicane des vieux partis. C'est deux derniers disent que l'ADQ s'en lave les mains, que Mario Dumont fait preuve d'une visibilité toute « boisclairienne ». Et si la crise budgétaire était la période de prolongation d'un match électoral qui ne s'est pas terminé avec la fin des hostilités ?

    Si nous, le peuple, sommes trahis, ce n'est certainement pas uniquement par Jean Charest. Car, contrairement à ce qui se passe au Québec depuis plus de cent ans, notre mandat de faire en sorte que ça fonctionne, a été donné à l'Assemblée nationale et non à un parti ou à un autre. Que cesse immédiatement cette chicane stérile sur la responsabilité des uns et des autres. Messieurs Dame de l'Assemblée nationale vous n'êtes pas à la hauteur du mandat que nous vous avons confié le 26 mars dernier. Vous n'êtes qu'à la hauteur de votre petitesse politique : jouir à tous prix des prérogatives du pouvoir.

    On ne veut pas d'élections ? Parfait ! Qu'il soit alors demandé à l'ADQ de former le gouvernement et de préparer un budget. L'éventuel budget adéquiste est défait ? Qu'on demande la même chose aux Péquistes. Puisque la logique de revanche prévaudra, le budget péquiste ne sera pas adopté et alors nous pourrons aller en élections. Nous serons déjà très bien renseigné sur les tenants et aboutissants des programmes politiques. L'électeur moyen s'arrange avec un budget de misère. Il est peut-être le mieux placé pour décider de la suite des choses.

    Scénario absurde ? Pas tant que ça. L'Assemblée nationale est dite assemblée législative. Laissons-la se transformer en assemblée budgétaire pour un temps. Nous, le peuple, avons peut-être plus à gagner de ce travestisme mu par ces adeptes du pouvoir que nous pourrions le croire. Imaginons un instant que cela pave enfin la voie à la refonte du mode électoral. Nous subirions peut-être moins les effets négatifs des entêtements de principe de nos élus. »

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 13h09
    Vive les élections !!!
    « Si les Libéraux ne peuvent pas se plier à la volonté du peuple, ils ne méritent pas mieux que de perdre le pouvoir. Et puis bon, pourquoi pas mettre Dumont au pouvoir pour voir ce qu'il peut faire ? Il va se rendre compte que c'est beaucoup plus facile de chialer que de trouver des vraies solutions. La situation générale du Québec ne serait, certes pas, meilleure, mais au moins on crèverait la balloune Dumont. Et on gagnerait ainsi du temps pour pouvoir enfin passer à autre chose et gérer convenablement. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 15h01
    Donnez et vous recevrez
    « Philanthropie corporative au Québec

    -----------------------------------

    Banque de Montréal
    donnations totales pour 2006: total de 40 millions.

    Nombre d'organismes communautaires québécois qui en ont profités: 130

    Nombre d'organismes communautaires ontariens qui en ont profités: 538

    -----------------------------------

    Banque Toronto Dominion
    donnations totales pour 2006: total de 33 millions

    Montant pour le Québec: 179,200$

    À quels organismes exactement:

    1- 76,000$ à Cure Foundation, une fondation canadienne anglaise à Montréal.

    2- 30,000$ à Relais pour la vie de Québec, filiale de la Canadian Cancer Society.

    3- 70,000$ à Spaghetti Fundraiser de West Island of Montreal.

    4- 3,200$ à Centre des femmes de Montréal (Marguerite Bourgeois).

    ----------------------------------- »

  • mathieu brunet
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 15h40
    Le Pq fait une grande erreur
    « Il y a plusieurs raisons que le gouvernement doit aller de l'avant avec cette proposition:

    1- La classe moyenne québécoise est parmi la plus taxée en Amérique du Nord. Certes, il peut y avoir des justifications pour maintenir nos innombrables programmes sociaux, mais il reste que l'imposition élevée nuit à notre compétitivité avec d'autres États américains et provinces canadiennes. Cela rend plus difficile d'attirer des immigrants qualifiés à venir et rester au Québec, rend plus difficile de garder notre main d'oeuvre qualifié et professionnels au Québec, étant donné que le fardeau fiscal ailleurs est inférieur pour ceux et celles de la classe moyenne.

    2- Il est estimé qu'une grande proportion de Québécois et Québécoises ne paient pas d'impôts (environ 40%), ce qui pénalise encore plus la classe moyenne du Québec. Ils méritent d'obtenir une reconnaissance de leurs efforts de soutien du système fiscal québécois.

    3-Il est faux de présumer que les baisses d'impôts iront dans les poches des «riches» pour ne pas sortir par la suite. Le but d'une telle mesure est de stimuler l'investissement et les dépenses des contribuables, qui serait éventuellement retaxée, par exemple en TVQ ou par d'autre moyens à cause des dépenses additionnelles reliées à la consommation. Cela favorise donc la création d'emplois et soutient l'économie québécoise. Donc les sommes provenant des baisses d'impôts retournent dans l'économie et sera retaxées. De plus, des études montrent qu'en Ontario et même aux USA, de telles baisses d'impôts ont même augmenté les recettes fiscales, pouvant être utilisées pour subvenir aux programmes sociaux comme la santé ou l'éducation »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 17h43
    Eh le jeune
    « Si t avais fait ton cours en suede ou ailleurs, c est pas 25 000 que tu devrais mais pas loin de 100 000. J espere bien que tu vas au moins le rembourser. Puis pas de danger que tu quittes avant d avoir tout pris ce que tu pouvait mais venir ensuite nous dire que nous sommes ingrats parce qu on est tannes de payer des jeunes de 28 ans, bien eduques avec nos taxes qui crissent leur camp a la premiere occasion? J espere juste que tu vas pas revenir dans deux ans, en nous excusant parce qu on a pas reconnu ton immense genie. Pis que tu rencontres un Quebec dans une situation catastrophique. Les rats sont les premiers a quitter le bateau. »

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