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La bande à Robert

Michel David   31 mai 2007  Québec
Un curieux hasard a voulu que le rapport sur les activités d'Option Canada soit publié au lendemain des élections législatives à l'Île-du-Prince-Édouard, où les libéraux de Robert Ghiz ont remporté 23 des 27 sièges.

En octobre 1995, M. Ghiz était étudiant au département de sciences politiques de l'université Bishop, à Lennoxville, en Estrie. Il faisait partie des 380 étudiants qui avaient fait l'objet d'une plainte de la part du comité du OUI parce qu'ils étaient inscrits illégalement sur la liste électorale en prévision du référendum.

Le jour du référendum, le représentant du OUI au bureau de scrutin no 39 du comté de Saint-François, où M. Ghiz a voté, l'avait entendu jurer qu'il était domicilié au Québec. Bien entendu, il ne l'avait pas cru. Il avait bien une «school address» à Lennoxville, au 5 Little Forks, mais sa véritable résidence était située sur North River Road, à Charlottetown. À l'époque, son père était premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard.

Comme la plupart de ses camarades visés par la plainte, le jeune Robert n'a pas été inquiété par le Directeur général des élections du Québec. D'ailleurs, sur les 54 étudiants reconnus coupables en 1998, moins de la moitié ont payé l'amende.

En 1995, voter illégalement pour le NON n'était pas considéré comme une faute mais bien comme un acte hautement patriotique par ces jeunes Canadiens temporairement attirés par les charmes de la «Belle Province».

Par la suite, M. Ghiz a poursuivi son apprentissage de la politique à Ottawa, dans les cabinets libéraux, notamment aux côtés de Sheila Copps, alors ministre du Patrimoine, qui se disait fière d'avoir contribué généreusement au financement d'Option Canada. Il a ensuite poursuivi son ascension au bureau de Jean Chrétien.

Aujourd'hui, le nouveau premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard peut donc légitimement se vanter d'avoir contribué à sauver son pays. Personne dans sa province ne songerait à lui reprocher son vote de 1995.

Quand on pense que l'ancienne députée péquiste de Laprairie, Monique Simard, avait dû démissionner en 1998 parce qu'elle avait voté à des élections municipales à Outremont, où elle résidait depuis onze mois alors que la loi en exigeait douze!

***

Vu du Canada anglais, parler de démocratie québécoise est presque une contradiction. On l'a bien vu à l'occasion du scandale des commandites. N'était-ce pas la faute des politiciens québécois, qui avaient introduit leurs déplorables moeurs dans les nobles institutions canadiennes?

Enfreindre les lois du Québec ne peut constituer une atteinte à la démocratie puisqu'elles émanent d'une «nation» qui en bafoue elle-même toutes les règles. Imaginez, ces gens-là rejettent même le principe de la représentation selon la population à la Chambre des communes!

L'ex-juge Grenier a sans doute été bien timide dans ses «déclarations défavorables», mais il faut dire à sa décharge qu'il avait été cantonné dans un champ d'investigation très exigu. Il n'est ni le premier ni le dernier à se heurter au mur érigé par le gouvernement fédéral, qui interdit aux enquêteurs québécois tout accès à ses livres.

Il est impossible de dire dans quelle mesure les dépenses illégales de 539 000 $ dont M. Grenier a établi la preuve constituent simplement la pointe d'un iceberg, comme Normand Lester le prétend toujours, mais elles traduisent clairement un état d'esprit qui justifie les moyens par la fin, comme le croyaient aussi M. Ghiz et ses amis.

Peu importe que M. Grenier n'ait pas pu découvrir qui avait financé la grande manifestation du 27 octobre 1995 au centre-ville de Montréal. Comme disent les anglophones, «the proof of the pudding is in the eating». Le simple fait que ce love-in ait eu lieu démontre qu'il y a eu dépense illégale.

***

Le plus désolant est de constater l'incapacité de la société québécoise de faire bloc pour au moins tenter de faire respecter ses lois. Comment espérer que le reste du pays se restreigne le moindrement si l'Assemblée nationale est incapable de condamner de façon unanime les activités illégales d'Option Canada?

Même si le premier ministre Jean Charest a été exonéré de tout blâme par le rapport Grenier, ses faux-fuyants donnent la fâcheuse impression qu'il aurait fermé les yeux s'il avait été mis au courant. Encore une fois, la nuit portera peut-être conseil, mais on n'a pas senti chez lui une bien grande indignation.

Dans l'enquête qu'il avait menée sur Option Canada après le référendum de 1995, l'ancien directeur général des élections, Pierre F. Côté, avait déjà identifié Jocelyn Beaudoin comme «le personnage le plus obscur» de cette sombre histoire.

Sa nomination au poste de délégué général du Québec à Toronto en disait aussi long sur la détermination de M. Charest à défendre la démocratie québécoise que sur son jugement politique. Le plus étonnant n'est pas d'apprendre que M. Beaudoin ait enfin démissionné mais qu'il ait pu continuer à toucher son salaire plus de 15 mois après sa suspension.

M. Grenier se montrera peut-être plus audacieux dans ses recommandations que dans ses conclusions, mais il ne faut pas se faire d'illusions sur la possibilité que les deux camps soient à égalité de moyens lors d'un prochain référendum. Aucun gouvernement canadien ne renoncera à son «pouvoir de dépenser» autant qu'il le faudra pour préserver l'unité du pays.

Certes, il importe de maintenir des règles strictes et de les appliquer au mieux. Sur les 50 000 voix qui le séparaient du OUI, qui sait combien ces dépenses illégales de 539 000 $ en ont valu au NON?

Il faudrait surtout mieux contrôler ce qui peut l'être. Robert Ghiz et ses amis sont loin d'être les seuls à avoir voté illégalement en 1995. Bien des gens sont négligents, mais il n'était pas normal de retrouver sur les listes référendaires des dizaines de milliers de personnes qui n'avaient pas de carte d'assurance maladie. Oui, je sais, il y a aussi des bulletins du NON qui ont été rejetés. Il faudrait également y voir.

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • France Lafontaine
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 01h21
    Frustré ?
    « Quand les souverainistes vont-ils comprendre qu'ils ont perdu ? Arrêtez de chercher des "poux" et d'agir en frustré !
    C'est du "divertissement " que vous faites pour faire oublier les "erreurs" (d'ailleurs admises par certains péquistes importants ) durant leurs 10 années de pouvoir.
    Il est malheureux de ne pas accepter le verdict du peuple, même si les résultats étaient serrés ( et vous vous dites démocrates !).
    Savez-vous que la démocratie existe même si on perd ? M.Lévesque l'avait compris, lui.

    lafontainefrance@videotron.ca »

  • Jean-Marc Pineau
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 03h13
    Merci !
    « Merci, M. David, pour cette leçon de démocratie et de moralité !
    Malheureusement, comme les Québécois peuvent le constater, Jean Charest est un fils « spirituel » de Jean Chrétien : même devant les faits qu'ils ne peuvent nier, ils trouvent encore le moyen de dire que ce sont les dénonciateurs qui ont tort de s'énerver pour rien. Il n'est pas étonnant qu'à voir agir ces politiciens (avec un petit « p », bien entendu, à la mesure de leur sens de l'État), les citoyens soient de plus en plus cyniques. Ces politiciens, par leur mépris de la démocratie et de la moralité, sont de bien piètres modèles pour les citoyens qu'ils doivent représenter. Le « pétard mouillé », dans ce cas, c'est bien Jean Charest lui-même et tous ses amis d'Option-Canada qui prennent vraiment les Québécois pour des débiles. Et ces bons Québécois, trop habitués au mépris, en redemandent. C'est écoeurant ! »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 05h10
    fatigue chronique
    « Je suis fatigué de ces histoires de référendums, de tricherie, de séparation ou de fédéralisme. Les gens en ont marre vous pouvez me croire. C'est ce que monsieur Dumont a compris et que d'autres ne semblent pas comprendre. Je travaille pour assurer ma qualité de vie, pas pour des projets collectifs. Qu'on me dise individualiste, je m'en sacre totalement, je ne fais pas partie de ces guéguères ridicules qui nous mènent nul part sauf à des conflits. Je vais réussir à m'assurer une belle retraite, je le ferai seul et non pas à cause d'une convention collective ou parce que je tend la main au fédéral ou au provincial afin qu'on m'aide. Enfin, que les autres tiennent bien haut le flambeau de la confrontation, moi je m'occupe de mes affaires et à date, il semble que je sois gagnant sur toute la ligne. »

  • André Bissonnette
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 06h15
    pas de preuve.
    « Dommage pour vous monsieur David, la cause des bulletins rejetés a été entendue et rien n'a été retenu.
    Si par hasard il y avait eu quelques dizaines voire quelques centaines de bulletins rejetés par des scrutateurs un peu trop zélés, (et cela dans seulement 2 circonscriptions électorales à majorité libérale) cela n'est en rien comparable aux milliers de votes illégaux du camp du NON.
    Si vous vous souvenez, c'est madame Frulla qui était montée aux barricades avec son ami Mulclair et qui ont été à l'origine de cette enquête par le DGE.
    On peut aussi se remémorer que Madame Frulla a dû rembourser de l'argent des commandites (10,000 dollars) que son bon ami libéral Marc-Yvan Côté lui avait livré dans une enveloppe brune lors de sa campagne dans le comté de Jeanne LeBer.
    C'est dans les moeurs libérales ce genre de truc de f..... le monde et la démocratie. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 07h09
    Il faudrait aussi arrêter de regarder en arrière...
    « Notons que 12 ans après la fin d'une guerre atroce, les Allemandes, le Belges, les Français et les Italiens, qui y avaient perdu des êtres chers, ont décidé de travailler ensemble à construire l'avenir. Ils ont signé le Traité de Rrome qui a donné naissance à l'Union européenne.
    Ici, 12 ans après un référendum, on dépense temps, argent et énergie à couper les cheveux en quatre et à se dire qu'il "faudrait bien y voir" pour savoir un jour qui a triché le plus fort. Quand on songe à l'avenir, c'est pour se demander quel programme permettrait le mieux de se faire élire.

    Georges Paquet »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 08h59
    Sauver sa job
    « Encore une fois une enquête bidon qui donnera rien. On sait qu'il y a des coupables mais aucune poursuite ne viendra entacher qui que se soit. Il serait surprenant que le directeur des élections du Québec prenne des mesures pour remédier à ces situations. "Si tu veux garder ta job de directeur des élections, ne fais pas trop de vague et ainsi tu pourras conserver ton emploi tant que tu le voudras" J'ai l'impression que c'est le leitmotiv chez ces dirigeants. Dans mon esprit, un petit vol au dépanneur équivaut à un gros vol à une banque, un vol reste un vol et c'est condammnable. Dans le cas du référendum, il me semble que la preuve est suffisante pour déclarer le référendum de 1995 nul et non avenue. Le président des élections du Québec devrait avoir le courage de demander la tenue d'un nouveau référendum. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 09h08
    De la m... c'est toujours de la m...
    « Plus on creuse, plus cela pue...
    Le juge Grenier avait-il un parti pris? Il n'a pas agi comme juge mais comme commissaire. Un vol n'est pas seulement un montant d'argent mais le geste qui est condamnable. Charest ne semble pas comprendr cela. A quoi sert de revenir en arrière diront certains penseurs?

    Pour éviter une répétition lors d'un prochain referendum. La loi de la clarté de Dion serait-il plutôt dans ce sens? »

  • Élodie Gagné
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 09h28
    Pétard mouillé
    « Avec des pétards mouillés comme celui d'Option Canada et le jugement du juge Grenier qui n'a pas été à même d'obtenir tous les documents qui l'auraient aidé à porter un jugement éclairé, avec des pétards mouillés dis-je, il ne serait pas étonnant que le séparatisme reprenne du poil de la bête. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 09h46
    et la députée de Sherbrooke?
    « Bravo pour votre scoop

    Vs oubliez la députée de Sherbrooke (dans le meme coin) qui avait dû démissionner lorsqu'on avait découvert qu'elle avait voté "illégalement" en 1980! Pourtant elle habitait le Québec depuis son enfance!! »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 09h55
    Quand l'écoeuremnt attendra-t-il son comble ?
    « Les mots me manquent ce matin pour décrire toute la fatigue que j'ai de vivre dans un pays où les frustrations, les humiliations, les insultes à l'endroit de mon peuple, de sa langue et de ses institutions sont presque quotidiennes. Et tout cela de la part de gens qui affirment ne même pas pouvoir imaginer de vivre séparés de lui ; quand cela ne vient pas de mes propres compatriotes eux-mêmes, incapables de franchir, même en esprit, le seuil de leur propre libération. J'ai honte ! Je n'ai rien fait pour cela et j'ai honte ! Mais sous cette fatigue, sous cette honte, un autre sentiment commence à se faire jour, et que je n'aime pas plus, mais qui s'insinue un peu plus chaque jour, entre la chair et l'os, comme disait Félix, et qui s'appelle : la colère ! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 31 mai 2007 10h23
    M. Georges Paquet a raison
    « Ça ressemble à une couple. Il y a rien comme des reproches de faits vieux de 10 ans, pour faire une bonne chicane. Faut, comme au gouvernement, tenter de régler les affaires assez vite et passer à autre chose.

    Une bonne attitude avec notre ou nos partenaires vaux bien mieux qu'une ou plusieurs guerres. »

  • Jean-Pierre Corbeil
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 10h24
    Arrêter de regarder en arrière ?
    « A ceux qui se disent progressistes et qui veulent "oublier les fautes passées et regarder en avant": la prochaine fois que vous vous indignerez parce qu'un criminel d'habitude ou un pédophile sera libéré dans la société, pensez qu'il faut regarder en avant et oublier que la commission des libérations n'a pas fait son job. La décision était serrée mais il faut vivre avec.

    J.P. Corbeil »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 11h10
    Le dogme référendaire du PQ.
    « Cette magouille livré au grand jour qui s'ajoute à la Loi C-20 démontre que le référendum comme mode d'accession à l'indépendance est un cul de sac. Le défi qui se pose au nouveau Chef du PQ est de le reconnaitre et dire clairement que le référendum n est pas la seul voie démcratique pour accéder à l'indépendance, surtout si Ottawa refuse de signer un protocle visant au respect du processus ; il y a aussi l'élection décisionnelle: double majorités qualifiées des voix et des sièges de tous les partis sur la liste souverainiste. En n'enfermant le PQ dans le dogme référendaire remis au calndre Grec, Mme Marois risque d'entrainer ce parti vers sa marginalisation et sa disparition. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 12h33
    On est profiteur jusqu'au boutttttt, non ?
    « À tous ces fédérastes tordus qui tiennent tant à regarder en avant et à absoudre inconditionnellement les dénis de démocratie du Fédéral, d'Option Canada et des autres mercenaires du camp du non, je pose le petit problème suivant.

    Vous, sauveurs perspicaces du plussssss meilleur pays au monde et progressistes visionnaires du statu quo (sic), pouvez-vous nous rappeler les gestes de votre camp (pas les illusions tranquilles du genre 'reconnaissance d'une nation castrée') qui prouvent que vos méfaits ont apporté quelque chose de concret pour le Québec ? En quoi votre victoire (pour le mérite on repassera...) a réglé à long terme la situation du Québec au sein de la sacro-sainte Confédération canadienne, et ce, malgré vos promesses de réforme du fédéralisme et les gestes d'amour torride (re-sic) du ROC ? Bref, ça a été quoi déjà, la suite de la victoire du non ? Où sont les changements ? En êtes-vous vraiment fiers ?

    Votre soi-disant victoire, ça a servi à quoi et à qui au juste ?

    Qu'avez-vous de positif à offrir au Québec pour les années à venir sinon de vous asseoir sur votre honorable statut de colonisés cocus et à attendre béatement que les choses évoluent via la détermination d'autres concitoyens qui ont du coeur au ventre ? Je vous imagine facilement, le soir d'une éventuelle victoire des forces du oui, changer soudainement de camp et soutenir « qu'il était temps » ! Monsieur Richard Desrochers fera sûrement parti de ces tristes sires...

    On est profiteur chronique jusqu'au bouttttttt, non ?


    Jean Desjardins

    Laval

    P.S. Quant à madame France Lafontaine, sa compréhension du mot 'démocratie' me rend tout simplement bouche-bée !!! »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 12h49
    La loi du plus fort
    « Bonjour M.David,

    Ce qu'il y a de fantastique au Québec et au Canada, c'est qu'on peut créer un organisme dont l'objectif secret est de tricher et ne pas en être responsable. On peut omettre de dire à des personnes qui sont sous notre autorité et qu'on voit tricher de ne pas tricher et ne pas en être responsable. On peut être membre du CA d'un organisme qui triche et ne pas être responsable. On peut même tricher et prétendre que ce n'est pas tricher parce que c'était dans l'intérêt de l'unité canadienne et ne pas être importuné par le procureur général.

    Après ça, on se demande pourquoi de moins en moins de citoyens vont voter!

    Louis Lapointe
    Brossard »

  • Mathilde François
    Inscrite
    jeudi 31 mai 2007 13h12
    Éloge de la servitude
    « Merci Georges Paquet, Gilles Bousquet (le pseudonyme du premier ...?) et al. qui partout sur internet et dans les journaux prônent l'asservissement volontaire.

    On voit tout de suite que vous êtes de bons French Canadians pour qui tous les reculs du Québec dans le Canada (et notamment par le mépris le plus souverain de la démocratie qui prévaut dans ce pays-là lorsqu'il s'agit de la dignité du Québec) ne justifieront jamais le courage de la Liberté.

    Une femme est violée et violée encore. En permanence. Mais nos bons Georges Paquet de service prônent l'adoption de la « bonne attitude » avec l'agresseur...

    Un comportement aussi servile, messieurs Paquet, Bousquet et analogues, soulève le coeur de tout être humain chez qui il reste encore un gramme de dignité.

    Cela dit, je salue votre texte bien ciselé, M. David. C'est autre chose que la Propagande-Canada (et Propagande-PLQ) de tous les instants de vos collaborateurs de Gesca - André Pratte et Alain Dubuc en particulier. On croirait, chaque matin, des textes rédigés la veille dans les officines d'Option Canada (ou équivalent), tellement c'est devenu primaire comme propagande partisane.

    Et dire qu'on appelle ça une presse libre, honnête et éclairée... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 13h52
    Mais il était Canadien
    « Son crime c'est qu'il a voté pour son pays. Que dire de la Malavoy qui a voté sans même être canadienne. Cela est un bien plus grand crime, et pour la récompenser les con l'on élus. Alors que le Canada n'aurais jamis du lui accordé la citoyenneté et la retourner en france. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 13h55
    Messieurs Bousquet et Paquet ...
    « Vous avez bien raison.

    Ce n'est pas parce que votre femme vous a trompé il y a 10 ans et qu'elle continue de le faire joyeusement aujourd'hui qu'il faille revenir sur les vieilles infidélités...

    Après tout, ce qui est important, c'est de ne pas briser le vieux couple qui ne peut plus se sentir (Benoît XVI l'a dit)et, surtout, de ne pas faire de chicane !!!

    Plus cocu que ça, tu ...


    Jean Desjardins

    Laval »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 14h07
    Arrêter de regarder en arrière
    « Notons que 12 ans après la fin d'une guerre atroce, les Allemands, le Belges, les Français et les Italiens, qui s'étaient battus à mort, et qui y avaient perdu des êtres chers, ont décidé de travailler ensemble à construire l'avenir. Ils ont signé le Traité de Rome qui a donné naissance à l'Union européenne. Ils ont renoncé à des parts importantes de leur souveraineté, pour que l'UR joue son rôle dans le monde.
    Ici, 12 ans après un référendum, dont la question était plus ou moins claire, on dépense temps, argent et énergie à couper les cheveux en quatre et à se dire, comme le chroniqueur, qu'il "faudrait bien y voir" un jour, pour savoir, si possible, qui a triché le plus fort.
    Par ailleurs, qand les politiciens songent à l'avenir, c'est pour se demander quel programme permettrait le mieux de se faire élire. La compétitivité internationale et la création de richesse c'est pour bien plus tard. On a le temps...

    Georges Paquet »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 31 mai 2007 15h30
    Passons à autre chose
    « Tous les peuples qui sont disparus par assimilation se sont dit un jour : «Passons à autre chose.» Ils ont eu raison. L'autre chose étant leur propre anéantissement.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Sam Theman
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 16h26
    What are they Smoking?
    « What are the people at LeDevoir smoking? The recently defeated Conservatives on Prince Edward Island could use some of it to soothe their nerves.
    Could this be a hatchet job by STEVE'S gang or just the newly defeated Tories from PEI working in Ottawa looking for a little satisfaction?
    Whatever the reason please share you smokes with them, they are loosing it. »

  • Sam Theman
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 18h52
    What are they Smoking ?
    « This looks like the work of Conservative Hatchet men from Ottawa. I expect they are "Steve's" bandits from PEI hoping to cause problems for Canadas newest and soon to be brightest and best Premier.
    Whatever the LeDevoir reporter was smoking when he wrote this article he should share with the recently defeated Conservatives on Prince Edward Island. I am sure they could use something to Numb the pain of their unexpected defeat. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 20h00
    Attention au mépris!
    « Oui il y eu viol de la loi référendaire sur une question de dépenses indues. Mais, le jour où on voudra honnêtement examiner les excès de chaque camp, il faudra aussi se tourner du côté du camp du 0ui. Celui-ci n'a-t-il pas obtenu une forte augmentation de son résultat (je dirais près de 5 à 7%) grâce à ce procédé tactique, une ruse de dernière heure qui va modifier les règles du jeu. Cela après que Jacques Parizeau eu été forcé de recourir à l'aide du charismatique Lucien Bouchard (le négociateur en chef) et de Mario Dumont (qui a pu profiter pour cet appui d'une générosité financée par le PM). Ces deux supporteurs de l'option du partenariat (plutôt que de la séparation) auront été en définitive responsables de ce progrès du Oui en fin de cette campagne. Sans leur présence, le résultat aurait été de +- 43% pour le Oui. Cette ruse a permis de rallier les souverainistes par défaut, ces fédéralistes fatigués. Toutes ces manoeuvres se sont développées avec des ressources gouvernementales (aides budgétaires et salaires de fonctionnaires) dont le financement échappait à la loi. Que penser des autres activités du camp du Oui financées par le biais des dépenses institutionnelles et corporatives, voire les syndicats, les artistes, etc? Pensons enfin au recours à la violence psychologique qui renvoie à la malhonnêté intellectuelle. Tel ce procédé de diabolisation des adversaires. Songeons au personnage de Jean Chrétien (le traître) qui n'en avait plus besoin, tellement il avait par ses gestes provoquéle diable et qu'on l'a combattu avec une violence verbale jamais vue . Je pense à l'un des discours de Lucien Bouchard (qui dira plus tard ne pas avoir compris comment il en était arrivé là) qui, montrant le portrait de Chrétien devant de milliers de supporteurs, affirma: "cet homm, il faut le détester". Et que dire du Grand jeu de Jacques Parizeau et de ses intentions inavouées (la cage aux homards)? Voilà des choses qu'il faut savoir mettre en perspective et qui font comprendre que dans un un climat de tension exceptionnel des erreurs ont été faite. En dans l'affaire du Grand jeu, ce un coup de force contraire à l'esprit de cette consultation dont il faudra se rappeler.

    Enfin, soutenir la thèse voulant que des québécois furent assez innocents et insignifiants pour avoir voté en fonction de l'argent, soit à cause de la publicité frauduleuse ou à cause du Love in des anglo, relève du plus grand mépris. Parler de vol référendaire est du même ordre! Claude Poulin

    Claude Poulin Sillery »

  • Robert Filiatrault
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 22h42
    Ma chère madame.
    « En tant que frustré patenté, juste pour vous dire que la situation dure depuis 300 ans. Elle ne va malheureusement pas s'arrêter aujourd'hui ni demain. Et çà va durer tant que l'on existera comme peuple. C'est avec amour que je vous le dit.
    La démocratie c'est souvent la loi du plus fort. C'est déplorable. Mais je suis persévérant et je le suis depuis que je vote c'est-à-dire depuis 35 ans au moins... »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 1 juin 2007 05h00
    À Mathilde François et à Jean Desjardins
    « Je me demande quelle sorte de censure de la presse, de la parole et même de la pensée vous exerceriez si un jour vous aviez à diriger un Québec souverain.
    Georges Paquet »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 1 juin 2007 11h12
    Messieurs Paquet (et Bousquet, in extensio) ...
    « Messieurs Paquet (et Bousquet, in extensio) ...

    J'ai très bien compris que toutes les sociétés ont leur part de citoyens tordus, au sens moral élastique... Soyez sans crainte. Dans un Québec souverain, je continuerai à endurer vos inepties, patiemment.

    Je crois fondamentalement au modèle démocratique. Je crois également qu'une société démocratique est constituée de citoyens aux idées divergentes, ce qui est bon et nécessaire en soi. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doit pas mettre à leur place les personnes qui disent n'importe quoi sur les tribunes publiques ou qui font n'importe quoi sans avoir à payer le prix de leur turpitude. Option Canada et leurs souteneurs de tout acabit en sont un bel exemple.

    Dans un éventuel Québec souverain, je ne me gênerai pas pour continuer à dénoncer la pensée primaire de vos semblables qui consiste à soutenir des positions amorales et antidémocratiques à l'image de ce qui s'est produit dans le dossier d'Option Canada et du dernier référendum. Monsieur Bousquet et vous-même méritez pleinement la baffe que madame Mathilde François et moi-même vous avons servie. C'était d'ailleurs trop peu en fonction de vos écrits qui invitent carrément à une escalade de la violence, si les dénis de démocratie que vous soutenez perdurent dans votre plusssssssss meilleur pays.

    Je vous invite, vous et vos semblables, à consulter la réaction de monsieur Ing Vibol intitulée : "L'usage illégal et mensonger de l'argent pour embrouiller la lucidité populaire est anti-démocratique" sous la chronique de Antoine Robitaille dans Le Devoir.com du 30 mai courant. Vous comprendrez peut-être que l'expérience de vie et la réflexion en profondeur de monsieur Vibol apportent davantage à la construction d'une société démocratique saine que vos positions indignes et amorales. D'ailleurs, j'accueillerais volontiers un monsieur Vibol dans un éventuel Québec souverain pour remplacer chaque centaine de vos semblables qui voudraient émigrer vers le nouveau Canada émergeant d'un oui au pays du Québec. On sera moins nombreux, j'en conviens. Avec des concitoyens comme monsieur Vibol, je n'aurai cependant plus peur de laisser mes portes débarrées.

    Désolé pour vos blessures à votre amour propre. Assumez-vous.


    Jean Desjardins

    Laval »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 1 juin 2007 21h43
    Fatigué?
    « Les con-fédérés sont fatigués? Ils aiment mieux s'occuper de leur petite personne? Ils trouvent que c'est trop fatiguand de relever la tête, de s'indigner? Ce n'est pas pour ces petites merdes que monsieur David écrit. Ha! Excusez, ce n'est pas gentil de traiter les gens de petites merdes. Mais que voulez-vous que je vous dise quand je vous voie étaler fièrement votre bêtise? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 14h59
    M. Jean Desjardins mettra les gens à leur place...
    « Dans un Québec souverain, des gens comme M. Jean Desjardins agiront comme de "Grands Timoniers" et décideront qui a droit de parole, qui doit être "mis à sa place" et qui doit être orienté vers les frontières extérieures du nouveau Royaume des "témoins" qui ont vu la lumière.

    Georges Paquet »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 15h27
    À Robert Filiatrault
    « Cher Monsieur,
    La démocratie ce n'est certainement pas la loi du plus fort, mais plutôt la loi du plus grand nombre. Tant qu'il n'y aura pas une majorité de Québécois qui vous suivront, vous ne sortirez pas de vos frustrations.

    Georges Paquet »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 15h53
    À Claude Archambault, Jean Desjardins et autres...
    « Vous vous amusez et vous croyez drôle de reprendre l'expression: "Le plus meilleur pays au monde" que Michel Vastel a inventée et qu'il affirme avoir été attribuée par erreur à Jean Chrétien. Michel Vastel a soutenu et continue de soutenir que Jean Chrétien n'a jamais prononcé ces paroles. Il faudrait que vous vous trouviez autre chose pour vous moquer des gens que vous méprisez. Un peu d'imagination S.V.P.

    Georges Paquet »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 3 juin 2007 22h17
    M. Paquet, quand on est de mauvaise foi ... (bis)
    « Monsieur Paquet.

    À lire vos réactions, il est évident que vous êtes de mauvaise foi et que vous interprétez les propos qui vous reflètent votre image résolument tordue (ce qui ne fait manifestement pas votre affaire) à travers un filtre qui trouve sa nourriture dans la polémique érigée en système ...

    Ça s'explique. Quand on est lâche et qu'on refuse d'assumer sa propre turpitude, il va de soi qu'on a intérêt à accuser indûment les autres de toutes les mauvaises intentions en espérant noyer le poisson dans des débats futiles.

    Ce que vous pouvez être désolant ...

    Point final. Je n'ai plus de temps à gaspiller avec un cas désespérant comme le vôtre.


    Jean Desjardins

    Laval »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    dimanche 3 juin 2007 23h09
    Georges la mère supérieure...
    « M. Georges Paquet, déjà que vous confondez constamment argumentaire articulé et vos préférences idéologiques (l'inféodation systématique et définitive du Québec au Rest of Kanada), vous sombrez maintenant dans le plus parfait ridicule en distribuant urbi et orbi les étoiles et les coups de règle à tout un chacun.

    C'est ce qui s'appelle, M. Georges Paquet, perdre de manière définitive et irréversible le léger fond de crédibilité que d'aucuns, ici ou là, par bonté d'âme, s'entêtaient à vous accorder.

    Il me semble qu'il s'écrit suffisamment de bêtises sur la grande Toile, et notamment chez la cyberpresse de Gesca (que vous connaissez fort bien aussi), sans que les pages cybernéennes du Devoir doivent de surcroît pâtir de pareilles insignifiances puériles.

    Êtes-vous donc désoeuvré au point où votre seule activité, M. Paquet, soit celle de vendre du Canada partout où vous mettez le nez...?

    Décidément, vous êtes vraiment pathétique. »

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