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Analyse - Arrêtez-le !

Michel David   28 mai 2007  Québec
Les seuls qui peuvent encore empêcher des élections estivales sont sans doute les députés libéraux, qui ont un intérêt vital à tempérer les ardeurs guerrières du premier ministre Charest.

Plusieurs d'entre eux ont poussé un soupir de soulagement le soir du 26 mars dernier. Au train où allaient les choses, quelques jours de campagne de plus, et ils étaient battus. Le sondage Léger Marketing réalisé au cours des derniers jours indique que cette tendance lourdement défavorable au PLQ s'est poursuivie depuis les élections.

À peine un francophone sur quatre avait voté libéral. Il n'y en aura bientôt qu'un sur cinq. Même des aspirants potentiels à la succession de M. Charest, comme Philippe Couillard ou Claude Béchard, risqueraient d'être emportés par la vague.

Le premier ministre peut être tenté de jouer son va-tout en provoquant la tenue d'élections, mais il pourrait compromettre du même coup l'avenir du PLQ. Pour le bien du parti, ses députés doivent l'empêcher de commettre l'irréparable et le maintenir sur respirateur artificiel pendant encore quelque temps.

Depuis le dépôt de jeudi dernier, M. Charest met quotidiennement les partis d'opposition au défi de renverser son gouvernement et d'expliquer aux Québécois pourquoi ils les ont privés d'une baisse d'impôt de 950 millions. Il serait toutefois bien imprudent de compter sur le soutien de cette «classe moyenne» dont il vient de découvrir les souffrances.

Personne ne sera étonné d'apprendre que la majorité des Québécois (56 %) ne veulent pas d'élections estivales, mais le premier ministre et sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, risquent d'avoir un choc en constatant que 70 % — et même 51 % des électeurs libéraux — auraient préféré davantage d'investissement en santé et en éducation qu'une baisse d'impôt.

Faire tomber un gouvernement parce qu'il veut baisser les impôts serait une première en Amérique du Nord, martèle le premier ministre, mais il est aussi inusité de voir des contribuables disposés à y renoncer. On a souvent l'impression que M. Charest ne comprend pas vraiment la «société distincte».

Déjà, il avait commis l'erreur d'axer toute sa campagne sur un bilan dont 57 % des électeurs se disaient insatisfaits. Le budget de la semaine dernière n'offre manifestement pas une meilleure garantie de succès. Qui plus est, le PLQ devra traîner le boulet du rapport Grenier sur Option Canada.

Rien dans le sondage n'est de nature à inciter Mario Dumont à se montrer moins intransigeant dans ses exigences budgétaires. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. L'important n'est pas tant de savoir si les Québécois veulent des élections, mais pour qui ils voteraient s'il y en avait. M. Dumont aurait toutes les chances de devenir premier ministre.

Avec 33 % des intentions de vote, il ne serait sans doute pas en mesure de former un gouvernement majoritaire, mais l'effondrement du PLQ pourrait permettre un transfert supplémentaire de voix fédéralistes à l'ADQ. La souveraineté est peut-être à son plus bas niveau depuis 2002, mais il ne faut jurer de rien. Qui aurait dit que le PQ récupérerait aussi rapidement du désastre du 26 mars?

Il est vrai que M. Dumont avait poussé un soupir de soulagement en voyant le pouvoir lui échapper de justesse il y a deux mois. Il était le premier à savoir qu'il était loin d'avoir une équipe de rêve. On peut cependant parier que les candidats ministrables seront beaucoup plus nombreux à frapper à la porte de l'ADQ la prochaine fois.

Pourquoi donnerait-il au PLQ le loisir de changer de chef et à Pauline Marois le temps de s'installer. Durant la dernière campagne, le chef de l'ADQ était perçu comme le meilleur premier ministre potentiel. Il est maintenant passé au deuxième rang derrière Mme Marois. Qu'arriverait-il si Philippe Couillard succédait à M. Charest?

C'est Pauline Marois qui a la décision la plus difficile à prendre. Son arrivée a indéniablement revigoré le PQ, mais il est encore bien tôt pour savoir dans quelle mesure l'effet sur l'électorat sera durable?

Au lendemain de la démission d'André Boisclair, un sondage Crop accordait 40 % des intentions de vote au PQ, dans l'hypothèse où Mme Marois deviendrait chef, soit 10 points de plus que l'ADQ et 19 de plus que le PLQ.

Il est toujours délicat de comparer des sondages réalisés par deux maisons différentes, mais les chiffres que Le Devoir publie aujourd'hui sont nettement moins emballants pour le PQ. Et si la «balloune» allait se dégonfler?

En revanche, le «nouveau PQ» que propose Mme Marois, plus axé sur la création de la richesse et moins anxieux de replonger le Québec dans un nouveau psychodrame référendaire, plaît manifestement. Dans une campagne électorale, son expérience pourrait être rassurante devant l'inconnu que représente encore l'ADQ.

Le pari d'élections précipitées est certainement tentant. Dans un premier temps, se retrouver dans le fauteuil du chef de l'opposition officielle, face à un gouvernement adéquiste minoritaire et une poignée de libéraux relégués dans le «poulailler» de l'Assemblée nationale, serait même le scénario idéal pour Mme Marois.

Elle éviterait ainsi de se retrouver dans la désagréable position de Lucien Bouchard, qui n'en faisait jamais assez au goût des «purs et durs», tout en poussant Mario Dumont vers une autonomie de moins en moins acceptable au Canada anglais.

Les Québécois ont cependant toujours apprécié le caractère raisonnable et responsable de Mme Marois. Ils lui seraient sans doute reconnaissants de faire simplement preuve d'un peu de patience.






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Vos réactions

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  • Jean-Marc Pineau
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 01h52
    Jean Charest : inconscient ou suicidaire ?
    « Se pourrait-il que Jean Charest essaie simplement de détourner l'attention d'autres nouvelles qui risquent de lui faire mal cette semaine ? Se pourrait-il qu'il préfère faire semblant d'être battu par un vote sur le budget que de devoir répondre durant des semaines à l'Assemblée nationale sur son rôle dans le référendum volé de 1995 ? »

  • Joseph Giguère
    Abonné
    lundi 28 mai 2007 02h15
    Jean Charest se comporte comme un bison des pariries
    « Je pensais que la nécessité de survivre en tant que gouvernement minoritaire et l'obligation de se laisser imprégner par par la sensibilité des partis d'opposition allaient redonner un sorte de créativité nouvelle à Jean Charest et lui permettre de se refaire une image en sachant animer une symphonie politique originale inspirée de la mélodie de tous les partis en présence. Décidement il n'a rien d'un Kent Nagano pour harmoniser les instruments de l'orchestre indédit que représente l'assemblée d'un gouvernement minoritaire.Il se comporte plutôt comme un bison des prairies en période de rut qui charge frontalement ses rivaux. Il a même aussi un côté lemming sucidaire. Peut-être est-il franchement tanné d'être mal aimé et veut-il se libérer par un grand coup d'éclat spectaculaire.

    Vous avez raison, monsieur David, quand vous dites que Jean Charest ne comprends pas la société distincte. Cet homme-là, en effet, ne sent pas le Québec. Même quand il se force, s'applique avec soin et s'enligne avec précision dans le but de faire quelque chose de bien pour le peuple,il arrive toujours juste à côté de la cible. Et le pire est qu'il ne semble même pas s'en rendre compte. Son pif du Québec paraît extrêmement approximatif. Il a une vision théorique et volontariste du Québec, sans doute un peu la vision des lucides, mais pas celle du Québec réel.

    Je partage également votre avis lorsque vous conseillez à madame Marois de contenir un peu sa tentation de se lancer prématurément en élection, même si les sondages la favorisent comme celle qui ferait la meilleure premier ministre. La démission de Boiclair a coupé le cable avec la pierre qui attirait le parti vers le bas. On voit déjà que la remontée spectaculaire qui s'est alors mnanifestée commence à redescendre un peu. Et c'est normal. Pour l'instant c'est la vague ADQ qui doit continuer de gonfler encore un peu. En politique il y a comme ça des vagues qu'il faut savoir laisser passer. L'autonomie pour l'instant ça semble une voie douce pour faire avancer le Québec. Mais sans l'horizon de la souveraineté c'est un projet émasculé. C'est de la tactique sans stratégie. Et quand on ne fait que de la tactique on est piégé parce que ça veut dire qu'on est dansla sratégie de l'autre. C'est très sage de suggérer à madame Marois de laisser à l'ADQ un peu de temps pour se casser la gueule avec l'autonomie, plutôt que d'aller se brûler prématurément sans prendre le temps d'attendre et de préparer son momentum. D'ailleurs si le P.Q. avait géré avec plus de brio la question nationale en articulant mieux lui-même la dialectique entre souveraineté et autonomie,occupant lui-même tout le spectre de ces deux champs, il n'aurait pas été possible à l'ADQ de s'inscrire dans l'espace autonomie et de devenir ainsi un entraveur de la marche pour l'avancement du Québec, car je n'ai pas beaucoup de doute que c'est tout ce qu'il va réussir à faire. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 04h27
    Arguments tordus
    « "70 % -- et même 51 % des électeurs libéraux -- auraient préféré davantage d'investissement en santé et en éducation qu'une baisse d'impôt.". Voila un argument aussi tordu que bassement démagogique.

    42% des contribuables québécois ne paient pas d'impot sur le revenu; 15% de ces même contribuables paient 70% de l'impot sur le revenu; deux pour cent des contribuable paient 20% de l'impot. Et 70% des contribuables paient moins de 10% de l'impot, tout en profitant comme les autres des services financés par ceux-cis. On ne voit pas pourquoi ceux-là voudraient que ça change: pas toujours beau, pas toujours bon, mais définitivement pas cher.

    Sauf que la fiscalité n'est pas une affaire de sondages ou de référendum populaire, pas plus que les mariages gais ou les limites de vitesse sur la route. C'est pour cela qu'on élit des gouvernements. La fiscalité actuelle, la plus lourde au pays, pénalise excessivement le travail et l'investissement et tue l'économie québécoise à petit feu, ce qui représente une menace beaucoup plus grave pour l'avenir des jeunes générations qu'un ou deux milliards de plus sur la dette.

    Autre argument démagogique: "les baisses d'impot profiteront surtout aux riches". Belle affaire: puisque les autres ne paient quasiment pas d'impot, commment voulez-vous qu'ils puissent "profiter" d'une baisse de ces derniers? À moins que vous ne proposiez d'instituer un "impot négatif", comme on en a discuté récemment en Israël?

    Encore un débat mal parti. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    lundi 28 mai 2007 05h53
    l effet Boisclair
    « Je ne crois pas en l effet Marois. C est trop tot. C est plutot l effet Boisclair qui s estompe puisque cet homme a ete un veritable desastre. L effet Marois va plutot se faire sentir a l automne ou l hiver prochain. Et a l encontre de Dumont puisque Charest ne peut pas tomber plus bas.
    Alors si Charest peut envoyer le 950M au fonds des generations, la face est sauvee et le PQ peut voter pour. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 06h59
    Le PQ troisième sert la cause souverainiste.
    « Curieusement le PQ, tiers parti, est en meilleur position pour faire avancer la dynamique souverainiste que lorqu'il formait l'Opposition Officielle. À condition de prendre l'initiative. En autre, en participant activement à la promotion du programme autonomiste de ....l'ADQ. C'est ce que semble avoir compris M Daniel Turp qui a déposer un projet de loi pour que le Québec se donne une Constitution:http://www.danielturp.org/. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    lundi 28 mai 2007 07h34
    Parler fort, signe de faiblesse
    « M. Charest a beau parlé fort et enragé, il n'est pas crédible. Comme on dit: Parle fort, l'argument est faible.
    Mais, il faut aussi penser à Madame Forget qui ne donne pas sa place. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 28 mai 2007 08h16
    Difficile à arrêter
    « Quand on a vu M. Charest, hargne sur 2 pattes, à l'Assemblée nationale la semaine dernière, vociférant, les yeux méchants, on peut penser qu'un de ses députés qui penserait l'arrêter, devrait être plus que brave ou se procurer une camisole de force pour la risquée opération. »

  • Denys Boucher
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 08h39
    Mauvaise pratique pour l'avenir
    « La partie de boxe qui fait rage actuellement me laisse perplexe quant à la capacité des politiciens à jouer sur le terrain proportionnel. À l'invese, la population semble prête et le sondage indique clairement que les gens veulent des négos entre les partis pour des lois/budgets de coalition. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 09h18
    Le dernier de cette ère doit tomber.
    « Gilbert Lavoie a raison d'écrire : «En termes clairs, on fait dur» (Soleil, 26 mai, 2007). En termes tout aussi clairs, nous sommes gouvernés par des naufrageurs grassement rémunérés, malgré leurs incompétences et leurs incapacités d'agir. Bref, l'arrogance et l'impertinence que Jean Charest a copiées de son prédécesseur, Bernard Landry, ne servent que de «haies de déshonneur», couvrant la façade des échecs cuisants des 15 dernières années d'une gouvernance pompeuse de gros pachas qui n'ont d'intérêt que pour leurs faire-voir et leur faire-valoir. En plus d'endetter les Québécois de façon scandaleusement et abjectement irresponsable, ils s'en tirent avec la honte de leurs déboires pour lesquels ils n'ont jamais et ne seront jamais punis. Alors qu'ils ne foutent rien de constructif et qu'ils se graissent d'émoluments faramineux, malgré le cumul de leurs revers et fiascos, c'est à coups de lois spéciales qu'ils s'en prennent aux travailleurs de la Fonction publique ; c'est à coups de mépris, de fanfaronnades et de cravaches qu'ils ont le culot d'appauvrir les démunis, de désindexer les pensions de retraite, de terroriser les prestataires de l'aide sociale et de terrasser les personnes âgées et les malades comme s'ils étaient de misérables exclus.

    En bref, j'imagine les résultats de JUILLET 2007 : le PQ de Pauline Marois, au pouvoir minoritaire, avec suffisamment de flexibilité pour gouverner intelligemment; l'ADQ solidement cramponné aux sièges de l'Opposition officielle et collaborateur efficace ; le PLQ au dernier rang et en déroute (Bernard Derome annonçant, avec une certaine satisfaction, que Jean Charest et Philippe Couillard sont battus); le QS nul et définitivement lessivé. »

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 10h04
    Couronnement:non
    « Je n'accepte pas les couronnements; car celà peut, lors d'un d'une vrai course amener un chef inadéquat, comme le chef du PLC. Je n'accepte pas l'attitude de Marois, qui ne dit rien de Boisclair, alors qu'il a très bien travaillé comme ministre. Il est aller chercher 50 000 nouveaux membres, ce qui n'est pas rien. Elle pourrait lui être reconnaissante, même si elle est amère d'avoir perdu la chefferie, l'an dernier. Elle se croyait supérieure à Boisclair; peut-être avait-elle raison?


    Boisclair a été un bon ministre; elle aussi. »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 10h08
    L'entêtement de Charest
    « On a parlé à juste titre de l'arrogance et de l'entêtement de notre premier ministre. Ce sont là, je crois, deux bien pauvres manifestations de force. Avec ces deux petits atouts, il peut certes bien faire à l'occasion dans un débat, ou bien paraître à la télé, quelques fois. Mais qu'en est-il de sa force véritable ? Quelle envergure au juste a le personnage ?

    Tout bien considéré, depuis qu'on le connaît mieux (avril 2003), il n'a jamais cessé de faire la preuve de son insuffisance et de sa faiblesse, qu'il semble même en passe de faire passer à l'histoire. Dans son cas, il ne faut pas parler de manque de vision, mais plutôt d'aveuglement. Quant à son sens politique, rien n'est moins sûr... Et comme il a l'air d'écouter de moins en moins ceux qui l'entourent... En effet, la gaucherie de ses derniers agissements entourant le budget me rappelle étrangement les dernières frasques politiques d'un certain Boisclair : on dirait qu'il creuse lui-même sa tombe, mais en protestant que c'est pour un autre. »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 10h28
    La loi de Salomon devrait inspirer les libéraux
    « M. Charest semble ne pas vouloir toucher aux baisses d'impôts. Mais entre appliquer 950 millions à ces baisses, ne pourrait-il pas en appliquer 500 millions et prendre le 450 millions pour l'investir sur les soins à domicile et sur l'embauche des ressources nécessaires en éducation. Dans un gouvernement minoritaire la loi de Salomon s'applique indéniablement. À moins que monsieur Charest préfère déclencher des élections et se servir du refus des baisses d'impôts des partis d'opposition pour s'en faire un cheval de bataille. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    lundi 28 mai 2007 10h44
    Arguments tordus ....
    « HA! Voilà le problème. 15% d'entre nous, payent 70% des impôts. Comme démagogie, on ne fait pas mieux. Vous ne reprenez que des arguments à la gomme!

    Combien ce 15% d'entre nous représentent comme revenus... Pis zut. Faites donc les calculs tordus que vous voulez. Je n'ai pas envie d'argumenter.

    Comme vous tous qui « chialez » que des travailleurs « ordinaire » gagnent trop cher! OUUUUU! Allez, démagogues, continuer à pousser vers le bas. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    lundi 28 mai 2007 11h04
    Parler fort à l'occasion n'est pas un péché mortel..! C. Verville, Arthabaska
    « Monsieur Charest a fait une sainte colère et c'était son droit
    bien légitime.. pourquoi lui reprocher même s'il a fait trembler les colonnes du temple.. M. Saint-Jacques ne vous est-il jamais arrivé de faire une colère..? Il a secoué très fort les québécois que ns sommes et ainsi ns faire prendre conscience de la joute qui se jouait.. laquelle nous concerne tous.. dites, vous aimeriez aller voter le 9 juillet ? moi, NON. »

  • Daniel Daoust
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 12h48
    Ah le Quebec!!!
    « Ah que le Québec n'a pas changé!!!! Je me souviens, durant les années de fortes croissance et de « prétendues » richesse (même si l'on accumulait déficit par-dessus déficit), que les Québécois étaient envieux du succès. Lègue de note éducation judéo-chrétienne ou le plaisir était un péché? Ou encore lègue de notre passe de colonialisés face à la domination de la classe dominante qui contrôlait alors le commerce.

    Comment pourra-t-on créer la richesse en ce monde de consommation et de globalisation autrement que par la distribution des richesses crées par la population active qui ose risquer ses acquis pour créer cette même richesse, tant décriée par une majorité de Québécois.

    Oui!!! Certains Québécois sont plus riches, Oui!!! Ils travaillent plus fort et y mettent le temps requis au détriment de leurs loisirs et .temps personnel. Oui!!! Ils risquent leurs économies et leur sécurité financière à fonder des entreprises qui emploieront leurs frères. Oui!!! Ils paieront plus que leur part des impôts afin de financer un système à caractère social. Et on peut continuer ainsi......

    Et Oui!!! Ils aimeraient bien être encourages à continuer dans ce seul système qui semble fonctionner présentement en ce monde, en étant également récompensés de temps en temps. Nous parlons ici des Québécois qui n'ont pas le temps de décrier toutes les injustices de notre société, occupes qu'ils sont à la financer de leurs efforts soutenus.

    Je me souviens d'un dicton de ma grand-mère « Ne mords surtout pas la main qui te nourrit ». Comment récompenser alors ceux qui n'arborent pas l'affiche du 9 a 5? Comment créer la richesse autrement que par l'initiative privée? L'histoire n'en témoigne-t-elle pas? Comment encourager cette initiative que par une rétribution a la mesure des efforts fournis? Ne perdons-nous pas le sens même de cette grande aventure qu'est le partage dans la richesse collective!!!

    L'État pourra faire pour nous à la mesure de ce que nous y contribuerons. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 28 mai 2007 14h05
    M. ROGER KEMP er SALOMON
    « D'accord avec M. Roger Kemp pour que M. Charest applique la loi de Salomon et réduise sa baisse d'impôt de 950 à 500 millions de dollars canadiens mais...M. Charest est plus porté à la raideur de ses idées que sur cette loi de Salomon même s'il a passé une partie de son premier terme à...reculer. Il ne l'a fait, à chaque fois, qu'après que le peuple se soit trop indigné.

    Un gouvernement ne devrait pas réduire trop les taxes et impôts quand on n'arrive pas dans ses finances. Pas besoin d'un cours très poussé pour savoir ça. »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 14h07
    70% des sondés sont contre les baisses d'impôt?
    « M. David, vous n'êtes pas sans savoir que sur les 1000 personnes consultés par Léger, 420 ne payent pas d'impôt tout en bénificiant des services offerts à tous.
    Quel intérêt ces gens auraient-ils à se déclarer en faveur à une baisse d'impôt?
    Cette question du sondage était biaisée et n'aurait pas dû être posée, du moins de cette façon. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    lundi 28 mai 2007 15h10
    Un combat de coqs avec notre argent en plus
    « Même pour les plus riches, cette baisse d'impôt sera minime, de 3 à 6 dollars par jour, juste pour ceux qui en paye. Cette réduction ne s'applique qu'a la plus petite partie de l'électorat, les autres auront rien de plus dans la poche ou quelques sous par jour... et c'est pour cela qu'on se bat depuis tant d'année... Que ce milliard, ( 950 millions plus les accommodements raisonnables à l'opposition...)soit entièrement consacré au bien être de nos ainés qui en arrachent avec tout les frais de service et de médicament qui augmente sans que leurs pensions ne suivent... 10 dollars de plus par jour pour un pensionner est bien plus logique que 6 dollars pour la partie la plus riche de notre communauté, qui n'ont pas besoins de cela pour bien vivre. »

  • Chris D
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 16h31
    Ah le Quebec!!! - par Daniel Daoust
    « Merveilleuse intervention qui réflete a la perfection mon opinion, en tant que l'un des 15% de ceux qui paient 70% des impots. Peut-etre que je n'aurais pas du étudier a mes frais au E-U, travailler et prendre un risque énorme avec mon capital a creer de l'emploi ici apres tout... Mais bon, je m'en souviendrai la prochaine fois, si jamais c'est a refaire :)

    Chris »

  • robert Brunet
    Inscrit
    lundi 28 mai 2007 16h58
    ARRÊTEZ-LE
    « Le PQ devrait faire comme le NPD qui a fait une convention politique avec les libéraux de Paul Martin en échange de modifications budgétaires qui ont valu au Québec la somme de 187M$ d'argent fédéral avec laquelle il finance les 2000 logements sociaux sur 2 ans réservés aux aîné(e)s en perte d'autonomie.

    Mais il arrive que l'état du Québec n'investit donc plus rien de ses fonds personnels dans le logement social et communautaire,comme il le faisait ces dernières années.

    De plus, il n'est pas souhaitable qu'une seule catégorie de pauvres,les aîné(e)s, recoivent toute l'aide au logement social.

    Il y a aussi l'itinérance, les parents monoparentaux et tous les autres assisté(e)s sociaux qui perdent tout espoir d'accès au logement social. Il s'agit-là d'un recul de droits sociaux incompatible avec l'esprit de la loi sur l'élimination de la pauvreté adoptée unanimement par tous les partis politiques. Il y a là un arrêt dans le partage de la richesse existante.

    D'une manière analogue au NPD fédéral, le PQ devrait marchander son appui au budget en échange d'investissements d'argent provincial à la même hauteur que prédécemment en matière de logement social, là où tous les pauvres paient 25% de leurs revenus au titre du loyer.

    Robert Brunet,
    Président provisoire de la coopérative d'habitation familiale ''Le Vitrail'' (Hochelaga-Maisonneuve), déjà incorporée mais laquelle ne pourra être construite.
    514-251-9707 »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 28 mai 2007 19h32
    Dumont à l'arrière banc
    « Quant à moi, Mario Dumont peut retourner sur l'arrière-banc d'où il provient; c'est le genre petit dictateur qui ne sera jamais d'accord avec personne; c'est un opportuniste qui n'a jamais eu à se chercher une job et qui tient mordicus à celle qu'il se paie et qu'il s'est toujours payé aux frais des contribuables.

    A moins d'être de la catégorie des personnes qui ne paient pas d'impôts (sauf les personnes âgées qui en ont payé toute leur vie) et ceux qui, en parasites, vivent aux frais de ceux et celles qui en paient et abondamment merci, je ne vois pas comment on pourrait être contre une baisse d'impôts puisque Mario Dumont et le PQ ont fait leur campagne respective la-dessus, accusant le partie libéral de ne pas tenir ses promesses en ce sens. Quels hypocrites par dessus le marché....

    Pour ce qui est du PQ, ce sont eux qui nous ont mis dans le trou dans le secteur de la santé, avec leur politique de mise à la retraite anticipée, dont ont profités plusieurs médecins omnipraticiens, infirmières, etc...; ce qui fait que, depuis ce temps, nous faisons face à une pénurie d'omnipraticiens et d'infirmières; ce que l'on semble oublier facilement. Il en est de même au niveau du secteur de l'éducation qui n'a guère été mieux géré par le PQ. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 28 mai 2007 19h45
    L'entêtement de Charest
    « Dans mon langage à moi, on n'appelle pas ça de l'entêtement mais de la suite dans les idées et le respect de certaines promesses électorales à l'endroit des payeurs d'impôts. A force de têter ceux qui paient des impôts, la cagnotte va bientôt se retrouver vide car ce sont toujours les mêmes qui paient et ce sont toujours les mêmes qui braillent...

    Bravo la sociale démocratie des syndicats, on voit où ça mène.... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 28 mai 2007 21h36
    Merci Chris D
    « Chris D écrit qu'il a créé de l'emploi au Québec et promet qu'avant de recommencer, il va D Chrisser vu qu'on lui coûte cher d'impôt. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 1 juin 2007 09h15
    Les péquisto-libéraux à l'affiche.
    « Le PLQ et son PQ de poche ont initié une nouvelle convergence d'arrière scène donnant lieux et espaces à la multiplication de tractations échangistes. Copiée sur le modèle de la Santé, cette nouvelle corridorisation de la gouvernance se fait à l'encontre de l'Opposition Officielle, au détriment de la démocratie et au mépris absolu des citoyens électeurs-payeurs. Connaissant le délabrement d'un PQ sans Chef et au bord de la faillite ainsi que les abaissements dont les résidus de ce parti sont capables, Jean Charest initie un déni de démocratie, en triturant le vote de «l'Assemblée Libérale», celle du PPP, (Partenariat Privé du Public). Pour arrifer aux fins de ses intérêts personnels, il emprunte les voies de la clandestinité, celles des corridors ombrageux du pouvoir boulimique qui le caractérise, faisant ostensiblement pouah et berk du fait que l'ADQ, avec le + 37 députés du 26 mars dernier, représente plus de 30% de l'électorat du Québec. Le groupuscule de la «droite campagne» des Jérôme-Foget, Couillard et al, lié au groupuscule de la «gauche caviar» des Lemieux, Legault et al, bourdonnent tels des mouches à miel, autour des encaissements occultes des millions du déséquilibre fiscal d'une Fédération maintenant bleutée qui absout le Scandale des Commandites et qui vient d'éteindre les braises fumantes des engrangements et détournements d'Option Canada. Les pauvres séparatistes, devenus les prestataires de l'aide libérale, pensent ainsi construire l'autre Québec, cette version gommée du «nowhere» que s'affaire à rafistoler le Cabinet libéral du cabotinage, du parti-pris et des 18 ménestrels porteurs de la parité sexuelle, dite l'abolition des distinctions et particularités de la différence.



    Holà la surprise, la coalition des faiblards imagine pouvoir gouverner à petits coups de putschs et de pronunciamientos, dans les antichambres des complaisances et les chambrettes des obligeances, partout ailleurs qu'au Salon de l'Assemblée Nationale. Ces boulimiques accros du pouvoir à tout prix et sans devoir, portent les masques des accommodements et les perruques de la compromission avec la même assurance qu'affichent les travailleuses de Chez Parée ... C'est le nouveau bordel gouvernemental échangiste dont le locataire Jean Charest et la tenancière Monique Jérôme-Forget se disent si fiers.



    La 38e législature est en voie de devenir, sous nos yeux incrédules, la 1ère dictature des accointances consenties à l'ombre des grottes secrètes libérales? Aline Lafond, Louis-Marie Thiffaut, Gilles Noël, Hugô St-Onge, Claude Brunelle, Régent Séguin, Scott Mckay et André Boisclair serait aux «Cuisines du Parlementaire» que personne en serait étonné d'un tel menu législatif qu'affiche notre «rassembleur national».



    Il reste à espérer que l'Opposition Officielle restera digne et lucide, respectueuse de l'électorat et fidèle à ses engagements. Il est à souhaiter, en cette période de la fusion politique des effusions libérales et des confusions péquistes, que l'Opposition Officielle restera au-dessus de la mêlée, en retrait de ce putsch de naufrageurs, à distance de ces coups d'épée dans le bourbier du marécage péquisto-libéral 2007 que réprouve la population majoritaire impuissante, «pour le moment». »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 2 juin 2007 16h36
    Un bien triste 1er juin...
    « OUI, depuis le 1er juin 2007, au Kremlin des fourberies, il y a 33 circonscriptions électorales du Québec (PLUS DE 30% DE LA POPULATION DITE MAJEURE) qui ont été trompées et flushées par 33 séparatistes dont l'absence eut comme effet de consacrer la «troisième» Opposition officielle, celle du PLQ, mais aussi et SURTOUT le fait que l'Assemblée Nationale de la République fantasmagorique des Landry et al, héberge 33 trompeurs, tricheurs, tripoteurs et têtes à «trois faces» ou tricéphales de l'opportunisme. C'est à donner un mal de BLOC national insupportable!

    En empruntant les sous-terrains et les caches secrètes de son parcours clandestin, comme il l'a fait, l'actuel min... p.m. ne pouvait aboutir ailleurs que dans les grottes de la compromission conventionnée, avec ses alliés d'un grenouillage qui n'a rien de virtuel, les 36 accros des poudres séparatistes devenus, pour l'occasion, les opérateurs des canons royalistes d'un PLQ en décrépitude. Par contre, à la première occasion, les opportunistes péquistes, anarchistes par définition et putschistes par déformation, trahiront le min... petit p.m. et l'abandonneront dans ce qui est devenu le cachot de ses emprisonnements politiques et la cellule de ses dernières frasques libertines.

    Le budget de l'arrogance et de l'extravagance, ce Sommet Libéral de toutes les obligeances à l'égard des richards spécialistes de l'évasion et bénéficiaires des paradis fiscaux, en faveur des commanditaires de son Option canayenne et aux profits du richissime lobby des pouvoirs du troisième type, ne pouvait naître que de l'UNION FORNICATRICE péquisto-libérale.

    Avec une aisance qui n'a surpris personne, Jean Charest et Monique Jérôme-Forget sont allés aussi bas que de bafouer la démocratie, en ignorant l'ADQ et en accordant au PQ de poche et objet de tous ses mépris, le statut particulier d'Opposition officielle, le récompensant pour une «baise politique» déshonorante et sans précédent dans l'histoire de racolage et d'alliance de coulisses que favorise un certain politique d'alcôve. Par leur absence, lors du vote acheté (et à quel prix) du 1er juin 2007, par le mollah du moment, les bigarrés d'une collusion de tordus et de vendus se sont commis dans ce qu'il y a de plus ignoble. Où étaient donc les 33 séparatistes aux multiples masques qui ont écrasé des talons de leur mépris, de leur lâcheté et de leur trahison, les électeurs des 33 circonscriptions électorales du 26 mars dernier? Le 1er juin pourra donc devenir, dans le cadre d'un JE ME SOUVIENS que personne ne pourra oublier, le triste jour commémoratif des PATRIOTARDS du Québec profond dont les noms devraient être gravés sur l'épitaphe des couards, ces purs impurs et durs mous ! ! ! »

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    mardi 5 juin 2007 18h03
    Besoin de soins... ?
    « M. Gerry Pagé, on connaît bien en capitale (la vraie, bien sûr : celle du Québec) vos discours exorbités (comme on le dit, par exemple, d'un épileptique en état de crise). On sait aussi que vous aimez les étaler partout, comme un enfant de trois ans qui découvre le pouvoir de ses sphincters.

    Mais à la fin il serait peut-être temps, ne croyez-vous pas, et pour votre propre bien, de consulter... »

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