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L'opposition rejette le budget

Jérôme-Forget a tenté de forcer le jeu, mais le PQ et l'ADQ pourraient faire tomber le gouvernement

Québec — La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait décidé de forcer le jeu en déposant un budget marqué par une baisse d’impôt de 950 millions honnie par les deux partis d’opposition. Mais après l’Action démocratique du Québec qui a déclaré d’emblée qu’elle voterait contre le budget, le Parti québécois a créé la surprise hier en annonçant que les députés péquistes feront pareil, même si cela signifie de faire tomber le gouvernement Charest et de forcer la tenue d’élections.

C’est à l’unanimité que les élus péquistes, à l’issue d’une réunion du caucus qui a duré quelques heures, ont décidé de voter contre ce budget. Au cours d’un point de presse en soirée, le chef de l’aile parlementaire péquiste, François Gendron, accompagné du porte-parole en matière de finances, François Legault, a affirmé que le caucus péquiste est «révolté».
Selon M. Gendron, le premier ministre Jean Charest n’a pas écouté le PQ, qui réclamait trois choses: des soins à domicile et la création de nouveaux groupes de médecine familiale, de l’aide pour les élèves en difficulté et le maintien des crédits d’impôt pour les régions ressources. François Gendron estime que les députés péquistes agissent de façon responsable même s’il y a un fort risque que des élections soient déclenchées moins de deux mois après le dernier scrutin si le gouvernement est renversé sur son budget lors du vote prévu vendredi prochain ou la semaine suivante. «Est-ce que c’est responsable pour M. Charest de se foutre de la réalité politique?», a-t-il répliqué. «Est-ce que M. Charest a évalué le risque de ne pas se comporter en gouvernement minoritaire?» M. Gendron a parlé à Pauline Marois, la chef en attente. «J’ai la pleine autorité de faire ce que je fais», a-t-il dit.

Mardi, la leader parlementaire, Diane Lemieux, a demandé au président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnet, de déterminer s’il est possible d’apporter des amendements au budget, comme cela s’est fait à Ottawa. En 1993, le président de l’Assemblée nationale d’alors, Jean-Pierre Saint-Onge, avait statué qu’il n’était pas possible d’amender un budget. M. Bissonnet doit rendre sa décision aujourd’hui.

Manifestement, dans les cercles libéraux, on ne s’attendait pas è ce coup de force du PQ. Au moment de la conférence de presse du Parti québécois, Jean Charest n’était plus à Québec : il participait au Bal de la fondation du Musée d'Art contemporain à Montréal. Mais son attaché de presse, Hugo D'Amours, gardait la tête froide, en soirée. Il a rappelé qu'avant le vote crucial en chambre, les ministres sectoriels feront des annonces qui préciseront des pans entiers du budget. «Les partis d'opposition auront le temps de se raviser», a-t-il dit.
Il n’est aucunement question pour le gouvernement d’apporter des amendements à ce budget. «On est prêt à aller en élection sur ce budget-là. Ça, c’est certain», a-t-on assuré de source gouvernementale. «Ils [le PQ] ont réussi à détourner l’attention d’un budget qui est très bien reçu.»

Informée de la décision du Parti québécois alors qu'elle se trouvait en interview à la télévision de Radio-Canada, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget s'est demandée si les partis d'opposition avaient «un sens des responsabilités», compte tenu du coût d'une élection. «Je vais vous le dire par ailleurs, une élection, ça coûte 72 millions $. S'ils ont l'intention de gaspiller 72 millions simplement pour une petite fierté, une coquetterie, moi je vous le dis, je ne suis pas d'accord avec ça.»
«C’est le budget de Monique», avait lancé une Monique Jérôme-Forget tout sourire devant quelques journalistes à son entrée au huis clos au peu après midi. «J’aime beaucoup mon budget», avait-t-elle ajouté. Comme c’est le budget d’un gouvernement minoritaire, «il y a plusieurs volets de ce budget qui répondent aux demandes des deux autres formations politiques», avait soutenu la ministre des Finances.
Mais du côté de l’ADQ, on ne l’entendait pas de cette oreille. Au moment du huis clos, le porte-parole en matière de finances, Gilles Taillon, a indiqué que son parti allait voter contre ce budget. Par la suite, les représentants du Parti québécois, François Legault et Rita Dionne-Marsolais, ont évoqué la possibilité que la députation péquiste décide, lors de la réunion de leur caucus la semaine prochaine, de défaire le gouvernement en votant contre le budget. M. Legault a indiqué que «ça va bien» pour le PQ alors que ça va malpour Jean Charest. «Ça se sent sur le terrain», a-t-il dit, alors que son parti est lourdement endetté et que Pauline Marois ne pourra pas être désignée chef avant le 30 juin prochain. Mais le caucus n’a pas attendu pour prendre sa décision.

Selon Gilles Taillon, le gouvernement n’a pas la marge de manoeuvre pour baisser massivement les impôts alors que la dette du Québec passera de 122,4 milliards à la fin de l’exercice 2006-07 à 127,8 milliards deux ans plus tard. «Ce n’est pas très brillant de faire un party aujourd’hui et de refiler la facture aux enfants», a fait valoir cet ancien président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), accompagné de l’ex-vice-présidente du CPQ, Diane Bellemare, qui vient de rejoindre le personnel politique de Mario Dumont. Or l’actuel président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon, a loué hier cet «excellent budget» qui réduit le fardeau fiscal des Québécois, une demande que l’organisme patronal renouvelle depuis nombre d’années.

Avec ce budget, le gouvernement Charest visait un objectif politique: neutraliser l’Action démocratique du Québec en tentant de séduire la classe moyenne et en subtilisant au parti de Mario Dumont un élément central et distinctif de son programme, soit le financement privé de la santé. Monique Jérôme-Forget a annoncé la création d’un groupe de travail présidé par nul autre que Claude Castonguay, qui préconise qu’on fasse une plus grande place au secteur privé en santé. Au congrès de l’ADQ de 2002, M. Castonguay avait été invité à livrer ses idées, qui semblaient tout droit tirées de la plateforme adéquiste. Ce groupe de travail, dont le rapport est attendu à l’automne, devra «examiner les modifications qui pourraient être nécessaires à la Loi canadienne sur la santé», un sujet tabou chez les libéraux il n’y a pas si longtemps.

Le budget présente des revenus de 61 milliards pour l’année en cours, en hausse de 1,3 % par rapport à l’an dernier malgré une baisse de 2,9 % des revenus autonomes. Heureusement, le Québec recevra 2,2 milliards de plus en transferts fédéraux, de façon récurrente, règlement du déséquilibre fiscal oblige. Pour l’année en cours, c’est quelque 1,2 milliard de plus que ne le prévoyait le budget Audet. Mme Jérôme-Forget a fait valoir qu’elle consacrait un tiers des 2,2 milliards à des baisses d’impôt et deux tiers aux services publics, essentiellement à la santé et à l’éducation. Le budget de l’Éducation s’accroît de 5 % pour atteindre 13,4 milliards, tandis que celui de la Santé augmente de 6 % pour atteindre 23,8 milliards. La croissance globale des dépenses de l’État progresse de 3,9 %, ce qui se traduit par un gel des dépenses dans la plupart des autres ministères.

Le budget récupère une somme de 1,3 milliard, dont l’essentiel provient de gains exceptionnels réalisés par Hydro-Québec en 2006-07, pour créer une réserve budgétaire dont 200 millions seront versés cette année et 1,1 milliard est réservé pour l’an prochain. Le gouvernement élimine ainsi une impasse financière de près d’un milliard en 2008-09. Selon les termes de la Loi sur l’équilibre budgétaire, Monique Jérôme-Forget présente donc un budget qui n’affiche pas de déficit tant pour cette année que pour l’an prochain. Le gouvernement versera cette année 200 millions de plus dans le Fonds des générations, dont la valeur atteindra 1,23 milliard.

Malgré tout, la dette augmente de 5,4 milliards en deux ans. La ministre a annoncé un plan d’investissement de 30 milliards en cinq ans pour les infrastructures, dont 20 milliards pour leur rénovation.
Avec la baisse d’impôt de 950 millions à compter de janvier 2008, le Québec grimpe au cinquième rangs parmi les provinces quant au fardeau de ses impôts. Le budget prévoit aussi la réduction accélérée de la taxe sur le capital et son abolition à la fin de 2010. Le gouvernement fait une croix sur des revenus annuels de 890 millions à terme.
Ce ne serait pas le «budget de Monique», comme le dit la ministre, s’il ne contenait pas un volet réingénierie. Ainsi, elle a annoncé la privatisation de cinq services gouvernementaux qui représentent des dépenses de 96 millions pour l’État et touchent 457 employés. Le gouvernement vendra également trois édifices à bureaux d’une valeur approximative de 150 millions. La réduction des effectifs de la fonction publique par attrition se poursuit avec l’abolition de 3800 postes en trois ans.

Enfin, la ministre a promis de procéder «de façon ordonnée» à l’intégration des hôpitaux, des commissions scolaires et des cégeps dans le périmètre comptable du gouvernement. Elle a conclu une entente avec le Vérificateur général pour procéder à un examen conjoint pour revoir les conventions comptables du gouvernement.
L’opposition officielle s’est dite «surprise» de la création du groupe de travail présidé par Claude Castonguay. C’est «un aveu d’échec» du gouvernement, qui reconnaît désormais que le financement public de la santé est problématique, estime Gilles Taillon. C’est «une mise en tutelle duministère de la Santé par les Finances», a-t-il dit.
 
 
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  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 24 mai 2007 23h58
    La lutte de deux lionnes
    Ce qui se dessine derrière ce budget c'est la lutte entre deux femmes de pouvoir, Pauline Marois, la chef en attente et la ministre des Finances actuelle, Monique Jérôme-Forget.
    Un crêpage de chignon par hommes interposés cela promet du plaisir. Pour moi il y a beaucoup de chance que ce gouvernement irresponsable soit défait. Il est impensable d,avoir garder cet affront de bais d'impôt de 3 dollars par jour en oubliant, la santé, les personnes agées et les logement sociaux pour pensionnés pauvre.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 00h15
    On ne veux pas d'election
    Oeu importe ce que le budget nous apporte oiu nous enleve, on n'a pas les moyen d'une élection. Le cout d'un election est si grand et dans la conjoncture actuel le risque de se retrouver dans la même merde est trop élevé. Si Le PQ nous force en élection ce srait très irresponssable. Et nous mettrerais le vrai visage de cette formation qui se fout de son programe mais veut seulement le pouvoir au dépend du peuple.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 01h32
    Pisser sur la moquette
    Il n'y a pas d'alternative aux baisses d'impôts pour relancer une économie étranglée par la fiscalité, et garantir aux jeunes travailleurs d'ici un avenir prospère par le travail et l'instruction. C'est la seule manière d'agir simultanément sur les trois leviers de croissance que sont l'investissement, le pouvoir d'achat, et le taux de participation au marché du travail. On ne relance pas une économie par les dépenses de consommation, l'Ontario, la Suède, l'Irlande, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, tous l'ont tenté par le passé, pour finalement se résoudre à la seule mesure capable de briser le cercle vicieux de la sous-productivité, de la croissance anémique, et du sous-emploi (au moins en termes qualitatifs): une baisse drastique de l'impôt sur les particuliers et le capital productif, et le plus rapidement est toujours le mieux. Alors, autant profiter de l'expérience des autres: trop d'impôt tue l'impôt, et au Québec nous en sommes là... depuis au moins une décennie.

    Le gouvernement Charest a semble t'il compris le message des dernières élections, mais comme d'habitude, c'est une femme qui met la culotte. Monique Jérome-Forget a présenté un excellent budget, baisse d'impôts pour les particuliers, disparition accélérée de la taxe sur le capital, défiscalisation des investissements en productivité. Tout en réussissant tout de même à accroître l'investissement en santé et éducation. Chapeau, madame, présentez vous au poste de Premier Ministre demain et vous avez mon vote sans conditions, vous avez un avantage décisif sur Pauline Marois: la crédibilité qui émane de votre bilan (et le dogmatisme aveugle qui émane du sien, malgré sa récente "conversion" = enfin, y'a juste les imbéciles qui ne changent jamais d'avis).

    La question de la dette est un argument fallacieux, avant de rembourser son hypothèque, il faut d'abord payer ses cartes de crédit, quitte à consolider le second solde avec le premier. De plus, la véritable équité intergénérationnelle, ça n'est pas tant de réduire la dette que de laisser au jeunes du Québec 1) une économie qui performe et 2) une dette en rapport avec la capacité de remboursement de l'État (or la bonne cote de crédit du Québec prouve qu'elle l'est), et ajustée pour optimiser la croissance. La seule façon prouvée d'atteindre le premier objectif est de réduire l'imposition abrutissante du travail, et le second objectif ne peut être poursuivi uniquement par le biais de la redistribution fiscale, qui restera malgré tout très importante. Ce qui compte, c'est la capacité de remboursement, qui ne peut dépendre durablement que de la croissance économique, car à surtaxer une économie qui traîne la patte, on ne fait que dégrader davantage sa performance.

    Évidemment il y'aura toujours les chiâleux opposés aux baisses d'impôts: ceux qui n'en payent pas (ou si peu...)! Mais justement, on nous permettra de leur dire qu'il serait absurde dans ces conditions de tuer la poule aux oeufs d'or, la minorité de contribuables qui financent leur "projet de vie". Et la nécesssité d'aligner la fiscalité québécoise sur celle des autres provinces canadiennes est incontournable (la situation ne serait d'ailleurs pas différente pour un Québec indépendant).

    Pourquoi le gouvernement Charest n'a t'il pas procédé à ces réformes fiscales plus tôt, alors qu'il était majoritaire? Il a ainsi perdu sur sa droite des électeurs qu'il ne pouvait en aucun cas espérer regagner sur sa gauche. Mauvais calcul? Probablement. D'un autre côté, on peut comprendre que les libéraux aient planifié se donner un second mandat pour mener à bien ces reformes ambitieuses, après avoir bien pris en main les leviers du pouvoir. Mais faute d'avoir bien jaugé la clairvoyance de l'électorat, le risque aujourd'hui est de devoir retourner en élection.

    Des élections en juillet donc? Je n'en crois rien: le PQ et l'ADQ jouent ici une game de "chicken", le PQ pour tenter d'extorquer quelques bonbons qui redoreront son blason auprès de sa base traditionnelle, l'ADQ pour jouer les "toffes" et profiter de l'allergie naturelle de ses supporters envers les augmentations de tarifs publics (que les réduction d'impôt rendront encore plus urgentes, un lien que Jean Charest se garde bien d'établir). C'est de la politicaillerie ordinaire, ni le PQ ni l'ADQ n'ont intérêt à retourner en élection à ce moment-ci: le premier pourrait faire pire, la seconde ne peut guère espérer mieux. Le gouvernement Charest doit donc les laisser à leur cinéma et tenir son bout, car encore une fois, ce budget est impeccablement arrimé dans les priorités stratégiques du Québec, même s'il a fallu attendre le vent du boulet pour que Jean Charest prenne la mesure de ses responsabilités vis à vis de l'avenir économique de la nation. Si les Libéraux réussissent ce "gambit" là, ils sont au pouvoir jusqu'en 2015... on comprend que les partis d'opposition pissent partout sur la moquette.

  • Normand Roy
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 06h57
    Tentative de séduction
    C'est bien beau tous ces chiffres mais avec le revenu que j'ai, c'est un gros 100 piastres de plus que je vais avoir dans mes poches. C'est un peu ridicule. Et le gouvernement pense sérieusement que ça va faire une différence? On aurait pu placer ces 950 millions là où ça ferait vraiment la différence, dans l'éducation ou l'environnement. Mais le bon peuple comprendra que son maître lui fait un beau cadeau et qu'il pourra s'acheter quelques bébelles de plus.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 07h53
    LE BULLDOZER ET LA COQUETTERIE
    Par son premier budget, notre nouveau gouvernement Libéral très provincial a bulldozé les demandes de ses 2 oppositions et parce qu'ils ont décidé de voter contre, la madame contente contente pense que c'est à cause d'une petite fierté et d'une coquetterie de leur part.

    S'opposer à ce que notre bon gouvernement réduise les impôts de 950 millions de dollars quand il est déjà dans le trou, ne semble pas être une coquetterie, à première vue.

  • Bruno Giroux
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 09h59
    Parfaitement d'accord avec les deux partis de l'opposition
    Je suis parfaitement d'accord avec le fait que les deux partis de l'opposition aient annoncé qu'ils voteraient contre le buget présenté hier.

    Voici les principales raisons : les sommes reçues d'Ottawa l'étaient pour régler le déséquilibre fiscal (et répondre ainsi en partie aux besoins en santé, en éducation, en infrastructures) non pour accorder des baisses d'impôt. Cela fait une belle jambe pour d'autres éventuelles demandes à Ottawa et, par conséquent, aux autres provinces.

    Il est ridicule d'accorder des baisses d'impôt (en grande partie annoncées quelques jours avant les élections) alors que les besoins sont criants en santé, en éducation, en réparation des infrastructures, sans compter LA DETTE.

    Tant pis, ou plutôt tant mieux, si nous devenons retourner en élections. Ce sera le moment de donner le coup de grâce à ce gouvernement irresponsable.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 10h40
    Ce gouvernement tombera !
    Ce gouvernement tombera !

    Et le plus tôt sera le mieux !

    Grâce à l'extrême bonne humeur de madame Jérôme Monique-Forget à être heureuse d'être contente de se trouver dans une autre job trop grosse pour ses maigres compétences de potiche partisane pédante, elle est à l'image de la déliquescence du parti libâral du Québec qui sombre tranquillement mais sûrement dans l'impertinence eu égard à la vie politique québécoise.

    Des régimes qui n'ont livré que bonbons, faveurs et compromissions au turbo-capitalisme autochtone et qui se sont foutus des besoins et des doléances du peuple québécois comme de leur dernière chemise, pourvu que le libre marché et ses iniquités sociales et environnementales puissent glisser sans encombre comme une crêpe dans une poêle chaude et bien beurrée.

    Le temps de ce régime junior de bouffons drabes est maintenant compté, vu l'inconscience des ces obscurs notables de bourg et autres parvenus incultes de l'odieux de dépenser l'argent du contribuable (plusieurs chapeaux, même perruque), après avoir versé des larmes de crocodile de faux-pauvre pour l'avoir quémandé pendant tant d'années au régime senior fédâral pour ensuite aller le dépenser en bière flat' à la taverne de l'électoralisme le plus paresseux et inepte.

    Combien de fois a-t'on entendu qu'il y a des limites à rire du monde ?

    Manifffesstement, comme dit si bien madame JMF, les jocrisses écoutaient Patapouf 1er leur ânonner ses inepties à la farine gâtée du type "Le Québec est l'endroit le plus formidable où se trouver pour investir en ce moment !" (notez: le Québec n'est même plus une province, dans son esprit!) au lieu de tenter de répondre adéquatement à la sourde et lancinante plainte du peuple qui veut se débarasser d'eux pour cause d'incompétence avérée, circonstanciée et caractérisée.

    Grand bien nous fasse que ce régime reçoive son coup de Jarnac avec le rapport Grenier qui amènera ses révélations bien juteuses sur l'absence de scrupules de ces minables acteurs à berner le peuple et pratiquer l'à-plat-ventrisme politique pour plaire à ce régime néo-colonisaliste anglo-saxon qui tire les ficelles à partir d'Ottawa et de son excroissance ouest-montréalaise.

    On ne remerciera jamais assez les fantassins souverainistes à Ottawa d'avoir mené cette interminable et patiente bataille de tranchées en notre nom pour restaurer notre honneur et notre dignité bafoués par cette attitude hautaine et méprisante caractéristique dans laquelle se complaît ces rhodésiens septentrionaux amateurs que sont devenus certains nos concitoyens anglo-britanniques et leurs chiens de poche suiveux canadian-franglais.

    Donc, l'insouciante légèreté de madame Jérôme Monique-Forget face à ses responsabilités ministérielles est-elle le symptôme ou la cause de la précipitaiton du parti libâral du Québec vers l'oubli historique et l'insignifiance politique ?

    Seul l'avenir (prochain) et les jeux de coulisses politiques et autres coups fourrés comme seuls nos dignes représentants au Salon de la Race en sont capables nous le diront...

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 10h41
    Pauline à la plage
    Si les sondages de fin de semaine sont justes, Pauline Marois va être PM en juillet.

    Le référendum en septembre (faut battre le fer lorsqu'il est chaud, lorsque tomberont au combat les premiers gars de Valcartier) et la proclamation de l'indépendance le 1 janvier 2008, pour le 400e anniversaire de Québec.

    Rappelons que les Allemagnes se sont réunifiées en moins d'un an et que les Tchèques et Slovaques se sont séparés en moins de 3 mois

  • Lorraine Le Floch
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 10h42
    Une petite dictature avec ça ?
    Monique Jérôme Forget a raison, une élection, cela coûte cher! Proposons lui d'instaurer une dictature libérale. Il n'y aura plus besoin d'opposition. Elle restera ainsi au pouvoir le temps qu'elle voudra, elle fera le budget qu'elle voudra et elle économisera à chaque élection non tenue quelques 70 à 80 millions de dollars!
    Une élection, ce n'est qu'une petite coquetterie démocratique sans importance après tout!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 11h01
    Ceux qui ont peur des élections (à juste titre)
    Il y a des gens qui s'insurgent contre le fait que des élections coûteraient 70 millions $. D'après eux il faudrait passer l'éponge sur le manque de jugement du gouvernement Charest qui veut utiliser les sommes obtenues au compte du déséquilibre fiscal pour abaissser les impôts, alors que les besoins en éducation et en santé sont si criants, et que c'est pour ces domaines qu'on a réclamé des sommes d'Ottawa.

    Pour ceux qui ont peur des élections (à juste titre), il est préférable d'augmenter la dette du Québec de 950 millions $ en baissant les impôts, plutôt que de dépenser 70 millions en élections: quel beau raisonnement! D'autant plus que l'argent dépensé en élections est versé dans l'économie du Québec: c'est comme prendre 70 millions dans sa poche gauche pour la mettre dans sa poche droite (sauf qu'Ottawa va venir piger son 20 % là-dedans lui aussi, lui qui a si besoin d'argent!).

    Deux Québécois sur trois (et 80 % des francophones) ont voté contre les diminutions d'impôts, et Charest (ou sa Dame de fer?) décident quand même de foncer. Eh bien! Ces derniers vont rencontrer un mur.

    Le bon sens va-t-il revenir?

  • Gilles Dussault
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 11h48
    Aveuglement
    Ce fut: «Nous sommes prêts, nous sommes prêts...»
    puis: «Nous avons compris, nous avons compris...».
    Maintenant, ce sera probablement à nous les électeurs à indiquer que nous avons compris ou non.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 12h30
    WOW que les québecois sont stupide...
    Deux québécois sur trois on voté contre les baisses d'impôt... dit Raymond St Arnaud. A ce que je sache 2 sur 3 on voté contre un référendum, 2 sur trois on voté contre cela et ceci..... Depuis quand on votre contre quelque chose.... Quand on vote on vote POUR quelque chose, lors des référendum on a voté POUR le Canada et non contre le Québec. Une autre chose qui sont ces Francophone? qu'est ce qui fait que l'on revient toujours à séparer leur vote du reste? comme si les autres votes ne comptent pas ou comme si on doit tenir compte du vote francophone seulement. Un vote est un vote pas plus, donc si 80% de 70% de la population a voté contre cela fait seulement 56 % de la population et non 80%.
    Les Québécois sont les plus taxés, et ils ne veulent pas de baisse. Sont ils con??? Moi je dit non ils sont juste très pauvre et probablement une grande majorité de ceux qui ne veulent pas de baisse sont sur le BS ou des fonctionnaires (ils on peur de perdre un peu) ou bien encore ne gagnent pas assez pour en payer de toute façon.

    Les taxes sont un frein à l'économie plus ils seront haute moins l'économie va bien, moins elle va bien moins il y d e revenue pour l'état moins l'état a de revenue plus il s'endette plus il taxe plus fort est le frein sur l'économie. Il semble que le pauvre Québécois imbécile ne comprend pas et voudrait remplacer un gouvernement qui veut renverser la vapeur. Ce qu'il nous faut au Québec c'est un gouvernement de la vrai droite à droite pour restaurer les choses, mettre les syndicats au pas changer les lois du travail et l'aide social. Abolir la formule Rand. Donner au Québec un ratio fonctionnaire / citoyen équivalent au autres provinces. On a beaucoup trop d'employée au publique. Il y a des surplus à l'assurance emploie profitons en pour mettre au moins 30% des fonctionnaire au chômage et l'argent ainsi économisé baissera la dette de façon radicale.

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 12h37
    De quel budget parle-t-on ?
    De quel budget parle-t-on ? Celui qui vise provocation et remous socioéconomiques anticipés ?

    Bien sûr que... oui hélas !

    Le Québec étant en pleine "ébullition", il nous apparaît quasiment "normal" que le domaine de l'opposition s'exprime et envisage par, conséquent, des orientations budgétaires autrement "difficiles" pour le Peuple et, surtout, pour l'économie politique et sociale envisagée.

    On dirait que rien n'avancera sans élection et pour "cause": tension sociale à l'horizon; bouleversement ou délution des compétences statutaires, structurelles, médiatiques, sécuritaires; banalisation de l'indifférence; préparation de la Troisième guerre à l'échelle planétaire; problèmes d'autorité, de confiance,de juridiction(ou "régionalisation"-"régionalisme", "corruption", mentalités et valeurs d'origine québécoise ou autrement québécoise).

    On dirait que la "peur" bleue-rouge se re-"duplessise" (en changement de couleur) tranquillement pas trop vite ni fûtée !

    Le Québec semble vivre quelque chose qui re-fascine ce bon vieux temps du "mélodramatisme" radical et pervers (ou sans consultation ou démocratisation susceptibles d'épauler pourtant), rappelant l'époque des "grandes-noirceurs".

    Le Québec s'en va-t-il en direction d'une guerre civile ?

    Finalement, de quel budget parle-t-on ? Celui des autres ?

    Espérons que les grandes personnes agir humainement et responsablement chalom !

    Fafouin-Marcel
    Membre d'aucun parti politique

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 12h50
    Enfin un bon budget
    C'est un bon budget car il respecte toutes les demandes de l'opposition et de plus vient de nous placer au 5 ème rang dans les provinces les moins taxées.

    Baisser les impôts, c'est mettre un frein à l'exode de nos cerveaux, c'est stimuler l'économie, c'est donner une chance à l'investissement et à la modernisation de nos industries.

    Donner des amortissements accélérés c'est faire décider les entreprises à investir dans l'avenir...

    Porter les rapoports mensuel aux trois mois est enlever de la paperasse et des rapports aux PME.

    Nommer Claude Castonguay, actuaire et père de la RAMQ est une ouverture au ticket modérateur si cher à Mario et à une participation encadrée du privé dans le secteur de la Santé.

    Legault se plaint du manque de ressources pour les élèves en difficulté et n'a pas vu les 800 professionnels budgétés en renfort. Mario va avoir ses bulletins chiffrés en septembre.

    Taillon exigeait une comptabilité claire et Mme Forget arrive avec un protocole signé avec le Vérificateur-Général l'autorisant à agir.

    Le fond des générations qui est pouir baisser la dette, bénéficiera de 200 millions de plus que prévu, de la vente de trois bâtisses éstimées à 110 millions et aux revenus d'exportation de l'Hydro. Maroi Dumont aurait mérite à voir dans ce fond quelque chose de positiif. Ce fond rapporte 15% et tant que son rendement sera supérieur au taux d'intérêt versé moyen versé sur la dette, il est préférable de continuer à garnir ce fond qui le moment venu servira à effacxer la dette.

    Oui, ce budget à six volets a une vision d'avenir. Ceux qui pensent le contraire sont nés pour un petit pain...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 14h06
    POURQUOI UNE ÉLECTION COÛTE TROP CHER
    Notre nouvelle ministre des finances vient de nous déclarer que des élections ça coûte cher : Plus de 70 millions de dollars canadiens. C'est vrai. La raison : Les limites de dépenses électorales des candidats à, environ 55 000 $ par élection, pour diverses folles dépenses dont l'achat, la pose et l'enlèvement des nombreuses et laides pancartes incluant celles du parti Libéral dont les candidats se "poignaient" le menton à l'unisson.

    Fait que, rien n'empêche notre bon gouvernement Libéral très provincial de limiter ces dépenses de 33 %. Ça va économise ça aux payeurs de taxes. C'est pas trop dur à comprendre ça...me semble.

  • Camilo Camacho
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 14h52
    Bien pensée?
    Quand on voit la présentation d'un budget qui ne suit pas les attentes des partis d'opposition, on peut se demander à quoi pense le gouvernement minoritaire?. Les autres partis ne peuvent que gagner. Il est difficile de penser a un pire performance du PQ, avec l'augmentation du popularité grâce a la nouvelle chef; pour sa part Mario Dumont a montré à plusieurs reprises être l'homme en charge, la situation avec le metro à Montréal en est un témoignage.

    Comme le grand Asimov a dit dans un de ses romains, "Contre le stupidité les propres dieux s'attaquent en vain".

  • Hélène Pelletier
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 15h14
    Mobilisation
    Mais qui est ce Claude Archambault?
    Qu'on lui prouve que les Québécois ne forment pas un peuple sans histoire.

    Marois ravive la flamme dont nous avions besoin. Il faut maintenant nous mobiliser.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 18h04
    M. Trudel au gros pain est content comme la ministre des finances
    M. Fernand Trudel écrit «Oui, ce budget à six volets a une vision d'avenir. Ceux qui pensent le contraire sont nés pour un petit pain...»

    Il a oublié le volet : AUGMENTATION DE LA DETTE DU QUÉBEC qui continuera d'augmenter de plusieurs milliards de dollars à chaque année. On fait confiance à M. Trudel pour nous aider à payer sa part d'impôt au gouvernement provincial, avec son gros pain, quand il faudra tout rembourser ça, intérêt et principal comme la cigale de la fable qui avait chanté tout l'été avant que la bise ne vienne la refroidir un peu.

  • France Lafontaine
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 19h33
    Têtes à deux faces!
    Les deux patis d'opposition n'ont pas cessé de répéter " ad nauseam " durant la campagne électorale que le gouvernement Charest n'avait pas respecté sa promesse de baisser les impôts et quand il le fait ils sont contre !!! Allez comprendre quelque chose.... L'ADQ qui se dit pro-familles refuse cette baisse d'impôts qui avantage les familles de classe moyenne. Le PQ après avoir coupé les services aux enfants en difficulté dans les écoles prêche maintenant l'augmentation de ces mêmes services et joue "les vierges offensées". C'est drôle comme on est prêt à tout quand on est dans l'opposition ! On n'a rien à perdre et tout à gagner. Ce n'est pas très engeagant....
    N'oubliez pas que le gouv. libéral n'a pas attendu l'argent du fédéral pour augmenter les services en santé et en éducation avant les élections , ce qui lui permet de se servir de cet argent pour enfin tenir sa promesse.

    Et où est le scandale ? Les 2/3 du budget vont en santé et en éducation , il faut seulement savoir comment servira cet argent . Qu'on arrête de se battre seulement pour savoir "qui va gagner". C'est aussi nous, "contribuables " qui payons les oppositions alors qu'ils arrêtent de jouer aux bébés gâtés.... et qu'ils travaillent pour les gens , avec le gouvernement.
    Il est vrai que Mario Dumomt a dit qu'il était dans l'opposition "pour s'opposer" ! Quelle éloquence et quelle intelligence !!!! Il n'y aura jamais rien pour le satisfaire avec une philosophie comme celle-là. Même s'il passe son temps à changer d'idées. Jusqu'ici il n'a rien fait ou dit qui prouve qu'il est prêt à gouverner, bien au contraire !

    Tant qu'au PQ, il est prêt à promettre n'importe quoi pour le pouvoir mais quand il l'a.... au diable la démocratie: la fusion des commissions scolaires et le fusion des syndicats par c.s., la fermeture des hôpitaux , les quotas en médecine, la mise à la retraite des personnels en milieux hospitaliers et en éducation ( problèmes qu'on doit encore régler aujourd'hui )les fusions des villes forcées.... et cela n'est que ce qui a été fortement médiatisé.... Alors "pour le peuple ", on repassera ! Ils travaillent pour le pouvoir point.

    Un petit effort messieurs dames au gouvernement et surtout des oppositions , laissez-nous respirer !Une petite baisse d'impôts ne fera de mal à personne... et l'économie s'en poetera mieux !

    France, Lachine

    lafontainefrance@videotron.ca

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