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Les risques du bluff

Michel David   24 mai 2007 22h34  Québec
Les députés libéraux qui se préparaient à aller souper en ont été quittes pour une belle frousse mercredi. Depuis plusieurs jours, le budget que Monique Jérôme-Forget s'apprêtait à présenter monopolisait toute l'attention. Plus personne ne se préoccupait du débat sur le discours inaugural. Et pourtant...

À 16h55, le vice-président de l'Assemblée nationale a annoncé qu'une motion de censure présentée par «le deuxième groupe d'opposition», c'est-à-dire le PQ, serait mise aux voix. Cette motion blâmait à l'avance le gouvernement Charest pour les baisses d'impôt qui allaient être annoncées le lendemain.

Branle-bas de combat. Seulement cinq députés étaient présents au Salon bleu. Même les vétérans, qui n'avaient jamais vécu l'expérience d'un gouvernement minoritaire, s'interrogeaient sur la portée d'une telle motion. Pouvait-elle provoquer la chute du gouvernement?

Le vote a finalement eu lieu à 17h12. Contre la motion: 42 libéraux. Pour: 29 péquistes et... un adéquiste. Oui, un seul député adéquiste, le leader parlementaire, Sébastien Proulx. Où étaient passés les 40 autres? Mystère.

Un peu plus de 24 heures plus tard, on avait l'impression d'avoir assisté à une répétition du drame qui pourrait se jouer le 1er juin prochain, quand l'Assemblée nationale sera appelée à voter sur le vrai budget.

Il n'y a pas eu de grande surprise hier quand Gilles Taillon a annoncé que l'ADQ voterait contre le budget, peu importe les conséquences. Il n'a cependant pas dit combien de députés seraient présents.

Jusqu'à présent, tout le monde semblait tenir pour acquis que le PQ appuierait le budget ou, au pire, s'abstiendrait de voter. Hier soir, coup de théâtre. Finalement, il votera contre. À moins que les députés adéquistes ne laissent encore une fois M. Proulx tout seul, le Québec risque d'être précipité dans une nouvelle campagne électorale dans moins de dix jours.

***

Dans sa facture aussi bien que dans ses principes, le budget porte indéniablement la signature de Mme Jérôme-Forget. Dans son entourage, on ne cachait cependant pas avoir également cherché à piéger l'ADQ. D'une bonne humeur extrême, la ministre des Finances répétait à qui voulait l'entendre combien elle était fière d'elle-même.

Sauf en ce qui concerne les baisses d'impôt, presque toutes les mesures annoncées se voulaient inspirées de la plate-forme adéquiste, qu'il s'agisse des règles comptables, de la modernisation de l'État ou du domaine de la santé.

Mme Jérôme-Forget a même poussé l'amabilité jusqu'à faire volte-face en ce qui a trait à la révision des règles comptables. Jusqu'à présent, elle trouvait que l'intégration des hôpitaux et des commissions scolaires dans le périmètre comptable du gouvernement risquait de déresponsabiliser leurs administrateurs.

La politique crée parfois des situations ironiques. Gilles Taillon, ancien président du Conseil du patronat, s'est présenté devant la presse flanqué de l'ancienne vice-présidente du CPQ, Diane Bellemare, elle aussi recyclée à l'ADQ, pour démolir un budget que son successeur au CPQ, Michel Kelly-Gagnon, venait tout juste de qualifier d'excellent. Ce qui démontre qu'on peut changer d'opinion non seulement comme on change de chemise mais aussi comme on change de chapeau.

Même la nomination de Claude Castonguay, que Mario Dumont a toujours porté aux nues, à la présidence d'un nouveau comité d'étude du financement des services de santé n'a pas réussi à enthousiasmer M. Taillon, décidément d'humeur maussade.

Pourtant, à la fin du discours de Mme Jérôme-Forget, bien des députés adéquistes ont dû se mordre les doigts pour ne pas applaudir. Pour eux, voter contre ce budget serait vraiment contre nature.

Remarquez, Mario Dumont saurait certainement leur expliquer que la contradiction est un concept très relatif en politique. Le problème, c'est que le chef de l'ADQ doit être le premier à savoir que son parti n'est pas encore prêt à gouverner, même si certains de ses députés démontrent de belles aptitudes depuis le début de la session.

***

Les reproches que François Legault a adressés au budget sont nettement plus compatibles avec la philosophie social-démocrate du PQ, même revue et corrigée par Pauline Marois. Mme Jérôme-Forget n'a vraiment pas fait un gros effort pour lui donner bonne conscience.

Il est vrai que l'arrivée de Mme Marois a sorti les péquistes de leur déprime, et il est toujours possible d'emprunter pour financer une campagne électorale, mais les stratèges libéraux étaient convaincus que cela viendrait trop vite au goût de la future chef du PQ. D'ailleurs, ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux? Cela ne lui a pas trop mal réussi depuis deux semaines. Et les derniers sondages sont aussi encourageants pour le PQ qu'ils sont inquiétants pour le PLQ.

Les stratèges libéraux n'avaient pas exclu cette possibilité que le gouvernement soit renversé. Ils estimaient que le budget leur ferait un bon tremplin pour lancer une campagne électorale. Dans leur esprit, l'adversaire principal demeure l'ADQ, et Mme Jérôme-Forget a tout fait pour plaire aux électeurs adéquistes.

Il reste encore une semaine pour trouver une façon de permettre à tout le monde de sauver la face, mais Mme Jérôme-Forget a formellement exclu d'amender son budget. Même si Jean Charest lui demandait de le faire, elle a déjà démontré qu'elle était parfaitement capable de lui dire non.

Bien sûr, il est toujours possible pour le PQ ou pour l'ADQ de «marcher sur la peinture» afin de se décoincer, mais il y a des limites à voter en faveur d'un budget qu'on a dénoncé sur tous les tons. Une partie de bluff comporte toujours certains risques. On a déjà vu des guerres être déclenchées parce que personne ne voulait reculer. Alors, pourquoi pas des élections?

mdavid@ledevoir.com






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  • François Caron
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 00h56
    Ce gouvernement tombera !
    « Ce gouvernement tombera !

    Et le plus tôt sera le mieux !

    Grâce à l'extrême bonne humeur de madame Jérôme Monique-Forget à être heureuse d'être contente de se trouver dans une autre job trop grosse pour ses maigres compétences de potiche partisane pédante, elle est à l'image de la déliquescence du parti libâral du Québec qui sombre tranquillement mais sûrement dans l'impertinence eu égard à la vie politique québécoise.

    Des régimes qui n'ont livré que bonbons, faveurs et compromissions au turbo-capitalisme autochtone et qui se sont foutus des besoins et des doléances du peuple québécois comme de leur dernière chemise, pourvu que le libre marché et ses iniquités sociales et environnementales puissent glisser sans encombre comme une crêpe dans une poêle chaude et bien beurrée.

    Le temps de ce régime junior de bouffons drabes est maintenant compté, vu l'inconscience des ces obscurs notables de bourg et autres parvenus incultes de l'odieux de dépenser l'argent du contribuable (plusieurs chapeaux, même perruque), après avoir versé des larmes de crocodile de faux-pauvre pour l'avoir quémandé pendant tant d'années au régime senior fédâral pour ensuite aller le dépenser en bière flat' à la taverne de l'électoralisme le plus paresseux et inepte.

    Combien de fois a-t'on entendu qu'il y a des limites à rire du monde ?

    Manifffesstement, comme dit si bien madame JMF, les jocrisses écoutaient Patapouf 1er leur ânonner ses inepties à la farine gâtée du type "Le Québec est l'endroit le plus formidable où se trouver pour investir en ce moment !" (notez: le Québec n'est même plus une province, dans son esprit!) au lieu de tenter de répondre adéquatement à la sourde et lancinante plainte du peuple qui veut se débarasser d'eux pour cause d'incompétence avérée, circonstanciée et caractérisée.

    Grand bien nous fasse que ce régime reçoive son coup de Jarnac avec le rapport Grenier qui amènera ses révélations bien juteuses sur l'absence de scrupules de ces minables acteurs à berner le peuple et pratiquer l'à-plat-ventrisme politique pour plaire à ce régime néo-colonisaliste anglo-saxon qui tire les ficelles à partir d'Ottawa et de son excroissance ouest-montréalaise.

    On ne remerciera jamais assez les fantassins souverainistes à Ottawa d'avoir mené cette interminable et patiente bataille de tranchées en notre nom pour restaurer notre honneur et notre dignité bafoués par cette attitude hautaine et méprisante caractéristique dans laquelle se complaît ces rhodésiens septentrionaux amateurs que sont devenus certains nos concitoyens anglo-britanniques et leurs chiens de poche suiveux canadian-franglais.

    Donc, l'insouciante légèreté de madame Jérôme Monique-Forget face à ses responsabilités ministérielles est-elle le symptôme ou la cause de la précipitaiton du parti libâral du Québec vers l'oubli historique et l'insignifiance politique ?

    Seul l'avenir (prochain) et les jeux de coulisses politiques et autres coups fourrés comme seuls nos dignes représentants au Salon de la Race en sont capables nous le diront... »

  • Christian Rheault
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 01h11
    La nouvelle génération
    « Si vous suivez la politique dans les autres pays occidentaux, vous constaterez une tendance de fond depuis quelques années : Les résulats sont souvent très serrés entre les adversaires. Le Québec n'est pas en reste de cette tendance, tout comme le Canada anglais. Il est fort possible, après 80 millions additionels en élections Provinciales prise 2 (si il y en a) et quoi 7x ou 8x plus (?) en élections Fédérales peu de temps après, que nous soyons encore dirigés par des Gouvernements minoritaires et à Québec et à Ottawa. Avec pas plus de garantie de longévité qu'à l'heure actuelle.

    Des "X" à s'en pèter la mine ...

    J'espère pour vous que vous aimez la politique ...

    La raison est que les partis politiques "poid-lourds" connaissent et utilisent les meilleures stratégies pour gagner leurs sièges. Rien n'est plus laissé au hasard ; image, message, forme, niveau de langage, stratégies comté par comté ...etc et ils arrivent tous à se positionner dans les zones payantes pour eux. »

  • Jean-Marie Bergman
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 04h33
    Enfin un peu de bon sens!
    « Le budget proposé semble efin permettre d'envisager une reprise des investissements privés au Quebec,je trouve étrange que L'ADQ s'y oppose, alors qu'il se présente comme le champion de l'entreprenariat. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 07h30
    Le discours n'était qu'un discours
    « Je ne me souviens pas des mots exacts, mais c'était beau à entendre lors du discours inaugural. Le message était compris. Nous allons travailler ensemble et autres couplets de la sérénade du PM.

    De toute évidence, ces gens ont de la difficulté avec le mot «ensemble» ou avec le mot travailler, ce qui ne srait pas étonnant. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 08h17
    Contradiction et amateurisme chez l'ADQ... amenez les élections!
    « Ce qui est vraiment dommage c'est que l'électorat de l'ADQ ne se trouve pas forcément dans le lectorat de ce journal car on y trouve, à mon avis, un exercice d'explication des contradictions philosophiques gênant pour le roi Mario et son valet du CDP, Gilles Taillon. Comment diable ce dernier peut-il vraiment clamer le tout et son contraire de la sorte me mystifie... La joute entre lui et son successeur (dont on disait lors de sa nomination au CDP qu'il était dans la même ligne de pensée!) s'annonce risible.

    Si jamais des élections hâtives avaient comme conséquence de porter l'ADQ au pouvoir, m'est avis que l'amateurisme éloquent de cette formation ferait en sorte que le gouverneur général, vieil héritage colonial saxon, n'aurait de choix que d'intervenir avant une troisième élection en 18 mois! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 25 mai 2007 08h22
    NON, L'ADQ N'ÉTAIT PAS TENTÉE D'APPLAUDIR DU TOUT
    « M. David écrit : «Pourtant, à la fin du discours de Mme Jérôme-Forget, bien des députés adéquistes ont dû se mordre les doigts pour ne pas applaudir. Pour eux, voter contre ce budget serait vraiment contre nature.»

    Je ne crois pas que c'était le cas puisque M. Taillon a bien expliqué que l'ADQ est contre l'idée de baisser les impôts qui a pour effet d'augmenter la dette du Québec qui sera pelletée aux prochaines générations. Ça fait longtemps que c,est central à l'ADQ ça. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 08h26
    Pendant ce temps
    « Pendant ce temps, ailleurs au pays et dans le monde on discute des moyens de transiger avec les pays émergents, la Chine, l'Inde , le Brésil. Comment améliorer à la fois la productivité et la qualité de vie des travailleurs.
    Ici on joue au "poker menteur". Au bluff. Que les travailleurs travaillent. Les politiciens, eux, s'amusent à faire peur.

    Georges Paquet »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 08h55
    Réalité de la politique
    « Les jouvenceaux aux idées simplistes de l'ADQ sont rapidement confrontés aux réalités complexes de la réalité politique. Leur phraseur en chef, Dumont, faut-il le nommer, "l'avait facile" pendant la période électorale où le peu de temps imparti à chacun des Chefs aux "Nouvelles" lui donnait la chance d'être d'un populisme bien commode qui l'a bien servi, la démagogie sert toujours à court terme. Mais la "vraie vie" l'a vite rattrapé. Les soi-disant contradictions et la prétendue langue de bois tant dénoncées par ces néophytes, pour lesquels tout était banc ou noir, appuyés par les radios-poubelles, font maintenant parti de leur discours quotidien, suite au budget d'hier. »

  • Normand Thouin
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 08h58
    Le PQ va reculer
    « Monsieur David, vous savez très bien que le PQ n'est pas prêt à aller en élection et il ne s'agit pas seulement de coût de campagne électorale ici. Ce parti qui était censé d'entammer une profonde réflexion, irait devant l'électorat avec le même programme avec lequel il a subi sa défaite récente ? Ils ne feraient que prouver une chose: qu'ils ressemblent de plus en plus au PLC à savoir qu'ils se considèrent les dépositaires du pouvoir et que ce qu'il leur arrive depuis 2003 n'est qu'un accident de parcours.... »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 09h01
    Les "jokers" de l'A.D.Q. et du P.Q.!
    « Doit-on se surprendre de l'attitude des Gilles Taillon et Diane Bellemarre qui ont vite appris les "règles du jeu" politique: ce qui est "noir" aujourd'hui était "blanc" hier! Vous avez raison de mentionner qu'une "partie de bluff comporte toujours certains risques", car des élections estivales précipitées pourraient même résulter en un gouvernement libéral majoritaire, car n'en déplaise également au P.Q., la "carte Marois" n'est pas "immaculée" et a déjà "fait son temps" quoi qu'on en dise! »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 09h46
    Un gouvernement péquiste minoritaire
    « À en croire les sondages, si le gouvernement libéral tombe et que des élections ont lieu prochainement, le PQ formerait un gouvernement minoritaire avec l'ADQ l'opposition officielle. Et les députés libéraux occuperaient les sièges à peine réchauffés par les députés péquistes. Et Jean Charest devrait replonger dans l'arène fédérale, à titre par exemple de ministre des affaires intergouvernementales de Steven Harper. Que c'est édifiant, la politique!
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 09h59
    La fabrication d'un chef
    « Bonjour M.David

    Depuis sa nomination aux finances, Mme Jérôme-Forget n'a pas manqué une seule occasion de se faire remarquer, particulièrement dans le dossier de l'UQAM. Son dernier budget ressemblait plus à un défi aux autres partis qu'à un exercice budgétaire. La dame de fer se serait-elle réincarnée au Québec? Et si cela correspondait à une stratégie bien orchestrée par Jean Charest?

    On le sait, Philippe Couillard est perçu comme l'homme de l'avenir au PLQ, il est un digne représentant des forces du centre gauche qui croit en un État fort et responsable. Il pourrait tout aussi bien être à la tête du PQ que personne ne s'en étonnerait. Il est donc objectivement en concurrence avec Mme Marois pour se partager ce segment de la population qui partage ces valeurs de gauche. Il laisse donc tout le champ libre à la droite à l'équipe de Mario Dumont, ce qui n'est pas de bon augure pour le PLQ. D'ailleurs, on a de la difficulté à croire que Jean Charest , un ancien chef conservateur, puisse être à l'aise avec une telle situation !

    Dans l'hypothèse d'une démission rapide de Jean Charest, à l'occasion de la publication du rapport Grenier accablant pour lui-même et ses proches, Mme Forget pourrait très bien prendre la relève à la tête du PLQ et ramasser le vote de la classe moyenne qui attend désespérément les baisses d'impôt promises depuis des années. Elle pourrait également contrer la montée de Mme Marois en divisant le vote des femmes au centre de l'échiquier. Dans une course à trois, qui d'elle ou de Philippe Couillard serait plus populaire pour représenter le PLQ auprès des Québécois?

    Les Québécois sont désespérément à la recherche de personnes responsables pour gouverner le Québec. Ils se cherchent un chef et il semble que, cette fois-ci, le fait d'être une femme et de posséder une expérience déterminante dans l'exercice du pouvoir politique puissent être des facteurs déterminants pour choisir le prochain premier ministre du Québec. Alors, qui de mieux que Monique Jérôme-Forget pour briguer les suffrages comme chef du Parti Libéral?

    Les paris sont ouverts!

    Louis Lapointe
    Brossard
    Le 25 mai 2007 »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 10h34
    Machiavel peut aller se rhabiller !
    « Et voilà!
    M. Charest met en pratique la tactique de Napoléon (le Corse empereur).
    La meilleure défense c'est l'attaque! À la sauce Machiavel en plus.
    Il est fort et il nous prend pour des crétins (désolé mais ça en a tout l'air).
    Voici le plan :
    Il s'est dit :
    «Je maintiens contre toute logique la réduction des impôts».
    De toute façon, c'est une fausse réduction car, avec les autres augmentations SAAQ, Hydro, Taxes municipales, etc. Bin la réduction n'en n'est pas une, mais elle en a l'air.
    ET c'est ça qui compte!
    Son raisonnement :
    Soit ils (ADQ et ou PQ) me calent et votent contre le budget soit ils n'oseront pas refuser une apparente réduction au «peuple» et m'appuient.
    (La tactique Harper qui a mis le bloc de son bord la dernière fois)
    -S'ils votent pour moi, je gagne. Mais gouverner comme ça, pas un cadeau.
    -Par contre, s'ils votent contre moi et que je retourne en élections ils me donnent mon cheval de bataille pour être élu majoritaire : ils ont refusé une «GROSSE» réduction d'impôt (fausse) au peuple! La gaffe à ne pas faire!
    -Ils me donnent l'outil pour aller rechercher des votes non seulement chez l'ADQ mais même au PQ!
    Le dieu piastre étant hélas plus fort que le dieu indépendance. Et il le sait. Il sait aussi que la plupart des gens ne joignent pas les 2 bouts, la grogne dès le 1er jour de grève de la STM l'a démontré.

    Vous me direz, on n'est pas dupes!
    Pas sûr!
    C'est en entendant Arcand ce matin à l'émission «quand il faut se lever» dire que des centaines d'auditeurs lui avaient écrit pour protester contre l'ADQ qui leur avait refusé la soit disant réduction d'impôt que j'ai compris que les gens étaient FACILEMENT manipulables.
    Si on va en élections qu'est ce que vous croyez que les libéraux vont dire pour détruire leurs adversaires :
    Voulez-vous voter pour ceux qui ont refusé de réduire vos impôts? Ou pour nous qui ne voulons que votre bien?
    La réponse...
    Une fois élus majoritaires, les libéraux vont s'en donner à coeur joie.
    Alors, si vous sentez la manoeuvre comme moi je la sens, parlez à tous ceux susceptibles de changer d'avis et de voter libéral parce qu'on s'en va dans un mur. On peut freiner et faire demi-tour ou «peser sur le gas» comme on dit et se planter.
    À NOUS le choix.
    Mais de grâce, si vous êtes adéquiste restez le, si vous êtes péquiste restez le et si vous êtes libéral? N'est-il pas temps de revoir vos convictions? Moi je l'ai fait et ce ne sont pas de sombres manoeuvres douteuses qui vont me faire réintégrer les rangs libéraux. Je vote pour moi avant tout! Ce n'est plus une question de politique et de «quel bord on est» c'est une question d'avenir et de survie.
    Au fait, hier, où elle était cette volonté de gouverner ensemble et d'éviter toute confrontation pour le bien du peuple du Québec Bla Bla Bla?
    Bonne fin de semaine! »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 11h14
    Délivrez-nous des élections !
    « Certes, la tentation est forte pour le PQ (stimulé par la popularité de Pauline Marois) et l'ADQ (le vrai gagnant du scrutin du 26 mars) de défaire le gouvernement minoritaire actuel et, ainsi, l'obliger à tenir à nouveau des élections.
    Cependant, avant d'agir de la sorte, ces 2 partis devraient savoir que la population, encore épuisée par tout le battage médiatique de la récente campagne électorale de mars, n'est nullement intéressée à retourner aux urnes cette année. Ça coûte cher des élections et, compte tenu de la précarité actuelle des finances de l'État québécois, les citoyens veulent que les 3 partis présents à l'Assemblée nationale oublient leurs intérêts personnels et travaillent ensemble à trouver des solutions aux problèmes que vit notre société. »

  • francis dery
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 11h40
    Le livre préféré de Jean Charest
    « C'est "L'art de la guerre" de Sun Zi.
    Il l'a déclaré lors de som passage à TLMEP.
    Et l'essence fondamentale de la guerre est la ruse et le bluff. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 11h47
    Peur des élections?
    « Il y a des gens qui s'insurgent contre le fait que des élections coûteraient 70 millions $. D'après eux il faudrait passer l'éponge sur le manque de jugement du gouvernement Charest qui veut utiliser les sommes obtenues au compte du déséquilibre fiscal pour abaissser les impôts, alors que les besoins en éducation et en santé sont si criants, et que c'est pour ces domaines qu'on a réclamé des sommes d'Ottawa.

    Pour ceux qui ont peur des élections (à juste titre), il est préférable d'augmenter la dette du Québec de 950 millions $ en baissant les impôts, plutôt que de dépenser 70 millions en élections: quel beau raisonnement! D'autant plus que l'argent dépensé en élections est versé dans l'économie du Québec: c'est comme prendre 70 millions dans sa poche gauche pour la mettre dans sa poche droite (sauf qu'Ottawa va venir piger son 20 % là-dedans lui aussi, lui qui a si besoin d'argent!).

    Deux Québécois sur trois (et 80 % des francophones) ont voté contre les diminutions d'impôts, et Charest (ou sa Dame de fer?) décident quand même de foncer. Eh bien! Ces derniers vont rencontrer un mur.

    Le bon sens va-t-il revenir? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 12h54
    À Max Roujeon
    « Vous n'avez sans doute que des louanges pour le chef de l'ADQ qui a déclaré qu'il voterait contre le budget avant même de savoir ce qu'il contiendrait. Et les même louanges pour les leaders du PQ qui ont déclaré qu'ils n'auraient pas d'autre choix que de voter contre un budget qu'ils ne connaissaient pas encore. Pour dire ensuite qu'ils ne voulaient pas précipiter des élections et donc qu'ils appuieraient le budget. Pour déclarer hier qu'ils allaient voter contre le budget présenté.
    Demandez-vous donc de quel côté loge le sérieux.

    Georges Paquet »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 13h09
    Vraiment le Québec est né pour un petit pain
    « Refuser ce budget c'est se priver d'une vision économique d'avenir.

    L'économie a besoin d'un suuffle nouveau pour repositionner le Québec dans le concert de la mosaïque nord-américaine.

    L'amortissement accéléré que les entreprises ont besoin pour les inciter à investir davantage, l'accélération des investissements dans les infrastructures qu<e voit d'un bon oeil le monde municipal et la mise à niveau des planchers d'impôts mettant à plusieurs des économies d'échelle bénéfiques ne peuvent être salutaires qu'à l'économie et à un essor attendu pour repositionbner le Québec sur l'échiquier nord-américain.

    Ceux qui conspuent ce budget ont comme moto: small is beautiful ou quand on est né pour un petit pain...

    Le PQOUI n'offre que de dépenser encore plus comme seule Pauline peut le faire. Quant à Legault, il s'est enfargé dans ses lacets de bottines. Lui qui réclame de donner des ressources pour les élèves en difficulté n'a pas vu les 600 professionnel pour régler ce problème qui lui tiens à coeur.

    Quand à Taillon, le roi des déficits à l'éducation et à la CSST voit encore Mme Forget lui faire la leçon. On se rappelle que Monsieur Taillon est associé au trou de 500 millions dans les commissions scolaires et so laxisme à provoqué un déficit de 500 millions à la CSST que Mme Forget est venue colmater. Pas fort comme ministre des finances et sans aucuine vision d'avenir en plus...

    Mme Forget est le meilleur Ministre des finances depuis Jacques Parizeau. Ce budget doit devenir réalité... »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    vendredi 25 mai 2007 14h40
    Pourquoi pas tirer cela au clair!
    « Aux arguments de M. Legault sur l'aide aux étudiants en difficultés et sur la question du décrochage, Mme Forget répondait bien que plusieurs centaines des postes seront affectés pour "essayer" de corriger ce grave problème. Voilà pour un premier point. Sur le deuxième point et qui rejoint en grande partie le premier, elle aurait pu dire ce qu'elle ne pouvait pas dire publiquement parce que politiquement incorrect, mais qui est un réalité bien connu du milieur de l'éducation. Les abandons et le décrochage scolaire dans le comté de Legault et ailleurs n'est pas une question d'argent. C'est un phénomène plus complexe lié à la pauvreté culturelle du milieu, à la démission des familles et pourquoi pas relié aussi au fait que le gouvernement providence s'en occupera tôt ou tard. Par exemple en créant des programmes bidons pour compléter après le temps révolu la scolarité de ces pauves analphabètes. Et cela aura coûté quoi, avant et après? Enfin, mettre des millions dans le système de santé sans le personnel pour y travailler est aussi un proposition absurde. Et M. Legault le sait très bien. Le PLQ, cette fois, doit avoir le courage de sa pensée et de son action. Donner aux citoyens qui gagnent leur vie et qui paient des impôts le moyen de retrouver un part de leur revenu pour le dépenser eux-mêmes comme des gens responsables,n'est-ce pas là le principe ici en cause? Qu'il le défende! Mais comme un masse importante de contribuables ne payent pas d'impôts, le discours de l'opposition de droite et surtout celui de la gauche à bonne oreille. Pourquoi pas des élections pour remettre cela au clair! Claude Poulin Québec/Sillery »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 25 mai 2007 18h13
    NÉS POUR DES GROS PAINS
    « M, Fernand Trudel écrit «Mme Forget est le meilleur Ministre des finances depuis Jacques Parizeau. Ce budget doit devenir réalité...» Wow ! Deux ministre pour les gros pains et déficits ! »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 25 mai 2007 18h48
    À M. George Paquet
    « Bien reçu et bien lu, merci. Je respecte votre façon de voir les choses et vous avez raison sur le point de logique je n'en disconviens pas, mais ce que je juge en ce moment, c'est comment les choses se sont passées plutôt que ce qui s'est passé. Ça a son importance pour l'avenir. Je m'explique:
    Mon cas, il est comme celui de quelqu'un qui a acheté un citron à plusieurs reprises en écoutant le bla bla du vendeur et qui se jure de ne plus répéter l'erreur de refaire confiance...avant longtemps.
    Les libéraux s'apparentent de plus en plus à la noblesse. Ils sont au dessus de tout et de nous en particulier.
    Alors que les 2 partis étaient contre le budget et avaient clairement prévenu le gvt, il le présente «tel quel» et avec tambours et trompettes. Quand on veut gouverner dans l'harmonie et le respect des autres partis ce, pour le bien du Québec, se conduit-on comme l'a fait le gvt Charest?
    Tout juste si Mme Forget n'est pas monté sur une table pour nous faire une danse. Elle était hilare! Navrant spectacle!
    C'était de la provocation pure et simple.
    C'est un bel exemple d'arrogance et de refus de travailler avec les autres partis contrairement à ce que prétendait son discours d'ouverture.
    Cela dénote selon moi un besoin d'antagonisme et de confrontation. C'est ainsi que je vois les choses, désolé.
    Bref, M. Charest semble avoir tout fait pour que le budget soit rejeté. C'est bizarre vous ne trouvez pas?
    À moins qu'il n'ait voulu mater l'opposition car s'ils l'avaient approuvé après un tel cirque ils étaient cuits convenons en et perdaient toute crédibilité aux yeux de leur électorat.
    Et n'ayez crainte, si le budget ne passe pas ça ne mettra pas le Québec dans le trou, il y est déjà. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 30 mai 2007 14h20
    Le BUDGEt Jérôme-Forget consacre le PAUPÉRISME QUÉBÉCOIS.
    « Les enflures langagières et l'obésité morbide de la «grosse bourgeoisie» politique font en sorte que le respect que réclament un nombre grandissant d'élus provinciaux n'émeut personne, Franchement, «C Difficile» de respecter ceux et celles dont nous sommes la risée. Hier encore, dans la cascade verbeuse de son appui jacassier au budget «Option Québec», résultant du détournement des redevances du déséquilibre fiscal des Options Canada, budget cousu des fils blancs d'une fourberie digne de Scapin, budget puérilement et bien inutilement provocateur, le député Pierre Arcand laissait entendre clairement que, «dans l'actuel contexte de la mondialisation, tout gouvernement qui voulait s'attaquer et stopper les progrès atrocement dévastateurs de la pauvreté et de l'appauvrissement, était voué à l'incrédibilité, à la décote de sa popularité, à l'asthénie de ses accointances opportunistes avec les puissances économiques et à l'échec certain d'une telle entreprise qui jamais n'aboutira, au regard des tractations qui prévalent aux plus hauts niveaux du pouvoir. Cette profession de foi à l'endroit des commanditaires et des bailleurs de fonds de son parti de suzerains et de châtelaines embourgeoisés, contient tout le crottin du mépris des libéraux de Jean Charest, à l'égard des habitants des terres promises qui n'existent que dans le mensonge de son opportunisme électoral. Si c'est ce qu'on apprendre à l'«Université de Corus», mieux vaudrait que Pierre Arcand entreprenne un DEC pour adultes au CÉGEP du Vieux Montréal. Avant hier, c'était au tour du détenteur d'une Maîtrise en Génie civil, Sam Hamad et qui faisait navrante démonstration «d'incivilité» qui n'avait rien de «génial», dans un «parle-parle, dis n'importe quoi pourvu que tu jases-jases», d'étaler ses préjugés hautains et son mépris tsariste, à l'égard des prestataires de l'aide sociale, cette plèbe de sa bienfaisante tolérance aux rangs de laquelle se joindront bientôt des centaines de milliers de citoyens d'une classe dite moyenne, en processus d'évacuation. Avec un mollah du type de celui qui s'est vissé au siège de la «Chaufferie» des Prolixes Lulus de Quartiers, rien des propos de Arcand, de Hamad, de Courchesne, de Saint-Pierre et des autres ne surprendra. Ajoutez à leurs bourdes aristocratiques et autocratiques, les postillons de la quérulence de leur gourou, certains écarts de langage des apprentis de l'Opposition sont déjà oubliées. Rajoutez-y tous les artifices de la jactance de Philippe Couillard qui a graissé à deux mains ses amis les richards médecins spécialistes, qui cherche à rajouter les «châteaux de la recherche des robots de labos, ses collèges spécialistes de la granule» sur le tas des endettements de la population et, ce faisant, n'a de cesse, du très haut de sa minorité fantasque, d'accélérer la descente aux enfers du paupérisme et de toutes les dépendances, la majorité les citoyens du Québec, PLUS RIEN DE SURPREND. La prochaine SURPRISE sera très certainement SUR PRISE et surtout, SUR MESURE.

    Gerry Pagé »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 31 mai 2007 23h53
    Majoritairement minable.
    « La présence de seulement 4 députés séparatistes, lors du vote sur le BUDGET 2007-2008 des libéraux, en ce mémorable 1er juin dont il faudra se souvenir, illustre le bas degré de compromission où les séparatistes se sont réfugiés, pour la seule et unique raison que leurs cabinets d'aisance financière sont pompés. Par ailleurs, le LOBBY DES RICHARDS qui jouissent de «l'orgiaque baise» que leur proposent les équilibristes du déséquilibre fiscal, alors qu'ils sont gras durs d'abris fiscaux et jouissent de tous les accès aux paradis de l'évasion, a joué au tordage de bras.

    Le BLUFF DU LOBBY DE LA PLOUTOCRATIE A SÉVI, AU POKER DES BOURGEOIS ARISTOCRATES LIBÉRAUX.

    De leur côté, L'OLIGARCHIE SYNDICALISTE DES ÉMIRS DE LA CSN, DE LA FTQ et des succursales de leur éminente dominance, brille obscurément par son absence particulièrement distinctive. Les hauts-parleurs protecteurs des travailleurs, ces objets et cribles des lois matraques, dites spéciales, ces grandes-gueules défenderesses des pauvres travailleurs au salaire minimum qui échappent tous aux faveurs libérales, font également partie de la liste des «CHAMPIONS DE LA COMPROMISSION», LES SILENCIEUX.

    QUATRE SÉPARATISTES VONT VOTER CONTRE ET LES 32 ABSENTS SÉPARATISTES VOTERONT POUR? Quelle grosse démonstration de lâcheté! Quelle GALA de bouffonnerie ! En matière de tactique, ça tient de la ruelle et du bidonville. Les électeurs des circonscriptions séparatistes de 2007, ont élu 32 fantômes et 4 émissaires affichant les masques de la compromission ... Et, ces électeurs de Pointe-aux-Trembles et d'ailleurs pensent encore que c'est avec des séparatistes comme ÇA qu'on va faire un pays? Et Jean Charest, le plus grabataire des minoritaires, se dit fier d'avoir trouvé preneurs et accompagnateurs, dans un exercice d'aplaventrisme et de lâcheté politiques sans précédent. Majoritairement minable ce dont LA NATION QUÉBÉCOISE SE SOUVIENDRA ... »

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