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En éducation, l'argent sera consacré au béton

Isabelle Porter   25 mai 2007  Québec
Québec — En éducation, le budget de Monique Jérôme-Forget comprend des investissements pour la rénovation des écoles et l'aide aux élèves en difficulté, mais le PQ déplore que ces fonds comprennent peu d'argent neuf.
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  • AGE UQTR
    Abonnée
    vendredi 25 mai 2007 07h51
    Un budget d'écolier ?
    « Avec le dernier budget Charest, l'on constate que le gouvernement ne reculera pas en matière d'éducation postsecondaire et qu'il foncera tête première, les deux yeux grands fermés, dans le mur du dégel des droits de scolarité. Uniquement à l'Université du Québec à Trois-Rivières, c'est plus de 1,4 millions de dollars qui s'ajouteront au budget total de fonctionnement de l'université en 2007-2008, soit 106 millions $. En 2012 - date butoir pour un regel (?) des droits de scolarité (50$ par session jusqu'en 2012) - c'est 14 millions $ de plus que les étudiants/es de l'UQTR investiront dans la structure administrative de l'UQTR... Cela, sans compter l'augmentation substantielle des frais afférents...

    À l'UQTR, les frais afférents grimperont de 160$ par année à compter de septembre 2007. Il est urgent que le gouvernement réglemente ces dits frais afférents qui servent (ou doivent servir) à consolider les services offerts aux étudiants/es (en 2007-2008, seulement le tiers de cette hausse retournera directement aux étudiants, selon la direction de l'UQTR). Trop d'universités n'ont encore aucune politique concernant la tarification et la ventilation des frais afférents - souvent appelés frais connexes - cela même si le précédant ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, avait demandé explicitement aux recteurs du réseau de l'UQ « une copie de la politique de votre établissement concernant les frais afférents » (Fournier, lettre à Roch Denis, 17 octobre 2006). Il est impérieux d'établir une réglementation de ces dits frais dont l'inflation est aujourd'hui laissée à la discrétion des universités, avec l'aval de l'Assemblée des gouverneurs.

    Cette opacité n'a rien pour rassurer. Nous avons vu dernièrement, avec le cas pathétique de l'UQAM, combien les dérapages financiers étaient faciles dans l'univers de l'éducation postsecondaire. Les étudiants/es du Québec devront certes surveiller de plus près la redistribution de ces nouvelles sommes d'argent provenant tant du dégel aveugle des droits de scolarité que de l'augmentation arbitraire des frais afférents. Sortir dans la rue, soit, mais lire les budgets d'abord.

    Olivier Gamelin
    Diplômé à la maîtrise en Études littéraires
    Université du Québec à Trois-Rivières »

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