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La dette continue de grossir

Québec compte sur Hydro-Québec pour enrichir le Fonds des générations

François Desjardins   25 mai 2007  Québec
Aux prises avec une dette qui ne cesse d'augmenter, le gouvernement Charest entend redoubler d'effort à ce chapitre en versant, grâce aux profits d'Hydro-Québec, 200 millions de plus que prévu cette année au Fonds des générations et en s'engageant à verser la somme additionnelle de 400 millions par année de 2010 à 2026.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    25 mai 2007 13 h 40
    Les comptables et les économistes à la barre
    A gérer commes des comptables et pire encore comme des économistes, nous avons amené le Québec là où il est aujourd'hui, c'est-à-dire dans une économie faible où le sous-investissement est chronique.

    Panique à bord ! Nous avons une dette. Réglons cela derechef en fouillant dans la sacoche. Quels étourdis nous faisons ! Sortons-nous du trou en déplaçant notre argent d'une poche à l'autre. Il fallait y penser.

    Au lieu d'utiliser l'électricité pour notre développement industriel, vendons-là tout de suite pour le fric à court terme.

    Au lieu de penser une politique articulée à long terme pour relancer l'économie, une politique dans laquelle les gouvernements comprendront leur rôle essentiel de promoteur, on fouille dans ses propres poches déjà vides en s'imposant des tarifs et taxes qui annulent le développement. Comment se fait-il que nous soyons si taxés ?

    L'économie québécoise n'existe que depuis 40 ans. Nous n'avions que des curés, des médecins et des notaires. Les fonds, les capitaux, les experts et les entrepreneurs nous ne les avons pas encore significativement.

    Quand on est rendu à se demander si on doit emprunter pour investir. Quand on est rendu qu'on veut acheter et payer »cash» sa maison. Quand on ne peut comprendre qu'une entreprise ne peut se développer avec ses fonds autogénérés et qu'elle doive faire appel à l'emprunt ou à l'épargne publique. Eh bien, cela me rappelle un vieil oncle qui gardait son argent dans un bas de laine et qui est mort pauvre en laissant sa famille aux prises avec le fisc et le sous-développement.
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