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La candidate Marois

Bernard Descôteaux   15 mai 2007  Québec
Moins d'une semaine après le départ d'André Boisclair, plus personne ne doute que Pauline Marois sera la prochaine cheffe du Parti québécois. La rapidité avec laquelle les choses se sont passées est flatteuse pour l'ancienne ministre péquiste dont on semble croire qu'elle seule saura remettre ce parti sur les rails. La mission est périlleuse et demandera beaucoup de force.

Plusieurs se réjouissent au sein du PQ de l'unanimité qui se dessine autour de la candidature de Mme Marois. On y voit économie d'argent puisqu'une course au leadership viderait un compte en banque déjà à sec. Économie de temps aussi puisque, confirmée cheffe, elle pourrait se retrouver rapidement à l'Assemblée nationale. Économie d'énergie, car une course au leadership est coûteuse en rivalités et en déchirements.

Le consensus qui se fait autour de cette seule candidate, apparemment spontané, exprime avant toute chose le sentiment d'urgence et d'inquiétude qui étreint les militants depuis que leur formation a été repoussée au rang de troisième parti à l'Assemblée nationale. Il y a une sorte d'appel au secours qui lui est lancé à devenir le sauveur du parti. On lui reconnaît des talents et une force qu'on lui reniait voilà 18 mois lorsqu'il s'agissait de trouver un successeur à Bernard Landry. De voir certains admettre l'erreur commise en novembre 2005 en misant sur la jeunesse d'André Boisclair plutôt que sur la maturité et l'expérience qu'elle représentait est un acte d'humilité de leur part dont il leur reste à espérer qu'il n'arrive pas trop tard.

Les attentes à l'endroit de Pauline Marois seront, si elle est confirmée à la tête du parti, très élevées. Mille difficultés l'attendent. La situation de son parti est bien plus grave que celle qui prévalait lorsque Jacques Parizeau en prit la direction en 1987 dans des circonstances similaires. À l'époque, on pouvait toujours espérer que l'alternance finirait par jouer en faveur du PQ. Concourant avec deux autres partis de forces presque égales, rien de tel n'est assuré aujourd'hui pour ce parti. L'urgence consiste à stopper l'hémorragie avant toute chose.

En politicienne aguerrie, la candidate Marois pose ses conditions. «Si on me choisit comme chef de ce parti, c'est aussi cette orientation que l'on choisit», prévient-elle en évoquant la mise au rancart de l'échéancier référendaire. Sage précaution, car le couronnement qui se dessine la privera de la légitimité obtenue par une victoire à l'issue d'une course au leadership. Élue par acclamation, elle n'aura pas la même autorité sur un parti à qui elle propose de la suivre sur le sentier difficile de la rénovation du programme.

Moderniser le programme est une nécessité dont on discute ouvertement au sein du Parti québécois depuis les premières manifestations de fièvre adéquiste en 2002 sans jamais s'y résoudre vraiment. La «saison des idées» lancée par Bernard Landry se voulait un grand remue-méninge qui s'est conclu plutôt sur une radicalisation de l'échéancier référendaire à laquelle même Mme Marois s'était ralliée.

L'avantage dont dispose la candidate Marois est le danger de marginalisation qui guette le PQ. Elle a par ailleurs un grand degré d'écoute et connaît bien ce parti. Elle n'est pas de la génération de ses fondateurs comme Jacques Parizeau et Bernard Landry. Elle pourra passer au crible ses orientations avec plus de détachement, tout en gardant la boussole orientée vers les pôles de la souveraineté et de la social-démocratie. Au surplus, elle pourra compter sur l'appui total du chef en second du mouvement souverainiste qu'est Gilles Duceppe. Les circonstances du désistement précipité de celui-ci de cette course le lui assurent. Réussir la pédagogie du changement reste néanmoins un défi qui ne pourra être remporté que si elle réussit à conserver tout au long de ce processus la confiance que l'on est prêt à lui accorder aujourd'hui. Dans ce parti, rien n'est jamais acquis à cet égard.

bdescoteaux@ledevoir.ca
 
 
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 00h23
    Gouverner au centre
    Comme on le voit un peu partout en Europe, pour gouverner au centre il faut faire abstaction des idéologies. Si le PQ sous la gouverne de Mme Marois s'obstine à ne pas se faire doubler à droite ni à gauche, il tentera de se maintenir au centre où se retrouvent les lucides, les pragmatiques, les modérés, les réalistes et sans doute une majorité de fédéralistes.

    Comment le PQ peut-il espérer arriver à prendre le pouvoir avec l'appui de ce genre d'électeurs tout en conservant la souveraineté comme objectif avec au moins cinq années de turbulence à la clef?

    Georges Paquet

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 07h24
    Pauliiiiiiiiiine
    Madame Marois est morte. Enterrée la Castafiore et ses bijoux. Depuis quelques jours c'est Pauline. Pauline comme Mario, comme la voisine d'a-coté, comme la ti-fille du peuple.

    Le jeune Drainville, qui apprend vite, l'a rebaptisée mardi dernier. Les collègues ont suivi en fin de semaine. Les médias ont pris la bandwagon lundi matin. On s'est enfin trouvé quelqu'un près du peuple, quelqu'un comme nous autres. Pauline, la p'tite fille de la rive-sud...de Québec, mère de 4 beaux enfants qui, telle Candide, son jardin.

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 07h26
    Coup de théâtre au PQ
    Dépèche spéciale :

    Pierrette Castonguette se présente contre Pauline Mort Roi!

    Objet : Quand on ne peut se payer la démocratie, on se tape la dictature...alors j'arrive (la foule : Pierrette, Pierrette, Pierrette, on veut Pierrette, l'Orchestre Talam...Couronnement)

    Lorsqu'on nous dit que le PQ n'a pas assez d'argent pour une course et qu'il faille couronner la Castafiore, je me dis que lorsque l'on est trop pauvre pour la démocratie, on se tape presque invariablement la dictature.

    On nous joue du bien mauvais théâtre :

    1) En douce, les scripteurs du groupe des réalistes (Facal en tête), nous tarabiscote une version jupe écourtée de la sociale démocratie
    2) On nous soumet de force une des artisanes du démembrement du réseau des affaires sociales sous prétexte que c'est son tour puisqu'elle n'a pas été retenue lors des dernières élections des délégués péquistes et que Ségolène Royal a manqué un rendez-vous avec l'histoire. Or moi je vous dis qu'Hillary Clinton ne manquera pas le sien.
    3) La démocratie même pauvre au PQ, cela se fait aussi par vote postal et par campagne sans flafla via les médias.

    Le lobby de la petite et moyenne entreprise dicte au PQ la voie à suivre : on largue la sociale démocratie, on impose la cantatrice chauve et on demande en prime aux citoyens de fermer leur gueule.

    Comme on boude Curzi, comme on passe Facal sous silence (confiné au rôle du scribe accroupi), comme on me lime Legendre

    Je demande au parti québécois de :

    1) Défrayer les frais chirurgicaux pour que l'on me change de sexe : je veux être une femme derechef, non non non le gai ça n'a pas marché, je veux être une femme
    2) De me rendre mon épouse en lui donnant un salaire et une position équivalente à celle du mari de la Castafiore afin que l'aisance me donne une auréole de fausse dignité et moi en plus, cela est vrai, j'ai de la coultoure, je suis trés trés coultivé
    3) De demander aux contacts du parti de me signer les cartes qu'ils faut par comté et me fournir la somme de base pour m'inscrire car je ne peux même pas payer mon chauffage
    4) De me préparer le matériel promotionnel : Pierrette, Pierrette on veut Pierrette

    En plus, je veux qu'on me couronne. Je veux le couronnement que l'on m'a refusé. Je voulais présenter ma candidature et on m'a mis dans le nez, les règlement du partis si tard, que je ne pouvais plus amasser les signature requises au dernier scrutin du PQ alors c'est logique : c'est mon tour, cela va de soit. Si vous ne me couronnez pas, je vous lance mes talons hauts au visage, je vous promet que je vais faire le ménage une fois élu afin de faire taire les militants qui parlent trop ces petits nains de jardins qui font mourir le PQ depuis les années 70. Ils donnent de l'argent au parti, ils passent des tracts, font des appels avec les feuilles de pointage, covoiturent les citoyens lors du vote, applaudissent les candidats pour les kodacs et ils critiquent les petits infâmes et disent Monsieur l'agent, que l'on ne consulte pas la base : qu'est-ce que c'est pour des drôles de castard, allez dit....ce sont, ce sont...des indisciplinés : le pire parti ; Charest l'a dit et moi je crois Charest : c'est le pire parti le PQ. Ah le PQ c'est un parti de chialeux, de gibiers de potence, de méchants diarrhéiques verbaux, les petits merdeux je vais leur torcher leur popotin. Ils veulent un pays hein, je leur lance la spitoune par la tête, le pot de chambre, le pot de chanvre et la bouteille vide de bierre d'épinette Marco.

    Voici ma chanson de campagne (Brel toujours) :

    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Nos amitiés sont en partance
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    La mort potence nos dulcinées
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Les hommes pleurent les femmes pleuvent

    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois traîner mes os
    Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
    Jusqu'au printemps jusqu'à demain
    J'arrive, j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois voir si le fleuve
    Est encore fleuve voir si le port
    Est encore port m'y voir encore
    J'arrive j'arrive
    Mais pourquoi moi pourquoi maintenant
    Pourquoi déjà et où aller
    J'arrive bien sûr, j'arrive
    Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver

    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    A chaque fois plus solitaire
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    A chaque fois surnuméraire
    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois prendre un amour
    Comme on prend le train pour plus être seul
    Pour être ailleurs pour être bien
    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois remplir d'étoiles
    Un corps qui tremble et tomber mort
    Brûlé d'amour le coeur en cendres
    J'arrive j'arrive
    C'est même pas toi qui est en avance
    C'est déjà moi qui suis en retard
    J'arrive, bien sûr j'arrive
    Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver.

    Pauliiiine, attends moi j'arriiiiive!

    (La foule devant TVA, TVQ, RC : Pierrette, Pierrette, Pierrette...)


    Pierre Castonguay

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 08h46
    et patati et patata...
    Cinquième chef en 12 ans et toujours personne dans le camp souverainiste pour remettre en cause l'idée même de la souveraineté. Les Québécois n'en veulent pas- c'est pas grave-. répond Mme Marois- nous arrêterons de parler de référendum pour mieux parler de souveraineté. Comme si on pouvait avoir l'un sans l'autre.

    Mme Marois tentera de faire la quadrature du cercle alors que Gilles Duceppe aura beaucoup de pain sur sa planche ententant de récupérer le peu de crédibilité qui lui reste hors de son cercle rapproché de députés bloquistes.

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 09h41
    Quel bourbier! Et je suis poli!
    Bon, à part l'aspect loufoque de vaudeville à bon marché, les journalistes dont l'auteur de cet article ne semblent pas réaliser le côté triste de cette affaire.
    Nous voilà acclamant ce qui, il y a peu de temps était mis au rancard.
    De 2 choses l'une, ou le cocus du PQ n'a pas de jugement, ou les partisans sont plus ou moins perdus ou les 2.
    En tout cas, être porté aux nues par une telle bande n'est peut être un signe que l'on soit si bon que ça. Alors, cher journaliste arrêtez d'encenser.
    Les multiples qualités dont vous qualifiez la cheffe, elles ont laissé le Québec exsangue de toute vitalité, scolarisation sabotée par un notage farfelu (je sais, on dit notation, mais vu qu'on semble pouvoir écrire n'importe quoi, je ne vais pas m'en priver), finances publiques drainées par les syndicats avec la bénédiction du parti, retraite à gogo au point qu'une poignée de fonctionnaires à la retraite représente 43% du budget de l'état , système de santé mis aux soins intensifs par l'amputation de sa force de travail invité à la retraite (stratégie de création d'emploi du PQ endossée par Madame Marois, je crois qu'elle était là non?) à NOS frais etc.... plus tout ce que je ne sais pas.
    Voyez-vous, si Madame Marois avait été aussi bonne que vous le dites, je voterais PQ, car je ne suis pas borné au point de suivre aveuglément un idéal politique qui me pénalise.
    Une chose est sûre et ça, beaucoup de Québécois(e)s semblent l'avoir compris, heureusement : on ne s'en sort pas comme province à l'intérieur du Canada, alors si on sort du Canada où trouvera-t-on les milliards que le Fédéral nous «donne» (c'est le retour de nos impôts) pour vivre?
    On va vouloir des douanes (on est un pays ou on l'est pas), une armée de terre, de l'air et une marine (faut protéger nos côtes au Nord et au Sud), on va embaucher tous les fonctionnaires fédéraux au Québec, on va acheter ou louer TOUTES les infrastructures fédérales (ponts, parcs etc), les trains ils vont passer où? On va charger pour les rails? Ils nous enverrons à la pêche et j'en passe etc...
    Comment on fera tout ça?
    On AUGMENTERA les impôts! Et je le crains, l'impôt unique du Québec sera de loin supérieur à l'impôt provincial+ le fédéral d'aujourd'hui.
    En plus, vu que l'on n'a pas les moyens de nos ambitions, on passera un accord avec le fédéral et on louera chez eux TOUT ce que l'on ne peut pas acheter, somme toute, on paiera un GROS IMPOT du Québec et il y aura une redevance au Fédéral en plus mais ça ne s'appellera plus un impôt comme dans le bon vieux temps où on payait un impôt au Fédéral. On se sera fait avoir bien comme il faut.
    Alors, préparons nos carnets de chèques si Madame Marois est élue et «nous sépare», ça va nous coûter cher. Je l'entends déjà nous sermonner : «vous avez voulu un pays, ce n'est pas gratuit, nous investissons pour les générations à venir...». Nous vivons un moment d'histoire bla bla bla...
    Non, j'aimerai, mais je ne puis partager votre enthousiasme. On est mal parti j'ai bien peur.

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 10h00
    2 gros problèmes
    1)Les choix politiques de Mme Marois ont fait que 40% des québecquois ne paient pas d'impôt, et que la classe moyenne est lourdement attaquée depuis trop longtemps. Ce type de social démocratie est de plus en plus rejeté par les classes moyennes d'europe qui en ont marre. Le vote adéquiste en est un exemple...Peut-elle s'adapter à la volonté d'une majorité de citoyens plustôt centre-droit?
    2) Les intégristes purs et durs auront sa peau comme ils ont eu celle de René Lévesque et des autres..Le Pq c'est une religion plus qu'un parti politique.

  • Bertrand Gagnon
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 15h14
    Le P.Q. n'est pas mort
    Les réactions à l'article de monsieur Descôteaux sur l'arrivée de madame Marois me démontrent le désarroi de certains fédéralistes intégristes qui rêvaient depuis le 26 mars de l'enterrement du P.Q.

    Je constate que certains oublient qu'en 1994, le P.Q. a pris le pouvoir au moment où le déficit des dépenses courantes atteignait pratiquement six milliards.

    Le capitaine Bouchard et ses matelôts, dont madame Marois ont été forcés de délester en catastrophe le bateau qui coulait. Il y a des erreurs dans l'opération, notamment en ne limitant pas les mises à la retraite dans le personnel en charge des soins de santé.

    On se souvient que chaque jour, les médias montraient en épingle le nombre de patients dans les corridors des urgences. Pourtant, malgré les promesses farfelues de l'équipe Charest de règler le problème, les débordements aux urgences ont persisté.

    Lorsque madame Marois avait constaté, à la suite de l'intensification des mesures de détection de certains cancer, que l'équipement de nos hôpitaux était insuffisant pour permette d'offrir un traitement dans un délai raisonnable, au lieu d'attendre la livraison d'appareil additionnels, elle a permis à des malades de recevoir des traitements dans le pays voisin aux frais de l'État. Voilà une réaction responsable à une situation d'urgence.

    Oui, notre parti a fait une erreur d'imposer à son chef un calendrier pour la tenue d'un référendum au lieu d'écouter les messages de nos concitoyens qui étaient d'abord préoccupés de l'incurie du gouvernement au pouvoir et voulaient savoir quelles solutions immédiates le P.Q. envisagerait si on lui confiait le pouvoir. C'est probablement ce qui explique la panique des adversaires, face à la prise de position de madame Marois sur le regard nouveau à apporter à la sociale démocratie dans l'avenir.

    Non, l'arrivée de madame Marois ne signifie pas la fin des débats doctrinaires au sein de notre parti, si cela peut consoler les fédéralistes effrayés du retour à une certaine unité d'action des forces fédéralistes.

    Cependant, les prédictions de tous les prophètes de malheur ne m'empêcheront pas de croire que, pour la première fois, un parti politique pourra présenter à la population du Québec une candidate ayant l'expérience de tous les secteurs de l'administration publique. Cette fois, la majorité silencieuse dans le parti québécois ne tolèrera plus les lavages de linge sur la place publique de la part des grands parleurs. Dans l'intervalle, j'espère que madame Marois ne se laissera pas ébranler par les gérants d'estrade à la recherche d'une cote d'écoute.

    Bertrand Gagnon

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 18h16
    Et on a vite oublié l'histoire des garderies.
    Voici que la future reine du Québec arrive en trombe après:

    - avoir humilié Gilles Duceppe;

    - avoir magouillé contre Bernard Landry en 2005; elle demandait alors un congrès à la chefferie; et soudain, elle veut se faire couronner;

    - avoir placé son mari Jacques Blanchette à la SGF avec les résultats que l'on sait;

    - avoir causé la fermeture de Gaspesia alors qu'elle était ministre des finances;

    - avoir augmenté les taxes sur les cigarettes 5 fois;

    - avoir mis de l'avant (encore dernièrement, à la suite de Boisclair, que sa priorité était l'éducation entre autres) des pouponnières en garderies, alors que tous les pédiatres se conjuguent à dire que l'enfant de 0 à 3 ans a impérativement besoin de sa mère...

    ... et j'en passe.

    Monsieur Descoteaux, vous aviez tout à fait raison en plus de rappeler que: La «saison des idées» lancée par Bernard Landry se voulait un grand remue-méninge qui s'est conclu plutôt sur une radicalisation de l'échéancier référendaire à laquelle même Mme Marois s'était ralliée."

    Exit Pauline Marois...qui n'a cessé elle aussi de dire et dédire.

  • Micheline Emard
    Inscrite
    mardi 15 mai 2007 18h55
    réponse à Philippe Champagne
    Monsieur votre mauvaise foi me coupe le soufle vous ètes tombé sur la tête?

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 20h36
    La mort lente
    À lire toutes ces bonnes âmes qui ne semblent plus croire à rien sauf à ce que l'indépendance nous coûtera cher, comme si la liberté pouvait être trop cher! Il ne nous resterait plus qu'à attendre une mort lente?

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 21h11
    Monsieur Gagnon, le problème du PQ c'est...
    ...qu'il est le seul parti à donner l'impression que les québécois sont là pour LUI et non pas l'inverse, sauf du temps de MONSIEUR René Lévesque. Mais vous lui avez réglé son compte vite fait, ce qui semble être une tradition chez vous, soit dit en passant. Or, tout bon parti politique qui se veut celui du peuple devrait être là pour ce peuple.
    Vous êtes aussi près du peuple que le politbureau de Brejnev l'était.
    Désolé de vous dire cela «devant tout le monde», mais vous avez omis de laisser votre adresse courriel.
    Ceci n'est ni un reproche, ni une engeulade, ne le prenez donc pas mal, c'est tout simplement un (triste) constat et le pourquoi «nous semblons» ne pas voir au PQ toutes les qualités que vous y trouvez.
    Et relisez les commentaires, chacun a émis son opinion opinion sans éprouver le besoin de démolir celle des autres pour se sentir mieux. Ça fait PQ cette approche.

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    mardi 15 mai 2007 21h32
    Une femme première ministre..!! Clara Verville
    Pauline Marois sera cheffe du P.Q., mais il n'est pas dit qu'elle deviendra Première Ministre.. pour ce faire il va lui falloir se faire élire.. et je ne suis pas certaine que les québécois sont prêts à élire une femme P.M. Il lui faut rebâtir le Québec de 2007..ce n'est plus celui de René Lévesque, tant de choses ont changé.. il nous faut évoluer et être de notre temps..les jeunes québécois ont vieilli d'autres ont pris la relève, les babyboomers devenus vieux sont-ils encore péquistes ? Ont-ils les mêmes rêves ? Nous avons une capacité d'adaptation très grande.. et seul l'avenir nous dira ce que les québécois veulent et qui ils choisiront..

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 21h35
    Pauline Marois est l'homme qu'il faut pour le Québec !
    Madame Marois a peut-être une approche "provincialiste" de l'expérience de gouvernement (dixit les chantres mous de l'extrémisme "pur & dur"), et celle-çi a toujours tiré son épingle du jeu depuis bientôt trente ans en politique provinciale en ménageant les susceptibilités des antagonistes, si ce n'est même des proverbiaux chèvre et chou.

    Ce qui presse nettement pour le Québec c'est quatre à cinq ans de gestion rigoureuse, compétente et humaniste d'un gouvernement social-démocrate bien orienté et incliné mais pas compromis à gauche, de sorte qu'un de ses fruits soit la très espérée réforme du mode de scrutin qui fasse éclater le spectre chromatique de la politique québécoise, et qu'on débarasse enfin le PQ de ces tendances extrémistes de droite paléo-nationaliste ou de gauche jusqu'au-bout-iste qui iront enfin mesurer toute l'étendue de leur marginalité au vu de leur famélique suffrage électoral.

    De ce fait le PQ ne sera peut-être plus le propriétaire de l'idée indépendantiste mais en sera le fiduciaire principal qui fédérera (oui, oui !) toutes les tendances vers la souveraineté, tout en gommant le clientélisme dont pourraient se réclamer ces groupuscules.

    A un mandat suivant (souhaitons tous le voir arriver bientôt après son début), là sera le test ultime de la consultation populaire (tiens, tiens...) dont la forme sera déterminée par le rapport de forces qu'aura constitué un mandat électoral clair, de préférence une élection référendaire, seul moyen de contourner le carcan dont Ottawa a affublé la législature québécoise avec la Loi sur la Clarté.

    Madame Marois devra sortir le fouet, cependant, pour dompter ce parti turbulent, indiscipliné, ce ramassis improbable et indiscriminant qui ne me dit plus rien qui vaille de syndicalistes crypto-marxistes, de manieurs talentueux de formulaires de subventions à l'économie sociale, de cravates bleues porteuses de valise et d'ambitieux adorateurs de l'Ordre de la Grande Toge...

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