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L'électrochoc Pauline Marois

La candidate à la chefferie propose des changements profonds au PQ

Kathleen Lévesque   14 mai 2007  Québec
Les députés péquistes François Legault et Camil Bouchard ainsi que le député du Bloc québécois Réal Ménard ont chaudement applaudi à la candidature de Pauline Marois qui a provoqué hier un véritable engouement. Après une semaine de turbulen
Photo : Jacques Grenier
Les députés péquistes François Legault et Camil Bouchard ainsi que le député du Bloc québécois Réal Ménard ont chaudement applaudi à la candidature de Pauline Marois qui a provoqué hier un véritable engouement. Après une semaine de turbulen
Bousculé depuis une semaine, le Parti québécois a reçu hier un autre électrochoc. Pauline Marois a annoncé sa candidature à la direction du parti en proposant de procéder à des changements profonds: mettre en veilleuse la mécanique référendaire, s'adapter aux aspirations des Québécois et renouer avec le nationalisme identitaire.

Après 18 mois d'absence sur la scène politique, c'est une Pauline Marois souriante, l'oeil pétillant, qui a prévenu les militants péquistes que c'est d'un «parti renouvelé» qu'elle veut être cheffe. «Un parti qui ne répond pas à une nécessité évidente se condamne à la marginalité et peut même se condamner à la disparition. Il y a un immense travail d'écoute à faire, et je sais que je peux le faire», a-t-elle déclaré entourée de quelques dizaines de députés du PQ et du Bloc québécois.

Le changement d'approche que propose Mme Marois apparaît comme une condition pour celle qui en est à son troisième essai pour prendre les rênes du PQ. Il est plus que temps, selon elle, que le PQ rompe avec les sempiternels débats sur la date d'un référendum (que ce soit les 1000 jours de Bernard Landry ou la formule récente d'André Boisclair du plus tôt possible dans un prochain mandat). C'est un piège, a fait valoir Mme Marois.

«Je propose que nous mettions de côté l'échéancier référendaire pour travailler sur le projet de pays, l'expliquer, en discuter et écouter les gens sur la façon dont ils le voient. Si on me choisit comme chef de ce parti, c'est aussi cette orientation-là que l'on choisit», a clairement indiqué Mme Marois.

Avant de présenter brièvement son programme, Pauline Marois a salué le chef du Bloc, Gilles Duceppe, qui la veille a surpris tout le monde en se retirant de la course moins de vingt-quatre heures après avoir annoncé son intention de briguer la chefferie péquiste. «Gilles, cela te grandit. Merci», a affirmé Mme Marois.

Les coups de théâtre se sont multipliés dans les rangs souverainistes depuis une semaine. André Boisclair a d'abord déclaré que M. Duceppe travaillait en sous-main pour le remplacer. Gilles Duceppe s'en est défendu. Puis, mardi dernier, André Boisclair tire sa révérence. Des candidats sont pressentis pour le remplacer. Vendredi, Gilles Duceppe prend de vitesse Pauline Marois et annonce sa candidature. Mais la riposte de Mme Marois arrive quelques minutes plus tard: elle sera aussi de la course à la direction.

Puis, en fin d'après-midi samedi, M. Duceppe a diffusé un communiqué de presse annonçant qu'il se ralliait à Mme Marois, vaincu par «l'importante et rapide récolte d'appuis de Pauline Marois». Dès lors, M. Duceppe a indiqué vouloir demeurer à la barre du Bloc, une question soumise dès aujourd'hui au caucus bloquiste.

Retour au discours identitaire

Hier à Longueuil, Pauline Marois a dit avoir pris acte de la «sévère défaite» infligée à sa formation politique le 26 mars. À ses yeux, le PQ doit saisir l'occasion pour se recentrer, ce qui, précise-t-elle, ne peut être confondu avec un virage à droite. À l'inverse, se radicaliser constitue «une recette assurée pour la marginalisation, pour le suicide», a-t-elle affirmé. Pauline Marois propose plutôt de tendre vers un État plus efficace.

Le PQ doit mettre le cap sur la prospérité économique dans une perspective de développement durable, croit-elle. C'est une «condition essentielle pour faire avancer l'égalité des chances, pour financer les services publics et bâtir la vraie solidarité», a soutenu Mme Marois. «Vouloir moderniser l'État n'est pas anti-social-démocrate et n'est pas en contradiction avec la poursuite du projet souverainiste», a-t-elle ajouté.

Mme Marois a également teinté son discours de nationalisme identitaire. Depuis la défaite au référendum de 1995, le PQ et le Bloc avaient délaissé cette voie pour parler dorénavant de nationalisme civique. «Les valeurs que nous partageons, toutes origines confondues, nous les connaissons: nous sommes des francophones avant tout, solidaires et démocrates, tolérants mais désireux du respect de notre identité», a déclaré Mme Marois qui a aussi cité la famille comme le pilier de sa proposition politique.

Cette dernière s'est défendue d'aller sur le terrain de prédilection de l'Action démocratique du Québec, alors que Mario Dumont a fait ses choux gras tant du nationalisme découlant des accommodements raisonnables que des besoins de la famille lors de la dernière campagne électorale. «Nous ne devenons pas autonomistes à partir d'aujourd'hui», a précisé Mme Marois.

Les députés Daniel Turp et François Legault se sont réjouis d'un tel changement de ton. «On s'est éloignés de ce que veulent les Québécois. Il faut renforcer notre identité», a dit M. Legault. Ce dernier a dit apprécier la détermination de Pauline Marois à miser sur une gauche efficace, à l'instar des partis de centre gauche de l'Occident, qui ne renient pas pour autant leurs valeurs profondes de justice sociale. «En 2003, on a eu une défaite et on n'a peut-être pas eu le courage de changer les choses», a-t-il fait remarquer.

Quant à la possibilité que les changements proposés n'enchantent pas l'aile orthodoxe du PQ, M. Legault a rappelé que l'objectif n'est pas «de faire l'unanimité, mais le consensus».

L'emballement des partisans présents à ce qui devait être une conférence de presse et qui s'est transformé en un rassemblement militant ne trompait personne. Pauline Marois a été accueillie par quelque 200 personnes qui ont spontanément chanté: «Ma chère Pauline, c'est à ton tour...»

Puis les nouveaux députés Pierre Curzi et Bernard Drainville ont fait de courts discours pour présenter la candidature de Mme Marois. M. Curzi a notamment lu la missive d'appui envoyée par la présidente du Parti, Monique Richard, ainsi que celle de la députée Louise Harel.

Le député de Borduas a également souligné qu'il est maintenant temps que le PQ modifie sa traditionnelle formule de «sortir, parler et convaincre» pour celle de «sortir, écouter et agir». De son côté, M. Drainville a affirmé que Mme Marois «va se mettre à l'écoute des idées nouvelles dont nous avons besoin».

L'époux de Mme Marois, Claude Blanchet, qui a dirigé la Société générale de financement entre 1997 et 2003, s'est dit très fier de son retour en politique. «Ça ne prenait qu'une petite étincelle», a-t-il assuré.

D'ailleurs, Pauline Marois semblait hier portée par beaucoup de fébrilité. Rien ne semblait l'atteindre. À ceux qui ont tenté par le passé de réduire ses compétences à animatrice sociale, elle dont la feuille de route est impressionnante (elle a dirigé notamment les ministères de l'Éducation, de la Santé, du Trésor et des Finances), elle a rétorqué avec le sourire que c'est là un rôle passionnant. Et quand on lui a souligné qu'elle pourrait devenir la première femme au Québec à être chef de parti, elle a lancé: «C'est un beau risque.»
 
 
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  • Nathaly Isabelle
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 06h19
    oui, mais...
    Très bien, Mmme Marois. «Mettons» que je suis prêt à vous suivre. «Mettons» que ce serait super d'avoir une femme comme première ministre. «Mettons» que vous feriez les choses différemment.
    Mais l'indépendance, la liberté d'être une nation, le pouvoir de décider d'investir dans son avenir, de parler de culture, de la nôtre et celle des autres, d'améliorer comme bon nous semble santé, éducation (on veut le système international pour tout le monde et être trilingue comme bon nombre d'Européens), environnement, arts, sports (on veut notre équipe nationale de hockey!), c'est pour quand, arc-en-ciel?!
    J'habite en Outaouais, je n'en peux plus du carcan fédéral, je n'en peux plus de passer pour une province (aussi belle soit-elle)- à l'époque de l'empire de César, la Gaule aussi était une province -, je n'en peux plus d'être ravalé au rang des sempiternels quémandeurs et braillards à Ottawa. Est-ce que c'est possible avec vous d'arrêter d'être des Tanguy et de dire aux Harper, Dion et tutti quanti de la même espèce fédéraliste et colonisatrice, allez ciao, auf wiedersehen, hasta luego, on a assez donné, ça suffit, on s'en va, vous vous trouverez d'autres francophones de service, il en reste quelques-uns au Canada - qui se battent oui, mais qui sont tellement en situation d'être assimilés à vitesse grand V (je le sais, je leur enseigne) -.
    Alors, c'est pour quand la liberté, c'est pour quand la possibilité de redire la phrase de René Lévesque: «Je ne pensais jamais qu'un jour, je serais aussi fier d'être Québécois» et que «On est peut-être quelque chose comme un grand peuple»?
    André Magny
    journaliste et enseignant au Canada, à Ottawa

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 06h30
    LE RETOUR DE LA CASTAFIORE
    J'ai mes réserves sur Pauline Marois, mais je suis tellement content du départ d'André Boisclair, que je ne vais pas cracher dans la soupe.

    Il suffirait qu'une électrice sur deux vote pour Pauline pour qu'elle fasse presqu'autant (26%) que le dandy (28%).

    Pauline veut cesser de parler référendum pour parler enfin d'indépendance (les moins de 30 ans n'ont jamais entendu parler de souveraineté; tout ce qu'on leur a parlé c'est du maudit référendum). C'est ce qu'il faut faire évidemment. Mais va-t-elle le faire?

    Pauline veut tasser l'affreux multiculturalisme pour défendre l'identité québécoise. Mais va-t-elle le faire?

    Pauline veut tasser la social-démocratie pour le pragmatisme. Mais va-t-elle le faire?

  • Françoise Labelle
    Inscrite
    lundi 14 mai 2007 07h18
    Électrochoc et perte de mémoire
    L'électrochoc est utilisé pour faire effacer temporairement les souvenirs récents.
    Il y a 18 mois, les membres du PQ préféraient DÉMOCRATIQUEMENT Boisclair à Marois parce qu'ils voulaient un renouveau. C'était sans compter le réseau des vieux qui, comme dans les Invasions Barbares, s'accrochent au passé. Adieu renouveau. C'est trop pénible de laisser sa place aux jeunes et de leur laisser le temps de s'installer.
    Le travail systématique de sape a réussi. Chaque pas de Boisclair le rendait coupable. Chaque faux-pas de Madame est oublié.
    Un CV impressionnant en santé et en éducation? Ça va si bien dans ces deux domaines. On dirait la Pravda.
    Belle perte de mémoire, bel avenir en perspective!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 07h50
    FUITE EN AVANT OU EN ARRIÈRE ?
    La course à la chefferie est gagnée par Mme. Marois avant même le signal du départ. Ça va prendre une bonne dose de courage ou d'inconscience à un(e) candidat(e) pour courir contre elle et ses nombreux partisans déclarés.

    Le beau risque pas de référendum qui devrait conduire le PQ à gouverner le Québec-province à long terme, pourrait être perçu comme une fuite en arrière pour certains souverainistes convaincus, purs et durs qui sont invités à quitter si ça fait pas leur affaire. Est-ce qu'ils vont le faire et ceux de l'extrème gauche aussi ? Le parti Solidaire et l'ADQ pourraient alors en bénéficier.

    La chefferie du PQ est gagnée pour Mme. Marois. La politique provinciale va être très intéressante à partir de maintenant.

  • Sylvain Rondeau
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 07h53
    Laissons la chance à celle qui court...
    Ancien péquiste, j'ai suivi avec intérêt les boires et déboires de cette formation au cours des deux dernières années.

    Le choix démocratique d'André Boisclair avait été basé sur des critères entièrement superficiels: la quête du renouveau (sans savoir ce que cela voulait dire car le candidat n'y allait que de sophisme en sophisme lors de la course à la chefferie) et le désir de laisser la chance au jeunes (comme si la jeunesse était garante de vertu et que l'expérience devenait un handicap: bel exemple d'âgisme).

    Quand les québécois et une majorité des membres du PQ on pu examiner les conséquences de ce choix à long terme au cours de la campagne électorale puis après, ils se sont rendu compte d'avoir voté pour une personne de disposant pas du flair et de la maturité nécessaire à l'exercice de la chefferie et du pouvoir.

    Madame Marois c'est toujours montré bonne communicatrice et habile politicienne. De plus, personne ne peut remettre en question sa compétence à diriger un parti ou un état: nombre de candidates à l'exerccie du pouvoir dans le monde ou même certaines femmes qui sont déjà à la tête d'un l'état (comme Mme Herkel par exemple) n'ont pas la moitié de son expérience et de sa compétence. Reste seulement à savoir si elle pourra remettre un parti souvent dominé par ses éléments les plus réactionaires au diapason avec l'ensemble de la population.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 08h11
    Quel électrochoc?
    En quoi le retour opportuniste de Mme Marois provoque-t-il un électrochoc? Il y a 18 mois, elle a tourné le dos à la politique, au lieu de donner son appui à son nouveau chef élu, car elle s'était fait battre pour la 2e fois. Une vraie réaction d'enfant gâtée! Si je ne suis pas chef, je m'en vais. Et aujourd'hui que le vent lui semble favorable, elle revient en force et tous ceux qui lui ont montré la porte la dernière fois sont tout sourire avec elle. Ah, ces politiciens! Ils changent de camp comme on change de chemise...
    Tout cela a un relent de soif du pouvoir. Mme Marois ne revient pas parce qu'elle pense pourvoir faire changer les choses, car il n'y a rien de moins sûr, mais bien parce qu'elle sent que le pouvoir est à portée de la main. Bravo pour ses motivations et son honnêteté intellectuelle! Je lui souhaite bien du plaisir, encore faudra-t-il qu'elle réussisse à secouer le joug de la vieille garde, dont elle sentira la respiration sur son échine à chaque mouvement. Une fois de plus, le chef du PQ risque d'avoir les mains liées, comme M. Boisclair... Ce n'est pas le chef qui est en cause dans ce parti, ce sont plutôt les grenouillages, les magouilles, les coups bas, les trahisons, etc. Le pauvre René Lesvèque doit se retourner dans sa tombe.

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 08h16
    Sortir des querelles générationnelles...
    Soyons indulgents et quittons, au plus vite, la dichotomie des luttes générationnelles à l'intérieur de ce parti(je suis moi même fils de boomer). J'avais appuyé A. Boisclair, mais avec un sentiment intrinsèque que le tout sonnait faux; combien comme moi trouvaient que ses failles le rendait trop facilement vulnérable ? Jamais autant que la raclée que le parti a encaissé le 26 mars du moins... Ne perdons pas de vue les défis : proposer à court terme une alternative crédible au discours évanescent de la droite dumontienne; et en ça, Mme Marois oppose au discours vide, l'expérience de réalisations prisées en matière de gestion de l'état.

    Le référendum viendra quand les indépendantistes, dont je suis, auront fait d'en montrer la nécessité; ce qui viendra assez vite. Nous sommes bien servis à Ottawa en ce moment en ce qui concerne les arguments en notre faveur!

  • Gilles Marcouiller
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 08h48
    Du déjà vu il me semble !
    Puisque le temps est au réjouissance, aussi bien célébrer avec Mme Pauline Marois. Elle a été fidèle toute sa vie au PQ. Jamais deux sans trois dit-on ! Mais les réjouissances risquent d'être de courte durée.

    Ses déclarations de la fin de semaine vont écorcher une partie du fuselage du PQ et l'envol de Mme Marois s'effectuera difficilement à une seule aile.

    Non seulement son message risque de provoquer une énorme poche d'air au sein du parti, mais l'électorat québécois pourrait dans un avenir rapproché lui rappellé qu'il ne s'agissait pas d'un simple accident lors des dernières élections. Je suis toujours estomaqué d'entendre les grandes voix du PQ s'en remettre au peuple. Ce dernier a déjà clairement indiqué qu'il n'en voulait pas de la souveraineté. Avec ses grands airs de démagogue à la Landry ou à la Bouchard, Mme Marois revient avec un discours au peuple qui fait fi de la volonté du peuple. L'idéologie rends aveugle. La prochaire fois, nous pourrions assister au crash du PQ. Ce serait dommage pour Mme Marois. Il faut reconnaître qu'elle a le courage de ses convictions (contrairement à M. Duceppe).

    Les québécois, espérons-le, sauront rafraîchir sa mémoire. Néanmoins, il faut lui souhaiter bonne chance.

    Gilles Marcouiller

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 08h52
    Viva la Castafiore!
    Le retour de Pauline Marois est la plus belle chose qui soit arrivée au PQ depuis belle lurette. Plusieurs éléments contribuent à ce momentum. Tout d'abord, le sentiment de plusieurs personnes de s'être trompés en choisissant Boisclair comme chef. Ensuite, l'historique défaite électorale de mars; on se dit que ça ne peut pas être pire... Et puis, il est dans l'air du temps -- et à peu près temps! --d'envisager qu'une femme puisse être non seulement à la tête d'un parti, mais à la tête d'un État.
    Personnellement, je crois depuis longtemps que le PQ doit parler davantage de souveraineté, plutôt que de tergiverser sur un éventuel référendum. Nul n'est besoin de donner sa stratégie au camp adverse... Une fois au pouvoir majoritairement, tout devient possible. Basta Mario Dumont, basta Jean Charest! Viva la Castafiore!!!

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 08h53
    Un beau défi pour l'ADQ
    À bon chat, bon rat: si les troupes adéquistes pensaient pouvoir "dormir s'a switch", on a des nouvelles pour eux. Et avec un peu de recul, ce sont d'excellente nouvelles.

    Malgré son lourd bilan de technocrate péquiste, Pauline Marois est une femme brillante et avisée, jusque dans sa façon de mettre le féminisme radical au service de ses projets politiques, un peu comme Nicolas Sarkozy instrumentalise l'extême-droite française.

    Pour devenir une politicienne dangereuse, il lui manquait le leadership qui émane de la capacité à parler vrai: en saisissant cette occasion dorée de mettre à mort l'option référendaire, elle se rallie habilement au constat d'un grand nombre d'électeurs québécois: c'est un coup de maître.

    Pour transformer l'essai, il lui restera à résoudre de façon crédible la question des moyens, traditionnel point faible de la gauche. Mais par effet de comparaison, cela va inévitablement obliger Mario Dumont à mettre de l'ordre dans ses stratégies, afin de garder une longueur d'avance sur le PLQ et apparaître comme le leader naturel de la droite face au transparent Jean Charest.

    Autre point positif, cette évolution confirme l'effacement de la polarisation fédéraliste-souverainiste au profit d'une classique polarisation droite-gauche, à un moment ou le gouvernement fédéral à tout intérêt à ne pas ranimer les vieux démons: c'est une excellente nouvelle pour un Québec qui doit au plus sacrant commencer à mettre un pied devant l'autre, et s'arracher du bourbier ou l'ont enfoncé l'aveuglement et l'incurie des ses propres élites.

    Un beau défi, pour le PQ comme pour l'ADQ: que la meilleure équipe gagne, et que les dinosaures s'adaptent, ou disparaissent.

  • Ghislain Tremblay
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 08h56
    g.m.tremblay< @aon.at
    André Magny
    journaliste et enseignant au Canada, à Ottawa
    Je suis Ghislai Tremblay.
    Je suis 1000% d'accord avec vous!
    Vais-je avoir mon pays avant de disparaitre de cette belle planète! Je mets mes dernièes cartes sur la tables avec Paulinr Marois!! La souverainté es l'àme du PQ alors ne l'publions pas. Devenir un autre parti à la Charette, c'est pas pour moi.
    Ghislain

  • André Julien
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 09h13
    Le martyrisé a gagné sur toute la ligne.
    Par son éclat tant décrié,on seulement, André Boisclair a-t-il réussi à éteindre les prétentions de Gilles Duceppe à la chefferie, mais en plus son successeur, présumé mais non-plebiscité, accomplira le travail qu'il s'était engagé à mener à terme.
    Un troupeau de Brutus, ultra-expérimenté en attente sur la ligne de touche, est déjà aux aguets, prêts à bondir au détour d'une phrase.

  • Max Roujeon
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 09h15
    Je me pose de sérieuses questions...
    Quel CV en effet :
    -L'éducation,
    on voit où on est, on essaie d'effacer les stigmates des changements laissés par sa réorganisation. Notes farfelues, après le «no-fault» en auto on a le «no-dummy» en éducation.
    On peut dire, quasiment une génération de gaspillée.
    -La santé?
    Là, du grand PQ! Ça prendra 25 ans avant de s'en remettre...si on s'en remet
    -Les finances
    Le trésor public? Il n'a de trésor que le nom, par contre il est public car on paye tous (enfin presque, sauf les riches).
    Car si tous les gouvernements se sont plantés plus ou moins le PQ est le maître «es» tout va pour le mieux notre cote de crédit est maintenue donc on continue.
    -Et la dernière trouvaille : On va être à l'écoute et s'occuper des gens!
    On va améliorer le «pays» avant de demander de le sortir du Canada.
    WOW! Avant alors, vous étiez là pour quoi?
    Non vraiment, ça fait peur, désolé, je ne puis partager l'enthousiasme de certains.
    De toute façon, on n'est pas rendu là, heureusement.
    Je ne peux m'empêcher, en voyant comme les choses se passent, de me dire que si le PQ avance, ce sera croyez le ou non, grâce au sacrifice de M. Boisclair. Sans lui et ses erreurs Madame Marois ne pourrait pas, aujourd'hui, poser ses conditions à la vieille garde du PQ. Il a fait en somme, la preuve de ce qu'il ne faut pas faire.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 09h38
    Un petit pas dans la bonne direction.
    «Les valeurs que nous partageons, toutes origines confondues, nous les connaissons: nous sommes des francophones avant tout, solidaires et démocrates, tolérants mais désireux du respect de notre identité»(Pauline Marois)

    Bravo, Mme Marois, d'avoir le courage d'abandonner cette horreur qu'est la nation strictement civique. C'est un pas dans la bonne direction. Mais ce n'est pas suffisant.

    Maintenant, il vous faudrait avoir le même courage d'abandonner cette vision réduite "montréalaise", strictement linguistique "francophones avant tout" d'une nation "confondue" québécoise, pour enfin la réaffirmer à la grandeur du Québec réel et dans toutes ses particularités identitaires originales.

    Le Nunavik est un territoire qui fait pas moins du tiers de la superficie du Québec. Il est habité par un peuple qui se nomme Innuit. Ces Québécois (au sens civique) ne sont pas "francophones avant tout", mais "inuktituphone avant tout". L'Iniktitut est leur langue maternelle et c'est la première langue qu'ils apprennent à leurs enfants à l'école. Ils habitent le nord du Québec depuis autour 4,000 ans et partage ce territoire avec les Amérindiens Cris et les Canadiens français depuis 400 ans. Les Cris, de "langue crie avant tout", habitent non seulement le Nunavik mais tout le centre ouest du Québec.

    Les Canadiens français, depuis 400 ans, partageons aussi les autres territoires à la grandeur du Québec avec tous les peuples amérindiens, et les Métis, et dont la langue maternelle spécifique est aussi "avant tout".

    Cette cohabitation, ce partage du territoire entre tous ces peuples incluant les Canadiens français qui se sont "métissés" avec eux, est notre histoire des 250 premières années qui ont fait de nous les véritables fondateurs du pays et de sa spécificité. Ce phénomène ethnologique fait du peuple Canadien français un autochtone à part entière avec ces autres peuples.

    C'est cette réalité identitaire québécoise que le régime anglais tente depuis 150 ans de faire oublier par le reniement et le révisionnisme historique, car l'anglais dans sa conquête a toujours refuser de se métisser et partager le territoire. Il a voulu dominer en divisant, en NOUS divisant. Et malheureusement, le PQ et Bloc, par désespoir, ont finient par adopter la stratégie de l'ennemi en reniant notre propre histoire d'avant la conquête.

    C'est ce lien des 250 premières années qu'il faut rétablir en se reconnaissant tous à nouveau comme les fondateurs du pays à repartager. Seule notre reconnaissance à tous mènera à l'unité qui fera rennaître le pays tant aimé.

    Le drapeau qui flotte au dessus du parlement de Québec, la première capitale du Canada, la véritable capitale du Canada, n'est pas le drapeau des Québécois. Il est le drapeau des Canadiens français. Sa croix catholique et ces fleurs de lys françaises sont des symboles Canadiens français. Il manque trois autres drapeaux sur ce parlement; le drapeau de la fédération des peuples amérindiens, le drapeau des Métis, et le drapeau Innuit.

    Ne manque, pour les réunir, qu'un drapeau d'une fédération Québécoise.

  • Paulo Gervais
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 09h39
    Moderniser l'État de manière efficace
    Je suis d'accord avec ce que madame Marois proposait hier. Il est temps de moderniser le programme du Parti Québécois d'une manière concrète et efficace afin de toucher le plus de gens possible. Il s'avère qu'une équipe composée de François Legault, Pauline Marois, Joseph Facal et Pierre Curzi pourront y parvenir.

    Certes il reste du travail à faire, mais je crois que le Parti Québécois peut rebondir de belle manière maintenant.

    Paulo Gervais

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 09h56
    Relis tes Tintin
    Tu t'obstines à comparer madame Marois à la Castafiore de Hergé. Relis tes Tintin.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Faucher Faucher
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 10h02
    Le moyen (le référendum) a fait perdre de vue l'objectif de cette démarche
    Il serait temps de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard!

    Lorsque dans les années 50 et 60 de nombreux pays ont acquis leur indépendance territoriale et politique, la Banque Mondiale a exigé que les colonies libérées rembourser les emprunts des colonisateurs utilisés pour développer l'infrastructure et faciliter l'exploitation des ressources des colonies. Les colonies avaient retrouvé leur autonomie politique mais restaient asservies économiquement. Est-ce qui nous attend?

    À la mort de Duplessis, (1) le Québec n'avait aucune dette et Maurice refusait d'endetter sa province. Il exigeait de gérer les taxes québécoises, tel que négocié dans le pacte confédératif.

    En faisant bloc avec le conservateur Diefenbaker, Maurice avait fort bien amorcé la libération sa province. Lesage, avec sa révolution tranquille, a simplement exploité les acquis de son prédécesseur.

    Craignant que le Québec se libère, les libéraux fédéralistes se sont empressés de nous asservir économiquement en créant les programmes conjoints. Les provinces, traitées comme des colonies des Héritier de l'Empire britannique, doivent s'endetter au risque de perdre les avantages de leurs taxes. À compter de ce moment, économiquement, ils nous tenaient par les....

    La troisième guerre mondiale, LA GUERRE ÉCONOMIQUE fait fureur en ce moment.

    NOUS DEVONS RETROUVER NOTRE INDÉPENDANCE ÉCONOMIQUE avant que les Américains ne conquièrent le Canada. Gagner la guerre sans combattre... Est-ce qui se produit en ce moment?

    Les Conservateurs venus de l'Ouest canadien, appuyé par le Québec, leur ont ouvert la porte aux Américains avec un libre échange à sens unique (uniquement pour les produits où ils sont concurrentiels).

    Les conservateurs ont vendu aux Américains les pétrolières canadiennes et du coup nos ressources énergétiques, avec l'interdiction au Québec de vendre ses produits raffinés au reste du Canada. (La ligne Borden) Pour les aider, ils ont construit à nos frais en territoire américain, le pipeline.

    Aujourd'hui, les profits du pétrole permettraient aujourd'hui de couvrir les services santé de tous les canadiens.

    Les conservateurs ont payés les Américains pour nous laisser vendre notre bois. Le bois canadien devenu trop cher aux États-Unis, ils l'importent de d'autres pays. ...

    Maintenant que la guerre économique fait rage dans le monde, ils ont commencé à acheter nos entreprises et à nous vendre plus cher pour rembourser le prix d'achat. (Marché de dupe.)

    IL EST LÀ NOTRE DÉFI. Nous avons peut-être besoin d'une MADAME DUPLESSIS (1) pour nous faire faire un autre bout de chemin vers notre libération économique, en espérant qu'elle ne meurt pas d'une crise cardiaque, et ce pour notre mieux être. N'est-ce pas la raison de notre recherche d'autonomie? Un mieux être?

    Spartacus.

    (1)(Remarquez que les trois premiers ministres de l'Union nationale sont morts d'une crise cardiaque)

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 10h07
    Culpabilité coupable
    Par péquistes interposés, un grand nombre de Québécois se sont sentis coupables du fait qu'André Boisclair ait été préféré à Pauline Marois. Avec les péquistes, ces mêmes Québécois vont liquider leur sentiment de culpabilité en lui remettant les rênes du pouvoir sur un plateau d'argent. Et le PQ va se payer un autre couronnement! Quand donc les Québécois extirperont-ils de leur identité cette recherche maladive d'un messie qui les dispensera de se lever debout une fois pour toutes ? Quand on ne sait pas d'où l'on vient, on ne sait pas où aller, que l'on soit jeune, moins jeune ou vieux.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Francine Cousteau Serdongs
    Abonnée
    lundi 14 mai 2007 10h14
    Le genre de pays, d'abord!
    Le Québec identitaire, depuis 1976-1977 même (Au panier, la fête des Canadiens français!), fut tabou pour les péquistes, réflexe de colonisé, encore. Enfin, parlons-en de notre identité! Nous sommes notre histoire. Alors, il faut que tous nous connaissions notre histoire, depuis les débuts de la Nouvelle-France. Le premier pas: "Épopée en Amérique" devrait être diffusé en boucle à la télé, à différents moments de la semaine. Nous pouvons être fiers de nos forces, et tirer des leçon de nos erreurs, ce qui est l'attitude adulte à adopter.
    Ensuite, des forums de discussions dans chaque petite localité sur le genre de pays que nous voulons, animés par des animateurs "neutres". Le ras des pâquerettes, s'il-vous-plaît, encore oublié depuis longtemps par les ténors du PQ. On est tellement loin de l'esprit du Mouvement souveraineté-association, des assembées de cuisine...; qu'on y revienne!
    Et je donne ma confiance à madame Marois pour initier le mouvement. Si ça ne marche pas cette fois, alors, il faudra compter sur une autre formation pour ce faire, car sans la compréhension de la grande majorité des Québécois de cet enjeu vital, la mission est impossible.
    Francine Cousteau Serdongs

  • Réal Gagné
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 10h15
    Identitaire..!
    Il est plus que temps que le PQ reconnaisse les problèmes qui ont contribué à sa défaite. S'il ne le fait pas, et sans être un prophète de malheur, il m'apparaît évident que sa disparition est prévisible dans un avenir rapproché. La promesse de tenir un référendum dans des conditions précaires équivaut plus ou moins à conduire la nation québécoise à l'abattoir. Il est temps que quelqu'un le reconnaisse et le dise. Je salue ici le courage de Pauline Marois à ce sujet. Aussi, le problème identitaire que les québécois ressentent devront cesser d'être oculté. Il est claire que nous ne pouvons plus vivre comme en 1950...l'arrivée d'immigrants est essentielle pour l'avenir du Québec. Toutefois, comme société d'acceuil, nous avons le devoir d'établir clairement les règles du jeu. Il en va de notre identité comme peuple francophone en amérique. Le message vis a vis le plus jeune électorat devra donc être davantage articulé et orienté vers le genre de société que l'on veut vivre. J'espère que le membres du PQ sauront lire les résultats de la dernière élection et s'ajuster à cette nouvelle réalité.
    Réal Gagné
    realgagne@yahoo.ca

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 10h29
    Place à la compétence
    J'ose espérer que les Québécois vont se réveiller et se rendre compte que l'expérience est une chose importante et que confier le pouvoir à super mario et ses louveteaux ne seraient pas une solution aux problèmes du Québec. Je n'ai jamais été un grand fan de Pauline, mais force est d'admettre qu'elle ferait infiniment mieux que l'ADQ. Dumont est bien bon pour critiquer, mais il nous propose bien peu de solutions concrètes. Quand à Charest, c'est déjà chose du passé. Ils ne restent qu'aux Libéraux à s'en rendre compte.

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 10h58
    Mille sabords
    Le Chant de la sociale démocratie résonne à nouveau à nos oreilles. «Revoir la sociale démocratie» Nous verrons ce que Pauline Marois, notre Bianca Castafiore nationale, se mettra en bouche à partir des textes du librettiste Joseph Facal, ce réaliste qui enjambe avec avidité une nouvelle fenêtre d'opportunités....en risquant de s'accrocher à l'allège de fenêtre de l'Opéra de Montréal.
    La Castafiore est une cantatrice italienne, surnommée le Rossignol milanais par la presse, avec laquelle elle entretient des rapports variables, en fonction du silence sur sa corpulence.... Bien charpentée, la Castafiore est dotée d'une voix puissante. Son morceau de bravoure est l'Air des bijoux, chanté par Marguerite dans l'opéra Faust de Charles Gounod. Tintin qu'elle a pris en auto-stop préfère continuer à pied plutôt que de subir son bel canto. Le Capitaine Haddock a, lui aussi, une aversion pour ce type d'air d'opéra bien que la cantatrice le poursuive par son chant, en personne ou sur les ondes, et ce à travers toute la planète jusque dans l'Himalaya. Cependant, la Castafiore éprouve pour lui une certaine affection, malgré sa difficulté à retenir le nom exact du capitaine : "Karpock", "Kodak", "Harrock" ("Harrock'n roll" compléta ce dernier), etc... En retour, le capitaine Haddock ne manquera pas de l'appeler "Castafiole" et "Castapipe". (Wikipédia)
    Chez Wipipédia, «de manière générale, les sociaux-démocrates soutiennent :
    · des mécanismes de régulation de la production privée afin de défendre les intérêts des employés, des consommateurs et des petites entreprises, par exemple via la protection de l'action syndicale, le salaire minimum, l'encadrement des conditions de travail ;
    · une économie sociale de marché, organisation intermédiaire entre la libre concurrence et l'économie planifiée ;
    · le commerce équitable plutôt que le libre-échange ;
    · un État-providence qui protège la population des risques liés à la santé ou au travail ;
    · un système public d'éducation, de santé, de garde d'enfants, etc., accessible à tous ;
    · des niveaux de prélèvements élevés afin de financer ces dépenses publiques via un impôt progressif ;
    · des lois sur la protection de l'environnement ;
    · l'immigration et le multiculturalisme ;
    · une politique étrangère basée sur la promotion des valeurs démocratiques, la défense des droits de l'homme et la concertation »

    Dans le dernier album Tintin (Tintin et l'Alph-Art) auquel il travailla juste avant sa mort, Hergé donne un rôle prépondérant à la Castafiore. Voici le début de l'histoire :
    «L'histoire commence au château de Moulinsart. Le capitaine Haddock fait un cauchemard dans lequel la Castafiore le harcèle. Au moment où Tintin accourt auprès de lui parce qu'il pousse des cris, le téléphone sonne: c'est la Castafiore! De retour d'un voyage, elle compte venir saluer ses amis. Pour échapper à sa visite, Haddock court en ville mais, alors qu'il se promène il apperçoit la diva! Il veut alors se cacher dans une galerie d'art qui expose les oeuvres d'un certain Ramo Nash, l'inventeur de l'Alph Art, un art nouveau qui repose sur des représentations des lettres de l'alphabet.
    Comble de malchance, la Castafiore débarque dans la galerie où elle vient saluer son ami Ramo Nash, et y rencontre par la même occasion le capitaine:
    "Commandant Kapstock ! ... Vous ici ! ... Quelle joie! ..."
    Elle le convainct d'acheter un H en plexiglas.»
    Hergé ne termina jamais cette oeuvre, le restant de l'Histoire nous appartient donc...
    Album précédant donant la vedette à la même protagoniste :
    Première apparition : Le Sceptre d'Ottokar
    Les Bijoux de la Castafiore

    Pierre Castonguay

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 11h08
    Que feront les souverainistes ?
    Quand Pauline Marois et ses acolytes auront réussi à démontrer que l'affirmation identitaire, le progrès économique, le développement durable et la réussite collectiuve peuvent se réaliser à l'intérieur du fédéralisme canadien, le PQ et ses dirigeants pourront prendre une retraite bien méritée.

    Georges Paquet

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 11h13
    À André Magny
    Monsieur Magny dit qu'il étouffe dans le carcan canadien, mais il doit être bien heureux d'y gagner sa vie, à Ottawa. On n'étouffe pas tous de la même façon...

    Georges Paquet

  • André Julien
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 11h23
    Profession; "sniper" politique
    Mon père, une fois sa cigarette terminée, pichennollait son "snipe" dans la rue. Il aurait pu être un tireur d'élite en la dirigeant dans une poubelle mais il choisissait rendre son bout de cigarette accessible à ceux qui ne pouvaient se payer une touche.
    Le dictionnaire anglais-français COLLINS traduit " to snipe" par critiquer et "sinper" par tireur embusqué.
    Le "sniper" politique tire sur une cible humaine préférablement le chef de son parti. Et comme mon père, il garroche, icongnito, un déchet.

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 11h56
    Pour réussir au CENTRE, il faut oublier son idéologie
    Comme on le voit en France, et ailleurs en Europe, pour gouverner au centre il faut faire abstaction des idéologies. Si le PQ sous la gouverne de Mme Marois s'obstine à ne pas se faire doubler à droite ni à gauche, il tentera de se maintenir au centre où se retrouvent les lucides, les pragmatiques, les modérés, les réalistes et sans doute une majorité de fédéralistes.

    Comment le PQ peut-il espérer arriver à prendre le pouvoir avec l'appui de ce genre d'électeurs tout en conservant la souveraineté comme objectif avec au moins cinq années de turbulence à la clef?

    Georges Paquet

  • Benoît Evans
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 12h27
    Toujours, en tout lieu et en tout temps
    Jacques Parizeau disait qu'il fallait parler de l'indépendence avant, pendant et après les élections. C'est lui, le pur et dur, qui a su rallier autour de lui Lucien Bouchard et Mario Dumont. C'est lui qui à frôler le but. L'erreur fatale du PQ a été commise en 1975, quand l'étapisme et la promise d'un référendum post-électoral sont nés. Auparavant, le parti disait que chaque élection était référandaire. Donnez-nous, disaient les péquistes, un mandat clair et nous utiliserons notre majorité pour faire adopter une déclaration d'indépendence par l'Assemblée nationale. Dans les circonstances, et faute d'autre chois, j'aurais préférais voir Mme Maroi à Ottawa et M. Duceppe à Québec.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 12h44
    Retour à la case départ
    Je ne doute pas un instant des compétences de Mme Marois et je suis convaincu que, par son discours (mieux écouter la population, la social-démocratie, l'importance de la famille, l'attachement à notre identité francophone etc), elle incitera beaucoup d'électeurs à revenir au PQ. Toutefois, quand elle demande aux militants de délaisser leur obsession référendaire, on revient à l'époque où la raison d'être du parti était mise en veilleuse. Et que diront les purs et durs à ce sujet ?

    En tout cas, je souhaite bonne chance à Mme Marois car diriger le Parti québécois (M. Boisclair en sait quelque chose) n'a jamais été un tâche facile.

  • Benoît Foulon
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 13h29
    Après le passage d'André Éclair...
    ...voici le retour de Poutine Marois au pays des merveilles.
    Alléluia!

  • André Doré
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 15h53
    Au sujet de M. Magny... - Une remarque insignifiante...!!!
    "Monsieur Magny dit qu'il étouffe dans le carcan canadien, mais il doit être bien heureux d'y gagner sa vie, à Ottawa. On n'étouffe pas tous de la même façon..." (Georges Paquet)

    Je suis indépendantiste, souverainiste, séparatiste... appelons ça comme on veut. Pendant 25 ans, le gouvernement du Canada a été mon employeur. Tant et aussi longtemps que nous sommes dans ce pays, le Canada, j'ai le droit et je dirais même le devoir, comme québécois, de recevoir ma part des impôts que nous payons au niveau fédéral. C'est drôle... nous n'entendons jamais dire, de la part des fonctionnaires canadiens du "reste du Canada", qu'ils sont tannés de voir que les québécois payent 25% de leur salaire... de la part des pensionnés du "reste du Canada", qu'ils sont frustrés à l'idée de penser que les québécois leur payent 25% de leur pension... Que ni les uns ni les autres ne sont heureux de recevoir leurs salaires ou leurs pensions..
    Pourquoi alors Monsieur Magny devrait-il ne pas être heureux de gagner sa vie à Ottawa. Je suis fier d'être l'un de ceux qui ai pu récupérer une partie des impôts qu'on paye au niveau fédéral... et tant et aussi longtemps que nous vivons dans "le plusse meilleur pays du monde" comme dirait l'autre... il n'y a pas un "chrétien"... qui viendra me servir une remarque aussi insignifiante que celle que j'ai lu à l'endroit de M. Magny.

  • Stéphanie Saucier
    Abonnée
    lundi 14 mai 2007 16h36
    Que la souverainneté se fasse entendre!
    Voilà une nomiantion historique que celle de Mme Marois. Que les femmes et les hommes de notre futur pays lui lèvent leur chapeaux. Oui, je crois sincèrement que ce pas de géant nous mènera vers la souverainneté. Peut-être pas sous le leadership de Pauline Marois puisque les Québécois prendront le temps de comprendre et ensuite d'appuyer la bonne décision ; celle d'un pays. Toutefois, sa détermination, sa lucidité, son audace et sa confiance est inspirante. À tout de suite, Québec souverain.

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