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C'est un départ!

Jean-Robert Sansfaçon   12 mai 2007  Québec
Il n'aura fallu que quelques jours après la démission d'André Boisclair pour que deux personnalités de marque, Gilles Duceppe et Pauline Marois, posent leur candidature au poste de chef du Parti québécois. Voilà un signe de vitalité au sein d'un parti dont certains se demandent encore s'il n'a pas été celui d'une seule génération.

Grâce à l'annonce de ces deux premières candidatures, on peut s'attendre à une campagne de bon niveau. Tant M. Duceppe que Mme Marois sont des politiciens d'expérience. Mme Marois a dirigé plusieurs ministères, dont tous les ministères les plus importants au sein de gouvernements différents. Elle a participé à deux autres campagnes à la chefferie avant celle-ci, et si sa dernière défaite lui a laissé un goût amer, son retour en dit long sur son engagement. Elle appartient à ce groupe de politiciens qui, comme Louise Harel et Bernard Landry, pour ne nommer qu'eux, auront consacré toute leur vie à une cause.

Quant à M. Duceppe, tout le monde reconnaît qu'il a été à la hauteur de la situation depuis le départ de Lucien Bouchard de la direction du Bloc québécois. Même s'il ne vient pas de la famille du PQ et même si son passé de syndicaliste et de marxiste-léniniste agace toujours plusieurs péquistes, le chef du Bloc connaît aussi très bien le PQ. On le dit autoritaire, mais voilà une réputation fausse. M. Duceppe est un homme de principes et d'ordre, des qualités nécessaires à un bon chef, mais c'est d'abord un démocrate.

À l'évidence, d'autres candidats s'ajouteront à la liste d'ici le lancement officiel de la course. Celles de Joseph Facal et de Pierre Curzi, par exemple, permettraient d'élargir le spectre des choix idéologiques et des genres de leadership offerts aux membres.

Cela étant, il faut que la direction du parti épargne les membres et le public en général de ces excès de démocratie citoyenne qui ont pour conséquence de placer tous les candidats, même les plus marginaux, sur un même pied du début à la fin d'une interminable campagne conclue en queue de poisson par un vote téléphonique. N'oubliez pas, chers dirigeants du PQ, que les Québécois ont derrière la cravate deux élections générales en un an et que deux autres scrutins menacent de se déclencher bientôt. Il y a des limites à ce qu'un être humain normalement constitué peut absorber de discours politiques, de promesses et de débats sans développer d'allergie mortelle! Le taux de participation aux élections est déjà très bas, évitons de faire en sorte qu'il continue de glisser!

Contrairement à la campagne précédente, celle-ci doit donc être non seulement rapide, elle doit surtout forcer les chefs à se démarquer sur la base de leur propre programme, de leur vision du Québec de demain et de leur style de leadership. André Boisclair a toujours refusé de montrer ses couleurs, préférant se cacher derrière un programme de parti qu'il n'aurait pas respecté de toute façon. Un chef, ce n'est pas un exécutant, c'est un futur premier ministre. Et c'est d'un futur premier ministre que le Parti québécois a besoin, pas d'une girouette ni d'une lavette.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 mai 2007 06 h 17
    Le programme et le chef.
    Contrairement à d'autres partis politiques, le programme et le chef son deux choses très dinstinctes au PQ.

    Comment se fait-il que tant d'analystes ne voient pas que la personne qui est choisie pour mener la campagne`électorale et pour représenter le PQ à l'Assemblée nationale n'est pas le véritable dirigeant de ce parti. Le PQ est dirigé par la Présidence entourée de son exécutif qui dictera les termes de la prochaine course à la chefferie s'il y en a une (Gilles Duceppe aura la révélation fulgurante, qu'il n'est pas le bienvenu, et il décidera sans doute de demeurer à Ottawa) et l'exécutif décidera quand et de quelle façon le programme sera remis à l'étude. Il me semble que l'on pourraît demander à Pierre-Marc Johnson, à Bernard Landry et à Lucien Bouchard s'ils croient qu'ils ont vraiment eu la main haute sur le parti et son programme.

    Georges Paquet
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  • Philippe Bossé - Abonné
    12 mai 2007 07 h 47
    Il n'est pas nécessaire d'avoir les marginaux jusqu'à la fin
    Je proposerai prochainement aux militants une approche, inspirée des primaires américaines, pour avoir une course à la chefferie qui soit stimulante et qui fera grimper l'intérêt de tous les observateur jusqu'à la fin. Par exemple, lors de la première fin de semaine de septembre, 20 % des comtés voteraient. Les candidats qui n'auraient pas obtenu 1 ou 2 % des votes devraient se retirer ou s'unir pour atteindre le seuil minimum. La semaine suivante, 20 % des comtés encore, et le pourcentage minimal serait augmenté.

    Durant les 2 dernières semaines, alors que les militants de chacun des comtés auraient pu exercer leur droit de vote, il ne devrait rester que de 2 à 4 candidats qui pourraient alors rechercher des alliances, débattre publiquement et nous montrer une lutte intéressante. La décision finale pourra se faire au suffrage universel par téléphone ou par courrier.
    Dans cette situation, plus il y a de candidats, plus c'est intéressant. Cette proposition sera fort probablement à la conférence des présidents du 26 mai.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    12 mai 2007 09 h 14
    Faites vos jeux! Rien ne va plus!
    J'espère qu'on a au moins pensé à une surveillance anti-dopage!

    Désolé mais ces deux-là sont déjà les girouettes des médias.

    Le Chef des indépendantistes c'est le pays.
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  • Stéphan Gauvin - Abonné
    12 mai 2007 09 h 32
    Rien de nouveau sous le soleil
    Pas d'autre commentaire.
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  • Roland Berger - Abonné
    12 mai 2007 18 h 21
    Le PQ détonne
    Avoir la main haute sur le PQ est de l'ordre de l'illusion. Ce parti s'obstine à demeurer démocratique, malgré les menaces de démission et les démissions de ces chefs, y compris René Lévesque. Ceux et celles qui choisissent de se hisser à la tête du PQ devraient y penser à deux fois avant de s'imaginer qu'ils ou elles le contrôleront à leur guise.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    13 mai 2007 00 h 00
    Du réchauffer sans arrêt jusqu'à maintenant
    Les belles gueules s'en donnent à coeur joie dans les médias. Mais rien à défendre sauf du réchauffer
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 mai 2007 08 h 06
    C'EST UN FAUX DÉPART !
    2 coureurs sont partis avant le signal mais 1 s'est enfargé et a renoncé. Les autres intéressé(e)s devront faire vite s'ils ne veulent pas assister à un couronnement.
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    13 mai 2007 11 h 05
    Réflexion agitée
    Une bonne chose de réglé . Gilles Duceppe ne se présentera pas.
    Malgré l'immense respect que j'ai pour Pauline Marois et l'opportunité qui nous est offerte
    de réparer l'erreur de la dernière course à la chefferie, L'enjeu est trop important pour couronner quelqu'un qui était vu, jusqu'il y a quelques jours comme "Has Been". De grâce il nous faut une vrai course, avec de véritables réflexions qui ranimeront, ou non, le désir profons de sauver notre culture.
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