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S'ancrer dans la réalité

Gil Courtemanche   12 mai 2007  Québec
Au lendemain des élections, le verdict était unanime: le PQ avait besoin d'un nouveau chef et d'une profonde remise en question. On sait depuis hier que ce nouveau chef sera Pauline Marois ou Gilles Duceppe, mais qu'en sera-t-il de la revitalisation de ce grand parti?

Les principales critiques étaient de deux ordres. Le fonctionnement du parti, sa propension à «dévorer ses chefs», la trop grande place occupée par les militants dans les orientations fondamentales du parti. Bref, ce parti serait trop démocratique et donc ingouvernable.

Cette semaine, Louis Plamondon, un des amis de Gilles Duceppe, a attaché le grelot. Selon lui, le Parti québécois devrait adopter la même discipline que le Bloc, et il pensait qu'on «devrait botter le derrière» de plusieurs députés du PQ. Confondre le PQ et le Bloc relève d'une grande ignorance des contraintes de la politique. Le PQ est un grand parti démocratique, le Bloc est une organisation électorale. Dans un véritable parti, l'adoption du programme constitue une procédure lourde de conséquences. Quand le PQ se présente devant l'électorat, il demande aux électeurs de prendre le risque du pays que le parti propose. Un parti de gouvernement possède aussi un passif. Le Bloc n'est lié par aucune de ces contraintes. Il n'a pour seul souci que sa réélection. Il ne peut pas faire peur, car il n'a jamais gouverné et ne gouvernera jamais. Voter bloquiste, c'est un peu comme voter communiste en France dans les années 70. C'est le luxe de la protestation, un luxe dénué de toute prise de risques ou de responsabilités. Pour conclure la comparaison, disons que le Bloc est une entreprise privée qui appartient à ses députés propriétaires et que le PQ est une entreprise publique qui doit justifier ses gestes devant ses actionnaires.

***

On a beaucoup parlé de ce parti «dévoreur de chefs». Les départs de Pierre Marc Johnson et d'André Boisclair n'étaient que prévisibles et normaux au lendemain de lourdes défaites électorales. Les partis n'aiment pas les perdants. Jacques Parizeau n'a pas été tué par son parti, il s'est suicidé en évoquant «l'argent et le vote ethnique». Lucien Bouchard, habitué à la discipline du Bloc, n'acceptait pas qu'on puisse, autour de lui, remettre en question ses gestes et ses idées. Quant à Bernard Landry, il n'a pas été victime des militants mangeurs de chef, il a été victime de son orgueil démesuré.

On a aussi grandement exagéré le «copinage» avec les centrales syndicales ainsi que l'influence disproportionnée d'une gauche débridée et ringarde. Ce copinage n'avait pas empêché René Lévesque de couper les salaires des enseignants de 20 %, et l'influence de la gauche n'a pas été suffisante pour empêcher Bernard Landry et Lucien Bouchard de sabrer sauvagement dans les services publics pour atteindre le déficit zéro.

Les clivages idéologiques au sein du parti n'ont pas fait fuir les péquistes vers l'ADQ ou Québec solidaire. Ces débats sont normaux et salutaires dans tous les grands partis d'idées et de réformes. Les socialistes italiens et espagnols ont été aux prises avec les mêmes affrontements internes, et cela ne les a pas disqualifiés auprès de leur électorat respectif.

***

Ce qui fait fondamentalement défaut au Parti québécois, c'est l'aptitude à ancrer son langage et son programme dans une réalité qui a beaucoup évolué depuis sa fondation. Le langage d'un parti progressiste et de son chef n'a pas besoin d'être obtus et technocratique: il peut se nourrir d'émotions et de valeurs mobilisatrices, comme l'a fait Ségolène Royal en France. Malgré sa défaite, elle a réussi à faire revenir dans la vie politique des centaines de milliers de jeunes qui n'avaient que mépris pour celle-ci.

Partout en Occident, les grands partis réformistes sont appelés à cette refondation. Les questions sont nombreuses. Comment les gouvernements peuvent-ils résister à l'érosion de leurs pouvoirs sous l'effet de la mondialisation? Comment associer les citoyens et les collectivités locales non seulement à la vie démocratique de leur milieu mais aussi, et peut-être plus important encore, au développement économique de leur milieu? Comment créer de nouvelles richesses collectives sans recourir à la seule fiscalité ou à la prise en charge par l'État? Comment rapprocher l'État et les services des citoyens?

***

Mais la plus nécessaire des remises en question sera aussi la plus ardue et la plus risquée pour le candidat qui voudra la faire. Même si l'idée d'indépendance (on pourrait aussi dire le rêve) mobilise encore un bon nombre de Québécois, il ne faut pas être sorcier pour découvrir, à la lumière des résultats des dernières élections, qu'ils sont bien peu nombreux à vouloir mettre le processus en branle. André Boisclair a même poussé le dogmatisme jusqu'à promettre de tenir un référendum même s'il était à la tête d'un gouvernement minoritaire. C'est ce genre d'aveuglement, ce refus d'accepter la réalité, cette manière qu'a le PQ de vouloir sauver le peuple malgré lui, qui a grandement réussi à transformer le grand parti de René Lévesque en tiers parti. En ce début de course à la chefferie, je voudrais rappeler une phrase de Daniel Johnson, une phrase qui constitue peut-être la solution pour le PQ nouveau: «L'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance.»

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  • Normand Chaput - Abonné
    12 mai 2007 00 h 11
    ils lont l affaire les americains
    a moins d un reelection du president, tous les partis changent de chef aux 4 ans. Ca fait donc pour le parti republicain et le parti democrate plus de chefs que le pq en a connu dans son histoire. Et pourquoi pas, c est peut-etre qu on est plus historiquement republicains a l americaine que parlementaires anglais.
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  • Louise Craig - Abonnée
    12 mai 2007 04 h 04
    Où vivez-vous, M. Courtemanche?
    De dire que voter Bloc est un "luxe de la protestation, un luxe dénué de tout prises de risques ou de responsabilités" me semble poussif. Sans être naïf, l'on peut estimer que le travail du Bloc est important et tente une représentation nécessaire et responsable des intérêts d'une partie du peuple canadien, prise et diluée dans un système fédéral monstre.

    D'autre part, d'aspirer à un parti "nourri d'émotions et de valeurs mobilisatrices, comme l'a fait Ségolène Royal" me semble aussi déconnecté. La campagne de Ségolène était loin d'avoir le concret que vous espérez. Je ne crois pas que d'avoir recours au concept, certes émotif, mais foure-tout des "valeurs citoyennes" puisse mener à prise en compte effective de la réalité sociale.
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  • l poisson - Inscrite
    12 mai 2007 04 h 21
    INDEPENDANCE: OUI pour le Timor oriental NON pour le QUÉBEC
    Bonjour M. Courtemanche,
    Vous faites preuve de cohérence avec vous-même et je souhaite que vous vous croyiez en terminant ainsi votre chronique:
    "(...) il ne faut pas être sorcier pour découvrir, à la lumière des résultats des dernières élections, qu'ils sont bien peu nombreux à vouloir mettre le processus en branle."
    En fait vous avez peut-être raison sur un point: il ne faut pas être sorcier, il suffit d'ëtre Gil Courtemanche ou encore Alain Dubuc...

    Tant qu'à moi la limousine à peine utilisée par M. Boisclair pourrait passer l'été au garage sans que la démocratie n'en souffre plus que l'environnement. Et le 26 mai le Conseil exécutif national du PQ et l'ensemble des présidents de comté pourraient décider s'il y a lieu de convoquer un congrès extraordinaire pour faire un "méga-mariage encounter" pour:
    -reviser ou
    -réaffirmer l'actuel programme.
    Après cet exercice, la course à la chefferie prendrait une autre signification peut-être.

    Car s'il s'agit simplement d'élire quelqu'un à la chefferie du PQ qui passe bien à la télé, le couple Duceppe-Marois pourrait se désister en faveur de Charles Lafortune et de Guylaine Tremblay pour satisfaire la tribu des journalistes pressés parce qu'anxieux de pas rogner leurs vacances estivales. Et tout le monde serait content sauf Mario Dumont

    Vos préoccupations internationalistes vous honorent et vos questions méritent réflexion. Par exemple, "Comment rapprocher l'Etat et les services aux citoyens ?" Sauf que, pour votre information, le Québec n'est pas un état actuellement et vous ne semblez pas souhaiter sa souveraineté... Par ailleurs, l'indépendance du Timor oriental vous ravit sans doute.

    "Le grand parti de René Lévesque" ne vous en déplaise a été fondé sur la base d'un programme et d'un financement populaire, pas seulement autour de la personnalité par ailleurs charismatique de son chef. Et les modalités, les procesus ainsi que les célèbres étapes n'ont pas réussi à en faire oublier l'article premier à la très grande majorité des citoyens, au Québec comme au Canada. Mais je sais que vous voyagez constamment dans différents pays et je vous pardonne.

    Votre punition sera de lire cet extrait d'un texte de M. Louis Bernard paru le 17 avril dans...Le Devoir:
    "J'affirme qu'il est dans l'intérêt électoral du Parti Québécois, non seulement à long mais même à court terme, de mettre la souveraineté du Québec au centre de son programme et de son action politique. Et, à l'inverse, je soutiens que prendre ses distances à l'égard de la souveraineté serait catastrophique électoralement pour le PQ et risquerait d'amener sa disparition rapide."
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  • jacques noel - Inscrit
    12 mai 2007 06 h 43
    Parizeau ne s'est pas suicidé
    Dans l'entrevue accordée à Stéphane Bureau (quelqu'un sait ce qu'il est advenu de cet éternel jeune homme?) le jour du référendum, Parizeau avait bel et bien dit qu'il démissionnerait s'il ne gagnait pas.

    "L'argent et des votes ethniques" aurait dû susciter tout un débat dans la société québécoise. Un débat autour de la démocratie (flouée par Ottawa) et surtout autour de la notion de Québécois. Qui est Québécois? Ceux qui vivent au Québec comme nous sert depuis 20 ans les tenants de la langue de bois? Ceux qui parlent français? Ou ceux qui parlent français avec un accent québécois? A la place, on (les forces fédéralistes, trop heureux de cacher le 60% des "ce que nous sommes" qui avaient voté OUI, et les beaux esprits souverainistes, si pathétiquement naifs) a préféré lyncher Monsieur et le remplacer par le sauveur qui a trahi en enterrant la cause pour le déficit zéro. Douze ans plus tard, le parti agonise et la cause va nulle part.

    Si on reprenait les choses au départ. Qui sommes-nous? Qui fait parti de notre peuple? Et que faut-il faire pour assurer son avenir et son bonheur?
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  • Lise Theberge - Inscrite
    12 mai 2007 11 h 05
    L'art d'aller à l'essentiel
    Vous avez l'art encore une fois d'aller à l'essentiel. Le regard que vous posez sur le parti québécois et ses enjeux actuels notamment, la mondialisation versus le rôle des citoyens et de la politique est selon moi empreint d'une très grande lucidité. Tout est à repenser et à inventer à ce niveau là... Et, ce n'est pas simple. C'est un article à lire et à relire ...
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  • l poisson - Inscrite
    12 mai 2007 13 h 46
    dixit Robert Perreault, 12 mai dans Le Devoir
    (Lettre de Robert Perrreault)


    Le Parti québécois doit résister à la pression médiatique. Celle-ci n'a en tête que des préoccupations immédiates, de celles qui font la une des journaux ; plus encore, la plupart de ces journaux ont une politique éditoriale adverse. Ils n'en ont que pour connaître la date et les modalités de la campagne au leadership. Déjà, ces mêmes médias s'apprêtent à faire leurs choux gras des diverses péripéties de cette campagne, attendant l'occasion de mettre en exergue les tensions que toute campagne semblable occasionne.

    Non, le PQ peut et doit contrôler son calendrier. Il n'y a aucune urgence pour combler le poste laissé vacant par le départ d'André Boisclair. Le Parti libéral n'est pas en mesure de provoquer des élections anticipées et l'Action démocratique du Québec, sans l'appui du PQ, non plus. Donc, pas de panique !

    Alors, que faire ? Profiter de ce temps d'arrêt, saisir cette occasion pour relancer une dynamique davantage proactive, susceptible de remobiliser l'intérêt des membres et du public.

    Agir là où on ne l'attend pas, reprendre l'initiative

    N'y aurait-il pas lieu de décréter un temps de réflexion, de créer une sorte de comité de sages responsable de faire le point sur la situation politique du Québec, sur l'expérience historique du Parti québécois, sur les perspectives d'avenir, et d'en proposer, à l'occasion de divers forums, une lecture aux membres et à la population ?

    Je pense à des personnalités comme Jacques Parizeau, Bernard Landry, Henri Massé, Paul Piché, Guy Rocher et bien d'autres. Pourquoi ne pas faire appel à ce bagage immense de talents et d'expériences qui jalonnent l'histoire de ce parti et de la lutte du peuple québécois pour son émancipation nationale ? Ils sont des dizaines, des centaines, ces Québécoises et Québécois dont l'expérience s'enracine dans notre histoire et qui, j'en suis convaincu, demeurent habités par le pays.

    Une fois cette étape franchie, oui, organiser un congrès repensé où ces diverses contributions, et celles de candidats potentiels, pourront être débattues, en mettant de côté l'exercice fastidieux et stérilisant des années passées autour d'un programme-catalogue inutilement technocratique, pour laisser place à l'expression de visions larges et rassembleuses de notre avenir. D'ailleurs, si cette étape devait être escamotée, le prochain chef et le parti risquent de se retrouver dans une situation tout aussi difficile.

    Des membres, des députés, des sympathisants laissent entendre publiquement qu'ils ne sont plus convaincus du projet souverainiste, qu'ils le jugent dépassé ; ou encore, plus souvent, qu'ils constatent que la majorité de la population ne le partage pas. Ils en concluent, faussement à mon avis, que le parti doit abandonner ce projet dans ses pratiques politiques, n'en conserver qu'une vague image, tel un rêve inachevé, et se concentrer sur le calendrier électoral. Ce congrès devra donc être l'occasion de lever les ambiguïtés persistantes sur l'engagement du parti en faveur de la promotion active de l'indépendance du Québec.

    Le PQ doit résister aux pressions et éviter de se laisser dicter sa feuille de route par les médias et les commentateurs. Ces derniers, et ceux qui les paient, sont en règle générale opposés à son projet. Ils sont en campagne active pour le déstabiliser, pour discréditer le projet indépendantiste. Ils voudraient le faire disparaître du paysage politique, réduire le PQ à la seule dynamique électoraliste. S'ils réussissent, ils vont ensuite s'attaquer au projet autonomiste de Mario Dumont, qui va déjà trop loin à leurs yeux. Ils ont d'ailleurs déjà commencé. Bref, pour eux, seul le statu quo est possible. Leur seule lecture devrait ouvrir les yeux des militants et les convaincre de faire exactement le contraire.

    ***

    Robert Perreault, Ex-député de Mercier et ex-ministre du Parti québécois
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  • Fernand Trudel - Abonné
    12 mai 2007 16 h 50
    Quand débranchons nous le respirateur articiel ?
    Duceppe ou Marois, c'est du réchauffé. Le PQ est maintenu en vie par son aricle 1 qui a été conçu par son fondateur maintenant décédé. Une souveraineté-association dans le contexte d'une éconoimie mondiale est rétrograde et illusoire. Mais les péquistes se nourrissent de référendums en série de de claques sur le gueule en série.

    Lévesque avait joué sa dernière carte dans le « beau risque à Mulroney ». Meech est aussi mort et enterré.

    À l'heure où en Europe 25 pays abandonnent une partie de leur souveraineté pour bâtir un bloc économique fort ayant une monnai<e commune, il est plutôt temps de transformer l'ALÉNA en bloc économique avexc une monnaie nord-américaine qui va devenir plus forte que le dollard américain actuel. L'Euro nous a montré la voie. Penser autrement est ramer à contre courant et courrir à sa perte. Nous en sommes aux bloc économique continentaux et à la mondialisation de tous les problèmes politiques et éconiomiques.

    Le phénomène du réchauffemnt médiatique pour le climat nous fait prendre conscience que les peuples loin de se séparer se doivent d'être unis plus que jamais pour trouver ensemble des solutions à nos problèmes communs.

    L'idée avait quelque chose de séduisant quand la force vive de la nation avait la jeunesse et l'enthousiasme à relever le défi de rebâtir un pays. Les boomers sont à l'âge de la retraite et la relève se fait rare. Boisclair nous avait promis qu'il reprenait le flambeau avec les jeunes québécois. Ils ont trébuchés et la flamme vascille.

    Tout comme l'union Nationale, le PQ issu de l'idée de son fondateur décédé est restée fidèle à celui-ci. Ils ne reste que les nostalgiques et les faiseurs d'illusion. Quand débrancherons-nous le respirateur artificiel?
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  • l poisson - Inscrite
    13 mai 2007 01 h 56
    dixit Joseph Facal pour M. Trudel
    M. Trudel,
    Avant de s'asseoir autour d'une table, il faut exister.
    Vous avez parfaitement raison de parler de 25 pays qui décident individuellement d'adopter une monnaie commune. Après chacun de ces pays continue d'exister avec sa langue, sa culture, ses lois, son économie...etc. Bref sa liberté.
    Actuellement, le Québec n'a même pas une chaise de bébé à l'UNESCO.

    Les taux de chömage sont toujours plus élevés au Québec qu'en Ontario depuis que Stats-Can les mesure. Est-ce parce que nous sommes collectivement plus idiots que les Ontariens ? Ou se pourrait-il que les politiques de développement économiques d'Ottawa favorisent l'Ontario depuis longtemps ( ex: le pacte de l'auto, la voie maritime, les pipelines...)?

    Sur son nouveau blogue, Joseph Facal indique à quelqu'un qui, comme M. Courtemanche, remet en question la pertinence de la souveraineté nationale que:

    "même à l'ère de la mondialisation, a) le nombre de pays souverains à travers le monde continue à augmenter plutôt qu'à diminuer, b) les pays qui se regroupent dans de grands ensembles ne renoncent jamais à leur souveraineté et, bien sûr, c) nous attendons encore de trouver un seul exemple d'un peuple devenu souverain qui le regrette et veut revenir en arrière. "

    M. Facal oublie de parler de la disparition des postes de lieutenant-gouverneur et de sénateurs ce qui augmenterait le chömage en cas de souveraineté...Perte ou bénéfice, selon vous ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 mai 2007 08 h 16
    Mme. Marois si nécessaire mais pas nécessairement Mme. Marois
    M. Courtemanche écrit : En ce début de course à la chefferie, je voudrais rappeler une phrase de Daniel Johnson, une phrase qui constitue peut-être la solution pour le PQ nouveau: «L'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance.»

    C'est M. Louis Bernard qui me semble avoir raison, contrairement à ce qui est écrit plus haut, quand il dit que la souveraineté doit être au centre du programme du PQ, qu'il faut parler des avantages de la souveraineté et dire aux électeurs : Le PQ veut la souveraineté, si vous la voulez aussi, votez pour nous sinon, votez pour d'autres partis.

    Ça c'est clair et, comme ça le PQ ne risque pas de devenir un parti qui va gouverner une province comme un autre parti fédéraliste provincial à la place de gagner le référendum de la souveraineté.

    Ça prend des députés et des candidats du PQ braves pour adopter ça et des braves, il semble être trop rares.
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