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Marois réfléchit

«Il y a une réflexion plus large à faire que sur la chefferie. Il y a une réflexion à faire sur le parti, sur son enracinement, sur sa capacité d'écoute»

Robert Dutrisac   10 mai 2007  Québec
Québec — Pauline Marois ne ferme plus complètement la porte à la possibilité qu'elle se lance dans la course à la direction du Parti québécois. Alors qu'elle participait à un colloque de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas) à Trois-Rivières, Pauline Marois n'a pas écarté la possibilité qu'elle se présente pour succéder à André Boisclair. Ce serait la troisième fois que l'ancienne ministre tenterait sa chance pour devenir chef du PQ, une quatrième si on compte sa tentative avortée qui l'a opposée en 2001 à Bernard Landry.

Mais Pauline Marois n'est pas prête à dévoiler ses intentions. «Je n'en suis pas là, a-t-elle dit. Il y a une réflexion plus large à faire que sur la chefferie. Il y a une réflexion à faire sur le parti, sur son enracinement, sur sa capacité d'écoute. Je pense qu'il faut laisser retomber la poussière et, pour l'instant, je suis plutôt dans cette perspective-là que dans toute autre perspective.»

Pauline Marois se montre très prudente, surtout en commentant le sondage TVA-Léger Marketing qui indique qu'elle serait la préférée des Québécois, devançant le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. «Je pourrais vous raconter une petite anecdote. Quand il y a eu l'élection à la présidence du parti en 2005, les sondages avaient, à un certain moment, été très favorables à mon endroit. Alors, soyons prudents, puisque c'est très volatil parfois.»

Selon ce sondage, mené auprès de 502 personnes, dont la marge d'erreur est de 4 % 19 fois sur 20, 30 % des répondants estiment que Pauline Marois est la meilleure candidate, alors que Gilles Duceppe recueille 17 % des appuis. Le député de Borduas et ancien président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, est le choix de 10 % des répondants, Bernard Landry, de 7 %, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, de 3 % et la députée de Bourget, Diane Lemieux, de 2 %. Le tiers des répondants favorisent d'autres candidats ou n'ont pas d'opinion.

Un premier député péquiste a d'ailleurs accordé publiquement son appui à Pauline Marois. Bernard Drainville a indiqué hier qu'il se rangerait derrière Mme Marois si elle décidait de se présenter. «J'ai fait ce choix avant même de prendre connaissance du sondage», a-t-il précisé au cours d'un entretien avec Le Devoir. «Elle a toujours eu une ouverture d'esprit, cette femme. Elle n'a jamais fait dans le dogmatisme. Et actuellement, on a besoin de quelqu'un qui est ouvert aux idées nouvelles», a-t-il dit. Et c'est sans compter son expérience ministérielle, ses compétences et «le respect que la majorité des Québécois lui vouent», a-t-il poursuivi.

S'il a choisi d'appuyer hâtivement Mme Marois, c'est pour éviter un couronnement de Gilles Duceppe. «J'y suis opposé. Je veux donner de l'oxygène à cette course.»

Bernard Drainville est conscient qu'il court un risque en s'opposant ouvertement si tôt à celui que certains, dont le député de Richelieu, Sylvain Simard, désignent déjà comme le prochain chef. «Bien oui, je prends un risque, a-t-il dit. Le calcul politique, pour ne pas dire l'ambition politique, ne doit pas nous faire perdre l'essentiel. On est là pour les idées et on est là pour améliorer le sort de nos compatriotes.»

À part Sylvain Simard, aucun député péquiste n'a appuyé publiquement Gilles Duceppe pour qu'on lui déroule le tapis rouge à Québec. De fait, tous les députés interrogés à ce sujet depuis la démission d'André Boisclair, à l'exception du député de Richelieu, ont dit souhaiter que se tienne une course au leadership en bonne et due forme. Rappelons que, lors de la course à la succession de Bernard Landry, la venue possible de Gilles Duceppe avait suscité une vive opposition au sein du caucus péquiste.

Selon le député du Bloc québécois Réal Ménard, il faut éviter un affrontement qui opposerait Gilles Duceppe et Pauline Marois. «Donc, il faut régler la question de Duceppe-Marois d'abord. Après ça, il faut se poser la question "qui est la meilleure personne?"», a-t-il dit à la sortie de la réunion du caucus. «On a besoin des deux dans le mouvement souverainiste. S'il y a un perdant et un gagnant, ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui va être dans le poste et quelqu'un d'autre qui ne sera pas à un autre poste. De mon point de vue, il faut éviter ça.»

Pour sa part, Pierre Curzi n'écarte pas l'idée de se porter candidat pour succéder à M. Boisclair. Il estime que la troisième place que lui accorde le sondage montre que la population lui reconnaît «une possibilité de dialogue». Il appelle le PQ à se rapprocher des citoyens. «Ce qui m'apparaît important, c'est qu'on ne se retourne pas juste vers les militants mais vers les citoyens pour se rebrancher directement sur les gens.»

Des règles plus strictes

À la direction du PQ, on veut éviter que la course ne conduise à la multiplication des candidats marginaux comme en 2005. La course avait suscité 13 intentions de candidature, dont neuf s'étaient matérialisées. Huit candidats s'étaient rendus au fil d'arrivée. De ce nombre, quatre avaient obtenu moins de votes que le nombre de signatures requis pour poser leur candidature, soit 1000.

On pense à interdire à un membre de signer pour appuyer plus d'un candidat. En 2005, certains candidats s'étaient échangé les signataires. On pourrait également exiger que, pour que sa candidature soit valable, le prétendant ait l'appui d'au moins un député ou du président d'une association régionale.

Avec la collaboration de Louise-Maude Rioux-Soucy et d'Hélène Buzzetti
 
 
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  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 23h33
    La présence de Duceppe est requise à Ottawa
    Duceppe a fort à faire sur le plan fédéral comme en témoigne cette lettre envoyée à Stephen Harper :
    Laval, le 9 mai 2007

    Monsieur,

    Comme vous le savez, l'Afghanistan vient de passer une loi pour demander aux forces de l'OTAN de faire attention à la vie des citoyens afghans. Vous et votre ami Georges Bush aidez tellement l'Afghanistan d'une façon contraire au respect de la vie, qu'ils sont obligés de passer des législations pour vous demander de cesser de tuer des innocents.

    Pour sa part, plusieurs soldats de l'armée canadienne sont tellement nerveux et affectés par le climat horrible de violence gratuite qui règne dans ce pays qu'ils tirent sur tout humain non identifié qui bouge en direction de nos convois militaires. Des femmes, des enfants et des vieillards ont payés de leurs vies l'aide canadienne que vous dispensez dans des efforts militaires à coup de milliards de dollars afin de continuer à plaire au lobby de l'armement : votre patron spirituel en démontrant une servitude dénuée de jugement moral. La résultante est qu'il vous semble plus loisible de déployer de l'énergie et du temps afin d'écrire un livre sur l'histoire du hockey que de mettre prioritairement de l'énergie pour cesser de compromettre l'avenir de nos générations futures.

    Depuis 2000, tous les députés de la chambre des communes vivent sur du temps emprunté sur la qualité de vie des enfants du Canada. En effet, la résolution Broadbent avait prévue l'éradication de la pauvreté infantile pan canadienne pour le début du nouveau millénaire.
    Personne des députés des quatre partis n'a tenu parole.
    La pauvreté sévit encore et la servitude au lobby de l'armement obnubile votre sens du bien commun. John Stuart Mill écrivait : '' Si la servitude corrompt toujours, elle corrompt moins l'esclave que le maître, sauf quand elle est poussée jusqu'à l'abrutissement. Sur le plan moral, il est meilleur pour un être humain de subir des contraintes, même si elles émanent d'un pouvoir arbitraire, que d'exercer sans contrôle un pouvoir de cette nature''.

    En répandant la mort outre frontière et en bafouant la vie dans nos terres nous accomplissons la remarque d'Henri Monnier : ''Le char de l'état navigue sur un volcan''.

    Je me joins ici à l'esprit du défunt Gérard Pelletier pour vous dire que : ''Je déteste les politiciens qui excusent par la politique des attitudes injustifiables.'' Et je ne me console pas en pensant avec Benito Perez Galdos qu' «un homme stupide est incapable de faire à aucun moment de sa vie les bêtises que commettent parfois les nations, dirigées par des centaines d'hommes de talent.»

    Alors je vous demande de revenir à des sentiments de respect pour l'humanité et pour notre nation. Prenez rapidement les dispositions qui s'imposent pour restaurer un parlement capable d'une attitude morale en faveur de la vie.

    La récente loi promulguée par l'Afghanistan a une portée très restreinte puisqu'elle n'infléchit pas les actions dommageables de l'OTAN contre les civiles afghans. Or je conclus avec William Pitt que : «où finissent les lois, la tyrannie commence».


    Pierre Castonguay

  • Guy Lafond
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 06h08
    Je désire moi aussi soumettre ma candidature
    À la mémoire d'Epicure, Platon et tous les autres grands philosophes qui ont fait avancer la cause de la clairvoyance, et dans l'intérêt et pour le salut de nos enfants, je désire soumettre aux lecteurs du Devoir ma candidature à la chefferie du PQ.

    Cela fait quelques mois que je suis en congé de paternité. J'en profite pour prendre le pouls de notre planète via Internet. Aïe Aïe Aïe mes aieux!! Dans quelle direction allons-nous. Il serait bien temps que le Québec se donne un statut d'Etat souverain et indique aux autres nations comment empêcher le navire de chavirer. Et on s'en fout des risques financiers et économiques associés à un pays en devenir car on n'a plus rien à perdre. La tendance mondiale d'exploitation de notre écosphère est suicidaire et décriée dans des centaines voire des milliers de rapports scientifiques récents. Nos dirigeants s'en lavent pourtant les mains et préparent déjà derrière des portes fermées un pacte entre les États-Unis, le Mexique et le Canada sur la redistribution des ressources en eau et des richesses naturelles du Canada. On ne peut quand même pas croître indéfiniment au risque de se tirer dans le pied, ne pensez-vous pas?

    Le dernier rapport du Receveur Général du Canada dénonce le fait que le Canada a un Ministère des Affaires Étrangères et du Commerce Internationale qui n'arrive seulement pas à développer et planifier le développement de ses ressources humaines pour répondre aux défis de notre époque. Et ce malgré de nombreuses mises en garde.
    Pour consulter le rapport:
    http://www.oag-bvg.gc.ca/domino/rapports.nsf/html/

    Mais, revenons à l'idée du gros bon sens :

    Épicure avait classé les désirs de la façon suivante :

    - D'abord les désirs naturels, dont certains sont naturels et nécessaires - boire, manger, dormir- et d'autres seulement naturels - le désir sexuel par exemple.
    - Ensuite, les désirs vains - désire de richesse, de gloire, d'immortalité - et ces désirs ont une particularité importante; ils sont insatiables, illimités, ils n'ont jamais de fin, et nous coûtent à tous très cher. On s'en rend compte de plus en plus.

    Les désirs non naturels sont dits vains parce qu'ils ne seront jamais comblés; ils résident dans le principe du « toujours plus ». Notre époque parlerait d'une course à la consommation. Et l'homme qui veut être riche, admiré, aimé, n'en a jamais fini avec son désir (je reprends ici les termes d'Anne Amiel dans son livre « 50 grandes citations philosophiques expliquées », éd.Marabout)

    C'est là ou le bât blesse. Nous sommes 6,5 milliards sur notre vaisseau spatial. Sur ce nombre, il y en a 850 millions qui souffrent de la faim et 2 milliards qui souffrent de graves carences nutritionnelles. Des chiffres tout de même incroyables en ce 21e siècle qui célèbre les bienfaits de la technologie. Pendant ce temps, Les Monsanto et compagnie développent tous les moyens pour faire davantage d'argent. Ils placent leurs semences OGM (Organismes génétiquement modifiés) sous la protection de la loi sur les brevets. Ils organisent la stérilité de leur plantes pour que les simples agriculteurs ne réutilisent pas leurs semences. Comme exemple de désir vain, on ne peut trouver mieux. À ceux et celles qui aimeraient en savoir davantage à ce sujet et sur les inconvénients de la mondialisation libérale, je ne vais pas vous laisser sur votre faim et vous donner les mots clés pour votre recherche sur Internet : Bernard Cassen et 14e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec.


    Outre les désirs naturels de boire et manger, il y a aussi un besoin criant qui est celui de pouvoir respirer convenablement. Cela fera bientôt un an que je réside à New Delhi en Inde, avec ma famille. Et bien, j'étouffe et je m'inquiète pour le développement de mon enfant qui a 21 mois. Nous faisons maintenant tout pour revenir au Canada plus tôt que prévu. La pollution urbaine en Asie liée au développement et à la croissance est devenu un fléau. Elle est responsable de 537 000 morts prématurées annuellement.

    Si je deviens premier ministre du Québec, je vous promets que vos désirs naturels seront comblés. Je vous promets également un arpent de terre pour chaque famille afin d'y cultiver des plantes et d'y faire pousser des arbres, mesures propres à faire éclore des nouveaux ruisseaux, conditions propices à stopper l'assèchement de nos lacs et rivières.

    Si je deviens premier ministre du Québec, je vous promets d'en faire un pays et vous promets de mettre en prison tout les blasphémateurs, les marchands d'illusions économiques, et les gens que les plaisirs vains aveuglent.

    Envoyer vos signatures à l'adresse suivante :
    Guy Lafond
    Boite Postale 500 (Delhi)
    Station A
    Ottawa, Ontario K1N 8T7

    Si je ne réussis pas à cumuler suffisamment d'appuis, et bien je me rallierai à la candidature de Pauline Marois comme prochain chef du PQ, simplement à cause de son impressionnante feuille de route. Monsieur Duceppe est à son meilleur à Ottawa. Il n'y a pas plus mordant que lui. Préparons l'échiquier pour la prochaine bataille.

    À tous les journalistes du Devoir, poursuivez votre excellent travail. Je vous lis à chaque jour.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 07h23
    Le retour de la Castafiore
    Profondément humiliée par sa défaite, on avait dit qu'elle ne reviendrait que si on lui offrait la chefferie sur un plateau d'argent. Moins de 24 heures après la démission du Dandy, et sachant très bien que le ML avait une longueur d'avance, la Catasfiore hante déjà les coulisses du pouvoir.
    Tintin, qui a quitté le journalisme pour la politique, l'a même suppliée d'abandonner son jardin et de revenir avec les boys. Que fera la Catasfiore?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 08h01
    LE BAISER DE LA MORT
    Sylvain Simard, notre Stéphane Dion provincial, est le seul député du PQ qui a appuyé publiquement Gilles Duceppe à ce jour. Faudra que M. Duceppe soit fort pour résister à ce baiser de la mort.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 08h54
    Une analogie pour le moins boiteuse
    L'analogie qu'établit Jacques Noël entre Pauline Marois et la Castofiore est pour le moins boiteuse. Elle est même injurieuse. Loin d'être une diva, madame Marois a oeuvré à des politiques sociales-démocrates avec autant d'acharnement que d'humilité. C'est même cette humilité qui a permis à André Boisclair de la tasser lors de la dernière course à la chefferie dans le Parti Québécois. Des excuses conviendraient.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • mario beaudoin
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 08h58
    Go Pauline go
    Au Québec, on a la facheuse tendance à ridiculiser facilement nos élites. La question que je me pose est; est-ce que c'est la culture du "j'écoeure le nerdz à l'école" qui demeure dans l'éducation populaire ? La preuve, madame Marois n'a pas encore démontré ses intentions et certains l'a surnomme déjà La Castiafiore. Mais là n'est pas mon propos... J'ai déchiré ma carte de PQ quand Boisclair à été nommé chef du PQ. Pour plusieurs raisons, manque de substance, manque de cohérence et adepte de la pensée magique. On ne voulais pas de Pauline (Landry et cie) au PQ, Boisclair fût un moindre mal. On a préféré le contenant au contenu pensant sans doute qu'il serait plus malléable. Quelques mois plus tard, voilà ou nous en sommes rendu...

    J'espère que Madame Marois ne se présentera pas car ce parti ne l'a mérite pas. Mais en même temps qui d'autre présente une feuille de route aussi exceptionnelle qu'elle ? Et qui d'autre a sa prestance ? Nous voulons un pays alors
    Go pauline

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 09h32
    le tintin c etait boisclair
    puis le capitaine Haddock c est Parizeau puis le professeur Tournesol c est Michaud. Moi je l ai toujours aimee la Castafiore et je ne vois rien de mal a ca. Plus serieusement j aimerais bien que cette fois ci tout le monde se presente a la chefferie Bouchard, Marois, Boisclair, Parizeau, Landry, Duceppe, Bernard ainsi ils sauront vraiment ce qu on pense d eux et le p'rochain chef aura vraiment les coudees franches. Imaginez un Landry qui a moins de 1000 votes?

  • Ginette Pilon
    Abonnée
    jeudi 10 mai 2007 10h38
    Non, madame Marois, faites une femme de vous!
    On vous a reniée, rejetée comme une vieille chaussette! Maintenant que le parti est dans la poisse, c'est vers vous qu'on se tourne. C'est elle la meilleure... C'est elle la plus compétence... Mon oeil! Ne l'étiez-vous pas, au fil des ans, quand tous les autres mâles se sont pointés pour ce poste?

    30-40% des Québécois auraient voté pour Sergolène Royal. Mon Dieu que c'est beau! Mais c'est loin la France, ça ne nous touche pas vraiment. Ces mêmes Québécois seront-ils là pour vous appuyer quand viendra le moment crucial où il faudra cocher votre nom sur le bulletin de vote? Réponse : NON!

    Et que dire des milliers et millions de Québécoises! Ont-elles marché dans la rue pour vous appuyer lorsque, à plusieurs reprises, on vous a tassée pour faire place à un homme? Réponse : NON!

    Les faits parlent d'eux-mêmes.

    La triste vérité est que les Québécois et Québécoises ne sont pas prêts pour une femme au pouvoir.

    Ne devenez pas la « sauveuse du parti ». Nous savons tous ce qui est advenu de ces sauveurs!

    Faites une femme de vous!

    Ginette Pilon

  • Richard Weilbrenner
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 11h40
    Pauline Marois, oui
    Pauline Marois est celle que je voyais à la tête du Québec quand des militants mal éclairés ont plébiscité Lucien Bouchard. Elle est celle que je voyais à la place laissée vacante par Bernard Landry. Des militants mal éclairés lui ont préféré André Boisclair. Si Pauline Marois se porte candidate à la tête du Parti Québécois, les mêmes militants mal éclairés lui préréreront-ils Gilles Duceppe ? C'est possible, hélas !

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 12h58
    C'est Kirouack qui doit se retourner dans sa tombe!
    "Il y a une réflexion à faire sur le parti, sur son enracinement, sur sa capacité d'écoute."(Pauline Marois)

    Très sage décision, Mme Marois. Vous étiez mon premier choix à la dernière course.

    Et pourquoi pas profiter de votre visite à l'ACFAS pour vous proposer d'y entammer cette réflexion sur l'enracinement?

    Le Devoir nous dit que vous participiez à un colloque de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas). Mais vous et moi savons bien que celà est faux n'est-ce pas? En fait vous étiez à un colloque de l'Association Francophone pour l'avancement des sciences (Acfas) n'est-ce pas?
    La différence ne saute pas aux yeux d'un novice mais à ceux d'un scientifique de l'anthropologie ou de la sociologie c'est tout un peuple qu'on vient de faire sauter là! Rien de moins qu'un génocide identitaire, culturel, national! Bye-bye le Canadien français pour lequel Conrad Kirouack en 1923 avait donné le nom de cette institution pour célébrer, rassembler, et faire connaître au monde son éveil scientifique. Nous en sommes là! Même pas un "Québécois" pour compenser.

    Mais depuis quand au juste cette décision de poursuivre l'oeuvre génocidaire de Lord Durham envers le peuple Canadien français, devenu Québécois, a t'elle été prise? Pendant la révolution tranquille? Même pas. Pas avant 2001! En plein régime du PQ! En pleine révolution de la nation civique québécoise épurée de toutes références identitaires. Hey! c'est vous, Mme Marois, qui étiez à ce moment Vice-Première Ministre et Ministre des Finances. Ne me dites pas que vous avez un lien avec cette odieuse décision!

    "En mai 2001, afin de mieux refléter ses activités, l'ACFAS change de nom et devient l'Association francophone pour le savoir (ACFAS)." (tiré du site de l'ACFAS)

    Pour mieux refléter ses activités. D'une institution du peuple Canadien français-Québécois, elle devient une multinationale francophone. Les sientifiques québécois n'y sont plus représentés.

    "L'Acfas maintient des liens avec les principales associations ayant le même rôle qu'elle à travers le monde, comme l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) et l'Association française pour l'avancement des sciences (AFAS)." (tiré du site de l'ACFAS)

    Ah bein tiens donc! Les autres associations dans le monde ont le même rôle et activités que l'ACFAS, mais n'ont aucun problème avec leur fièreté nationale en conservant et affichant clairement c'elle-ci; (AFAS)France (AAAS)États-Unis. Tandis-que notre ACFAS se conserve un timide petit "c" dérangeant et mystérieux au milieu pour éviter de se transformer en AFAS de l'association de France. Car dans un Québec "civique", voyez-vous, tout le monde ils sont des Québécois et tous les Québécois ils parlent pas français, voyez-vous, alors on peut pas faire un AQFAS parce-que ce serait pas seulement réservé pour les pays francophones et puis on veux pas garder Canadien français parce qu'on veux éviter tout lien avec le Canada parce que notre stratégie politique d'indépendance nous exige un reniement d'appartenance à la fédération et puis, voyez-vous, Conrad Kirouack était en fait un prêtre , le frère Marie-Victorin, et le clergé on répugne çà parce que ça nous rappelle la mauvaise passe du Duplessisme et ça c'est l'affirmation national qui est pas compatible avec notre stratégie politique du PQ, et puis, et puis ...euh... on est le peuple des Francophones. Voilà.

    Voilà ce qui fatigue le peuple, Mme Marois.
    Le peuple québécois ne peut tout simplement plus supporter ce reniement de lui-même par ceux-là même qui se portent comme les représentants de leur affirmation et libération nationale.

    J'espère vous avoir aidé dans votre démarche réflective sur l'enracinement, Mme Marois, et je souhaite que vous la poursuiverez en nous proposant les correctifs nécessaires au PQ qui nous éviteront une autre débâcle comme c'elle du 26 mars. Car ce sera certainement la dernière cette fois, et je ne vous souhaite pas d'en être à la tête le jour venu.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 15h35
    à M. Castonguay
    Je suis tres heureux que vous appuyiez la candidature de Guy. Vous placez bien votre confiance. Je le ferai aussi, malheureusement, il est indépendantiste... Son point de vue ne cadre pas toujours avec le mien...
    Pour ce qui est du reste, je trouve que le PQ fait fort ces temps-ci. Voyant les chicanes, les coups de couteau dans le dos, les, disons-le, saloperies, etc., alors que le temps est calme, je n'ose pas imaginer ce que ce serait en cas de séparation éventuelle. Pour moi, c'est de la folie.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 21h37
    Sondage: sans intérêts.
    Ce ne sont pas les sondages qui indiquent les bons chefs. Le PQ serait plus avisé de couronner Pauline Marois car c'est elle qui s'est montré la plus rassembleuse dans la dernière course. C'est aussi elle qui s'est montré la plus honnête en ce qui concerne l'édification d'un pays. Il y en aura pas de facile, qu'on se le dise. Courronnons-la et elle saura faire ses preuves par la suite. Ceux qui pensent se présenter seraient plus avisé de lui offrir leur soutient: nous n'avons plus de temps à perdre. À la dernière course je me faisait fort de faire signer les candidatures de plusieurs personnes avec le résultat que l'on sait. Cette fois-ci je ne signerai que la candidature de madame Marois. À bon souverainiste, salut!

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    jeudi 10 mai 2007 23h10
    La qualité d'un chef
    Au Parti Québécois, il faut présenter deux plans de gouverne : Un projet de souveraineté qu'il faut embrasser de coeur et d'esprit, et un plan de gouverne. Un plan B, quoi. Gérer ces deux mondes est un terrible paradoxe où la coalition péquiste doit jouer d'idées et de confrontation au nom de l'idéal national que chacun interprète à sa guise. Difficile, irréalisable même, mais rien n'empêche d'essayer d'y arriver.

    Dorénavant je sais que le meilleur chef ne sera pas celui qui va faire soulever les foules, c'est celui qui va plaire aux journalistes. C'est plate, mais c'est ça.

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