Michel Bissonnet conserve la présidence de l'Assemblée nationale
9 mai 2007
Québec
Québec — Sans aucune surprise, Michel Bissonnet, député libéral de la circonscription montréalaise de Jeanne-Mance-Viger, a été réélu hier président de l'Assemblée nationale.
À la reprise des travaux parlementaires, les députés ont aussi choisi leurs collègues libéraux de La-Pinière, Fatima Houda-Pepin, et de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, ainsi que le député adéquiste des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, comme vice-présidents.
M. Bissonnet a été élu sans opposition, aucun autre député n'ayant soumis sa candidature pour le poste.
Le nouveau président a été conduit au trône par le premier ministre Jean Charest, le chef de l'opposition adéquiste Mario Dumont et la leader parlementaire péquiste Diane Lemieux. Il a fait mine de résister, comme le veut la tradition, parce que cette fonction représentait un grand danger pour son titulaire dans l'Angleterre du XVIIe siècle. Le président de la Chambre devait alors porter les doléances des élus devant l'absolutisme royal.
M. Bissonnet a promis à ses collègues de se comporter «avec neutralité et impartialité», comme il a su le faire depuis qu'il occupe le poste, en avril 2003.
Le premier ministre Jean Charest a souligné l'importance du rôle de président de l'Assemblée nationale. «C'est un poste stratégique car le président est le dépositaire des droits des parlementaires. Il doit veiller à ce que chaque député puisse s'exprimer librement», a dit M. Charest. Il a vanté «l'humanité» du président, une qualité qui lui permet de remplir sa tâche avec brio.
Quant au chef de l'opposition, Mario Dumont, il a félicité M. Bissonnet pour avoir oeuvré à mieux connecter l'Assemblée nationale avec la population et pour sa volonté très ferme de réformer le parlementarisme québécois.
La carrière de M. Bissonnet est un exemple de volonté. Il était chauffeur de taxi et est devenu avocat avec persévérance, en suivant des cours du soir tout en poursuivant son travail le jour. Élu dans le comté de Jeanne-Mance pour la première fois en avril 1981, il y a 26 ans, il y a depuis toujours été réélu, avec des majorités qui suscitent probablement l'envie de plusieurs de ses collègues. Le comté a été rebaptisé Jeanne-Mance-Viger en 1998.
M. Bissonnet a d'abord été vice-président de l'Assemblée de 1989 à 1994, puis de 1999 jusqu'à 2003.
Cette préparation lui a valu d'être élu président à l'unanimité en avril 2003, puis d'être reconduit hier à ce poste sans opposition.
En plus de présider les travaux parlementaires, M. Bissonnet fait la promotion du parlementarisme québécois, notamment en organisant des parlements-écoles lorsque l'Assemblée nationale ne siège pas, et en visitant les écoles du Québec pour y présenter le fonctionnement de l'Assemblée nationale.
À la reprise des travaux parlementaires, les députés ont aussi choisi leurs collègues libéraux de La-Pinière, Fatima Houda-Pepin, et de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, ainsi que le député adéquiste des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, comme vice-présidents.
M. Bissonnet a été élu sans opposition, aucun autre député n'ayant soumis sa candidature pour le poste.
Le nouveau président a été conduit au trône par le premier ministre Jean Charest, le chef de l'opposition adéquiste Mario Dumont et la leader parlementaire péquiste Diane Lemieux. Il a fait mine de résister, comme le veut la tradition, parce que cette fonction représentait un grand danger pour son titulaire dans l'Angleterre du XVIIe siècle. Le président de la Chambre devait alors porter les doléances des élus devant l'absolutisme royal.
M. Bissonnet a promis à ses collègues de se comporter «avec neutralité et impartialité», comme il a su le faire depuis qu'il occupe le poste, en avril 2003.
Le premier ministre Jean Charest a souligné l'importance du rôle de président de l'Assemblée nationale. «C'est un poste stratégique car le président est le dépositaire des droits des parlementaires. Il doit veiller à ce que chaque député puisse s'exprimer librement», a dit M. Charest. Il a vanté «l'humanité» du président, une qualité qui lui permet de remplir sa tâche avec brio.
Quant au chef de l'opposition, Mario Dumont, il a félicité M. Bissonnet pour avoir oeuvré à mieux connecter l'Assemblée nationale avec la population et pour sa volonté très ferme de réformer le parlementarisme québécois.
La carrière de M. Bissonnet est un exemple de volonté. Il était chauffeur de taxi et est devenu avocat avec persévérance, en suivant des cours du soir tout en poursuivant son travail le jour. Élu dans le comté de Jeanne-Mance pour la première fois en avril 1981, il y a 26 ans, il y a depuis toujours été réélu, avec des majorités qui suscitent probablement l'envie de plusieurs de ses collègues. Le comté a été rebaptisé Jeanne-Mance-Viger en 1998.
M. Bissonnet a d'abord été vice-président de l'Assemblée de 1989 à 1994, puis de 1999 jusqu'à 2003.
Cette préparation lui a valu d'être élu président à l'unanimité en avril 2003, puis d'être reconduit hier à ce poste sans opposition.
En plus de présider les travaux parlementaires, M. Bissonnet fait la promotion du parlementarisme québécois, notamment en organisant des parlements-écoles lorsque l'Assemblée nationale ne siège pas, et en visitant les écoles du Québec pour y présenter le fonctionnement de l'Assemblée nationale.
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