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Boisclair s'attire un déluge de critiques

André Boisclair a soulevé une tempête chez les souverainistes.
Photo : Agence Reuters
André Boisclair a soulevé une tempête chez les souverainistes.
Accusé de créer un schisme au sein du mouvement souverainiste, le chef du Parti québécois, André Boisclair, s'est fait sévèrement critiquer pour sa sortie contre le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et devra s'en expliquer dès aujourd'hui devant ses députés lors d'un caucus qui s'annonce houleux. Mais, d'emblée, certaines figures prédominantes du Parti québécois estiment qu'il ne pourra pas résister bien longtemps à la pression et qu'il ferait mieux de démissionner rapidement pour le bien du parti. L'ancienne ministre péquiste, Louise Beaudoin, juge qu'André Boisclair n'a fait qu'«accélérer sa chute» avec ses démêlés avec Gilles Duceppe.

«M. Boisclair ne se rendra pas au temps des lilas», croit un président d'association péquiste. D'autres prédisent qu'il ne passera pas la semaine à la tête du PQ.

À Ottawa, c'est la réprobation, voire la colère. Les députés bloquistes se sont montrés sévères à l'endroit d'André Boisclair. Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, n'a pas caché son irritation devant les journalistes.

«J'ai dit tout ce que j'avais à dire en fin de semaine, je n'ai pas l'intention d'en rajouter», a-t-il lâché sur un ton qui ne souffrait pas la réplique, en faisant irruption dans le foyer de la Chambre des communes après la période de questions hier. Les deux hommes ne se sont pas parlé depuis l'incident et s'il n'en tient qu'à

Gilles Duceppe, l'appel devra venir de Québec. «Écoutez, on avait un rendez-vous [il y a deux semaines]. Il a été annulé, donc je vais attendre. On verra», a-t-il déclaré.

Au lendemain du 26 mars, Louise Beaudoin était sensible à l'argument selon lequel il fallait poser d'abord la question du programme et ensuite la question du chef. Mais elle croit que cet événement contraint tout le monde à se raviser. M. Boisclair n'a «plus aucune autorité morale et intellectuelle pour porter quoi que ce soit», a-t-elle déclaré au Devoir. À ses yeux, M. Boisclair pensait peut-être «stopper sa chute en jouant au bon garçon s'élevant contre le méchant. Mais je crois que ça n'a pas marché du tout».

Le coprésident du Conseil de la souveraineté, Gérald Larose, juge que la question du leadership de M. Boisclair doit être réglée rapidement — «d'ici quelques semaines» — et non pas dans un éventuel congrès national du PQ. «Le temps presse parce qu'on observe un dérapage», a-t-il fait valoir hier au Devoir. Le PQ ne peut se retrouver avec «un gouvernail qui n'est pas solidement dans les mains de quelqu'un. Ou il assoit son autorité et les choses rentrent dans l'ordre ou il laisse la main». Selon lui, M. Boisclair a choisi «la mauvaise méthode» avec sa sortie contre le frère d'armes bloquiste: il ne faut pas étendre à l'ensemble de la famille souverainiste le problème, somme toute bien circonscrit, du PQ.

Gérald Larose trouve étrange que le chef péquiste ait en outre accusé Gilles Duceppe de verser dans l'affirmation nationale. «Ça ne fait aucunement écho à absolument rien de ce que je connais de Gilles Duceppe et des écrits du Bloc. Je ne lui connais pas de déviationnisme.»

De son côté, Yves Michaud qualifie la déclaration de M. Boisclair de «puérile, infantile». Elle trahit «le manque de jugement» du chef péquiste, selon lui.

Lors de la Conférence nationale des présidentes et présidents du PQ qui aura lieu le 26 mai, André Boisclair semble tout droit se diriger vers un désaveu: le compromis qu'il a proposé et qui a été approuvé par l'exécutif national du PQ, fixant à septembre 2008 la tenue du Congrès national et le vote de confiance, a du plomb dans l'aile. «Il n'y aura pas de consensus ni dans ma région ni au Québec pour un congrès à l'automne 2008», estime Étienne Vézina, président de l'Association régionale de l'Estrie. Les discussions entre les militants portent désormais sur une échéance au printemps 2008 et même à l'automne 2007.

Dans les associations de comté, certains militants ne montrent guère de retenue. Proche de Jacques Parizeau, Sylvie Brousseau, qui est présidente du PQ dans Montmorency, affirmait hier que tout «ce psychodrame» aurait pu être évité si M. Boisclair s'était rendu à l'évidence le lendemain du scrutin et avait démissionné: «Tous les chefs du PQ qui l'ont précédé se sont retirés avec des scores meilleurs. Ce n'est pas compliqué!» S'exprimant à titre personnel (et non pas au nom de son exécutif), Mme Brousseau croit que la probabilité d'élections provinciales rapides ne doit pas être exclue. «Mario Dumont flotte. Il pourrait très bien nous renvoyer en élection très vite, dès l'automne. Et voudra-t-on alors vraiment refaire une campagne avec M. Boisclair? La réponse est évidente. Et c'est pour ça que ça doit se régler rapidement, cette affaire-là.»

Des bloquistes plus bavards

Plus bavards que leur chef, les députés du Bloc québécois n'ont visiblement pas digéré la gifle que le chef du PQ a adressée à Gilles Duceppe en fin de semaine. Tous les élus contactés par Le Devoir ont affirmé avoir été «surpris» de cette sortie en règle, alors que la plupart des ténors du Bloc n'ont pas hésité à se dire «furieux» et «déçus».

Selon Paul Crête, député de Montmagny-Rivière-du-Loup, «il faut clarifier la situation le plus vite possible». «Le PQ a à décider et à faire son choix», a-t-il dit, refusant de verser dans la «politique fiction» et de faire des prédictions sur la suite des choses. Pour les élus du Bloc, la succession de MM. Boisclair et Duceppe ne se pose pas dans l'immédiat... tant que le chef du PQ est en place.

«Il ne faut pas se le cacher, depuis dix ans, le meilleur porte-parole souverainiste, c'est Gilles Duceppe», a affirmé au Devoir Louis Plamondon, le président du caucus. Il estime que les appels du pied des militants envers le chef bloquiste seraient tout à fait légitimes. «Si jamais il y a un départ d'André Boisclair, que je ne souhaite pas nécessairement, il y aura beaucoup de pression sur Gilles Duceppe», a-t-il ajouté.

Tous les élus bloquistes ont toutefois rejeté les accusations de grenouillage, tout comme les proches de Gilles Duceppe contactés par Le Devoir. Certains ont même soutenu que cette controverse était une mise en scène de la part d'un chef péquiste qui sent «l'eau chaude» et qui a jugé bon de créer un problème pour faire diversion.

De son côté, Serge Ménard, député de Laval qui a déjà été ministre du Parti québécois, a vu dans ces déclarations la marque d'un homme qui «souffre beaucoup». «C'est le genre de choses qu'on dit au téléphone, en privé, soutient-il. Je ne comprends pas. C'est très injuste à l'égard de Gilles Duceppe. [...] Selon moi, c'est un signe que M. Boisclair souffre beaucoup et qu'il est très déprimé. C'est dur une défaite, je l'ai moi-même vécu. Il y a une période de dépression après une défaite politique. On fait alors des erreurs et on perd notre capacité de jugement.» Pour Réal Ménard, député d'Hochelaga, la sortie d'André Boisclair est un «signe de faiblesse» de la part d'un chef qui a «perdu le contrôle».

Les troupes bloquistes n'ont pas du tout apprécié l'accusation voulant que Gilles Duceppe cherche à réanimer le concept d'affirmation nationale de Pierre Marc Johnson. «Les discours les plus souverainistes, c'est Duceppe qui les tient. Au dernier caucus, mercredi, il nous a encore répété de ne pas oublier qu'on était souverainistes avant tout», a affirmé Louis Plamondon.

Marc Lemay, député d'Abitibi-Témiscamingue, ne cachait pas sa colère hier. «Je suis furieux. La violence des propos d'André Boisclair est inadmissible.» Il partage l'avis de plusieurs de ses collègues bloquistes selon qui la sortie de M. Boisclair est «nuisible» au mouvement souverainiste. «On travaille pour la même cause. Ça ne fait pas très sérieux de se tirer dans le pied. Les ennemis, si je puis dire, ce ne sont pas d'autres souverainistes, mais nos adversaires politiques», dit-il.

Selon une source péquiste, André Boisclair et son entourage sont devenus paranoïaques et ont inventé ce «mythe d'une organisation Duceppe». De toute façon, dit cette source, «Duceppe n'a pas besoin d'organisation. [...] Il est partout, Duceppe, il connaît tout le monde. Le jour où il décide de partir d'Ottawa, ça lui prend cinq minutes. Il n'y aurait pas de course à la chefferie.»

Mais des péquistes de longue date commencent à se demander qui aura vraiment envie de reprendre le Parti québécois dans l'état où il est. «Il faut déclarer faillite et repartir ça sur un autre nom», dit l'un d'eux à la blague.

Selon d'autres sources très bien informées, si Gilles Duceppe, malgré tout, n'hésitait pas une minute à faire le saut à Québec, l'ancienne ministre Pauline Marois, elle, ne serait pas pressée d'aboutir à la tête du parti. Encore moins si une course à la direction avait lieu avec les mêmes règles qu'en 2005. «Dans une telle situation, il n'en serait même pas question une minute pour Pauline», a-t-on appris.

Députés hésitants

Les députés péquistes se sont montrés très réticents à commenter la sortie de leur chef. Ancien député bloquiste qui connaît bien Gilles Duceppe, Stéphane Bergeron (Verchères) s'est dit profondément malheureux de l'écartèlement actuel du mouvement souverainiste. Il soutient que «personnellement», il n'a jamais eu connaissance du fait que son ancien chef testait ses appuis afin de changer de parti et de capitale. La sortie de M. Boisclair était-elle fondée sur rien? «Je ne suis pas en mesure de le dire. Je n'ai pas accès aux informations qui ont amené André à faire ça. Il aura l'occasion de nous expliquer cela demain [aujourd'hui]», au caucus, a déclaré M. Bergeron. Camil Bouchard, député de Vachon, disait «ne pas avoir envie d'ajouter à la querelle de famille» et réservait ses commentaire pour le caucus qui, a-t-il dit, «risque d'être très long».

Par ailleurs, hier, c'est en cette journée pour le moins mouvementée qu'une nouvelle attachée de presse entrait au service d'André Boisclair. Il s'agit de Marie Barrette, qui a déjà travaillé dans l'entourage de Jacques Parizeau, de Lucien Bouchard et de Joseph Facal. Mme Barrette disait ne pas avoir parlé à son patron, hier. Elle n'était pas en mesure de dire si M. Boisclair parlerait à la presse aujourd'hui. «On peut supposer que demain [aujourd'hui] il vous parlera», a-t-elle dit, précisant que le chef —qui a décliné toute demande d'interview hier — se trouvait «probablement dans son comté» hier.






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Vos réactions

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  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    lundi 7 mai 2007 23h06
    Le pire dans tout cela,...
    « Le pire de toute cette situation, c'est Gilles Duceppe qui va devoir le vivre. Boisclair parti, Duceppe devra se décider rapidement et s'il dit: "Oui, j'y vais", plusieurs personnes diront: " Ben tiens, Boisclair avait raison, Duceppe est hypocrite."

    À croire que c'est ce que monsieur Bsoiclair voulait...

    Alors que là, étant donné les circonstances actuelles, la possibilité d'une autre élection très rapide, la reconstruction d'un parti en déperdition, la volonté ferme de faire un pays, la crédibilité, la sûreté du jugement ( ça nous a manqué ), le leadership, bref tout ce dont le PQ a besoin, c'est Gilles Duceppe qui me semble le mieux placé. Le PQ, pour le moment, ne survivrait pas à une autre course à la chefferie. Pauline Marois aurait aussi été un bon choix, mais la dernière course à la chefferie a créé des animosités pas encore éteintes. Bernard Landry, malheureusement, est parti à un bien mauvais moment et on connaît la suite. Louise Beaudoin, choix intéressant aussi. Diane Lemieux, la combattive, à envisager. Mais Gilles Duceppe apparaît avoir l'âme qu'il faut.

    À partir d'aujourd'hui, demain nous appartient...,il n'en tient qu'à nous. Tout va se passer très rapidement. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 8 mai 2007 01h01
    un peu de couilles monsieur boisclair
    « j acheve de l appeler monsieur, bientot ce sera ti-clin »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 05h48
    grossière erreur
    « Quelqu'un du Bloc disait que Duceppe fut le meilleur porte étendard du mouvement séparatiste depuis 10 ans. Et que fait-on de Lucien Bouchard? Pas mal meilleur que Duceppe et beaucoup plus charismatique et aimé des gens. Son défaut fut qu'il n'était pas radical comme on les aime au PQ. Dans le fond, le PQ fait comme les clubs de hockey quand les choses vont mal, on congédie l'instructeur au lieu de d'échanger les joueurs pas bons. Et dans le PQ, des passés-date, il y en a plein. Marc Laviolette, Marie Malavoy, Louise Harel, Yves Michaud, Parizeau, tous des ténors d'une autre génération, des gens finis ou presque, sans écoute, déconnectés et loin du peuple. Je me demande bien si ces gens comprennent que le monde, le vrai monde, en a soupé de leurs discours des années 60. Enfin, Mario doit rire dans sa barbe et moi aussi je ris et souris très fort. Vitement, amenez nous Duceppe, cet ancien marxiste qui devra expliquer à la population la thèse Léninienne à laquelle il a déjà adhéré dans un passé pas si lointain. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 06h10
    Un départ annoncé
    « Que dire de plus, sinon que les carottes sont bel et bien cuites pour André Boisclair. Dire cependant que ce sont les militants péquistes qui l'ont très majoritairement et chaleureusement choisi comme chef il n'y a pas très longtemps. Cela laisse assez songeur sur le bon jugement de plusieurs souverainistes... »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 07h05
    Ce matin
    « Ce matin André bois clair...

    Pierre Castonguay »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 07h31
    La fin de la souveraineté hésitation.
    « Le PQ n'aurait pas élu M Boisclair s'il avait de tout temps assumé clairement son option. Mais, sauf sou M Parizeau, ce parti a été un éteignoir pour la dynamique souverainiste. Il est mainteant de sortir l option de la voie de garage et lui faire reprendre la grande route. Le psycho drame actuel sera un bienfait historique s'il débouche sur une démarche claire qui mÈne a l indépendance. Il faut en finir avec la souveraneté hésitation. Espérons que M Duceppe fait cette lecture de la situation, quand on veut écrire l'histoire il faut savoir la lire. Le PQ devra se refonder comme un parti indépendantiste et rien d'autre. À cet égard il faut lire la proposition claire de M Gilbert Paquette:http://www.vigile.net/article6445.html »

  • André Lord
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 08h48
    éliminatoires
    « Serait-ce que cette histoire viendrait suppléer à la traditionnelle fièvre printanière du hockey, un nouveau genre d'éliminatoire de fin de saison? Plus de Canadiens ni de Maple Leafs, mais heureusement il y a encore le PQ au Québec et le Bloc à Ottawa! »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 8 mai 2007 08h58
    Serge Ménard a raison
    « En effet, le bloquiste Serge Ménard a raison de dire que Monsieur Boisclair est un homme qui souffre beaucoup. Mettons-nous à sa place : non seleument a-t-il été ébranlé par les résultats de l'élection du 26 mars (et ce malgré tous les efforts qu 'il a déployés durant sa campagne) mais, depuis, il ne cesse de faire l'objet de critiques de la part de ses militants, dont beaucoup veulent le remplacer au plus vite. Pas surprenant, qu'il ait un peu dérapé dans ses plus récentes déclarations.

    Par contre, quand M. Boisclair déclare que les péquistes devraient faire comme les militants du PLQ, je ne peux que lui donner raison. Même si Charest a aussi connu une élection décevante, très peu de militants libéraux l'ont dénoncé publiquement. Les membres du Parti libéral préfèrent laver leur linge en famille. Les péquistes devraient en faire autant ! »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 09h18
    Duceppe ? Boisclair ? Temps des lilas ? Ya-hou... ?
    « Que se passe-t-il ?

    Il demeure toujours "triste et platte" que, soudainement, des grandes personnes décident de s'unir autour de la haïne ainsi que de la méfiance pour se faire valoir ou faire qq chose dite "alternative"... .

    Peu importent ou compte tenu des Partis politiques existants ou à exister, il demeure que ce genre de situation arrive comme... une fois... de-trop..., affaiblissant par ailleurs ce que nous osons appeler "démocratie", "souverainisme", "étatisme" (et tout l'reste).

    D'ailleurs, nous commençons à être "tannéEs" des chicanes inutiles qui ne mènent à rien... .

    Réveillons-nous ! Allons vers le temps des lilas ou le temps des citrons, mais allons-y avec "calme et dignité humaine chalom !

    Marcel (Fafouin)
    Membre d'aucun Parti
    seulement de la vie ! »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 8 mai 2007 09h21
    Qui a élu André Boisclair?
    « Il y a à peine 6 mois, les membres du PQ ont élu leur chef, André Boisclair. Ils l'ont choisi parmi une poignée de candidats plus ou moins valeureux. Tous se sont rallié derrière lui, quoique je me demande maintenant jusqu'à quel point plusieurs membres du PQ l'ont fait avec ocnviction. Ce sont eux, les membres du PQ, qui sont finalement responsables de la situation actuelle. Boisclair a fait du mieux qu'il a pu avec le carcan que le parti lui a imposé pour affronter l'électorat. En effet, les membres du PQ l'ont forcé à affronter la population avec un programme totalement déconnecté de la réalité, avec les résultats que l'on connait.

    Aujourd'hui, le bouc émissaire pour tous les maux du PQ, c'est André Boisclair. Facile de piétiner un homme qui a donné tout ce qu'il avait, malgré les chaines et les boulets que constitue le programme du PQ, sans compter l'attitude de la gérontocratie souverainiste. Il devrait quitter parce qu'il a été traité injustement par son parti, tout comme Lucien Bouchard avant lui.

    Quant à Duceppe, son discours est usé à la corde, et son ton braillard, qui me tape royalement sur les nerfs, sera un handicap majeur pour qui aspire à gouverner une province. Oui, il est bon dans don rôle de chialeux en chef, à toujours critiquer, dénoncer, chercher la bibitte. Mais jamais de la sainte vie je ne le voudrais comme premier ministre, il n'arrive même pas à la cheville de Mario Dumont à ce niveau. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 09h42
    Duceppe-Boisclair; bonnet blanc, blanc bonnet.
    « Que les apparatchicks du PQ imposent Duceppe à la place de Boisclair et le PQ sera irrécupérable.

    Duceppe a été un agent important dans les défaites du PQ.
    Il a endosser et imposé la doctrine "civique" (anti-identitaire) comme personne d'autre, ce qui a contribué énnormément à déplacé un grand pourcentage de Québécois vers l'ADQ. Il a quémandé une reconnaissance de la nation québécoise au régime colonisateur, légitimant ainsi le pouvoir de celui-ci sur une reconnaissance qui n'appartient qu'au peuple concerné, et par ce geste nous a menné dans une situation qui nous obligait à accepter une reconnaissance dans un statut conditionel de dominé (Canada Uni).

    Gilles Duceppe a fait du Bloc Québécois un parti pour la reconnaissance de l'État colonial anglais sur le peuple québécois. Rien de moins.

    Souverainiste, Duceppe?

    Suffit pas de le dire, comme Boisclair, pour l'être.

    Ça va faire les carriéristes! »

  • Jean Le May
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 10h02
    On fait dur!
    « Si monsieur Boisclair s'est mis les pieds dansles plats, je crois sincèrement qu'il y a de quoi. Notre parti fait dur: on perd ? C'est la faute du Chef.Tout le grenouillage actuel n'a qu'un seul but: se cacher la vérité. Et la vérité que l'on veut se cacher, c'est que la population n'a pas voulu de notre option telle quelle. Quand les péquistes vivront-ils en démocratie plutôt que dans un régime totalitaire à l'intérieur du Parti?
    On a rendu Boisclair infirme et on réussira à s'en débarasser. Et c'est les mains pleines de sang que nous reprendrons le débat avec la même vieille option que les gens ne veulent plus. Ca fait dur. A la place du futur nouveau chou-chou, moi j'aurais peur...
    Jean Le May
    St-Jean-sur-Richelieu »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 10h19
    L'arbre qui cache la forêt !
    « "Les mensonges et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion."- Paul Valéry

    Tout ce psychodrame ne cache qu'une chose et c'est le fait que le peuple Québécois pense et se comporte exactement comme Gesca, CBC franco et Québécor leur disent de penser et de voter.

    Via une incessante et omniprésente propagande plus ou moins habilement déguisée, l'agenda politique de la nation est défini et appliqué sans grande résistance.

    "Un peuple ignorant est plus facile à gouverner" - Duplessis

    L'obscénité flagrante qu'est devenue la chasse au mouvement souverainiste depuis l'élection de la "marionette" de la droite à Dumont est explicite pour quiconque possède encore quelques neurones qui pétaradent.

    «Les médias sont l'usine où se fabrique le "réel"; ou ce qui en tient lieu; ou ce qui l'a remplacé. Nous ne sommes pas sûrs qu'il y a un autre côté de l'écran devenu le miroir du monde.» - Élisabeth Lévy

    Les attaques systématiques peuvent même être subtiles comme la publication du livre de Frulla/Beaudoin qui relègue les siècles de combat du Québec à l'insignifiance d'une discussion de salon entre bonnes amies oblitérant ainsi la notion, légalement acquise grâce au jugement de la Cour d'appel du Québec dans l'affaire Hervieux-Payette, de "traître à la nation. "

    Cette grande leçon de droit civil aura pris 20 ans à se conclure et constitue un chapitre important de l'histoire judiciaire du Québec. http://www.crdp.umontreal.ca/cours/drt3805/hervieuxc.ssjb.html

    L'essai sur la liberté de parole, en matière politique, de François Gendron : "L'AFFAIRE DES TRAÎTRES" raconte cette saga et devrait être une lecture requise de tous citoyens qui s'intéressent encore au débat public.

    Mais qui possède encore l'énergie d'essayer de sauver une nation qui insiste à retourner vers son abuseur pour quémander "une autre claque sa gueule ? "

    "Quand on a réussi à faire croire à l'esclave que ses chaînes sont disparues, il ne croit plus à la liberté. " - Doris Lussier

    Gardez cette recette en mémoire, elle servira de nouveau pour les élections fédérales qui se pointent !

    Prenez un bon vieux fond catho, bien dressé à l'obéissance aveugle, ajoutez un décervelage télé/radiophonique à haute teneur démagogique, liez la sauce en incorporant LA corde sensible des québécois qu'est la nostalgie ; spécifiquement celle de l'inconscience débilitante de la pré révolution tranquille, ajoutez les épices du syndrome de Stockholm et un brin de complexe d'infériorité et BINGO !

    Les Québécois donneront un gouvernement majoritaire au pire mouvement obscurantiste et criminel via leur aplaventrisme face à la junte Bush/Cheney. Belle gibelotte !

    Merci Mindfuck inc. !

    "L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre. " -René Lévesque »

  • Marcel André
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 10h24
    Boisclair, pas un chef.
    « André Boisclair n'a pas l'âme d'un chef. Son naturel apparait de plus en plus. Monsieur s'offusque, fait des crises et veut sa limousine. Que va-t-il tronquer pour sa prestance? Cet individu n'aurait jamais dû être élu chef du PQ. La façon de faire, qui apparait très démocratique, est biaisée. 40,000 nouveaux membres ont voté, un numéro de membre et sa carte à $25.00 et tout le monde embarquent! Ce système doit être repensé. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 11h24
    ''Pour gouverner un grand royaume, on doit imiter celui qui fait cuire un petit poisson'', Lao Tseu
    « René Lévesque disait : «Ce qu'il faut, c'est des hommes et des femmes qui travaillent exclusivement pour tous les Québécois et non pas, j'ai le regret de le dire, trop souvent pour leurs petits, puis leurs gros amis et les intérêts qui grouillent en coulisse»

    J'assume donc toute la responsabilité des malheurs d'André Boisclair en tant que militant de la base.

    J'aurais dû être son père et faire le pied de biche devant son bureau de la Place Ville-Marie au lieu de lui écrire à chaque fois qu'il :

    - n'écoutait pas les instances du parti
    - le conseil des sages
    - les avis des anciens
    - les militants qui unanimement le mettaient en garde.

    J'aurais dû l'approcher et lui offrir de le déculotter chaque matin afin de vérifier s'il n'avait pas de traces de freinage dans la portion arrière de ses sous vêtements. Cela lui aurait évité ce merdier dans lequel il s'enfonce.

    J'aurais dû, comme le moine bouddhiste de la fin des années soixante donner ma vie pour m'enduire d'essence et me faire brûler en signe de protestation avant le déclenchement de la campagne électorale afin qu'André, subitement saisi par le geste symbolique, puisse enfin céder sa place à un autre.

    J'aurais dû lui faire parvenir des corbeilles de fruits, des fleurs, des boîtes de chocolat, des fruits frais, des forfaits toutes dépenses payées aux cliniques santé, aux cures thermales et des bonbons afin de maintenir son moral.

    J'aurais dû prendre les feuilles de pointages et me rendre au domicile de tous nos militants qui en étaient détracteurs afin de leur offrir un électroménager et de l'argent pour qu'ils aillent voter PQ en dépit de la prestation et des positions d'André Boisclair.

    Avant de mourir pour la cause de ce jeune tribun, j'aurais dû fermer ma gueule et faire cela en silence afin de ne pas perturber la quiétude dont André a besoin.

    J'aurais dû comprendre que les intérêts du parti, ceux de l'objectif de la souveraineté, ceux du maintient du nombre de la députation, ceux de l'avenir du Québec doivent passer après le bien être et le droit d'André Boisclair de vivre la grisante aventure de la chefferie péquiste, quitte à le laisser mourir de sa belle mort tout en entraînant la chute définitive du Parti Québécois et le transfert de l'option souverainiste vers le parti de l'option citoyenne qui a besoin d'une dizaine d'années devant lui afin d'obtenir un début de députation en chambre.

    Je prend donc tous les blâmes, tous les reproches, toute la grogne d'après défaite aux nom des militants et militantes de la base. Je crois qu'effectivement, le modèle de militantisme à la manière du parti Libéral, permet à n'importe lequel candidat médiocre de se maintenir en place et que cette voix est une voix idéale pour assurer la continuité partisane même avec une picouille à notre tête.

    Je sais qu'en prenant position contre André, j'ai fait pleurer le petit Jésus qui était fin prêt à laisser André sortir le crucifix de la chambre des débats pour plaire aux membres les plus militants de nos minorités ethniques.

    Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.

    Monsieur Serge Ménard a raison Monsieur Boisclair souffre énormément.

    En signe de repentance et comme j'aurai précisément 50 ans le 26 mai prochain, j'offre que l'on me saisisse
    manu militari pour qu'au nom de la base du parti, qui a vraiment mal agi, je sois flagellé publiquement devant André Boisclair en signe de réparation pour toute la souffrance que je lui ai causé.

    Je m'engage par ailleurs, à chaque coup de fouet, de réciter à haute voix la pensée de René Lévesque suivante :

    «Le seul moyen d'en sortir, c'est de revaloriser l'État et la politique, leur redonner leur place normale qui est au sommet, pas avec de la poudre aux yeux, mais par des solutions valables et par des programmes cohérents (...) qui donnent une direction réaliste et franche.»


    Pierre Castonguay »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 8 mai 2007 12h04
    Monsieur Boisclair vient de démissionner
    « Monsieur Boisclair vient de démissionner. Il n'était plus l'homme de la situation. C'est triste pour lui.

    Malgré ses lacunes, il a quand même donné du mieux de lui-même.
    Il doit garder le respect le respect de tous.

    Malgré les aléas, la marche vers l'indépendance se poursuit et se pousuivra. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 12h54
    JOIE! JOIE! JOIE!
    « Désolé, je ne peux pas pleurer pour un homme quand depuis le début des dernières élections je pleure pour tout un peuple! »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 13h53
    Sur les marches de la Place des Grands Hommes
    « Le PQ est à deux doigts de son retour au bonheur.

    Bien que sa candidature ne soit pas sur le tapis

    En terme pratiques, idéologiques et essentiels pour répondre en chambre

    Retournons-nous vers le chef que nous avions injustement désavoués

    Nul ne regrettera cet investissement.

    Actuellement il pourrait avec succès assurer l'intérim.

    Rares sont tant de qualités réunies dans un seul homme.

    Depuis son départ nous sommes tombés de 50% à la vingtaine

    Landry est malgré tout l'homme le plus versatile que le parti possède

    Ainsi nous réparerons un tort fait au pilier le plus solide d'entre nous

    Nous passerons de parti reniant ses chefs à parti reconnaissant l'excellence

    Depuis toujours il a avoué sa disponibilité à servir humblement la cause

    Retirons-le des médias pour lui redonner l'agora de la nation

    Ya t-il une autre alternative plus pragmatique et essentiellement enchâssée dans les valeurs centrales du PQ que de restaurer le leadership de notre plus efficace défenseur : travailleur de l'ombre qui a la prestance nécessaire pour qu'en plein soleil, la solidité, la respectabilité, l'expérience profonde, la vision, l'ouverture à l'univers international fasse pleinement le retour au coeur de nos préoccupations : un homme solide, un visionnaire, un militant du début avec la flexibilité de la jeunesse que possèdent les grands hommes, un père de famille de retour parmi les siens pour restaurer la paix

    Je vous laisse en réflexion la chanson de Patrick Bruel :

    On s'était dit rendez-vous dans 10 ans

    Même jour, même heure, même port
    On verra quand on aura 30 ans
    Sur les marches de la place des grands hommes

    Le jour est venu et moi aussi
    Mais je ne veux pas être le premier
    Si on avait plus rien à se dire et si et si
    Je fais des détours dans le quartier

    C'est fou qu'un crépuscule de printemps
    Rappelle le même crépuscule qu'il y a 10 ans
    Trottoirs usés par les regards baissés
    Qu'est-ce-que j'ai fais de ces années?

    J'ai pas flotté tranquille sur l'eau?
    Je n'ai pas nagé le vent dans le dos
    Dernière ligne droite, la rue Souflot
    Combien seront la 4,3,2,1...0?

    On s'était dit rendez-vous dans 10 ans
    Même jour, même heure, même port
    On verra quand on aura 30 ans
    Sur les marches de la place des grands hommes

    J'avais eu si souvent eu envie d'elle
    La belle Séverine me regardera-t-elle?
    Eric voulait explorer le subconscient
    Remonte-t-il de la surface de temps en temps

    J'ai un peu peur de traverser l'miroir
    Si j'y allais pas j'me serais trompé d'un soir
    Devant une vitrine d'antiquité
    J'imagine les retrouvailles de l'amitié

    "T'as pas changé, qu'est-ce que tu deviens ?
    Tu t'es mariée, t'as trois gamins
    T'as réussi, tu fais médecin
    Et toi Pascale, tu t'marres toujours pour rien ?"

    On s'était dit rendez-vous dans 10 ans
    Même jour, même heure, même port
    On verra quand on aura 30 ans
    Sur les marches de la place des grands hommes
    J'ai connu des marées hautes et des marées basses
    Comme vous, comme vous, comme vous
    J'ai rencontré des tempêtes et des bourrasques
    Comme vous, comme vous, comme vous

    Chaque amour morte a une nouvelle, a fait place
    Et vous, et vous et vous
    Et toi Marco qui ambitionnait simplement être heureux dans la vie

    As-tu réussi ton pari!
    Et toi Francois, et toi Laurence, et toi Marion
    Et toi Gégé et toi Bruno, et toi Evelyne

    Et bien c'est formidable les copains!
    On s'est tout dit, on s'sert la main
    On ne peut pas mettre 10 ans sur table
    Comme on étale ses lettres au Scrabble

    Dans la vitrine je vois le reflet
    D'une lycéenne derrière moi
    Si elle part a gauche, je la suivrai
    Si c'est a droite attendez-moi!
    Attendez-moi! Attendez-moi! Attendez-moi

    On s'était dit rendez-vous dans 10 ans
    Même jour, même heure, même port
    On verra quand on aura 30 ans
    Si ont est d'venue des grands hommes
    Des grands hommes
    Des grands hommes

    Pierre Castonguay »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 15h55
    Et rebelotte
    « Une fois de plus, les vieux membres influents et croulants du PQ ont montré ce dont ils sont capables. La vieille garde n'a jamais digéré l'arrivée de Boisclair. Celui-ci étant menotté, il n'a pu faire la campagne qu'il voulait avec les résultats que l'on sait.
    Dans pas longtemps, les masques vont tomber, les vieux de la vieille rigides vont revenir en force et repartir de plus belle avec leur éternelle litanie de séparation, d'indépendance, de poudre-aux-yeux et que sais-je encore, car ils ne comprendront jamais que cela ne pogne plus au Québec. Entre-temps, la belle province poursuivra sa descente aux enfers, les problèmes s'accumuleront et les Québécois chialeront de plus belle.
    Et tout ça pour un parti dont l'avenir n'est pas du tout assuré et une cause... est-ce encore une cause? Il y aura peut-être éclatement ou disparition pure et simple. Ce qui ne serait pas une mauvaise chose. Peut-être alors, certains Québécois cesseront de rêver à des rêves impossibles et commenceront à s'intéresser aux vrais enjeux du jour.
    Dans les mois à venir, nous traverserons une période intéressante et j'espère que l'intelligence et le bon sens pévaudront, car il y a va de l'avenir des enfants de la province dont je serai résident officiellement à la fin de juin. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 17h42
    Landry? Trop d'amis.
    « M. Castonguay, Bernard Landry est celui qui a permis les monopoles médiatiques fédéraliste (Gesca) et d'abrutissement (Québécor Média). Permis la négociation de l'Approche Commune sans la moindre consultation avec le peuple québécois. Permis les fusions forcées sans le moindre respect pour notre patrimoine national. Atrophié les cours d'histoire du Québec dans les écoles. Appliqué l'idéologie de la nation "civique" à saveur Trudeauiste. Condamné Bouchard et Michaud pour leur ferveur nationaliste. Et enfin mené le PQ à sa catastrophique défaite de 2003, sans avoir le moindrement entendu les milliers de messages de la base qui l'avertissaient du désastre à venir.
    Et c'est seulement le vingtième de ma liste.

    Et pour la cerise sur le gâteau, il a appuyé Boisclair au tout début. C'est dire le flaire du monsieur.

    Landry s'est fait trop d'amis. »

  • Benoit Moreau
    Inscrit
    mardi 8 mai 2007 23h56
    Douceppe, yeah!!
    « Je veus que douceppe soie le cheffe pour la prochain vote. Sais parfait pour le Canada. Avec lui, pas de referedum, pas de separation qui va gagné.

    On sign le constitution avec Dumont et pis on va bilingue le Quebec.

    Brett Trembleigh »

  • François Caron
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 00h36
    Un peu tard, mais revoilà Jo Facal...
    « À 23h20 mardi soir sur le site d'un quotidien concurrent, celui-çi annonce et cite Joseph Facal sur son intention de briguer la chefferie du PQ. Ils seront bien avancés...

    Réglons en premier lieu le cas d'André Boisclair: son excès de confiance en soi lui a fait surpasser de beaucoup son niveau d'incompétence, et il aura peut-être appris de ces épreuves de pureté dogmatique (vraiment?) ce que c'est que l'humilité.

    Il devra donc panser ses plaies, se réinventer et afficher des ambitions politiques plus modestes (se peut-il?) dans les prochaines années.

    Cette greffe d'un dandy post-boomer néo-libéral confus n'a manifestement pas pris sur le parti, et bien qu'on dise que les éléphants du PQ aient eu une influence quelconque sur sa décision, c'est sa propension à prendre des décisions à l'emporte-pièce sans mesurer aucunement tout impact que cela provoque sur le parti ou l'opinion publique qui l'aura achevée, et ça démontre la profondeur toute relative de l'équipe d'organisateurs et de conseillers politiques qu'il s'est choisi pour l'entourer.

    Cette société d'adoration mutuelle l'a laissé aveuglément caracoler sur le bord du précipice sans lancer aucun signal de danger; mais l'aurait-il seulement perçu ?

    Il tirera peut-être comme leçon de ce désastre qu'il ne suffit pas d'avoir une solide organisation de terrain redoutablement efficace qui vend des cartes de membres à tour de bras, il faut aussi de la substance, du contenu, un discours rodé et inattaquable sur les principes comme sur la forme, de la conviction inoxydable et du courage face à l'adversité fédéraliste et capitaliste sauvage ambiante, tous ces apanages que ne possédait qu'imcomplètement André Boisclair.

    Saura-t'il rebondir ?

    Je le lui souhaite de pouvoir se réiventer en-dehors de la politique, mais j'en suis un peu inquiet vu qu'il n'a connu que la politique comme maîtresse dans sa vie...

    Pour ce qui est des charognards qui tournent alentour de sa dépouille, il leur faudra réaliser qu'àprès les élections de 2003, dans les 70% des insatisfaits du gouv't Charest, une proportion de 27% ne le trouvait pas assez À DROITE; et voilà qu'en 2007, l'ADQ récolte 30% !!!

    Le peuple est tanné d'un État péquiste qui fouille constamment dans ses pôches sans que les services rendus suivent ou soient de qualité, et est également tanné de voir que les libârals promettent tout et n'importe quoi à tout un chacun avant les élections et deviennent les chantres du laisser-faire économique et de l'extrême immobilisme politique, social et culturel.

    Alors qu'un idéologue de droite comme Facal, ou un idéologue de gauche syndicale comme Duceppe arrive, le PQ sera encore dans les mêmes ornières programmatiques et organisationnelles.

    Alors renouvellement pour renouvellement, vivement la proportionnelle pour brider les velléités de pouvoir stérile de nos vieux partis, et le redonner aux citoyennes et citoyens du Québec pour un vrai choix démocratique ! »

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