Lettres: Un rôle majeur
Je ne suis pas péquiste, mais je suis de ceux qui pensent que le Parti québécois a joué un rôle majeur dans l'histoire du Québec des 40 dernières années. Dans le sillage des réformes «libérales» de 1960 à 1966, le Parti québécois a formé de 1976 à 1985 un gouvernement rafraîchissant et réformiste (surtout entre 1976 et 1980).
Quand je prends connaissance de l'analyse de Denis Lazure, je suis atterré. À le lire, on dirait qu'André Boisclair est responsable à 98 % de l'amère défaite des dernières élections. À mon humble avis, si le PQ veut éviter le déclin ou la disparition, il va devoir réfléchir à quatre facteurs.
Premier facteur: le parti lui-même. Le parti a-t-il besoin d'un rafraîchissement de ses idées, stratégies et structures après 39 années d'existence? À lire le bon docteur Lazure, on dirait que le parti est parfait, sinon plus que parfait.
Deuxième facteur: le chef. Il est certain qu'André Boisclair doit réfléchir à un éventuel départ. Il a fait un pari et il a lamentablement échoué. Mais c'est quand même le parti qui l'a choisi comme dirigeant. Ce fut peut-être un mauvais choix, mais ce choix doit être assumé et analysé.
Troisième facteur: les relations entre le parti et ses chefs. Dire qu'il y a là un sérieux problème, c'est presque un cliché. Ce parti brûle et bouffe ses chefs d'une manière déconcertante.
Quatrième facteur: les relations entre le parti et les électeurs. Se peut-il qu'un certain état de grâce ait disparu? Se peut-il que, dans une certaine mesure, ce soit Mario Dumont et l'ADQ qui aient réussi un coup fumant en recréant en partie cet état de grâce? Le PQ a-t-il oublié d'écouter la population et de prendre acte de certains désirs, de certaines frustrations et de certaines demandes?
Je crois que le docteur Lazure refuse de s'interroger en profondeur. [...] A-t-on jamais vu le brave psychiatre se livrer à une autocritique lucide et féconde?
Le Parti québécois a besoin d'une authentique «saison des idées» et non pas d'une saison bidon pendant laquelle on feint de réfléchir profondément tout en restant aveuglément fidèles à l'orthodoxie délétère et toxique. Longue vie à un PQ aéré, tonifié et rafraîchi!
Quand je prends connaissance de l'analyse de Denis Lazure, je suis atterré. À le lire, on dirait qu'André Boisclair est responsable à 98 % de l'amère défaite des dernières élections. À mon humble avis, si le PQ veut éviter le déclin ou la disparition, il va devoir réfléchir à quatre facteurs.
Premier facteur: le parti lui-même. Le parti a-t-il besoin d'un rafraîchissement de ses idées, stratégies et structures après 39 années d'existence? À lire le bon docteur Lazure, on dirait que le parti est parfait, sinon plus que parfait.
Deuxième facteur: le chef. Il est certain qu'André Boisclair doit réfléchir à un éventuel départ. Il a fait un pari et il a lamentablement échoué. Mais c'est quand même le parti qui l'a choisi comme dirigeant. Ce fut peut-être un mauvais choix, mais ce choix doit être assumé et analysé.
Troisième facteur: les relations entre le parti et ses chefs. Dire qu'il y a là un sérieux problème, c'est presque un cliché. Ce parti brûle et bouffe ses chefs d'une manière déconcertante.
Quatrième facteur: les relations entre le parti et les électeurs. Se peut-il qu'un certain état de grâce ait disparu? Se peut-il que, dans une certaine mesure, ce soit Mario Dumont et l'ADQ qui aient réussi un coup fumant en recréant en partie cet état de grâce? Le PQ a-t-il oublié d'écouter la population et de prendre acte de certains désirs, de certaines frustrations et de certaines demandes?
Je crois que le docteur Lazure refuse de s'interroger en profondeur. [...] A-t-on jamais vu le brave psychiatre se livrer à une autocritique lucide et féconde?
Le Parti québécois a besoin d'une authentique «saison des idées» et non pas d'une saison bidon pendant laquelle on feint de réfléchir profondément tout en restant aveuglément fidèles à l'orthodoxie délétère et toxique. Longue vie à un PQ aéré, tonifié et rafraîchi!
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