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L'ADQ possède le squelette d'une éventuelle constitution du Québec

Le rapport Allaire n'est toutefois plus qu'une source d'inspiration aujourd'hui

Kathleen Lévesque   5 mai 2007  Québec
Jean Allaire
Jean Allaire
Dans la foulée du débat des derniers mois autour des accommodements raisonnables, Mario Dumont a brandi l'idée de doter le Québec d'une constitution qui pourrait donner «une épine dorsale aux valeurs communes». Depuis, ses adversaires politiques ont emprunté le même chemin.
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  • Marc A. Vallée
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    samedi 5 mai 2007 03h45
    De la réforme du fédéralisme
    J'ai lu en diagonale le texte de Patrick Taillon sur les obstacles juridiques à une réforme du fédéralisme cité dans le Devoir de cette semaine. Bien construit, ce document montre l'ampleur de la tâche de celui ou celle qui voudrait s'attaquer à la réforme de la constitution canadienne ainsi qu'à la loi constitutionnelle de 1982. Cependant, certaines conclusions sont discutables. En particulier, Patrick Taillon dit que "Le développement du Québec ainsi que la préservation de son identité et de sa spécificité culturelle passent, aux yeux de plusieurs, par le dénouement de la crise constitutionnelle provoquée par le rapatriement unilatéral de la Constitution de 1982," et que "le Québec n'a pas intérêt à ce que l'ordre constitutionnel établi contre son gré soit immuable". Je veux nuancer ces affirmations. Première des choses, le Québec a pu survivre pendant 400 ans sans choisir son ordre constitutionnel et je crois qu'il peut encore faire un bon bout de chemin sans que soit cela se fasse. Le fait de ne pas avoir accepté l'ordre constitutionnel de 1982 permet justement des initiatives telles que précisées par l'ADQ. De plus, il faut compter sur les autres forces au Canada qui voudront changer la loi de 1982 pour modifier la monachie, le sénat, etc. Quelles que soient le moment où elles se manifesteront, elles rencontreront sur leur chemin un Québec qui n'a pas accepté la loi de 1982, et qui ne peut accepter la constitution canadienne sans certains changements.

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