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Non à Couillard

Les quatre facultés de médecine du Québec ont tranché: des 87 postes laissés vacants en résidence, seuls cinq ou six seront finalement pourvus. Et pas par des médecins diplômés à l'étranger mais par des étudiants québécois. Contrairement au voeu formulé hier par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, les 174 médecins étrangers en attente d'un stage en résidence ne seront donc pas invités à occuper les places restantes, a précisé hier la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec.

Ces médecins étrangers ont beau avoir réussi tous les examens requis, cela n'en fait pas pour autant des candidats potentiels, a expliqué le président de la Conférence des doyens, le Dr Réjean Hébert, aussi doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. «Parmi ces 174 médecins diplômés à l'étranger, la moitié a fait des demandes répétées année après année. S'ils n'ont pas été acceptés les années précédentes, je ne vois pas pourquoi cela fonctionnerait cette année.»

Lors de l'admission en résidence, les facultés ne se contentent pas d'évaluer les connaissances d'un candidat à l'aune de ses diplômes. Elles veillent aussi à déterminer si l'étudiant est apte à réussir son stage et à pratiquer la médecine. Qu'ils soient diplômés ici ou à l'étranger, les critères sont rigoureusement les mêmes, a précisé le Dr Hébert. «Nos critères sont basés sur les compétences. On tient compte non seulement des connaissances mais aussi des habiletés cliniques des postulants et du potentiel qu'ils ont à réussir leur résidence.»

Ainsi, un candidat qui a réussi tous les examens exigés par le Collège des médecins du Québec et qui, de surcroît, a répondu aux exigences de l'Office de la langue française peut très bien voir son parcours s'arrêter net si les facultés jugent qu'il n'a pas le profil souhaité. Dans tous les cas, les facultés jurent que leurs décisions sont tout sauf arbitraires. «Ces gens-là ont fait des demandes dans de multiples programmes, parfois même jusqu'à 20 à 24. Et les 20 à 24 programmes, de façon indépendante, avec des critères indépendants, ne les ont pas jugés admissibles. Je ne vois pas comment on pourrait admettre plus de ces étudiants-là dans nos facultés.»

La veille, le Collège des médecins du Québec et le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avaient pourtant pressé les quatre facultés de pourvoir leurs postes vacants en faisant notamment appel aux médecins étrangers en attente d'un stage en résidence. En ces temps de pénurie, le Québec n'a tout simplement pas les moyens de se passer de ces nouvelles forces vives, avaient-ils fait valoir. Mais les doyens ont coupé court à cette demande hier. Ils estiment que les 174 candidats diplômés à l'étranger n'ont pas les qualités requises pour poursuivre leur résidence au Québec et préfèrent donc laisser les postes vacants.

Les facultés jugent par ailleurs qu'elles ont fait plus que leur part en admettant un nombre record de 58 médecins diplômés à l'extérieur du Canada et des États-Unis cette année. Cette hausse notable s'explique en partie par les mesures prises ces dernières années pour améliorer l'intégration des candidats avant même qu'ils n'entrent en résidence. «Malgré cela, ceux qu'on admet présentent beaucoup plus de difficultés que les diplômés canadiens, a noté le Dr Hébert. Ils présentent plus de reprises de stage et ils ont un taux d'échec supérieur.»

Une étude commandée par la Conférence des doyens a également permis d'établir que les facultés doivent fournir jusqu'à 40 % de ressources pédagogiques supplémentaires pour permettre aux candidats provenant de l'extérieur du Canada et des États-Unis de réussir leur résidence. «Cela demande un effort considérable aux facultés de médecine pour accompagner ceux qu'on admet déjà. On consent volontiers à faire cet effort, mais il faut préserver les critères d'admission, qui doivent rester les mêmes pour tous.»

La Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec s'inquiète d'ailleurs de constater que la question des médecins étrangers occulte un problème qu'elle juge autrement plus «préoccupant»: l'exode des étudiants québécois. Derrière les 87 postes de résidence laissés vacants se cache en effet un phénomène inédit. C'est la première fois que les étudiants boudent en si grand nombre les stages québécois. Pas moins de 64 diplômés ont choisi de poursuivre leur formation postdoctorale ailleurs au Canada tandis que 15 autres ont choisi les États-Unis. Certains ont carrément décidé de mettre leur formation en suspens.

Peut-on y voir une nouvelle tendance? Les doyens se font prudents. «Pour faire une courbe, il faut deux points, a noté le Dr Hébert. Avec un point, c'est difficile de faire une courbe, mais on ne va pas laisser une année s'écouler sans rien faire. On va enquêter sur les raisons qui motivent les étudiants, et si elles convergent vers des éléments précis, on va les corriger.»

Une première enquête a déjà permis de cibler plusieurs facteurs qui ont pu motiver le choix des étudiants. Il semble que les moyens de pression faits par les médecins spécialistes en novembre et en décembre derniers aient eu un impact, tout comme le resserrement des règles d'entrée dans les spécialités. La rigidité des plans d'effectifs médicaux a aussi été montrée du doigt hier. «Les règles contraignantes qui ont été mises en place ont peut-être des effets pervers qui sont pires que ce qu'on voulait régler», a noté le Dr Hébert.

Cette situation préoccupe aussi la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Dans un communiqué émis hier, elle invite le ministère de la Santé et des Services sociaux, les universités et le Collège des médecins à prendre «en très sérieuse considération ce phénomène». Selon son président, le Dr Renald Dutil, cet exode n'est pas étranger aux contraintes législatives et réglementaires mises en place par Québec, contraintes qui s'ajoutent à des conditions de pratique déjà défavorables par rapport à ce qui se fait ailleurs. «Le gouvernement aurait tort de prendre à la légère le message ainsi envoyé à notre ministère à travers les choix faits par nos diplômés de médecine.»

La veille, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) étaient arrivées aux mêmes conclusions et avaient toutes deux appelé à davantage de souplesse. «Au Canada et aux États-Unis, les finissants ne sont pas soumis à des mesures coercitives, on leur propose plutôt des mesures incitatives», avait alors déploré le président de la FMRQ, le Dr Martin Bernier.

Les facultés de médecine québécoises accueilleront cet été plus de 630 nouveaux résidents en formation postdoctorale. Il s'agit d'une hausse d'environ 3 % des admissions en résidence par rapport à l'année précédente. Plusieurs places en résidence demeurent toutefois vacantes à l'issue du second tour. Au total, on compte 87 places vacantes au Québec: 22 en spécialité et 65 en médecine familiale.






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  • Roger Quesnel
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 05h36
    Sommes-nous manipulés, ou mal gouvernés, ou les deux
    « La conférence des doyens, la FMOQ, la FMSQ, la FMRQ, que de regroupements pour nos chers médecins ! Et quel climat de tension ! Que de récriminations ! Est-ce que c'est ça, un climat pourri? À mon avis, nous continuons d'être les otages de tout ce beau monde. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 06h15
    Bravo. Mais ça ne règle pas l'ignominie.
    « "47% de ceux qui partent sont des anglophones, alors qu'on retrouve seulement 5 % d'anglophones chez les médecins du Québec.

    57 % des médecins qui émigrent vers les États-Unis ou les autres provinces canadiennes sont diplômés de l'Université McGill, même si cette université ne forme en moyenne que le tiers des diplômés par année.

    Motivation des départs invoquées:

    Le climat politique du Québec: 55.9%

    Le taux d'imposition: 47.8%

    La politique linguistique: 32.7%

    http://www.iforum.umontreal.ca/forumexpress/archives/vol2no2fr/article07.html

    Ça viens étudier ici à nos frais, sont plus financés que nos universités francophones, et une fois le diplôme acquis ça s'en va ailleurs parce que ça veux pas remettre un sous (impôts) aux Canadiens français, peuvent pas supporter que ces Canadiens français aspirent à leur indépendance, et veulent rien savoir de leur culture française.

    Et les Canadiens français, Québécois, peuple majoritaire et fondateur du Québec, vont accepter ce mépris encore longtemps? »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 06h48
    Le mythe du médecin-immigrant chauffeur de taxi
    « Maman Bougon a popularisé une vieille légende montréalaise qui veut que si tu as besoin d'un médecin, tu appelle un taxi!

    Le Journal de Montréal a fait récemment un excellent dossier sur les médecins-immigrants. Sur les milliers de chauffeurs de taxi immigrants qu'on trouve à Montréal, le journaliste en a trouvé...DEUX! Un Algérien de 53 ans qui a échoué ses examens pratiques et un Indien de 56 ans qui a échoué aussi aux États-Unis. Deux sur des milliers!!!

    http://www2.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2007/04/20070429-085202.html


    Rappelons que sur le 19,067 médecins qui pratiquent au Québec, 2167 sont diplomés en dehors du Canada, soit 11,3%, (Les immigrants font 12% de la population du Québec, un quart ne parle pas un mot de français)


    D'autre part, tous les "médecins" ont bien été informés AVANT leur départ, à l'ambassade du Canada ou à la Délégation du Québec, qu'il sera compliqué, voire impossible, de pratiquer au Québec.

    http://www.cmq.org/CmsPages/PageCmsSimpleSplit.aspx?
    PageID=33673f17-316a-46b4-b854-7b0cf3e512a8#766 »

  • Soline Langis
    Abonnée
    jeudi 3 mai 2007 06h56
    Et ceux qui ont suivi une formation au Québec???
    « Je serai curieux de savoir s'il y a beaucoup de gens qui ont suivi une formation dans une Université Québécois qui se font refuser leur admission en résidence? »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 07h44
    Il faut casser le monopole public de la médecine
    « Les réponses manifestement concertées des FMOQ, FMRQ, FMSQ, et de la Conférence des doyens des facultés de médecine envoient un message assez clair: "mangez donc d'la m..., Mr. Couillard!". Il est clair que ce lobby d'intérêts corporatistes n'a aucun problème avec l'idée de prendre en otage la population du Québec pour défendre ses conditions de travail.

    Or l'admission aux stages est contrôlée par ces intervenants, qui sélectionnent les étudiants sur leur "profil", exercice aussi subjectif que peu transparent; ces candidats qui ont pourtant démontré les compétences nécéssaires pour passer leurs examens avec succès n'auraient pas été jugés "dignes" par les mandarins. L'argument selon lequel plusieurs de ces candidats étrangers ont fait des demandes répétées ne tient pas debout: dans une logique d'admissions contingentées, des refus répétés sont normaux s'il n'y avait pas de place pour eux lors de la présentation de ces demandes antérieures.

    L'explication officieuse est plus crédible: le recrutement dans les facs de médecine est en hausse; il faut donc garder ouvertes les places en résidence pour ces futurs praticiens "ben de cheu nous"(dans 10 ans?); pendant ce temps les patients n'ont qu'à se l'allonger; avantage subsidiaire: en maintenant la pression sur l'offre de soins, les facultés contribuent à protéger les conditions salariales de la corporation, qui de son côté peut se laver les mains de toute responsabilité pisque "c'est la faculté, tsé!". La valeur actualisée des futurs revenus des étudiants est ainsi maximisée, maintenant le pouvoir d'attraction du diplôme. L'éducation supérieure, c'est aussi un business.

    Les déclarations du Dr. Lamontagne, "boss" du Collège des médecins du Québec", laissent clairement voir le jupon qui dépasse: "« Il faut qu'ils [les médecins étrangers] soient aussi compétents que ce qu'on demande à nos enfants qui sont dans nos facultés de médecine », a indiqué le Dr Lamontagne". Peut-on vraiment en vouloir à un être humain d'avoir une légère préférence pour "ses enfants", en effet? Ce n'est pas de la xénophobie mon bon monsieur, c'est juste de l'esprit de famille.

    Cette position défensive est évidemment inacceptable pour les patients, et à courte vue pour les praticiens: personne ne conteste la difficulté de leurs conditions de travail, mais il est tout aussi clair qu'elle résulte principalement du rationnement délibéré de l'offre de soins. Cependant, avec sa diligence habituelle, le gouvernement Charest va nous rendormir tout ça pour les 30 prochaines années. Au royaume-Ubu du Kébékistan, rien ne change, rien n'a changé, et rien ne changera jamais: ce qu'on dit est plus important que ce que l'on fait.

    La seule façon de résoudre cette impasse, conséquence prévisible d'une situation de monopole corporatiste, est la mise en place d'un système de santé mixte public-privé réglementé, permettant aux deux secteurs de se concurrencer l'un l'autre en saine gouvernance, comme dans la plupart des sociétés modernes. Ça a fonctionné ailleurs, ça fonctionnera ici, et il faudra y venir un jour ou l'autre... mais combien de morts inutiles d'ici là? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 07h54
    Regardés de côté ou de travers ?
    « Il est surprenant de lire dans l'article : Ainsi, un candidat qui a réussi tous les examens exigés par le Collège des médecins du Québec et qui, de surcroît, a répondu aux exigences de l'Office de la langue française peut très bien voir son parcours s'arrêter net si les facultés jugent qu'il n'a pas le profil souhaité.

    Est-ce que les facultés se servent du terme «profil» pour mieux écarter les médecins étrangers parce qu'ils les regardent plus de travers que de profil comme de futurs compétiteurs des bons médecins de chez-nous qui ne fournissent même pas à la tâche ? »

  • Julienne Vigneault
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 09h16
    UN PACTE CITOYEN: Des devoirs et des obligations
    « Les étudiants en médecine ont des devoirs et des obligations envers l'état et les contibuables québécois. Il faudrait un PACTE CITOYEN obligatoire; des devoirs et des obligations des nouveaux étudiants de toutes les facultés, québécois et de toutes origines établis au Québec.Et augmenter les coûts des étudiants étrangers visiteurs dans nos facultés.Les coûts des études sont inférieurs au Québec,comparativement aux coûts dans les provinces canadiennes et aux E.U.
    Il serait normal que ces étudiants accomplissent leur devoir de ciyoyen et pratiquent leur profession en médecine au Québec, obligatoirement durant une période d'au moins dix ans à servir la province au pays. A la suite de quoi, s'ils ne sont pas satisfaits, ils pourront prendre la décision de leur choix. Mais d'ici là, il serait grand temps que le gouvernement propose un système de santé efficace en santé, donrer la possibilité à nos médecins de pratiquer en levant les quotas en salles d'opération, ce qui est en soi des incitatifs sérieux pour motiver les jeunes médecins à rester au pays,et ajouter des incitatifs de primes aux étudiants qui acceptent de s'établir durant pous de cinq ans en régions au Québec. »

  • Claude Balleux
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 09h24
    Mauvaise foi?
    « Comment 174 médecins diplômés à l'étranger peuvent-ils tous présenter des carences telles qu'ils ne peuvent exercer au Québec? Le formation est-elle à ce point déficiente dans leur pays qu'ils ne peuvent soigner un humain québecois? Voyons donc!!! Pendant qu'on se bat en région pour avoir plus de médecins, pendant qu'on se tourne vers l'immigration pour palier aux problèmes liés à la baisse démographique, pendant qu'on se targue d'être une société ouverte sur le monde, on maintient des règles si contraignantes que des personnes jugées aptes à pratiquer la médecine ailleurs dans le monde, auprès d'autres humains, ne peuvent trouver leur place ici. Pendant ce temps, c'est toute la population qui paie pour maintenir des normes qui, en fin de compte, peuvent littéralement faire basculer la vie de milliers de personnes! Qu'on arrête de demander à ces dîplômés étranger de refaire tout leur parcours scolaire pour répondre à nos règles. C'est à nous de refaire nos devoirs, pour une fois!
    Je ne parle pas seulement de médecine, mais de l'accès à la profession pour des centaines de personnes formées à l'étranger et qui aspirent à s'installer et s'enraciner au Québec.
    V Jacob »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 09h39
    À M. Gebello
    « Les chiffres que vous citez sont édifiants et répondent en partie aux vraies questions qu'il convient de se poser :
    - Pourquoi y a-t-il un exode des médecins anglophones?
    - Pourquoi le CHUM anglophone est-il déjà en construction avec des fonds assurés, etc., alors que les francophones sont encore à se chicaner au sujet des fonds, du site et que sais-je encore du CHUM francophone?
    - Pourquoi l'impôt sur le revenu est-il plus élevé au Québec (pour votre information, je déménage d'Ottawa à Québec en juin et je peux vous assurer que la perspective de payer plus d'impôt ne m'enchante pas beaucoup)?
    - Pourquoi le climat politique est-il moins bon au Québec?
    Je suis francophone, mais, je ne suis pas d'accord avec cette manie qu'a une frange des Québécois de toujours taper sur les Anglais. À les entendre, les Anglais sont la source de tous les maux du Québec, alors que la plupart de ceux-ci sont la faute des Québécois eux-mêmes! Ça me fait penser au Zimbabwe, où le président Mugabe passe son temps à imputer aux Anglais (comme ici) tous les maux de son pays, alors que c'est sa gestion catastrophique qui a foutu le pays à terre. Je pense sincèrement qu'il est temps pour le Québec de faire un vrai examen de conscience, mais les chances que cela se fasse sont minces, car beaucoup de personnes ont très peur de ce qu'elles risquent de trouver...
    Or donc, cessez de vous poser en victime, M. Gebello. Je sais que c'est le sport favori de nombre de Québécois, mais ça commence à être fatiguant. Il est temps de cesser de ruminer la défaite des Plaines d'Abraham et d'aller de l'avant pour assurer la prospérité et la pérennité du Québec! »

  • Yann Takvorian
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 10h23
    Oubliez le Québec!
    « Ca fait des années que je répète sur le site Immigrer-Contact.com, aux immigrants qui salivent au mot "Québec", de l'oublier justement, d'aller ailleurs, en Ontario ou en Alberta où on les acceptera mieux qu'ici.

    Le Québec ne veut pas d'immigrants. Les Ordres professionnels comme le Collège des Médecins pratiques un sectarisme politique qui assure le contrôle des salaires et le pouvoir de négocier.

    Au Québec, les immigrants qualifiés sont comme des briseurs de grêve. Le monde syndical et corporatiste n'en veut pas, ou alors au compte goutte.

    C'est cela, une société contrôlée par des lobbies. Ne nous étonnons pas ensuite qu'il fasse jour à midi. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 10h33
    C'est la faute des Canadiens français!
    « Bravo, M. Merven!
    Vous avez trouvé la solution tant cherchée.
    Pourtant, elle nous pendait au nez, n'est-ce pas?

    Si nos universtés francophones retiennent 70% de nos médecins et que les universités anglaises perdent 60% des leurs, c'est la faute des universités francophones!

    Et c'est la faute de la trop grande tolérance des médecins francophones aux impôts élevés!

    Faudrait baisser nos impôts pour retenir ce 60% de médecins anglos qu'on subventionne avec ces mêmes impôts!

    Et pourquoi pas seulement baisser les impôts des médecins anglais?

    Ça serait'y un meilleur climat politique à votre goût?

    Le Zimbabwe, hein?

    Y'a t'il aut'chose qu'on peux faire pour vous, bwana Merven? »

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 11h39
    Médecins étrangers à l'U de Sherbrooke dès la première année de la Fac de Médecine
    « Si ma mémoire est fidèle, dès la première année de la Faculté de Médecine de l'Université de Sherbrooke, le doyen d'alors avait recruté beaucoup de médecins étrangers. J'en ai connu plusieurs vers les années '70 qui venaient de Belgique, Espagne, Etats-Unis dont d'excellents spécialistes et ils étaient reçus ici à bras ouverts...

    Si on ne peut pas prendre des médecins formés à l'étranger, il faut de toute urgence garder nos étudiants ici, quitte à leur faire signer un contrat pour quelques années. Après tout, à quoi sert de payer les taxes les plus élevées en Amérique pour ensuite laisser partir nos médecins vers les USA dès leur sortie de la Fac... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 12h25
    C'est à cause du climat.
    « "...je déménage d'Ottawa à Québec en juin..." (Merven)

    Tiens, pourquoi donc?

    Le climat politique y est trop bon?

    C'est vrai qu'en Ontario la population francophone, similaire en pourcentage d'anglophones au Québec, s'est toujours vu refuser une université francophone par le gouvernement ontarien!

    Et pourtant, personne ne parle de "mauvais climat politique" là-bas!

    Si ici c'est le Zimbabwe avec plusieurs universités anglaises hautement subventionnées pour la minorité anglo, à quel pays peut'on comparer l'Ontario?

    Sont-tu tollérants, les Canadiens français, hein?

    Ils tollèrent les impôts au Québec et tollèrent de pas avoir d'université en Ontario. Mais les anglos qui ont des impôts plus bas en Ontario et des universités subventionnées au Québec trouvent que le climat politique est intollérable!

    "Pourquoi le climat politique est-il moins bon au Québec?"(Merven)

    Bein oui, pourquoi? »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 12h29
    10 fois plus d'échecs avec les médecins-immigrants
    « Selon le Dr Hébert (Maisonneuve à l'écoute, 12h25) les résidents formés à l'étranger nécessitent beaucoup plus de supervision; 25% ont des difficultés en résidence contre seulement 2% pour ceux formés ici. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 12h33
    À M. Gebello!
    « Mon pauvre monsieur, vous ne lisez pas consciencieusement mes commentaires, vous n'y retenez que ce qui apporte de l'eau à votre moulin, vous déformez mes propos et vous êtes incapable de réflexion honnête. Vous êtes animé d'une hargne
    primaire contre les Anglais et ça fait vraiment pitié. Vous êtes en retard de quelques siècles... Le monde évolue, vous savez!
    En outre, vous refusez de vous poser les vraies questions et vous vous enfermez dans votre tour d'ivoire. Avec des gens comme vous, ce n'est pas surprenant que les Anglais quittent le Québec avec leur diplôme en poche pour aller vers un avenir meilleur...
    Étant Africain, je trouve que mon analogie avec le Zimbabwe est très pertinente. Vous devez être un émule de M. Mugabe... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 13h10
    C'est la faute de Gebello!
    « "Avec des gens comme vous, ce n'est pas surprenant que les Anglais quittent le Québec avec leur diplôme en poche pour aller vers un avenir meilleur..."(Merven)

    Mais alors, pourquoi, en premier lieu, viennent'ils le chercher ici, chez des "gens comme nous", ce diplôme? »

  • Remi Couture
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 16h55
    Pas besoin de point d'interrogation, c'est de la mauvaise foi!
    « Messieurs Balleux et Bousquet,

    Vous n'avez pas besoin de mettre un point d'interrogation à vos titres. C'est de la mauvaise foi et les médecins administrent la preuve ! Le collège des médecins et les facultés de médecine sont juges et partis. Leurs analyses sur le profil et les compétences des médecins étrangers sont peu crédibles.
    Le collège des médecins est l'exemple typique d'un groupe recrutant le même type d'étudiants, formé par le même type de professeurs, perpétuant les mêmes comportements et défendant les mêmes intérêts. Que feraient-ils de gens ayant un autre point de vue dans leur système?
    Depuis des années le collège des médecins dit qu'il est difficile d'évaluer le programme de formation des médecins étrangers. Il n'est donc pas possible de leur donner le droit de pratiquer la médecine. Il faut qu'ils refassent leurs examens, leur internat, etc. Mais ça prend combien d'années pour évaluer un programme de formation médicale en France, en Belgique, au Brésil, en Inde? Non, si le collège des médecins n'admet pas de médecins étrangers, c'est parce qu'il ne le veut pas. Ensuite, il invente lui-même des critères pour rationaliser sa décision. Et puis le collège affirmera que nous qui ne sommes pas médecins, nous n'avons pas les connaissances nécessaires pour en juger ! »

  • philippe paul
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 17h47
    Racisme québécois
    « Je trouve vraiment navrante la majorité des réactions que je lis. Les Québécois sont les champions de l'autodénigrement. Il est bien connu que nous sommes moins intelligents, plus chialeux, plus xénophobe, plus racistes, plus ''bébés gâtés'' que les autres peuples et que par conséquent nous devrions nous contenter de moins. Les élites c'est bon pour les étrangers, nous on est un peuple d'esclaves et c'est notre fierté! Plus on se dénigre, plus on est fier.

    Les médecins québécois ont les moins bonnes conditions de travail et la plus mauvaise rémunération en Amérique du nord malgré une formation médicale mondialement reconnu. Ils osent se plaindre! Sales corporatistes! Capitalistes! Sans coeur! Dehors! Mais rembourser vos frais de scolarité avant. Non, mieux que ça, vous êtes oubligés de rester, de pratiquer à l'endroit et de la manière que le gouvernement l'exige. Ouais... C'est une bonne idée ça... Si ça marche pour Cuba pourquoi est-ce que ça marcherais pas ici? En plus c'est un système qui a déjà fait ses preuves en URSS!

    À Montréal, les hôpitaux anglophones traitent moins de patients, disent parfois aux patients de plutôt prendre rendez-vous du côté francophone (pour éviter de défoncer leur budget et perdre leurs primes à la performance), recoivent proportionnellement plus d'argent des gouvernements et disposent d'une quantité d'argent considérable via leurs fondations. Fait inusité, les médecins anglophones gagent souvent plus cher que les médecins francophones tout en voyant moins de patients... (comment ça? Ils ont des petits trucs de facturation sur lesquels la RAMQ ferme les yeux, mais chut! il faut pas le dire, c'est politique!).

    Petite question: si on peut classer les université du monde en ordre de qualité de la formation dispensée, comment se peut-il que les gradués aient tous une formation de qualité équivalente? Les médecins compétents sont très en demande partout dans le monde. Pourquoi faudrait-il accepter ceux dont personne ne veut?

    Petites prédictions: le seul méga hôpital universitaire qui verra le jour au Québec sera anglophone, les meilleurs médecins québécois iront travailler à l'étranger et les médecins du tiers-monde seront le nouveau standard de pratique pour les francophones. Pourquoi demander autre chose, on mérite pas mieux! C'est beau être humble, on est pas obligé de s'écraser.

    Dernière question: quel peuple méprise le plus les Québécois francophones?
    Réponse: les Québécois francophones! Bravo, on en est fier!

    RÉVEILLEZ-VOUS GANG DE MOUTONS NÉS POUR UN PETIT PAIN! »

  • Godefroy Hardy St-Pierre
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 18h10
    Pourquoi malheureusement les facultés de médecine ont raison...
    « C'est fou ce que tout le monde lance comme argumentaire dans un domaine aussi complexe que celui de la santé avec l'assurance de posséder la voie, la vérité, la vie... Un peu de nuances, je vous en prie!

    Je ne prétends pas être dépositaire d'aucun des trois V, mais je pense pouvoir contribuer au débat pour deux raisons: j'ai fait l'expérience de première main de résidents étrangers au sein du système et je fais partie des 64 résidents honnis qui quittent le Québec pour le reste du Canada le 1er Juillet. Avant d'être descendu en flammes, je tiens à préciser que je souhaite éventuellement revenir et que la spécialité que j'entame a comblé ses trois postes au Québec par deux Québécois ainsi qu'un fort sympathique Terre-Neuvien qui ira à McGill et qui m'a promis d'apprendre le Français. (!)

    Pour ce qui est des résidents étrangers, comme à l'habitude la vérité me semble être dans les zones de gris. Mais un élément se démarque: ils ont effectivement plus de difficulté que les diplômés Québécois à naviguer notre système de santé et à y pratiquer. La médecine est loin d'être une série de connaissances ou d'habiletés techniques données, c'est aussi et surtout une façon d'interagir avec les patients mais aussi avec ses pairs. Les examens ne sont qu'une facette bien fragmentaire de l'évaluation d'un candidat.

    Et à bien y penser, c'est entièrement normal! Nous aurions probablement tout autant de difficultés à arpenter un autre système de santé, à répondre aux besoins de patients qui ont une autre culture que la nôtre.

    Il n'y a donc pas de solution miracle. Je fais partie de la première cohorte plus nombreuse qui accède à la résidence, les autres s'en viennent! S'il y a au moins quelque chose que nous aurions dû collectivement apprendre après les retraites massives des infirmières, c'est que toute solution massive et unilatérale cause beaucoup plus de problèmes qu'elle n'en résout. Ainsi de l'admission massive de médecins étrangers comme du reste. Notre système de santé se remet à peine des dernières secousses, tâchons minimalement de ne pas trop faire osciller la balance. »

  • André Doré
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 20h15
    Il faut une enquête publique...
    « Quelques mots encore de quelqu'un qui n'y connaissait rien il y a quelques temps... mais qui en connaît un peu plus depuis qu'il côtoie certains de ces médecins formés ailleurs...

    Un énoncé...
    "Selon le Dr Hébert (Maisonneuve à l'écoute, 12h25) les résidents formés à l'étranger nécessitent beaucoup plus de supervision; 25% ont des difficultés en résidence contre seulement 2% pour ceux formés ici." et "Malgré cela, ceux qu'on admet présentent beaucoup plus de difficultés que les diplômés canadiens, a noté le Dr Hébert. Ils présentent plus de reprises de stage et ils ont un taux d'échec supérieur."

    Mon commentaire:
    Il faut interroger ces résidents formés ailleurs afin de savoir pourquoi ils nécessitent plus de supervision ou qu'ils ont des difficultés en résidence. Il faut connaître quelques-uns de ces médecins diplômés d'ailleurs pour comprendre pourquoi ils vivent de telles difficultés... Ça me désole, moi, en tant que médecin vétérinaire, et diplômé en épidémiologie, de voir un constat comme celui-ci laissé sans analyse... sans avoir d'abord recherché les "pourquois"... d'une telle situation... Voilà quelque chose que ces médecins "humains" pourraient apprendre de la médecine vétérinaire...!!!

    Tiré de l'article...
    "Mais les doyens ont coupé court à cette demande hier. Ils estiment que les 174 candidats diplômés à l'étranger n'ont pas les qualités requises pour poursuivre leur résidence au Québec et préfèrent donc laisser les postes vacants."

    Mon commentaire:
    Quand le Ministre de la santé va-t-il civiliser ces doyens...??? Leurs institutions sont financées à même les taxes de tous les québécois, de même que leurs salaires. Le Ministre a le devoir et la responsabilité de les mettre au pas... ou de congédier les incompétents sur le champ...!!! Une entrevue de quelques minutes, après que tous les tests de connaissance aient été réussis avec succès ne devrait jamais, sauf EXCEPTION, éliminer un candidat, dans les circonstances que l'on connaît.
    Et même une fois acceptés, vous devriez entendre ce qu'on dit aux médecins étrangers qu'on accepte en résidence lors de leurs premières rencontres avec les institutions "dites" compétentes... Vous comprendriez peut-être pourquoi ces individus, des humains comme vous et moi, se sentent si insécures, qu'ils en font des maladies... ou qu'ils échouent à l'occasion devant la pression du système qui se présente comme un évaluateur d'incompétences... plutôt que comme un accompagnateur qui devrait être heureux de recevoir ces médecins qui daignent bien vouloir venir chez nous... et qui, oui, ont besoin d'une aide adaptée... Les facultés devraient recevoir ces personnes comme un cadeau et leur faire savoir qu'on espère leur réussite, au lieu de leur dire ce qu'on leur dit actuellement... À ce sujet, il faudrait interroger ces professionnels pour connaître le message véhiculé. Je sais que ces messages sont inacceptables, arrogants, et sources de problèmes qu'on impute ensuite à ces personnes de bonne volonté.

    LE QUÉBEC A BESOIN D'UNE ENQUÊTE PUBLIQUE À CE SUJET. »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    jeudi 3 mai 2007 21h24
    "There is something rotten..."
    « Je ne sais pas si ces médecins devraient être admis aux stages. Ce que je vois, c'est que la réponse du Dr Hébert pue la suffisance, l'arbitraire, le corporatisme et cette mauvaise habitude des médecins de se prétendre les Oints du Seigneur qui n'on de comptes a rendre à personne. On manque de médecins au Québec. Il serait utile que nous puissions faire appel à des médecins étrangers. Si des médecins étrangers "ont réussi tous les examens requis",(mais que) "cela n'en fait pas pour autant des candidats potentiels",c'est que les tests requis ne sont pas efficaces ou assez discriminants. Avoir construits ces tests et les avoir requis démontre une totale l'ineptie doublée d'un inacceptable manque de respect envers ceux à qui on les a imposés.

    A fortiori si, "parmi ces 174 médecins diplômés à l'étranger, la moitié a fait des demandes répétées année après année". Qu'est ce qu'on attend pour leur dire qu'ils ne seront jamais acceptés ? Ce qui devient évident quand on a le mauvais goût d'ajouter que "s'ils n'ont pas été acceptés les années précédentes, (on) ne voi(t) pas pourquoi cela fonctionnerait cette année.»

    Laissons de côté que cet argument soit assez ahurissant dans la bouche de quelqu'un qui devrait tout de même ne pas être si intellectuellement démuni, pour ne penser qu'à l'inconscience cruelle de garder en attente des candidats dont on a déjà décidé qu'ils ne seront jamais acceptés. C'est une attitude que je trouve révoltante et indigne d'un corps professionnel.

    Et que l'on mette en place des tests valables pour permettre
    l'intégration de ressources étrangères compétentes, plutôt que d'y mettre obstacle et de compléter ainsi les effets d'un numerus clausus qui prive la population des services auxquels elle a droit, tout en maintenant une rareté qui garantit aux médecins et spécialistes 3, 5, 10 fois le revenu moyen des Québécois.

    Pierre JC Allard
    pjca@iname.com »

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