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Des médecins laissés sur le carreau

Cette année, les étudiants des quatre facultés de médecine sont plus nombreux que jamais à bouder les stages en résidence au Québec, pour aller poursuivre leur formation ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Cette situation est d'autant plus préoccupante que les 87 postes vacants qu'ils laissent derrière eux n'ont toujours pas été comblés, alors que pas moins de 170 médecins étrangers attendent en vain qu'une place se libère pour obtenir le droit de pratiquer au Québec.

En ces temps de pénurie, cette aberration toute mathématique a fait bondir le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard. «Il est très difficile à comprendre pour moi et pour le public, j'en suis certain, qu'un nombre aussi élevé de médecins restent sur le carreau alors qu'on pourrait les former dès cette année.» Déterminé à tirer profit de la situation, ce dernier a invité tous les groupes appelés à intervenir dans ce dossier à redoubler d'efforts pour faciliter l'intégration de ces forces vives.

C'est que, contrairement à ce qui se fait dans la majorité des pays, l'admission des médecins étrangers ne relève pas seulement du gouvernement. Les facultés de médecine, le Collège des médecins du Québec et les établissements de santé ont aussi leur mot à dire dans ce processus, que tous conviennent de qualifier de très «complexe». Hier, le ministre Couillard s'est toutefois dit prêt à aider financièrement les facultés de médecine à combler les postes vacants en allant piger du côté des médecins étrangers en attente d'une place en résidence.

Trop peu, trop tard? L'appel du ministre Couillard a laissé de glace le Dr Khaled Filali, de l'Association des médecins étrangers diplômés à l'extérieur du Canada ou des États-Unis. Ce dernier attend lui-même une place en résidence depuis longtemps. «Tous mes examens sont réussis, mais mes demandes de stage de résidence ont toutes été refusées. J'en ai fait une vingtaine de Montréal à la Gaspésie, en passant par Val d'Or, mais partout on m'a refusé. Et on est nombreux à vivre cette situation», raconte ce médecin qui a été formé en Algérie.

Moins loquace, le Dr Mahmoud Khodaveisi en avait lui aussi lourd sur le coeur hier. Le médecin d'origine iranienne s'est en effet vu refuser le permis pour lequel il avait travaillé d'arrache-pied depuis son arrivée au Québec. «Moi, j'ai fait ma médecine générale en Iran. J'ai fait les examens québécois, je les ai réussis. [...] J'ai fait un stage de quatre mois à l'hôpital Viger dans le CSSS de Parc-Extension. J'ai les compétences, mais ça bloque quelque part.»

À ses côtés, le Dr Amir Khadir ne mâchait pas ses mots. Selon le porte-parole de Québec Solidaire, le gouvernement a le devoir moral d'opposer son veto, alors que des milliers de Québécois sont sans médecin de famille. «Qu'on ait le courage de dire à M. Couillard: "Oui, vous avez la latitude. Vous avez pu privatiser une montagne publique, qu'est-ce qui vous empêche d'octroyer les budgets des facultés [...] et de les forcer à accepter tous ceux qui sont suffisamment compétents, y compris les médecins étrangers?"»

Mais le ministre Couillard a été clair hier: il n'a pas ce pouvoir. Il revient au Collège des médecins du Québec, aux facultés de médecine et aux établissements de s'assurer que le candidat a la formation et la compétence nécessaires pour pratiquer au Québec. Souvent montré du doigt, le Collège s'est défendu hier d'être à l'origine du goulot d'étranglement qui tient à l'écart les quelque 170 médecins étrangers recensés par l'association du Dr Filali. Ce dernier a en effet adopté plusieurs mesures qui ont permis de voir le nombre de permis accordés à un médecin étranger passer de moins de cinq en 2003 à 69 cette année.

Son président-directeur général, le Dr Yves Lamontagne, juge néanmoins qu'il est encore possible de faire plus. À l'instar du ministre Couillard, il estime lui aussi que les facultés ont le devoir de mettre les bouchées doubles. «S'il y a des places dans les universités, elles doivent être remplies», a-t-il dit à l'occasion d'un point de presse tenu hier à Montréal. À la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec, on a confirmé les chiffres rendus publics hier, en précisant que son président, le Dr Réjean Hébert, ne sera disponible qu'aujourd'hui pour les commenter.

Les établissements de santé ont aussi été invités à faire leur part. Le ministre Couillard s'est notamment désolé hier de voir que les agences sont peu nombreuses à se tourner du côté des médecins étrangers malgré la pénurie. Son attachée de presse, Isabelle Merizzi, précise d'ailleurs que le ministre a pris deux fois la plume l'an dernier pour inviter les agences à piger parmi les 100 postes de parrainage ouverts par Québec.

Ceux qui partent

Cela dit, les 87 postes laissés vacants cachent un autre problème tout aussi inquiétant, note le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Le Dr Gaétan Barrette s'est dit estomaqué hier de constater qu'un nombre record de médecins ont choisi de faire leur programme de résidence dans une autre province canadienne et que 15 autres ont carrément choisi de quitter le pays.

«Il n'y a que deux façons de contrer ça: la rémunération et les conditions de pratique. On doit permettre aux médecins de travailler dans des conditions normales et les payer de façon compétitive. Aujourd'hui, je peux vous nommer un paquet de jeunes étudiants qui m'ont dit qu'ils ne reviendront pas», a dit le Dr Barrette.

Bien qu'il soit trop tôt pour dégager une tendance, la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) s'est elle aussi inquiétée de la désaffection d'un nombre grandissant d'étudiants. «Le gouvernement pourrait être en voie de démontrer que la façon qu'il a choisie pour gérer la formation médicale et la pratique de la médecine au Québec est non seulement inefficace, mais qu'elle est néfaste à plusieurs égards», a fait savoir son président, le Dr Martin Bernier.

La FMRQ juge que, en limitant le nombre des places offertes, Québec pousse les étudiants à aller ailleurs. Ces départs coûtent cher au réseau. Parmi les 77 diplômés québécois qui ont obtenu un poste de résidence à l'extérieur du Québec, ceux-ci l'ont obtenu dans des disciplines marquées par une pénurie au Québec, notamment en médecine familiale, en anesthésiologie, en obstétrique-gynécologie, en pédiatrie et en radio-oncologie. «Le gouvernement dépense beaucoup d'énergie pour attirer les médecins étrangers au Québec, mais que fait-il pour retenir la relève médicale qui est formée au Québec?», s'est interrogé le Dr Bernier.

Notons que, à l'issue du processus d'admission en résidence, les facultés de médecine québécoises accueilleront cet été plus de 630 nouveaux résidents en formation postdoctorale, dont environ 400 en spécialités et près de 240 en médecine familiale. Il s'agit d'une augmentation d'environ 3 % du nombre des admissions en résidence par rapport à l'année précédente.

Parmi ces nouvelles admissions, on compte 550 externes qui seront sous peu diplômés des facultés de médecine du Québec, 23 médecins diplômés hors du Québec et 54 médecins diplômés à l'extérieur du Canada ou des États-Unis. Plusieurs places en résidence demeurent toutefois vacantes à l'issue du deuxième tour du processus d'admission. Au total, on compte au Québec 87 places vacantes: 22 en spécialités (dont 14 en médecine interne) et 65 en médecine familiale.

***

Avec la Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Cécile C DUBUC
    Abonnée
    mercredi 2 mai 2007 01h20
    Monsieur Couillard , que ferez-vous ?
    « Les médecins sont nécessaires et coûtent cher à former. Nos taxes y participent en bonne proportion. Comment se fait-il qu'un médecin qui part ne rembourse pas la part investie via nos taxes? Depuis quand le Québec i.e. nous les payeurs de taxes, avons nous les moyens de former des médecins pour le reste du Canada ou pour les USA alors qu'il nous en manque?

    Alors qu'on n'accepte pas assez de médecins d'ailleurs, on forme des médecins pour ailleurs ? «Il y a quelque chose qui cloche là dedans J'y retourne immédiatement», comme dit la chanson. Les coins sont ronds ici, oui, je ne fais pas de nuances. Mais vous savez de quoi je parle : monsieur le ministre Couillard, que ferez-vous pour que le Collège des médecins reprenne à coeur la santé des Québécois au moins autant que les revenus de ses membres ? Il peut faire la grève pour augmenter (et c'est ok) les revenus des spécialistes, mais laisse les hôpitaux protéger les postes de ses membres présents et futurs et refuse les médecins formés à l'étranger, Ça , ça n'est pas ok.
    CC Dubuc. Québec. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 06h28
    12% d'immigrants, 11,3% de médecins-immigrants. Où est le problème?
    « Sur le 19,067 médecins qui pratiquent au Québec, 2167 sont diplomés en dehors du Canada, soit 11,3%. Les immigrants font 12% de la population du Québec, un quart ne parle pas un mot de français. Elle est où la discrimination? Il est où le problème?

    De plus tous les "médecins" ont bien été informés AVANT le départ, à l'ambassade du Canada ou à la Délégation du Québec qu'il serait compliqué, voire impossible, de pratiquer au Québec. Il est où le problème???

    http://www.cmq.org/CmsPages/PageCmsSimpleSplit.aspx?PageID=33673f17-316a-46b4-b854-7b0cf3e512a8#766


    Plutot que de perdre son temps avec des niaiseries si on regardait le vrai problème qui est du coté de McGill. Sur les 19067 médecins qui pratiquent au Québec, seulement 1777 sont diplomés de McGill, à peine 9,3%. McGill fabrique des médecins, d'excellente qualité (c'est la 20e meilleure université au monde) pour le reste du continent avec l'argent de nos taxes pendant qu'on veut nous passer des médecins du tiers-monde! Bienvenue chez les colonisés et les complexés. »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 07h15
    Quand le gouvernement bougera-t-il?
    « Il n'est pas si loin ce temps où le gouvernement, par loi spéciale, a coupé les années d'ancienneté des infirmières, a menacé de les emprisonner, etc.

    Comment se fait-il que maintenant, le ministre Couillard déclare qu'il n'a pas les pouvoirs de régler un problème? S'il y a un problème urgent, que l'on passe les lois spéciales nécessaires pour ramener ce beau monde à l'ordre.

    Depuis quand les collèges de profesionnels sont-ils au-dessus des lois? Même si les universités sont autonomes, nous savons qu'elles reçoivent la majeure partie de leur financement du gouvernement. Comment se fait-il que ce gouvernement leur permette de jouer aux agents immobiliers et d'endetter le Québec mais qu'il n'est pas capable de les ramener à l'ordre dans le cas des médecins étrangers.

    Le gouvernement Charest est sur le seuil de la porte: s'il n'est pas capable de régler les problèmes, la prochaine étape consistera à le mettre carrément dehors. »

  • André Doré
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 07h37
    Un scandale...
    « À la lecture de cet article, après en avoir lu d'autres dans d'autres quotidiens, après m'être intéressé aux reportages télévisés sur le sujet et pour connaître de ces médecins étrangers dont on parle ici, je me permet de décrire la situation comme étant un scandale éhonté.

    Lorsqu'au Québec, des milliers de personnes ne réussissent pas à se trouver un médecin de famille et lorsqu'elles ont un, qu'elles ne réussissent pas à obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable, il se vit des drames épouvantables chez des malades en attente d'un examen, d'une référence à un spécialiste, et d'autres drames encore chez ces médecins étrangers-mêmes en attente de nous soigner, de soigner nos enfants et nos personnes âgées. La formation médicale de ces médecins venus d'ailleurs n'a pourtant rien coûté aux payeurs de taxes québécois.

    Le docteur Lamontagne parle du problème de langue et de l'obligation de servir en région de pénurie comme étant deux irritants qui expliquent en partie le peu de médecins étrangers qui sont admis à l'exercice au Québec en comparaison avec l'Ontario, par exemple. Foutaise...!!! Pour en connaître quelques-uns, je sais que ces médecins d'ailleurs parlent souvent mieux le français que la majorité des québécois nés ici, et ils sont absolument disposés à aller servir là où on en a besoin.

    Dans les spécialités pointues, il est peut-être justifié qu'on exige des médecins étrangers qu'ils démontrent leur habileté à utiliser la technologie médicale moderne dont nous disposons ici... mais encore... quand on voit des reportages où des québécois vont à l'étranger (Inde, Thaïlande, Cuba) pour se faire traiter... on se demande pourquoi ces médecins d'ailleurs ne pourraient pas faire le même travail ici...!!! En médecine familiale par contre, là où nos besoins sont si criants, et alors qu'il s'agit d'une médecine de première ligne, la formation des grandes facultés de médecine dans le monde devrait être reconnue d'emblée ici, au lieu de s'acharner sur chaque individu en particulier. Le docteur Lamontagne a lui-même reconnu récemment que la formation, dans certains pays (notamment Cuba) est excellente. Tout ce dont nous devrions exiger alors de ces médecins formés dans des écoles de médecine reconnues, pourrait être une expérience minimale du système de santé québécois.

    Le ministre de la Santé, le docteur Couillard, ne peut se défiler devant le scandale qui nous saute aux yeux. Il ne peut mettre la faute sur l'un, l'autre et l'autre encore. C'est lui le responsable et c'est à lui qu'il incombe de civiliser le Collège des médecins, les facultés de médecine ou les dirigeants hôpitaux, afin que les places vides (87 selon l'article, dont 65 en médecine familiale) soient comblées dans les plus brefs délais.

    Cuba possède environ 1 médecin par 200 habitants. Ce pays prête 15,000 médecins au Venezuela. Ses facultés de médecine forment des médecins d'ailleurs. Cuba a offert de l'aide aux États-Unis lors de l'ouragan Katrina. Les États-Unis ont préféré faire la sourde oreille et laisser souffrir des milliers de ses compatriotes. Devrons-nous bientôt demander l'aide de Cuba... ou si par orgueil, par manque de volonté ou par de quelconques intérêts soupçonnés ou insoupçonnés, allons-nous, nous aussi, continuer à laisser souffrir notre population...??? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 2 mai 2007 07h55
    M. Noel a trouvé une partie du problème tout seul
    « M. Noel demande où est le problème et, tout de suite après, le trouve : L'Université McGill qui forment des médecins à nos frais et qui vont pratiquer ailleurs.

    Si on ajoute à ça que le Québec fait la vie dure aux médecins, formés ailleurs, qui doivent conduire des taxis pour vivre ici sans espoir d'y paratiquer leur profession, il n'est pas surprenant que l'on manque de médecin, ce qui est un problème...me semble. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 08h30
    Et deux milliards pour un CHUM anglais!
    « Et on a des sous pour un CHUM anglais de deux milliards!

    Ces diplômés médecins qui quittent uniquement pour des raisons de gros salaires démontrent bien qu'une société sans fièreté nationale et identitaire devient une société faible.

    Monsieur Jacques Noel a tout à fait raison pour McGill. »

  • Richard Boudreau
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 08h43
    Il faut cesser de ne regarder qu'un morceau du puzzle
    « Les facultés de médecine ont augmenté le nombre d'étudiants et forment maintenant un nombre record de futurs médecins, avec comme conséquence probable l'essoufflement des médecins enseignants et tuteurs de stages entraînant une possible dégradation de la qualité de la formation.
    Les médecins diplômés à l'étranger se voient ouvrir les portes de plus en plus grand à une possibilité de formation de résident et par la suite à une pratique au Québec et... par le fait même dans le reste du Canada et même en Amérique du Nord.
    Il y a plus de médecin que jamais au Québec en terme de population par médecin et la difficulté de se trouver un médecin de famille n'a jamais été aussi grande.
    Les jeunes médecins ne veulent plus travailler comme l'ont fait leurs prédécesseurs plus de 50 heures par semaine et ces derniers les imitent en diminuant aussi leurs disponibilités.
    Le privilège de pratiquer la médecine au Québec entraînait jadis une responsabilité et un devoir de répondre aux besoins de la population. Toucher un revenu de plus de 100 000 $ à 24 ans devrait donner un sentiment de responsabilité alors qu'au contraire, l'entrée élitiste en médecine recrute des gens qui trouvent normal le statut salarial qu'ils ont gagné et mérité par leurs succès scolaires.
    Il faudrait aussi mentionner la morosité qui s'est emparée de notre système de santé depuis qu'on ne parle de ce qui ne va pas et qui affecte profondément les médecins.
    Voilà une partie de ce qui devrait faire l'objet d'un diagnostic complet des problèmes de la médecine au Québec et par le fait même de notre système de santé.
    Je sais, déjà plusieurs commissions d'enquête ont fait des diagnostics de notre système, mais tellement de personnes ont exprimé des points de vue divergent et donné des réponses de l'extérieur du système que les solutions proposées ont été trop difficiles à saisir. »

  • Robert Beauchamp
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 08h55
    McGill et l'exode des médecins
    « Les étudiants étrangers occuppent 60% des places en médecine à McGill. 75% des étudiants en médecine à McGill qui quittent le planifiaient déjà avant d'intégrer McGill.
    Facile de dire qu'on ne sait pas les retenir, et on déroule le tapis rouge pour recevoir ces étudiants de talent pour bien garnir la réputation de McGill. Retenons que McGill à elle seule, reçoit du fédéral 40% des subventions totales versées à l'ensemble des universités québécoises.
    À l'heure où toutes nos places en médecine sont calculées au compte-goutte, ne devrait-on pas octroyer en priorité ces places en médecine à nos propres étudiants (en français) voire même aux étrangers qui nous garantiraient leur pratique au Québec? Ce sont bien nos taxes non? »

  • Élodie Gagné
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 09h08
    Des médecins laissés sur le carreau
    « Je suis scandalisée de lire que des finissants en médecine au Qébec s'apprêtent à poursuivre leurs études en dehors de la Province. Nous avons un besoin criant de médecins, nous, les contribuables,payons en grande partie les frais de leur formation. Le gouvernement devrait exiger d'eux,avant qu'ils entreprennent leur cours, qu'ils s'engagent à rester au pays pour quelques années après leur graduation. Ce ne serait qu'une juste reconnaissance de ce qu'ils reçoivent. »

  • Rufus Turbatus
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 10h39
    M Noel, statistiques ridicules!
    « Ca m'amuse vraiment les statistiques de M. Jacques Noel, dans les commentaires (c'est évident qu'il n'a pas pris ses cours de statistiques à McGill). Quand il compare le pourcentage d'immigrants sur la population des québécois, if fait déjà une discrimination : 80% des immigrants ont des études de niveau universitaire, études reconnues par le Ministère de l'Immigration! Pour venir ici, au QC, il faut avoir un certain nombre des points, basés sur les connaissances de langue française et surtout sur le niveau d'éducation!

    Alor, il devrait comparer le pourcentage des immigrants sur la population des québécois avec le même niveau d'éducation, selon les évaluations officiels du Ministère de l'Immigration du QC! Ce pourcentage est beaucoup plus élevé que le 12% indiqué par M Noel.

    En plus, les statistiques sur le quart d'immigrants qui ne parlent pas le français sont ridicules, aussi! Sait M. Noel le pourcentage sur la population des québécois de souche qui ne parle pas un mot français, même s'ils sont nés ici? Sait lui le pourcentage des étudiants de McGill qui parlent un seul mot français?

    Le problème ce n'est pas nécessairement du cote des immigrants, mai pour les québécois. Les médecins de l'étranger passent l'examen d'admission dans l'Ordre Professionnel, donc ils font la validation de leurs compétences. Mais ils arrivent pas a décrocher un stage de résidence ici. Et il y a des places qui ne s'occupent pas, parce que personne ne prend pas le téléphone pour les soutenir, soyons clairs sur ca!

    Vous acceptez où pas, au QC la société fait encore beaucoup de discrimination envers les immigrants. Regardez les autre cas dans la presse locale : discrimination basée sur le nom dans les CV, sur l'allocation des stages d'infirmières dans les collèges québécois, etc. Et les gens partent ailleurs, tout simplement, et sans faire de bruit dans le mass-média. Débrouillez vous, alors! Vous n'avez pas besoin de nous, on s'en va ailleurs, pas de problème avec ca! »

  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    mercredi 2 mai 2007 10h57
    Esculape, à l'aide!
    « Partout, au Québec, on manque de médecins et on ( faculté de médecine, gouvernement ?) rechigne à employer les médecins étrangers qui ont passé avec succès leurs examens et qui veulent travailler ici, en région ? Eille!
    Nos jeunes médecins veulent travailler ailleurs après avoir été formés ici ? Argent ? Meilleures conditons de travail?Eille! Il y a pénurie dans leur propre pays.
    Nous sommes aux prises avec des manques de locaux, des bactéries plein les hôpitaux ( une femme qui a subi jeudi dernier une mastectomie en Outaouais, a été retournée chez elle le soir même à cause de la possibilité d'attraper une bactérie...)un manque de personnel, une détresse psychologique importante chez les différents personnels soignants et on tergiverse, on temporise ? Parfois on met un "plaster" sur une hémorragie massive ? Eille!
    Bref, plus le problème persiste, plus on s'enlise, moins les médecins veulent venir ici de peur d'être engloutis dans des problèmes insolubles. Les médecins aussi veulent une bonne qualité de vie. On ne peut pas les blâmer.Les patients, eux, veulent être soignées.
    On vit une crise extrêmement majeure dans le système de santé, particulièrement en Outaouais ( Eille, messieurs Cholette et Pelletier !) On manque de médecins et on en refuse poliment ??? Et ce, même s'il réussissent les examens ? On ne parle pas d'un supposé marabout qui danse autour des patients en lançant des grains de riz; on parle de médecins formés et compétents.
    Ici, à Gatineau, la ville va connaître une crise majeure cet été. On parle de n'accepter que les ambulances à l'urgence.Tout le monde le sait et...Il y a des gens qui vont mourir faute de médecins. C'est quand même incroyable, non ? On ne vit pas au Tiers-Monde, on vit au Québec.
    Y'en a marre des dispensaires de brousse dans une société moderne ( mais heureusement qu'on les a ). Ce que l'on vit ici, maintenant, n'est pas normal.C'est ahurissant et ce, depuis quelques années déjà.

    Que les médecins, les gouvernements, les citoyens s'unissent pour trouver une solution et, rapidement. On doit trouver un accomodement raisonnable. C'est urgent! Un mot que doivent connaître les gens qui travaillent dans le domaine de la santé. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 11h08
    NIVELONS PAR LE BAS
    « Comme le dit M Jacques Noël, McGill est la 20 ième meilleur université en médecine au monde. Alors il est facile de concevoir qu'elle forme les meilleurs médecins au monde. Pourquoi ceux-ci alors se soumettraient à un des pires endroits au monde occidental pour pratiquer quand ils peuvent avoir les meilleures conditions au monde.

    Pourquoi punir Mcgill pour son succès? Ce que je li est typiquement Québécois à bas ceux qui ont du succès ici on nivelle par le bas. Enlevons à ceux qui réussissent pour donner aux sous performants (la moto de la FTQ CSN CEQ PQ Québec solitaire et autre du même acabit) On devrait faire le contraire et encourager McGill à former plus d'excellent médecin car si seulement 10% se ceci restent nous devront en former beaucoup plus pour en avoir assez pour nous..

    Pour ce qui est des étudiant étranger à McGill ceux-ci paye le plein tarif et ne compte pas dans les quota car il ne sont ici qu'avec un permis d'étudiant et doivent quitter après leurs études. Ils fournissent des fonds précieux au université et propage à l'étranger l'excellente réputation de McGill encore la il faut encourager cela et pas faire comme M. Beauchamp dit et donner seulement en français. Encore le typique Québécois nombriliste sans vision et nivelant par le bas.

    En finissant on parle contre le CHUM anglais. Moi je dit on ne devrait avoir qu'un CHUM et que le meilleur gagne. Le CHUM anglais est déjà commencer il n'y a pas eu d'incessant débat sur le comment pourquoi et le ou de projet. Aujourd'hui le projet avance alors que celui pour les francophone stagne alors que fait on ? en bon québécois on dit pourquoi en avoir 2 seulement 1 suffit et il doit être français, avec ce que l'on sait si cela devient réalité il n'y en aura pas un de construit. De plus tous les sondage et observation l'on démontré le hôpitaux anglophone de Montréal sont mieux administré et le service plus efficace et courtois que dans les hôpitaux francophone, NIVELONS PAR LE BAS devrais être la nouvelle devise du Québec »

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 11h52
    Le Québec paie vos études, travaillez y!
    « Les études aux Québec, c'est le grand luxe en Amrique du Nord. Si c'est chez nous que les études sont les moins dispendieuses, il serait bon que les diplomés soient le moindrement reconnaissant. Peut-être que travailler ailleurs est plus lucratif, mais au bout du compte c'est les contribuabls québécois qui se retrouvent perdant. Diplomés du Québec, travaillez au Québec, ou remboursez. Notre société faitde grands efforts pour permettre des études abordables, et elles le sont largement. Et cela est fait dans l'intérêt du Québec. Alors si vous ne particper pas à son intérêt pour vous tournez vers le votre uniquement, c'est en quelque sorte une trahison qui mérite le chatiment ultime des sciétés capitalistes: PAYER! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 13h15
    @Rufus Turbatus
    « D'abord où sont vos références? Vs garrochez des chiffres qui viennent d'où?


    En 2005, 43,9% des immigrants qui sont arrivés au Québec ne parlaient pas français
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/migrt_poplt_imigr/607.htm

    Selon une étude publiée cette semaine par Stat Can, 27% des immigrants au Québec depuis plus de 4 ans ne parlent toujours pas français. Comme environ la moitié (43,% en 2005) parlait français à l'arrivée, c'est donc dire que près de la moitié (27/57) ne réussissent pas à apprendre le français après avoir passé 4 ans au Québec. Et ce 30 ans après la Loi 101!!! Pauvre Québec, pays de naifs...Ce genre de nouvelles aurait dû faire la manchette mais notre presse dort au gaz...


    Lorsque j'avance que le quart des immigrants ne parlent pas français je suis donc très conservateur. En fait la réalité est plutot autour de 30%. Maitenant, pour être médecin, il faut parler français couramment fait que le % est encore plus faible.


    Ensuite, contrairment à une légende urbaine, on ne choisit pas tous nos immigrants
    39,8% des immigrants que le Québec a accueilli en 2005 n'ont pas été choisis mais nous ont été imposés via les programmes de réunification familiale et de réfugiés (des immigrants illégaux pour un grand nombre). Il y a quelques années c'était la majorité!!!! Voilà pour vos immigrants scolarisés
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/migrt_poplt_imigr/605.htm


    La sélection des immigrants, c'est une grosse blague

    http://www.cic.gc.ca/francais/qualifie/evaluer/PointageTotal.asp
    Il vous faut 67 points pour se qualifier .
    Vs avez complété des études équivalentes à un cégep en techniques: 20 points
    Vs pouvez lire, écrire, lire, écouter l'un des deux langues officielles? 16 points
    Vous connaissez un peu l'autre langue? 8 points
    Vs avez 2 ans d'expérience dans votre travail? 17 points
    Vous avez entre 21 et 51 ans? 10 points (difficile de rater ces points!!)
    Bref, si vs etes un franco avec un équivalent de cégep, c'est gagné.
    Total: 71 points
    Faites moi rire avec vos diplomes

    En fait, l'immigration contribue à augmenter l'analphabétisme au Québec.

    "Nouveau facteur d'analphabétisme au Québec et à Montréal en particulier depuis quelques années: l'arrivée d'immigrants et de réfugiés analphabètes. Un problème dont on se préoccupe assez au ministère de l'Education du Québec pour consacrer à la seule alphabétisation des jeunes immigrants sous-scolariés un budget additionnel de 30 millions$, soit 5 millions$ de plus que le MEQ consacre à l'ensemble de la population analphabète du Québec."
    "A court terme, les immigrants analphabètes seront un facteur d'augmentation du taux d'analphabétisme au Québec" croit André Dugas, professeur de linguistique à l'UQAM".
    "Vingt p, cent des jeunes immigrants qui arrivent annuellement sont sous-scolarisés, voire complètement analphabètes,selon Georges Latif, chef de service aux communautés culturelles au MEQ."
    "Au centre haïtien de Rivière-des-Prairies, on admet que l'analphabétisme est assez répandu chez les nouveaux arrivants haïtiens... "C'est un double choc pour les Haïtiens analphabètes qui arrivent ici, note M. Lucien Delmas,coordonnateur au centre. En plus de ne savoir ni lire ni écrire, ils ne connaissent pas non plus les bases d'une société moderne et développée." (La Presse, Martine Turenne, 24 fevrier 1990.)


    On vient de trouver le responsable de la chute du viaduc de la Concorde : c'est un ingénieur...africain!! Ben hate de voir comment les médias vont traiter celle-là!! Où a-t-il fait ses études? Comment a-t-il été engagé??? »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 13h35
    Le peuple supérieur du "bas" Canada.
    « "Pourquoi punir McGill pour son succès?" (C. Archambault)

    "Les hôtitaux anglais de Montréal sont mieux administrés et le service plus efficace et courtois.." (C. Archambault)

    Wow! Comment diable une communauté qui fait 9% seulement de la population du Québec arrive t'elle à faire mieux que le 80% des Canadiens français qui en forment la majorité?

    Un peuple supérieur? Lord Durham avait donc raison! Comment ce fait'il alors que les Canadiens français inférieurs (les ti-bas) sont toujours là et pas disparus comme le prévoyait Durham?

    Voyons un peu ce "succès" des universités anglaises par leur avantage racial supérieur:

    1- Les anglophones forment quelque 9% de la population du Québec. Ils reçoivent 23,6 % du total des subventions universitaires versées par le Québec et 36,7 % des subventions fédérales attribuées aux universités québécoises.

    Ouf! Donc, les Canadiens français qui forment 80% de la population du Québec ne reçoivent que 76,4% des subventions du Québec et seulement 63,3% des subventions des anglais d'Ottawa.

    En effet, c'est un succès! On voit que plus le donnateur est anglais, plus il est généreux envers les anglais et que même le propre gouvernement des Canadiens français au Québec préfère en donner plus aux anglais.

    2- En 1994, McGill accueillait 39,8 % d'étudiants hors Québec et Bishop's, la même année, 52,7 %. Et moins de 20% de leurs diplômés en médecine restait au Québec pour pratiquer!

    Une véritable manufacture de médecins anglais pour les autres provinces et les USA, subventionné par les Canadiens français du Québec!

    Bon Dieu! Les Canadiens français seraient'ils les véritables responsable de ce succès anglais?

    Il semble bien que oui si on regarde les chiffres ailleurs:
    L'Université de Toronto, en 1994, accueillait 2,7 % d'étudiants hors Ontario tandis que les États-Unis accueillaient 3,1 % d'étudiants étrangers durant la même année.

    Pas étonnant que les universités anglaises du Québec aient très grandes réputations à l'extérieur! C'est un véritable buffet à volonté, gracieuseté des Canadiens français!

    P.S. Je sens un petit accent anglais dans votre écriture, M. "Archambault". »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 15h43
    Au peuple supérieur sic
    « Premièrement, je vous demande des excuses M. Zach Gebello. Vous ne semblez pas un Canadien de souche et je veux dire par cela que votre famille n'est pas au Canada depuis des siècles, alors l'accent anglais on passera... l'accent Canadien oui et cela j'en suis fier. Pour ce qui est du financement des universités qui y a-t-il de pas correct 77% pour 80% de la population sachant qu'il y a près de 40 % d'étudiant francophone à McGill et que certain programme en administration se donne complètement en français, il y a peu être même un sous financement pour McGill. N'oubliez pas que bien que le français soit vivant et fort au Québec elle reste une langue minoritaire dans le monde et son usage est en décroissance au profit de l'anglais et de l'espagnol. Donc il faut y voir au plus tôt et apprendre d'autre langue pour ne pas se voir confiner à un monde rapetissé. Et demandez à n'importe quel employeur au Québec ou en Amérique du nord quel diplôme a plus de valeur celui de McGill ou de l'UQAM. Poser la question c'est y répondre et nul besoin de chercher longtemps.
    Donnons l'argent au institution qui performe peu importe la langue. Car l'argent n'a pas d'odeur. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 15h48
    On a fait un choix de société- nivelons par le bas.
    « On a fait le CHOIX de société de geler les frais de scolarité, d'avoir les frais de scolarité les plus bas en Amérique. C'est NOTRE choix on était lible tout comme son libre nos gradués de quitter le Québec qui surtaxe les gens qui réussissent. Comme on entend souvent de nos BSeux FAISONS PAYER LES RICHES Et bien ceux qui on le potentiel de revenu nous quitte et on reste avec cux qui ne peuvent pas partir. »

  • Rufus Turbatus
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 18h43
    @Jacques Noel et autres xenophobes
    « Monsieur Noel, votre commentaire à vraiment l'aire xénophobe, sentiment local québécois qui est la vraie cause de la situation actuelle! Vous dirigez la discussion vers les choses qui vous convient, alors on reprend le sujet de l'article :

    Il y a des médecins étrangers, qui ont leurs diplômes acceptés par le gouvernement Qc. De plus, ils ont passée les examens professionnels et de langue française exigés par l'Ordre des Médecins Qc. Donc il n'y a pas des problèmes de qualifications avec ces médecins.

    Toutefois, il y a de place pour les stages de résidences, qui leur sont refusées, pour de motifs inconnus. C'est ca le problème!

    Tiens, tiens, ca peut être plutôt parce-que quelqu'un dans un poste de décision sur l'attribution des stages considère que les médecins étrangers ne méritent les gros salaires d'ici? Même s'ils ont fait la preuve de leurs compétences, avec leurs examens professionnels ici, au Qc? A mon avis, c'est juste ça le cas! Alors, félicitations, vous avez la situation que vous méritez!

    Regardez le nom des étudiants en médicine dans vos universités (fr et ang), pour avoir une meilleure idée de ce qu'il vous attend au futur! C'est par hasard que la grand majorité il y a des (nom d') immigrants, tandis que les jeunes québécois préfèrent de perdre leur temps que d'étudier fort pour un bonne métier, comme celui de médecin?

    En résumé, vous n'avez pas des salaires compétitifs au Qc, et de plus il y a un très fort sentiment xénophobe dans la société québécoise (qu'ils vous convient ou pas d'accepter ça!). Bravo, continuez avec cette attitude hostile envers les immigrants, vous faites ca à vous-même!

    Un immigrant, futur résident US, maintenant étudiant à McGill
    (et oui, comme immigrant, je parle et j'écrit en 3 langues, et vous?)

    PS : sur les statistiques :
    -les gens se déclarent non-francophones pour avoir accès aux cours d'intégration, qui autrement leur sont refusées. La plupart d'eux ont été évalués comme francophones pare les commissaires du gouvernement, au moment d'évaluation du dossier d'immigrations. Et 100-23.6-33.7=42.7, et non 43.9, comme vous l'avez dit. La chiffre de 39.8% et aussi pas bonne. La math, c'est dure, hein?
    - le système de points est modifié chaque année par le gouvernement, et les exigences concernant l'éducation sont à la baisse! Bravo, encore vous faites ça à vous-même, je l'ai déjà dit!
    - vous ignorez les gens avec leurs études officiellement validées (105$ de frais!) par le Gouvernement Qc, pour les rapportée à l'échantillon québécois avec le même niveau éducationnel. Savez-vous quel est le pourcentage des immigrants qualifiées dans la population québécoise avec un niveau similaire d'éducation, selon vos propres critères établis par le gouvernement Qc? Ça dépassé beaucoup le 12% que vous véhiculez comme une proportion équitable entre les médecins étrangers et les québécois! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 19h22
    @Supérieur Archambault.
    « M. Archambault,

    ma famille est au Québec depuis des sciècles. Sur le côté de ma mère qui est Canadienne française ainsi que métissée amérindienne. Si c'est du père qu'on reçois le nom, c'est de la mère qu'on reçois le plus grand héritage génétique et culturel par la langue. Vous jugez sur le nom. Je juge par le discours. Vous parlez la langue de l'anglais et non du Canadien français.

    Sachez que je suis parfaitement bilingue et que ce n'est pas la langue anglaise ou autres cultures qui me dégoûtent.

    Les valeurs que je défend ne se retrouvent pas sur des diplômes, mais dans le coeur des gens.

    En effet, l'argent n'a pas d'odeur. Ce doit être la raison qui fait que je ne peux pas vous sentir.

    Si c'est vraiment votre nom, M. Archambault, vous ne lui faîtes pas honneur.

    Je ne vous salue pas M..

    Zach Gebello, fière Canadien français et Métis du Québec. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 19h41
    @Rufus Turbatus
    « Sur les 35,840 immigrants adultes que le Québec a accueilli en 2006, il n'y avait pas 80% d'universitaires comme vous le prétendez mais seulement 32,4% (11,601). Pis encore c'est en supposant qu'une année d'études à Tombouctou c'est comme une année au Québec.

    19,9% n'avaient même pas une 11 année (de là-bas!). Et 1180, même pas une 6e année forte!

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/
    recherches-statistiques/BulletinStatistique-2006trimestre4-ImmigrationQuebec.pdf

    L'immigration n'enrichit pas le Québec, elle l'appauvrit. L'immigration ne rajeunit pas le Québec, elle le vieillit.
    Idem pour le Canada. Dans les années 60, le Canada était le 2e pays le plus riche au monde. Il est 20e. Si l'immigration enrichissait un pays, ça se saurait. Parlez-en aux Japonais...

    J'ai lancé un défi à la ministre de l'Immigration. Je suis prêt à faire un débat public avec elle.

    PS: Pour votre info je parle 4 langues. J'ai vécu à l'étranger et voyagé à travers le monde. Vous ne trouverez pas québécois plus ouvert sur le monde. Mais quand je vois le tiers-monde débarquer chez moi, quand je vois des quartiers entiers de Montréal paupériser par la nouvelle immigration, quand je vois des femmes voilées, quand je vois les gangs de rue, 70,000 immigrants sur le BS et personne dans ma tribu capable de réagir, de peur de se faire traiter de rwaciste, j'ai envie de crier. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 2 mai 2007 21h43
    monsieur noel
    « j ai jamais su a quoi pouvait servir un cours de geographie mais maintenant j en voie la redoutable efficacite. Merci monsieur Noel. »

  • Rufus Turbatus
    Inscrit
    mercredi 2 mai 2007 22h32
    Et voila!
    « Très bien, si vous et les autres avez un problème avec les immigrants, dit-le ouvert! Pourquoi se cacher? Pourquoi mentir et donner l'impression que vous êtes une société ouverte, quant le gens font touts ce que vous le demandez de le faire pour obtenir un emploi, et après vous couper leur chemin? Les dirigeants qui s'occupent des stages des médecins ont la même mentalité comme vous, j'en suis sur!

    Les médecins étrangers dépensent beaucoup d'effort et d'argent. Ils passent leurs examens ici, chez vous. Ils ne sont pas sur BS, ou des analphabètes. Vous apportez encore ces motifs ridicules, pour change le sujet et pour faire l'épreuve de votre shovinisme et votre xénophobie!

    Au moins, soyez honnêtes et dites aux gens la vérité! Dans le système actuel, vous trishez les immigrants pendent des années, avant qu'ils réalisent ce qui se passe vraiment! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 4 mai 2007 10h27
    À quand une Commission d'enquête?
    « Il y a un autre grand scandale, beaucoup plus grand et systémique celui-là : alors que la population anglophone du Québec est de l'ordre de 10 % de la population totale, les universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Et en plus, elles reçoivent ces fonds en partie pour former des étudiants venus d'autres provinces, des Etats-Unis et d'ailleurs qui viennent profiter ici des faibles frais de scolarité pour ensuite retourner à l'extérieur du Québec monnayer le fruit de leurs études. Le cas le plus choquant est celui des étudiants en médecine formés ici à grand frais par les contribuables québécois et qui quittent ensuite allègrement.

    À quand une Commission d'enquête systémique sur cette situation absurde? »

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