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Quêter pour arrondir ses fins de mois a un coût

Clairandrée Cauchy   20 avril 2007  Québec
L’Aide sociale ne tolère pas qu’un de ses bénéficiaires puisse tirer un revenu en étant squeegee ou simplement en tendant la main.
Photo : Agence Reuters
L’Aide sociale ne tolère pas qu’un de ses bénéficiaires puisse tirer un revenu en étant squeegee ou simplement en tendant la main.
Les revenus anticipés de quête peuvent être soustraits d'une prestation d'aide sociale. C'est ce qu'a constaté avec étonnement un jeune de 18 ans, déterminé à cesser de mendier et de nettoyer des pare-brise de voitures pour survivre.

Lorsque Sébastien (nom fictif) a fait une première demande d'aide sociale, en août dernier, au moment où il abandonnait la rue pour emménager dans un appartement, l'agente lui a demandé comment il avait subvenu à ses besoins au cours des derniers mois. Sébastien a confié avoir vécu de la quête.

«Elle m'a demandé combien je pouvais amasser d'argent en un mois et combien je pensais faire si je continuais à quêter. Sur le coup, je ne savais pas qu'on allait me couper. J'ai été super honnête, elle me parlait comme une amie. J'ai écrit une affirmation solennelle», a expliqué le jeune homme de 18 ans au Devoir.

Lorsqu'il a reçu son premier chèque d'aide sociale, Sébastien a constaté qu'on avait retranché un revenu virtuel de 70 $ pour une éventuelle quête qu'il pourrait faire au cours du mois. «Lorsque j'ai demandé de l'aide, c'était justement pour arrêter de quêter et passer à des choses un peu plus sérieuses. Ça te bloque un peu», a raconté Sébastien.

Le jeune homme a donc informé la Sécurité du revenu qu'il ne quêtait plus depuis qu'il était à l'aide sociale et ses prestations suivantes ont été rétablies. Aidé par un organisme communautaire, il a ensuite demandé une révision pour qu'on lui rende les 140 $ soustraits de deux chèques d'aide sociale. Les fonctionnaires ont coupé la poire en deux et lui en ont versé la moitié.

L'expérience laisse un goût amer au jeune homme. «C'est très stressant, la logique dans laquelle tu embarques. Tu te sens comme de la merde», a confié Sébastien.

Fait à noter, les assistés sociaux peuvent empocher jusqu'à 200 $ par mois en revenu d'emploi sans que leur prestation soit amputée. Cela ne vaut cependant pas pour d'autres formes de revenu, notamment des dons en argent de la part de parents ou d'amis.

Il semble donc que les revenus de mendicité entrent dans cette même catégorie. Le porte-parole du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale n'a pas rappelé Le Devoir pour clarifier la question.

Un tel scénario ne semble toutefois pas être courant si on se fie à un coup de sonde mené dans des organismes qui viennent en aide aux jeunes de la rue. «Les gars se font couper leurs chèques pour toutes sortes de raisons, mais je n'ai jamais vu ça précisément. C'est pervers. Un jeune amorce le dialogue avec un agent, il s'ouvre, et après on le coupe», déplore Alexandre Dubois, intervenant au logement social du Refuge des jeunes.






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  • Martel Jean-Pierre
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 09h32
    BANDES DE SOURNOIS ET HYPOCRITES
    « Une belle exemple encore du travail enseigné aux agents courtois du B.S. Depuis le début de la semaine, notre société enfin qui n'est pas sur l'aide sociale, enfin en apprend un peut,. Est-ce que sa suffira assez pour voir se qu'endure le pauvre démuni de la société de nos jours ?
    Les mots amour, charité, compassion, aide ect. ont été lut toute la semaine dans les médiats ici sur DEVOIR comme d'autres à l'occasion. Est-ce que la population va encore demeurer contre nous les assistés sociaux? Sa soulève une autre question les jeunes eux de quoi doivent'ils vivrent lorsqu'il n'ont pas encore de travail. Ils sont décrocheurs peut-être pour les uns, d'autres ont même terminer leur secondaire en partie pour se trouver du travail mais sans succès. Il y en a qui ont eux plus de courage de terminer mais ne trouve pas plus de job. Ce n'est pas facile de vivre avec 548.$ par mois, ni encourageant. Le arcèlement des agents en plus écoeur.
    Mtl. et Québec 2 villes ou l'impossibilité de trouver des loyers potable à des prix acccomodable sont extrêmement rare à moins de trouver un taudit avec les coquerelles, les puces, meme pas en obtion à 400.$ pour un 3 1/2 peut-etre plus, à part hydro le téléphone que le jeune a besoin pour les appeles des futures employeurs s'il est sérieux. de tout de façon hydro et téléphonne ce ne sont pas des luxes tout comme la nourriture ou les vètements.
    Sébastien as eu raison de mandier, mais sa prend énorme dose d'humiliation, de piler sur son orgueil pour survivre ainsi. Sa prend du courage pour le faire et je ne lui aurais jamais déconseillé d'arrêter. Moi si j'avais eu se courage je l'aurais fait bien des fois et encore aujourd'hui. Je ne le déclarerais même pas aux agents, ils sont des escrots légaux et nous ne pouvons pas lesatteindre ils sont sur protéger par le système administratif corromput et menteur lui même.
    M. le porte parole deu ministère ne vous apportera rien de positif car ils a des choses à cacher et qu'il ne dira jamais. Il a aussi des directives d'en haut quoi déclarer à vous les médiats et quoi ne pas déclarer. Ils connais aussi comment contourner vos questions pièges, et cela vous les journalistes vous le savez tous. Monsieur fait belle face devant vous, les gros qittes kodack.
    Un jour si j'ai un occasion de raconter c'est quoi la vie d'un ou quelques assités sociales dans une année de leur vie, surtout pour un assisté qui a un andycape et vie avec seulement 548.$ et il en a je connais une personne. Moi qui suis soutien financier avec un diagnostique sévère à l'emploi et la différence est énorme. Un autre qui vie normalement sur l'aide sociale malgrélui à cause de son âge avancé soit dans la cinquantaine avec seulement 548.$ par mois. Ont a tous des choses en communs, le chèque d'aide sociale, nous vivons au Québec, les entarloupettes pour vivre, et les façons de vivre elles diffèrent. C'EST STRESSANT POUR TOUS LES ASSISTÉS SOCIAUX.

    Jean-Pierre Martel
    Shawinigan
    shawi.2.qu@hotmail.com »

  • Frédéric Lapointe
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 10h32
    Demander la charité...
    « ...c'est quelque chose que je peux pas faire!
    - Zacharie Richard
    "Un impôt sur la quête, tiens ce serait pas bête"
    - Libérez-nous des libéraux, Loco Locass »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 10h36
    Aide sociale à 2 vitesses.
    « Le saviez-vous ?

    Vous pouvez avoir jusqu'à 60,ooo.oo $ en régime enregistré d'épargne retraite et être prestataire de l'aide sociale ?

    Qu'il y aurait près de 70,ooo immigrants prestataires de l'aide sociale ? Pourquoi ne les forme t-on pas pour aller travailler ?

    Si c'est réel,il y a de l'absurdité dans l'air.


    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Marcel André
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 10h53
    Serait-ce le retour des...Charestmacoutes?
    « Cette façon de faire de nos fonctionnaires est méprisantes et indignes de notre société. C'est tout simplement dégueulasse. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 11h33
    Malhonnêteté Institutionnelle
    « Il n'y a pas si longtemps, les fonctionnaires de l'Aide Sociale à Montréal, ont refusés le transfert de ces emplois au Gouvernement du Québec, sous prétexte qu'ils faisaient bien leur tâche. Je n'en suis pas si sûr. L'expérience de Sébastien n'est pas unique. Ces gens ont l'odieuse attitude de croire que leur clientèle est malhonnête.Il y en a, certes, mais ne les débusquent pas : ils s'en prennent aux plus faibles et aux plus démunis. Ces gens manquent de formation. Leurs préjugés sony si énormes qu'on peine à croire qu'ils vivent au Québec.Il faut dire qu'il n'y a rien de glorieux à travailler à l'Aide Sociale, on y arrive par nécessité, et non par choix. Leurs fonctionnaires sont beaucoup trop jeunes et inexpérimentés pour s'occuper convenablement de ces personnes.On devrait exiger que tous ces employés aient étés bénéficiaires un moment ou l'autre pour bien comprendre leur situation.Il ne faut pas oublier que ce sont les libéraux qui ont admis cette clientèle, afin d'acheter leurs votes. Maintenant, on frappe dessus. Ça prend beaucoup de courage pour s'en sortir. L'agente qui a reçu Sébastien n'a fait que saboter ses efforts.

    jean-Marie Francoeur »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 21 avril 2007 22h47
    SUICIDE CHEZ LES JEUNES
    « Avec les articles comme ce dernier en date de vendredi 20 avril 2007, madame, dont je vous félicite, il ne faut plus se demander pourquoi le Québec fait face au plus haut taux de suicide chez les jeunes: Quêter pour arrondir ses fins de mois a un coût.
    
    Clairandrée Cauchy
    Édition du vendredi 20 avril 2007
    Mots clés : mendier, prestations, Ministère, Québec (province)
    L'Aide sociale ampute le chèque de ses bénéficiaires qui tendent la main.
    =============================================================
    MA RÉACTION

    L'Église a fait une étude sur le phénomène au Japon qu'on peut qualifier aujourd'hui comme nous de pays nordique et relativement bien industrialisé dans le monde dont nous faisons aussi partie, nous les occidentaux.

    Japon : Quand la technologie et le progrès étouffent Dieu et l'homme.

    Le taux de suicide élevé, au Japon, pourrait être la conséquence d'un manque d'attention à l'éducation des enfants, de la part des familles, ou à l'inadéquation des écoles. C'est ce qu'affirme Mgr Giuseppe Pittau, missionnaire au Japon depuis quarante ans.

    Transportons ces prémices au Québec. Se pourrait-il que nous aussi ne devions pas nous mettre la tête dans le sable comme l'autruche? Je ne sache pas qu'ici on fait beaucoup attention à nos enfants, ne serait-ce que de temps à autre quand un pédophile fait l'actualité. Tant les familles que les écoles les parquent dès leur plus jeune âge dans une garderie pour permettre à monsieur et madame d'aller gagner la vie de la famille. Le coût de la vie est intimement lié, je pense, au peu d'intérêt que nous manifestons égoïstement, pour nos enfants.

    Mgr Pittau, ancien recteur de l'Université Sofia de la Compagnie de Jésus à Tokyo, se bat en première ligne contre cette plaie sociale qui, selon les plus récents sondages, fait environ 30.000 victimes par an, dont beaucoup de jeunes.

    « Je cherche à expliquer aux Japonais qu'il n'est pas suffisant de donner sa vie au travail, à son entreprise, a déclaré Mgr Pittau à Zenit. Généralement, un père de famille sort de chez lui à l'aube, et rentre tard le soir. Il n'a pas de temps à dédier à ses enfants. La mère, qui travaille aussi, n'a pas non plus de temps à consacrer aux enfants ».

    « Le suicide parmi les enfants - affirme-t-il - concerne surtout les jeunes du collège et du lycée, où la présence du machisme et du harcèlement est très forte ».

    Si en plus le jeune est affublé du pompeux titre de prostitué parce qu'il quête, que la porte lui soit fermée à l'aide sociale mise là pour lui, relève du non-sens le plus crasse.

    « Les parents n'ont pas le temps d'éduquer leurs enfants, explique le missionnaire, et les écoles, afin de démontrer quelles sont de bonnes écoles, misent tout sur la professionnalité, négligeant les aspects personnels des étudiants, si importants aussi pour l'éducation morale ».

    On a beau dire, nos prêtres ont par le passé fait oeuvre admirable d'éducation. Pensons seulement aux Clercs de Saint Viateur où j'ai eu le bonheur d'étudier, ou aux bons pères capucins.

    « Il ne reste à la fin - souligne non sans amertume Mgr Pittau - que la frénésie de passer ses examens avec succès ».

    Je me rappelle qu'à l'âge de Sébastien, j'ai failli m'empoisonner. Je travaillais chez un pharmacien Rexall pour arrondir mes semaines d'étude au séminaire. Or, à l'époque, les "goofballs" faisaient fureur. On imaginait, la veille d'un examen, que prendre de l'acide phosphorique pourrait nous rendre plus brillants. C'est quand je suis entré dans ma famille d'accueil avec la fiole qu'on s'est vite rendu compte que je venais d'échapper à une mort certaine quand, par un heureux hasard, je m'enfargeai dans le portique, laissant échapper sur le tapis une goutte d'acide que je vis traverser le tissu de fond en comble.

    Avec les familles reconstituées du jour, mono-parentales, où la mère tire le diable par la queue pour survivre, on fait prendre l'air à l'éducation.

    Aussi, il est invraisemblable que des foutus agents d'aide économique puissent ainsi mettre en péril la survie d'un jeune, notre relève. L'avenir n'est pas rose, je vous en passe un papier, si quelque chose ne change pas vite, et avant d'entreprendre une réforme d'éducation - on devrait dire instruction - il faut faire faire au jeune l'apprentissage de la réforme individuelle, vu que les parents semblent avoir démissionné et qu'aujourd'hui l'Église comme Jean-Baptiste, semble crier dans le désert.

    À propos de la contribution particulière de l'Université Sofia des pères jésuites, Mgr Pittau explique que « pour pouvoir entrer dans une bonne entreprise, pour obtenir un bon emploi, il faut intégrer l'une des meilleures compagnies du Japon, et donc une bonne préparation universitaire est indispensable ».

    « Mais dans le même temps - rappelle-t-il - s'ils ne deviennent pas des hommes avec des idéaux de paix, de collaboration, en mesure de comprendre les autres personnes et en les traitant bien, l'on ne peut pas parler de véritable éducation."

    Les rares parmi nous qui osons encore nous exposer publiquement comme croyants, ne cherchons plus à imposer à personne de devenir chrétien, mais nous cherchons à donner une vision humaine; la dure école de la vie est devenue à son tour une nouvelle religion à laquelle tous devraient adhérer pour parfaire ce qui reste à parfaire de cette triste vie. Condamner un jeune comme Sébastien par un légalisme sans discernement est le plus sûr moyen de l'acheminer vers une vie de débauche désorganisée où le mal semble lui profiter à cause de la vision à courte vue de certains fonctionnaires mal équipés comme éducateurs pour faire la morale à qui que ce soit.

    On prend des Commis Grade I pour des TSP (T ravailleurs S ociaux P ublics). Nous en avons les tristes résultantes. La Ville de Montréal nous demande de recycler; quand recyclera-t-elle, elle, ses fonctionnaires? »

  • richekann desamour
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 15h56
    question
    « Bonjour je m'appelle richekanndesamour j'ai14 ans,je veux savoir quelle ideé voulez vous me donné en me faisant lire ce texte. »

  • richekann desamour
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 16h18
    demande
    « je vous envoie une autre message pour vous dire que je suis sincère. Tout ce que je veux c'est q'on m'aide pour mes etudes ecoliers,universitaires ,s'il vous plaît si vous avez de l'argent ne les caché pas,quand je serai grand je mettrai une dispositife pour aidé les gens et je sais que j'aurai de l'argent pour mettre ce dispostif dans le non du seigneur jesus christ par ce que je sens comment je suis en voulant de l'aide pour realisé mes rêves nons seulements mon rêves mes celle des autres. »

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