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L'ADQ désigne François Benjamin à la culture

Stéphane Baillargeon   20 avril 2007  Québec
Les jeux sont faits. Aux affaires culturelles et aux communications, les futures rixes de l'Assemblée nationale opposeront la ministre Christine St-Pierre au porte-parole de l'opposition officielle François Benjamin.

L'ancienne journaliste de Radio-Canada a été désignée mercredi comme remplaçante de Line Beauchamp dans le nouveau cabinet de Jean Charest. Hier, c'était au tour du maire de Mandeville, un ancien boucher, d'être promu par Mario Dumont Le PQ, le troisième parti de l'Assemblée nationale, n'a pas encore dévoilé ses assignations.

M. Benjamin, élu dans Berthier, vient tout juste de fêter son 45e anniversaire. Il détient un DEC en sciences humaines du Cégep de Joliette et ne présente aucune expérience notable dans le secteur des arts, des lettres ou des industries culturelles.

Sa biographie officielle fait état d'une embauche comme «responsable technique» pour les scènes extérieures du film Un homme et son péché tourné en 2001-02. Elle mentionne également un poste de président de la Maison nationale des patriotes (1992-94).

Ancien postier, il a également travaillé comme boucher en plus de s'impliquer dans «le développement de sa région». Il a notamment été membre de la Conférence régionale des élus et vice-président du comité industriel de Brandon. Il est maire de Mandeville, dans la région de Lanaudière, depuis 1999.

La ville compte moins de 2000 habitants. En 2006, la municipalité consacrait près de 173 000 $ sur un budget de 2,4 millions à son volet «loisirs et culture». L'édifice de la mairie de Mandeville abrite une bibliothèque municipale ouverte quatre heures par semaine.
 
 
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 19 avril 2007 23h59
    Ouais !
    Dommage, à mon avis le bonhomme est surqualifié pour ce prestigieux mais tout de même trop modeste ministère.

  • William Dussault
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 08h57
    Ouin !
    Non il n'a pas étudié à Harvard, ni Oxford, ni même à l'UQTR et pourtant il est porte-parole de l'Opposition officielle aux affaires culturelles. ESt-ce seulement les gens des hauts postes et des grandes villes qui doivent avoir ces postes ? Est-ce qu'il devrait être exclu de facto par sa simple origine ? Non il n'a pas travaillé à Radio-Canada, mais il ne vaut pas moins comme individu que Christine St-Pierre.

  • François Gerin
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 09h17
    Un boucher à la culture
    Certes, il n'y a pas de sots métiers, mais un boucher à la culture!!! Compte tenu de son allégeance politique, pourra-t-il proposer autre chose que «couper dans le gras» ? Ou, comme dirait Vian, s'écriera-t-il en pleine assemblée: «Faut qu'ça saigne!»

  • Lise Theberge
    Inscrite
    vendredi 20 avril 2007 10h12
    Au secours !
    On ne peut prédire de rien, il faut donner la chance au nouveau venu, peut-être est-il un autodidacte très sérieux, sa culture personnelle est peut-être très étendue. Les arts de la scène, le théâtre québécois et contemporain, nos orchestres symphoniques et autres ne sont peut-être pas une secrêt pour lui. De plus fréquente-il les expositions de nos galeries et grands musées ? Mais quest-ce que nous en savons ? M. Dumont sait ce qu'il fait , un boucher, maire de surcroît peut très bien s'intéresser à la danse contemporaine ? Des études de CEGEP en science humaine démontre au moins qu'on a lu en français 101 quelques auteurs de base en littérature québécoise et internationnale. SVP pas de panique ! Il n'est pas encore temps de crier au secours.

  • Kevin Hébert
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 10h41
    Les barbares sont à nos portes
    Qu'est-ce que les banlieusards de l'ADQ connaissent à la culture? J'ai bien peur que le manque de culture (et le désintérêt) paraîtra énormément dans la qualité des débats à l'Assemblée Nationale. Déjà qu'avec les libéraux ce n'étaient pas reluisant lors du dernier mandat, ça ne sera pas facile avec des individus qui prétendent représenter le "vrai monde". Pour une critique éclairée en matière de culture, j'espère que les médias accorderont davantage de crédit à ce que Daniel Turp aura à dire à l'Assemblée plutôt que le porte-parole de l'ADQ.

  • André Julien
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 12h06
    Définition politique du mot boucher
    Définition: Exploiter une faille dans le discours d'un politicien dans le but de le rendre aphone.
    Alors, cet homme est qualifié, c'est son métier.

  • Gaston Grenon
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 13h16
    Erreur de parcours
    Une autre preuve de plus que l'ADQ n'a aucun intérêt pour la culture. C'était déjà évident par la place que cela occupait dans le programme du parti, cela l'est maintenant davantage. Et puis bon, on peut bien vouloir donner la chance au coureur, il n'en reste pas moins que l'ADQ, du moins sous sa forme actuelle, n'est qu'une erreur de parcours du peuple québécois.

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