Le nouveau conseil des ministres
Photo : Jacques Nadeau
Michelle Courchesne, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, donne l’accolade au premier ministre Jean Charest sous le regard de Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et d
Le premier ministre Jean Charest a fait preuve d'audace hier en nommant autant de femmes que d'hommes au sein de son conseil des ministres. Il a surtout marqué des points auprès de groupes et d'organisations qui ont salué cette parité.
«C'est impressionnant!», s'est exclamée la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin. «C'est une page de notre histoire qu'il faut souligner. Maintenant, on ne peut plus reculer», a-t-elle ajouté, soulignant à quel point la FFQ est «heureuse».
Selon Mme Asselin, c'est d'autant plus important que les femmes ne gagnent pas seulement en nombre mais aussi en influence. La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a également souligné les importantes fonctions qui échoient aux femmes. La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec en a fait autant. «Plusieurs de celles-ci ont hérité de postes clés, ce qui est extrêmement motivant pour toutes ces femmes qui s'impliquent en politique», a affirmé la présidente de la FIQ, Lina Bonamie.
Des 18 ministres nommés, neuf sont des femmes qui se retrouvent à des postes clés comme les Finances et le Trésor, les Transports, l'Éducation et la Famille, le Développement durable et l'Environnement ainsi que les Relations internationales. «Ça prouve qu'avec de la volonté, on peut arriver à la parité. C'est un exemple qui devrait être suivi et maintenu», croit Michèle Asselin.
Pour la FFQ, il y a non seulement le nombre record de femmes mais aussi des gestes symboliques comme la première femme noire à faire son entrée au cabinet et la première femme à combiner les très importantes responsabilités des Finances et du Trésor.
Le geste de M. Charest compense la perte du nombre de députés féminins lors du scrutin du 26 mars. La proportion de femmes à l'Assemblée nationale a baissé de 5 % par rapport à la situation au moment du déclenchement des élections.
Lors de son premier mandat, le gouvernement Charest a adopté une loi obligeant les sociétés d'État à avoir la parité au sein de leur conseil d'administration. La Fédération des femmes s'était réjouie de cette avancée mais avait également rappelé que le gouvernement ne pouvait pas ne pas donner l'exemple au sein de son conseil des ministres. «On a l'impression d'avoir été entendues et que le gouvernement libéral a été conséquent», a affirmé Michèle Asselin.
Mme Asselin croit que ce choix pourrait avoir une influence sur les électrices, notamment dans la foulée du dossier des accommodements raisonnables. «On ne cesse de répéter que l'égalité entre hommes et femmes est une question fondamentale. Le gouvernement a choisi d'affirmer son leadership de cette façon», décode Mme Asselin.
Elle espère maintenant qu'il y aura de véritables effets pour les femmes, notamment dans le budget attendu au cours des prochaines semaines. La nouvelle ministre responsable du dossier de la Condition féminine, Christine St-Pierre, sera sollicitée, prévient Mme Asselin, compte tenu de la politique et du plan d'action dévoilés en décembre dernier.
«C'est impressionnant!», s'est exclamée la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin. «C'est une page de notre histoire qu'il faut souligner. Maintenant, on ne peut plus reculer», a-t-elle ajouté, soulignant à quel point la FFQ est «heureuse».
Selon Mme Asselin, c'est d'autant plus important que les femmes ne gagnent pas seulement en nombre mais aussi en influence. La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a également souligné les importantes fonctions qui échoient aux femmes. La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec en a fait autant. «Plusieurs de celles-ci ont hérité de postes clés, ce qui est extrêmement motivant pour toutes ces femmes qui s'impliquent en politique», a affirmé la présidente de la FIQ, Lina Bonamie.
Des 18 ministres nommés, neuf sont des femmes qui se retrouvent à des postes clés comme les Finances et le Trésor, les Transports, l'Éducation et la Famille, le Développement durable et l'Environnement ainsi que les Relations internationales. «Ça prouve qu'avec de la volonté, on peut arriver à la parité. C'est un exemple qui devrait être suivi et maintenu», croit Michèle Asselin.
Pour la FFQ, il y a non seulement le nombre record de femmes mais aussi des gestes symboliques comme la première femme noire à faire son entrée au cabinet et la première femme à combiner les très importantes responsabilités des Finances et du Trésor.
Le geste de M. Charest compense la perte du nombre de députés féminins lors du scrutin du 26 mars. La proportion de femmes à l'Assemblée nationale a baissé de 5 % par rapport à la situation au moment du déclenchement des élections.
Lors de son premier mandat, le gouvernement Charest a adopté une loi obligeant les sociétés d'État à avoir la parité au sein de leur conseil d'administration. La Fédération des femmes s'était réjouie de cette avancée mais avait également rappelé que le gouvernement ne pouvait pas ne pas donner l'exemple au sein de son conseil des ministres. «On a l'impression d'avoir été entendues et que le gouvernement libéral a été conséquent», a affirmé Michèle Asselin.
Mme Asselin croit que ce choix pourrait avoir une influence sur les électrices, notamment dans la foulée du dossier des accommodements raisonnables. «On ne cesse de répéter que l'égalité entre hommes et femmes est une question fondamentale. Le gouvernement a choisi d'affirmer son leadership de cette façon», décode Mme Asselin.
Elle espère maintenant qu'il y aura de véritables effets pour les femmes, notamment dans le budget attendu au cours des prochaines semaines. La nouvelle ministre responsable du dossier de la Condition féminine, Christine St-Pierre, sera sollicitée, prévient Mme Asselin, compte tenu de la politique et du plan d'action dévoilés en décembre dernier.
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