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Au diable la dette, place à l'innovation

Jacques Parizeau en appelle à l'accroissement de la compétitivité du Québec

Éric Desrosiers   13 avril 2007  Québec
«C’est la capacité à exporter, donc la productivité et l’innovation, qui détermine le niveau de prospérité»
«C’est la capacité à exporter, donc la productivité et l’innovation, qui détermine le niveau de prospérité»
Le Québec ferait mieux d'arrêter de tant s'en faire avec son prétendu problème de dette publique et de s'attaquer au plus tôt à l'accroissement de sa compétitivité économique, estime Jacques Parizeau. En cette ère de mondialisation, «c'est la capacité à exporter, donc la productivité et l'innovation, qui détermine le niveau de prospérité», a affirmé mercredi soir l'ancien premier ministre dans un discours à HEC Montréal. L'impact désastreux sur les exportations québécoises de la forte appréciation du dollar canadien des dernières années est révélateur, selon lui, de l'ampleur du retard accumulé par le Québec en matière, notamment, d'éducation et de politiques de développement.

Malheureusement, depuis 25 ans, les politiques d'encouragement à l'innovation et à la productivité n'ont été faites que d'une multitude de petites mesures sans grandes ambitions rapidement remplacées par d'autres, a déploré Jacques Parizeau dans sa conférence intitulée «Entre l'innovation et le déclin: l'économie québécoise à la croisée des chemins», donnée devant plus de 200 personnes dans le cadre des Conférences Gérard-Parizeau. Cela a commencé avec le virage technologique de Bernard Landry, en 1981-82, et se voit encore dans la Stratégie de la recherche et de l'innovation annoncée par Raymond Bachand en décembre. «Entre les deux, j'en ai vu passé je ne sais plus combien. Cela ne donne jamais ce que cela devrait donner.»

«On ne fera pas face à la mondialisation avec l'éparpillement de petites mesures fiscales à chaque discours sur le budget», a dénoncé l'économiste. «À problème majeur, solution majeure», a-t-il dit.

On ne pourra pas réussir tant que l'on «ne se mettra pas dans l'idée que c'est une tâche énorme [et] qu'il faudra mobiliser les ressources nécessaires», a-t-il précisé en rappelant que la révolution du système scolaire québécois des années 60 avait aussi «coûté les yeux de la tête» et qu'au moment de son adoption, «la loi 101 n'avait pas de parallèle ailleurs et introduisait des contraintes inédites».

Lorsqu'on parle de ressources supplémentaires, il n'est pas seulement question d'argent. La principale tâche du gouvernement sera même, d'abord et avant tout, de regrouper les experts en technologies et les entrepreneurs afin d'établir des cibles et des mesures pour les atteindre. «Et puis, une fois que l'on a établi un plan, on le tient, a insisté Jacques Parizeau. On le tient plus longtemps que seulement deux ans.»

Priorité à l'éducation et à la science

Une des priorités d'action devrait être, selon lui, la formation de la main-d'oeuvre. «Dans une économie aussi technologique que la nôtre, l'innovation s'appuie fondamentalement sur un système d'éducation de qualité et diffusé dans l'ensemble de la population», a souligné Jacques Parizeau. De ce point de vue, des problèmes comme le décrochage scolaire et le manque d'effectif dans les programmes de formation technique tiennent du véritable «gaspillage» des ressources humaines. Autant que faire ce peut, les cégeps et les universités devraient également aider les étudiants à se diriger dans les secteurs où les besoins sont les plus grands. «La recherche scientifique est l'un des leviers majeurs de l'innovation et donc de la croissance. Il faut que les ressources supplémentaires, dont on a besoin de façon urgente, soient essentiellement consacrées à la recherche, au génie, à la médecine, aux biotechnologies, à l'informatique, à ces secteurs qui aujourd'hui sont les principaux vecteurs de l'innovation et de la productivité.»

Cette adaptation de l'économie québécoise ne se fera pas sans heurt. Certains secteurs manufacturiers en difficulté ont beau chercher à réduire leurs coûts de production face à la concurrence des pays à faible coût de main-d'oeuvre, «il y a une limite à couper». Le rôle de l'État est évidemment de les aider autant que possible à se transformer ou à se reconvertir. «Mais l'on ne doit pas se faire d'illusion. Certains secteurs sont, à terme, condamnés.»

La hantise de la dette publique

Et qu'on ne vienne pas lui parler du problème de la dette, qui devrait, au contraire, inciter le gouvernement à restreindre, voire à réduire son action. Cette dette du secteur public au Québec n'augmente pas mais recule en proportion de la taille de l'économie québécoise tout entière, a dit Jacques Parizeau. Elle se révèle inférieure à celle de la moyenne des pays de l'OCDE ainsi qu'à celle de quatre pays du G7, même si on y ajoute la part de la dette du gouvernement fédéral qui reviendrait normalement au Québec.

«Répandre la hantise de la dette publique fait maintenant partie de la psychologie collective, a déploré le professeur honoraire de HEC Montréal. Cela passera, on l'espère, parce qu'il pourrait y avoir là un frein aux investissements dans l'éducation et la compétitivité des entreprises.»

Il a dit ne pas trop craindre non plus le choc démographique annoncé par plusieurs experts. Les fonds de retraite québécois ont fait preuve de plus de prudence que dans bien d'autres pays. L'année 2006 a montré que le taux de natalité pouvait remonter à un niveau plus souhaitable, probablement sous l'effet des nouvelles politiques familiales adoptées ces dernières années. Rien n'empêcherait non plus d'accueillir au besoin plus de travailleurs qualifiés étrangers si les mécanismes d'intégration fonctionnent bien.

L'ancien chef du Parti québécois s'est gardé de formuler le moindre commentaire sur les dernières élections comme sur l'avenir de son parti. Il n'a toutefois pu s'empêcher de conclure son discours par un clin d'oeil à la cause qui a animé toute sa carrière. «Je reste convaincu qu'il n'y a pas de pays trop petit pour se développer séparément à deux conditions: la première est qu'il appartienne à un grand marché. La seconde est qu'il soit compétitif.»

«Il y a de plus en plus de pays, pas de moins en moins, a-t-il ajouté. Ils sont économiquement plus intégrés les uns aux autres qu'ils ne l'ont jamais été. Mais cette intégration n'empêche pas les citoyens de se tourner vers leur État pour les protéger contre les dérives réelles ou appréhendées de la mondialisation. Il doit en conséquence se dessiner un nouveau sens de l'action l'État, ou plutôt de ses responsabilités.»
 
 
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  • Claude Dumoulin
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 02h31
    au diable la dette
    si on veut rester petit,on se fait peur avec la dette qui somme toute n'est pas plus grosse que celle d'autres pays. Si on veut avancer on arrête d'avoir peur.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 07h20
    Oui Monsieur
    La paranoia autour de la dette est une création de l'ADQ et de la grosse droite fédéraliste. Comme cette dernière ne pouvait plus évoquer le déficit pour contrer la souvernaineté, elle a ajouté une portion démoniaque de la dette canadienne (genre 24% plutot que 16 comme le suggérait Bélanger-Campeau) à celle du Québec et nous a dit qu'on ne peut pas faire la souveraineté puisqu'on serait trop endetté (avant le déficit c'était parce qu'on n'avait pas de pétrole! Avant c'était parce qu'on avait pas d'oranges...)

    La dette du Québec est de 122 milliards. Elle a été gonglée de 20 milliards par un seul trait de plume en 98 (on a gonflé les fonds de pension). Elle augmente surtout parce que la moitié de profits de l'Hydro sont transformés en emprunts. Bref, y'a rien là.

    En vendant la SAQ on aurait 5 milliards et en vendant Hydro au moins 60 milliards, voire 70, sans parler des Hopitaux qu'on pourrait privatiser. Alors est-ce que les ti-counes de l'ADQ et la grosse droite fédéraliste pourraient passer à autre chose svp?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 07h25
    Innover en payant la dette
    Le Québec peut bien innover et payer sa dette en même temps. Pourquoi choisir l'un nuirait automatiquement à l'autre ?

    Il suffit que le Québec cesse de gaspiller par des structures et une fonction publique obèse et toutes autres affaires inutiles et couteuses comme les limites trop élevées de dépenses incluant les pancartes électorales trop nombreuses que les partis s'acharnent à installer et enlever.

    Demeurer une grosse province ou un pays endetté jusqu'aux yeux n'aidera pas l'économie qui a besoin d'être en santé pour innover.

    Qui pense vraiment que de ne pas rembourser ses dettes est une bonne affaire dans la vie ?

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 08h51
    M Parizeau: Penser en dehors du provincialisme.
    On l'oublie souvent que M Parizeau est celui qui a rendue possible, du point de vue des finances publiques, les principaux leviers de développement du Québec moderne : Hydro Québec, Caisse de Dépôts, etc. Le Québec serait bien aviser d'examiner objectivement ces propositions qui lui permettraient de relever le défi cruciale de l'amélioration de sa productivité; facteur clé de la création de richesse collective sans laquelle on a pas les moyens de sa politique.

    Comme le dit M Parizeau l'amélioration de la productivité du Québec suppose un effort d'état considérable. Or, à cet égard, il faut se demander le plus objectivement possible si le fédéralisme n'est pas un handicap majeur pour se donner une stratégie cohérente en cette matière : Le fédéral dépense plus dans les juridictions provinciales que dans les siennes; ce qui suppose deux centres de décisions en constant tiraillage; ajoutons la lourdeur bureaucratique du processus décisionnel qui vient avec, et, vous avez la recette pour inhiber la productivité.

    Il serait grand temps de consentir l'effort de sortir du cadre idéologique du fédéralisme pour « considérer toutes nos options ». Et voir si l'indépendance n'est pas en définitive la véritable solution pour que le Québec relève le défi crucial d'améliorer sa productivité. La Suède qui a amélioré sa productivité d'un remarquable 4% est un cas absolument concluant des vertus de l'indépendance à cet égard : (la réforme en Suède n'aurait pas été possible si cet état avait été une province dans un fédéralisme de tutelle.).

    M Parizeau nous convie à un débat pas mal plus stimulant que ces « lucides » incapables de voir que c'est la provincialisation des esprits qui est notre plus lourd handicap à l'amélioration de notre productivité.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 10h06
    La dette actuelle n'est pas le problème
    Sauf si pour bien paraitre on la fait grimper pour payer l'épicerie. Refaire les ponts qui dureront 40 ans minimum en empruntant est une bonne affaire, comme éduquer à la fine pointe du progrès le plus de monde possible.
    J'ai toujours une interrogation sur la peur de s'endetter pour un pays ou mieux que la banque mondiale punissent sévèrement un pays qui s'endette alors que les USA ont une économie bien meilleur que bien du monde et s'endette sans s'en faire dans des bien durable et l'armement.
    En plus le dollars est encore la référence mondiale monétaire et qu'énormément de pays basent leur économie sur la fluctuation du dollars....
    Le défis pour le Québec est de s'éduquer et d'investir dans le futur, mais n'oublions pas que Toronto veut nous supplanter en tout... la est l'autre défi, grandir dans un pays qui n'est pas le notre...

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 10h14
    Au diable les idées obtuses
    Enfin quelqu'un qui ne participe pas à cette hystérie collective.

    Ce que les gens ne comprennent pas, c'est de quel point de vue on regarde une dette.

    On ne peut l'évaluer d'un point de vue individuel, ce qui est le cas de l'immense majorité des gens qui la regardent.

    On joue sur cette corde pour toucher le citoyen qui compare alors la sienne avec celle de l'état.

    Les dettes que j'ai sont proportionnelles à ma capacité de payer qui inclut la valeur des biens que je possède. Je vous jure que la banque s'en assure.

    Il en va de même pour un état.

    Et cela ne veut pas dire que la dette n'est pas remboursée.

    On parle beaucoup du viaduc de la Concorde actuellement. Avez-vous vu de vos propres yeux à quel point il n'y avait rien au Québec au moment de sa construction ? Le Québec était un immense chantier dont ont bénéficié beaucoup d'amis lucides actuels.

    D'où est venu l'argent pour construire le Québec ?

    Certainement pas des économies de bas de laine.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 10h16
    L'intégration
    Les pays européens qui se sont donné comme objectif de s'intégrer de plus en plus dans l'Union européenne, ne se tournent pas vers leur État pour se protéger contre les dérives de la mondialisation. Ils se tournent vers l'Union européenne à laquelle ils confient des pans de plus en plus grands de leur autonomie.

    Merci quand même.

    Georges Paquet

  • Jeanne d'Arc BLANCHARD
    Inscrite
    vendredi 13 avril 2007 10h51
    Monsieur Jacques PARIZEAU - un phare dans la nuit... du Québec
    Monsieur PARIZEAU, le seul, l'unique, toujours égal à lui-même!
    Noble dans tous les sens du terme.
    Qui essaye... et a essayé de toutes ses forces "d'allumer" des "pauvres québécois" qui veulent, malgré le flamboyant appel de Monsieur André BOISCLAIR, à suivre à "4 pattes" la petite route de l'étroitesse de vue de Monsieur DUMONT et sa troupe de vaudeville...

    Souhaitons à cette province que nous aimons un meilleur sort que celui qui semble se dessiner...

    Écoutons ce que Monsieur PARIZEAU a encore à dire et agissons!

  • roger montreal
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 10h53
    ENCORE LA DETTE marotte de A D Q
    Quand allons arrêter d avoir peur de tout. Oui nous avons une dette comme tout les pays ou presque,/ mise a part
    l ABERTA ET QUELQUES PAYS/. Pourquoi mettre de l argent dans un fond comme les LIBÉRAUX veulent faire, et continuer a faire des déficits cachés ,qui augmente la dette. Oui c est la marotte de L A D Q qui on fait de la dette leur cheval de bataille, comme bon conservateur capitaliste a outrance. Ils devaient se trouver un slogan pour survivre, comme les promesses et leur montage financier durant l élection, pas crédible .
    ROGER DION rogerdion@hotmail.com

  • julien arsenault
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 11h00
    Parizeau se réveille 30 ans après
    Eh tiens tiens, voilà que Parizeau découvre les contraintes de la loi 101 27 ans après son adoption par l'Assemblée Nationale. Aussi n'est-ce pas ce même gouvernement qui a transgressé cette loi sous Pierre Marc Johnson dans le dossier Hyunday à Bécancour. Comment peut-on espérer rendre crédible la classe politique après tant de tergiversements dans lesquels le peuple ne se reconnait plus.. du moins pour ceux qui ont de la mémoire

    J.Arsenault

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 11h06
    S'ENDETTER POUR PAYER L'ÉPICERIE OU DES NIAISERIES
    M. Jacques Gagnon écrit : Au diable les idées obtuses sur l'endettement du Québec et ajoute : D'où est venu l'argent pour construire le Québec ? Certainement pas des économies de bas de laine.

    Que le Québec emprunte pour se payer des infrastructures solides et utiles, pas de problème mais emprunter pour payer pour l'épicerie ou des bouts de route inutiles ou des viaducs à démolir que le Québec ne peut entretenir sans emprunter par dessus emprunts comme nous l'avons fait pendant plusieurs années, c'est pas mal moins bon pour le Québec ça monsieur.

    On n'est pas obligé de payer notre très grosse dette d'un coup sec mais arrêter de l'augmenter même si nos gouvernements, par des cachettes de comptables, tentent de nous faire croire qu'elle n'augmente pas comme le lui souligne le vérificateur du Québec.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 11h25
    Voilà les péquistes qui se réveillent !
    Ce n'est pas d'avoir une dette et de la payer qui est le problème. Tout le monde fait ça !

    Il faut simplement que l'État produise plus de revenus en créant de nouvelles sociétés d'État et au lieu de taxer tout l'monde et qui plus est en créant des emplis de qualité !!!

    Mais, c'est dire combien les péquistes ont perdu toute crédibilité à gauche et combien Québec solidaire est d'une infinie nécessité !!!


    Le PQ totalement infesté et dirigé par des gens de droite ont fait le Déficit Zéro sur le dos des personne plus pauvres et les plus démunies pendant que du même souffle il se vantait de couper 4.5 milliards d'impôts à la classe moyenne.. C'est dégeu.. et c'est une erreur irréparable...

    En plus d'être d'une absolue et abjecte injustice, cela a planté notre rêve collectif de l'indépendance du Québec !!!

    Car, l'indépendance, ne pourra se faire que par et avec la gauche.

    Vous ne pourrez jamais inciter les 40% de personnes précaires qui ne sont même pas assez riches pour payer des impôts au Québec à prendre la chance de se séparer du Canada en ne consolidant pas le filet social.

    Je n'en reviens jamais de l'arrogance des aristocrates déconnectés du PQ qui veinnnt maintenant essayer de nous expliquer que la dette est plus secondaire qu'on ne le croyait..

    Non, mais... Vous vous foutez d'ma gueule ou quoi ???

    Christian Montmarquette

    Membre fondateur de Québec solidaire et de l'Union de forces progressistes

    Porte-parole homme de l'Association de circonscription électorale Québec Solidaire / Saint-Henri-Sainte-Anne

    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003


    Références :

    Courriel :
    chmontmarquette@yahoo.fr

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo


    Références et liens pertinents :


    La souveraineté n'est ringarde, c'est la manière de procéder !

    Lettre ouverte à Bernard Landry :
    http://www.ledevoir.com/2007/03/29/commentaires/07


    Référendum : Strike 3 : ou réfléchir à la Question nationale
    http://www.cmaq.net/fr/node/26577


    Référendum : Strike 3 / deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459


    Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php


    Débat « Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse ! » - Bernard Rioux

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441


    LE PQ : « UN PARTI "RÉFÉRENDISTE » - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2007/04/07/commentaires/07

    Autres publications :

    Les Tanguy de « La Famille Plouffe » - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/politique/blogues/election


    Ces Tartuffes brouillent les cartes
    http://pressegauche.org/spip.php?article603

    Une impossible promiscuité politique
    http://pressegauche.org/spip.php?article582

    Mon blogue du site du Manifeste pour un Québec solidaire 6900 visites et 54 commentaires

    :
    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_e


    Démocratie:

    Québec solidaire reçoit son 4 % - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2007/04/03/commentaires/07

  • Denis Biron
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 11h53
    Parizeau, un Chef d'État
    Jacques Parizeau devrait être entendu et invité sur toutes les tribunes du Québec.

    Monsieur Parizeau est l'homme politique encore vivant qui a le plus fait - depuis 1960 - pour le Québec moderne que l'on connait aujourd'hui.

    Il est malheureux que des Québécois ne savent pas le reconnaître ... selon des affirmations stupides qu'on peut lire ou entendre à son endroit.

    D. Biron.

    D. Biron

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 13h22
    En plus que le PQ ne fera jamais l''indépendance à droite Parizeau en plus a planté lui-même le référendum de 1995
    LE PQ : « UN PARTI "RÉFÉRENDISTE » - Le Devoir
    http://www.ledevoir.com/2007/04/07/commentaires/07

    Le PQ, en plus d'avoir écoeurer le peuple durant des décénies avec des lois scélérates de droite.

    Parizeau, lui, de son côté n'a même pas contesté ce référendum frauduleusement gagné ! Wow ! Quel Chef d'État..


    Pour faire un pays, cela prend un minimum de courage, et il semble que le Québec ne sache pas élire ce genre de «bêtes politiques» capables de mettre leurs culottes ou d'au moins minimalement de se présenter sobre au microphone avant de reconnaitre des résultats !!!

    «Jamais» Jacques Parizeau n'aurait dû accepter la soi-disant «défaite» de 1995. Le gouvernement fédéral avait injecté deux à trois fois le budget des parapluies du OUI et du NON soit 20 à 30 Millions de dollars en propagande fédéraliste comparativement à 5 Millions pour le camps du OUI et 5 Millions pour le camps du NON sans compter tout le traficotage pour faire voter des gens ayant quitté le Québec et n'ayant même pas une carte d'assurance maladie et la naturalisation à toute vapeur de nouveaux arrivants complètement déconnectés des enjeux et de notre histoire. Dans mon livre à moi, cela s'appelle «tricher» et quand on triche : «on perd» vous saurez, à moins d'être complètement dépourvu de moralité. L'Assemblée nationale est souveraine et il y a belles lurettes que le PQ aurait même pu déclarer l'indépendance. Mais, aujourd'hui, avec l'arrivée de Québec solidaire dont l'organisation remonte à plus de 10 ans d'efforts et qui ne fera que progresser et qui plus est, avec le dispersement aux quatre coins de la nouvelle carte politique du vote souverainiste la seule possibilité est de faire l'unité des souverainistes sur le terrain électoral lui-même. Et la vision de Louis Bernard est complètement en arrière et déconnectée de la réalité, puisque que le PQ se comporte encore comme s'il était propriétaire de la question nationale, alors que c'est FAUX, FAUX et ARCHI FAUX ! Mais, il faudra bien un jour que quelqu'un prenne l'initiative et commence à faire bouger les choses. Et si mon parti de bouge pas, moi, je bougerai.

    Je vous laisse avec ma récente lettre ouverte à Bernard Landry et vous incite vivement à lire mes récentes publications sur la Question nationale.

    Même si j'en suis un des fondateurs et que j'appelle tous et toutes à appuyer vivement ce parti, je n'en pense pas moins que Québec solidaire, a fait gravement erreur aux dernières élections générales du 26 mars en ne déclarant pas que :

    «Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour la souveraineté du Québec».

    Voici donc cette lettre ouverte à Bernard Landry :

    La souveraineté n'est pas rigarde, c'est la manière de procéder !

    Ce n'est pas l'idée de la souveraineté qui est ringarde, mais bien la ou les manières de procéder et qui plus est, avec ce saisissant dispersement des forces souverainistes vers d'autres partis politiques auquel nous venons d'assister.

    Des souverainistes sincères qui n'en peuvent plus d'être pris au piège depuis 30 ans par le PQ et d'avoir tenté par tous les moyens et une infinie patience de lui être loyal pour soutenir cette si importante et noble cause qu'est la souveraineté du Québec ; la Question nationale ayant été littéralement «kidnappée» par le PQ et utilisée depuis des lustres à des fins électoralistes et remplacée par la soif du pouvoir.

    Dans Mercier, un des piliers de l'organisation du PQ, devenu au bout de 30 ans de déceptions successives un allié de l'UFP et Québec solidaire et principal organisateur de Paul Cliche en 2001, appelait ça «Le pouvoir pour le pouvoir...» et il avait bien raison... De son côté Paul Cliche, ancien redacteur au Devoir et candidat de la gauche en 2001, clamait haut et fort et sur toutes les tribunes : «Le PQ n'est pas le propriétaire de la Question nationale!» s'insurgeait-il !

    Les Verts : Bien loin d'être souverainistes !

    Il est évident que le potentiel de souverainistes est bien faible au Parti vert si ce n'est pour ainsi dire, totalement absent : Aucun écrits pour défendre la cause ou ne serait-ce que de faire les liens entre souveraineté et protection de l'environnement ; et encore bien moins une quelconque requête de procéder à la nationalisation de nos ressources naturelles!

    De ma propre expérience et de ma connaissance sur le terrain, au risque de contredire Monsieur Landry, je crois que dans les circonstances, il ne faudrait pas trop compter sur le vote de l'électorat du Parti vert pour appuyer la souveraineté, puisque la Question nationale est précisément un des principaux clivages qui existent entre Québec solidaire et le Parti vert du Québec ; et qui plus est, que le Parti vert est un parti de la nouvelle droite canadienne fédéraliste néo-conservatrice. Il suffit pour cela de constater le total appui du parti vert du Canada et de savoir simplement interpréter combien de gains importants du Parti vert ont été réalisés dans les secteurs anglophones; et en particuliers ici, dans ma propre circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne ou l'Ancien président du Conseil central de la CSN, Arthur Sandborn, malgré son titre, est arrivé derrière ces verts !

    Ce PQ donc, qui se retrouve donc aujourd'hui le bec à l'eau et au troisième rang à l'Assemblée nationale, avec pour triste bilan de n'avoir pas su faire progresser l'idée d'un iota depuis le référendum de 1995, et être devenu l'artisan de son propre malheur. Le PQ par son dure virage à droite, et de multiples comportements anti-progressistes, ayant provoqué lui-même la nécessité de naissance d'un parti comme celui de Québec solidaire.

    D'autre part, jamais le PQ n'aurait dû accepter la prise du pouvoir sans respecter le plus fondamental de ses engagements et l'Article 1 de son propre programme qui était au coeur même de ce qui avait donné naissance au Parti québécois. Car il n'est eu nul besoin d'un référendum pour emprisonner le Québec dans la constitution canadienne, alors pourquoi en faudrait-il un pour en sortir ? L'Assemblée nationale étant souveraine, la seule élection d'une majorité de députés souverainistes étant largement suffisante pour procéder à l'accession au destin historique d'une nation et à la réalisation de l'indépendance du Québec.

    Quant au SPQ-Libre, il faut être bien naïfs pour espérer tirer vers la gauche un tel bateau de droite péquiste, avec une chaloupe et deux branches pour ramer. Car désormais, et beaucoup sont d'accord, comme le soulignait très récemment sur les ondes du 98,5 FM l'animateur bien connu Daniel Pinard: « ...Mis à part la souveraineté... il n'y a plus de différence entre le Parti libéral et le PQ » affirmait-il fort justement...

    Les dernières élections annonçant la fin, à tout le moins momentanément, du bipartisme, outre la comptabilisation proportionnelle des votes en faveur de tous les candidats dits souverainistes, pour sortir de cette impasse et trancher définitivement ce noeud gordien il faudra que tous les partis et tous ces candidats d'allégeance souverainistes déclarent en période électorale que : « Un vote en faveur d'un parti ou un candidat dit souverainiste », doit nécessairement équivaloir à «Un vote pour la souveraineté du Québec».

    Comme autre solution, il y aurait bien sûr eu celle de l'inscription de l'option de la souveraineté directement sur le bulletin de vote. Mais, sans parti souverainiste au pouvoir, il me semble y avoir bien loin de la coupe aux lèvres pour faire passer une telle proposition. Et là, encore un fois, le PQ n'aura qu'en s'en prendre à lui-même et à s'en mordre les doigts.

    Il est donc clair qu'avec seulement 28% d'appuis au PQ contre 45% d'appuis à la cause nationale, ce n'est pas de l'indépendance dont le Québec ne veut plus, mais bien du Parti Québécois dans lequel les gens ne se reconnaissent plus, qui s'est toujours servi de cause de l'indépendance pour cumuler des votes dans une intéressée recherche du pouvoir, plutôt que de mettre l'idéal du pays et notre rêve historique au dessus de ses intérêts personnels et de la basse Partis-Âneries.

    Qui ne fait pas l'indépendance la combat - Gaston Miron

    À cause des sévères virages à droite du PQ tels : laisser les plus faibles dans la misère et l'indigence avec l'aide sociale désindexée à 500$ par mois durant 30 ans, atteindre son déficit zéro sur le dos des plus pauvres en coupant d'un même souffle plus de 4.5 milliards d'impôts aux classes les plus favorisées, couper les médicaments au plus démunis, laisser en place les boubous macoutes du Parti libéral afin de réduire l'aide sociale à des mères monoparentales, pénaliser de le chèque de BS de 50$ pour partage de logement ou entraide mutuelle, donner 10 cennes de l'heure d'augmentation au salaire minimum, foutre 15,000 infirmières à la porte et désorganiser les CLSC et le système de santé : tel est le bilan de droite du PQ.

    Ayant honteusement rompu le lien de confiance avec son aile gauche et avec les gens ordinaires et conséquemment, la réconciliation étant désormais devenue impossible entre le PQ et Québec solidaire, il faudra à partir de maintenant, que l'unité des souverainistes se fassent sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats et candidates dits souverainistes assument pleinement leur position constitutionnelle et portent sans équivoque la Question nationale en période électorale.

    Pour faire le plein de son vote souverainiste, en finir définitivement avec le «vote stratégique», faire de la politique autrement, remettre la souveraineté entre les mains des premiers concernés, c'est-à-dire, entre les mains du peuple, Québec solidaire doit en reprendre le leadership et demander clairement aux électeurs le mandat de faire la souveraineté et affirmer sans équivoque dans une déclaration publique que : «Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour la souveraineté du Québec» et mettre pleinement en application le principe de la souveraineté populaire dont la gauche se réclame depuis toujours.

    Dans ces circonstances, nul ne pourra plus accuser Québec solidaire de diviser le vote souverainiste, et c'est le Parti québécois lui-même qui devra porter l'odieux de refuser à notre peuple le droit de se prononcer sur le destin la nation et l'avenir de son propre pays.

    Ainsi seront démasqués les Tartuffes prétendument souverainistes qui utilisent en opportunistes de la Question nationale à des fins électoralistes, mais qui n'osent même pas en porter le mandat en période électorale.

    Car dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire, le processus référendaire, un projet alambiqué par la taupe de la GRC Claude Morin, toute progression substantielle de Québec solidaire se traduira inexorablement par une perpétuelle division du vote souverainiste et une éternelle mise en échec du projet d'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes.

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire et de l'Union de forces progressistes
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressiste / Laporte 2003

    L'auteur est aussi porte parole de Québec solidaire Saint-Henri-Sainte-Anne, mais publie ce commentaire à titre personnel.

    Courriel : chmontmarquette@yahoo.fr

    N.B. Autorisation de reproduction et de diffusion :

    Toute reproduction et/ou diffusion, et ce, par quelque moyens que ce soit du présent texte, de même que tous ceux en liens qui sont de son cru, en tout ou en partie, est autorisée et même encouragée sans redevance avec une simple mention de l'auteur à la seule condition de ne pas travestir ou déformer la pensé de l'auteur. L'auteur conserve toute fois son plein droit de rediffusion et/ou de reproduction desdits articles ainsi que leur propriété intellectuelle. Merci de reproduire diffuser et largement.

    Références et liens pertinents :

    Mes récentes publications sur la Question nationale :

    La souveraineté n'est ringarde, c'est la manière de procéder ! Lettre ouverte à Bernard Landry :

    http://www.ledevoir.com/2007/03/29/commentaires/07

    Référendum : Strike 3 : ou réfléchir à la Question nationale :
    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    Débat « Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse ! » - Bernard Rioux:
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441

    Référendum : Strike 3 / deuxième manche ! :
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php

    Mon blogue du site du Manifeste pour un Québec solidaire / 5000 visites:

    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_e

    Autres articles d'intérêts :

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com

    Mon ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    Autres publications :

    Ces Tartuffes brouillent les cartes :
    http://pressegauche.org/spip.php?article603

    Les Tanguy de « La Famille Plouffe » :
    http://www.ledevoir.com/politique/blogues/election

    Une impossible promiscuité politique :
    http://pressegauche.org/spip.php?article582

    Un moteur vert pour un Québec solidaire
    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_e

    Démocratie:

    Québec solidaire reçoit son 4 %
    Signons la pétition pour un nouveau mode de scrutin !
    http://www.ledevoir.com/2007/04/03/commentaires/07

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 14h05
    Éloge de Parizeau
    On se rend pas compte assez à quel point le fait que la génération pionnière de Jacques Parizeau n'a pas été en mesure, sans doute à cause du manque d'éducation et de culture politique des gens, d'aller jusqu'au bout de la logique de la Révolution tranquille en nous faisant accéder à la phase ultime que devait constituer l'Indépendance, représente une tragédie sans nom pour nous, Québécois. C'est pourquoi l'Éducation doit être notre priorité entre toutes. Il faut absolument y mettre le paquet et dans ce but, la gratuité, quelle que soit la classe sociale d'origine, s'impose de toute urgence.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 14h39
    Parizeau...le plus grand Québécois?
    Il va falloir un jour reconnaitre, bien avant sa mort j'espère, que Jacques Parizeau est le plus grand Québécois. Celui qui a fait le plus pour notre peuple.

    René Lévesque n'a pas été un libérateur de peuple, comme a dit Félix. Il a échoué. Et il s'est fait rouler par Trudeau comme un enfant d'école. Et sa foutue béquille d'association traine encore dans le décor, 20 ans après sa mort.

    Bourassa a certes créé la Baie James et voté la Loi 22 mais c'était un arriviste, une girouette qui a tout fait pour rester au pouvoir le plus longtemps. Sans le cancer, il y serait peut-être encore!

    Trudeau a certes fait du français une langue officielle au Canada, mais il a institué le multiculturalisme avec, sans parler de sa charte qui a tué nos droits collectifs, du rapatriement unilatéral de la Constitution et des mesures de guerre.

    Parizeau lui a un bilan impeccable de serviteur de l'État qui nous a mené à quelques dizièmes de point de la victoire. En fait il aurait gagné si Chrétien n'avait pas triché.

    Avant sa mort, il faut faire quelque chose pour honorer ce grand homme. Si quelqu'un a une idée?

  • Simon Breton
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 15h09
    Bravo M.Bousquet
    Bien dit M.Bousquet. Pourquoi pas faire les deux? Une économie saine est une économie qui innove. Cependant, il est dangereux d'ignorer la dette qui continue de grimper malgré les "déficits zéro". Un budget déficitaire démontre une incompétence (insouciance?) de la gestion des fonds publics. Or, cela s'est poursuivi durant de nombreuses années. Serions-nous prêts à tout flamber l'argent qu'on nous prête pour se permettre un niveau de vie que nos enfants ne pourront plus se payer et qu'ils devront payer pour nous par la suite? Dans cet esprit d'irresponsabilité, que va-t-il se passer lorsque les créanciers refuseront d'accorder des prêts au gouvernement?

    On a investi beaucoup lors de la Révolution tranquille et pourtant la dette continue de grimper... Et notre province est l'une des plus pauvres au pays.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 15h59
    Bravo M. Parizeau
    Votre analyse, M. Parizeau, est celle d'un grand économiste lucide. Vous l'avez déjà dit, une hypothèque, ce n'est pas un passif et les "bonhommes-sept-heures" de la dette ne tiennent jamais compte des actifs de nos immeubles, de nos richesses naturelles, de nos parcs de toutes sortes, ni même de notre capital intellectuel.
    Bien sûr il est plus facile de d'apeurer la population, comme le font les provincialistes de l'ADQ, de façon ignoble et démagogique. Le problème c'est que ça marche avec les ignorants. Ils le disent eux-mêmes haut et fort:"J'veux rian sawouarrrre"! Effectivement, ils savent très peu de chose en-dehors de leur petit provincialisme autonome (comme n'importe laquelle province).

  • Yvon Chartrand
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 16h05
    Parler sans connaissance de cause
    C'est plein de Ti-Jos. connaissants sur ce site.
    Et comme toujours on finit par dire que la souveraineté sera le Paradis.
    J'ignore si Parizeau a raison, mais je sais que les Ti-Jos. connaissants parlent à travers leur chapeau

  • Gilles Savard
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 17h20
    Oui un sacré bonhomme!
    Bien d'accord avec certains énoncés. C'est un sapré bonhomme. Détesté par plusieurs pour les mauvaises raisons. On ne voit plus de ce type de profils en politique aujourd'hui, les plus instruits préfèrent travailler dans le monde de la finance...c'est plus payant.

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 17h52
    Pas possible!
    Monsieur Parizeau, j'ai pour vous, le plus profond respect mais de grâce si vous voulez que ça dure, arrêtez ...de dire des choses pareilles!

    On va faire une blague entre nous :
    Voici votre raisonnement :
    Un gars est trop gros. Il est si gros qu'il peut quasiment plus se bouger.
    Dans ma métaphore vous l'avez compris le gars c'est le Québec.
    L'excès de poids c'est la dette.
    Tout le monde dit : il faut que tu maigrisses pour faire quelque chose de toi.
    Vous, vous arrivez et vous dites : mais non il «est» pas trop gros voyons donc, il est tout simplement trop petit, suffit qu'il grandisse et le problème sera réglé. À mesure qu'il grandira, son poids deviendra normal.
    Le problème M. Parizeau, le Québec, il a passé le stade de l'adolescence il me semble.
    Je ne comprends vraiment pas que vous puissiez arriver avec une solution pareille.
    C'est bien pensé ce que vous dites, c'est la théorie de la croissance, mais pour ça il faut l'amour du travail bien fait et le gout de travailler fort et avoir du travail en surplus à donner à plus de gens en les payant plus et surtout, faire payer toutes ces entreprises qui grâce à vos conseils rouleraient à fond et ça c'est pas demain la veille ...
    Le sport économique national : La subvention pour créer des emplois.
    Hier, j'ai lu me semble t il, que chaque emploi dans une aluminerie coûte 300 000$ grâce aux tarifs bidon que l'hydro Québec leur fait pour «créer» des emplois.
    M. Bouchard a proposé l'augmentation des tarifs électriques en nous comparant à l'Alerta qui fait payer l'essence aussi cher qu'ailleurs mais là bas, les entreprises elles paient le litre d'essence le même prix que le monsieur tout le monde albertain. D'où le résultat que l'on connaît : pas de taxe de vente, un impôt provincial symbolique des surplus etc...donc, si on veut nous faire payer, faut pas seulement prendre ce qui nous arrange.
    Si je fais fausse route, je suis prêt à écouter.

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 20h49
    Pas possible!!!
    Monsieur Parizeau, j'ai pour vous, le plus profond respect mais de grâce si vous voulez que ça dure, arrêtez ...de dire des choses pareilles!

    On va faire une blague entre nous :
    Voici votre raisonnement :
    Un gars est trop gros. Il est si gros qu'il peut quasiment plus se bouger.
    Dans ma métaphore vous l'avez compris le gars c'est le Québec.
    L'excès de poids c'est la dette.
    Tout le monde dit : il faut que tu maigrisses pour faire quelque chose de toi.
    Vous, vous arrivez et vous dites : mais non il «est» pas trop gros voyons donc, il est tout simplement trop petit, suffit qu'il grandisse et le problème sera réglé. À mesure qu'il grandira, son poids deviendra normal.
    Le problème M. Parizeau, le Québec, il a passé le stade de l'adolescence il me semble.
    Je ne comprends vraiment pas que vous puissiez arriver avec une solution pareille.
    C'est bien pensé ce que vous dites, c'est la théorie de la croissance, mais pour ça il faut l'amour du travail bien fait et le gout de travailler fort et avoir du travail en surplus à donner à plus de gens en les payant plus et surtout, faire payer toutes ces entreprises qui grâce à vos conseils rouleraient à fond et ça c'est pas demain la veille ...
    Le sport économique national : La subvention pour créer des emplois.
    Hier, j'ai lu me semble t il, que chaque emploi dans une aluminerie coûte 300 000$ grâce aux tarifs bidon que l'hydro Québec leur fait pour «créer» des emplois.
    M. Bouchard a proposé l'augmentation des tarifs électriques en nous comparant à l'Alerta qui fait payer l'essence aussi cher qu'ailleurs mais là bas, les entreprises elles paient le litre d'essence le même prix que le monsieur tout le monde albertain. D'où le résultat que l'on connaît : pas de taxe de vente, un impôt provincial symbolique des surplus etc...donc, si on veut nous faire payer, faut pas seulement prendre ce qui nous arrange.
    Si je fais fausse route, je suis prêt à écouter.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 09h17
    Éducation
    Il y a baucoup d'étudiants dans les univrsités qui devraient opter pour des études à caractère technique. Il y a présentement des milliers d'emplois qui ne trouvent pas preneur faute d'ne carence importante de qualifications techniques. Depuis des années, on a snobbé les études techniques au profit d'études universitaires dans une foule de domaines qui ne répondent pas aux besoins de l'activité économique. Il faudrait, si non abolir, contingenter sérieusement le nombre d'étudiants dans les secteurs où les perspectives d'emploi sont très limitées. L'Histoire, la géographie, la littérature, la psychologie, l'anthropologie, les arts, et bien d'autres matières sont toutes des matières qui peuvent s'avérer intéressantes, mais qui devraient être entreprises pour notre dveloppement personnel et non pas pour y gagner notre vie, à part quelques exceptions.
    Aujourd'hui, tous les gens aiment bien dire qu'ls détiennent un diplôme universitaire, comme si c'était une garantie d'intelligence de jugement et d'équilibre mental. Pour accroître notre niveau de productivité, il faudra donner un solide coup de barre, en ouvrant des centres de formation à caractère technique qui répondent aux besoins de l'économie, et surtout valoriser les métiers qui requièrent beaucoup de dextérité manuelle, en plus de solides connaissances technologiques. Il est aussi inconcevable que l'on accorde des prestations d'aide sociale à des persnnes qui pourraient très bien, sans aucune formation travailler pour les producteurs agricoles alors que l'on est obligé d'en faire venir du Mexique ou autres pays en dévelopement. Il a également cette mentalité que les jeunes développent à l'école, au cegep, et même à luniversié que les entreprises et leur patrons sont considérés comme des ennemis de qui il faut retirer le plus possible tout en donnant le moins possible en retour. Il faut être lucide et voir les vrais problèmes.

  • jack roy
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 16h25
    Qui veut rire de qui!
    Non mais vraiment!
    En cette ère de mondialisation, «c'est la capacité à exporter, donc la productivité et l'innovation, qui détermine le niveau de prospérité»,

    Non mais il faut avoir du CULOT pour nous dire ça lui même le pratique pas.C'est bien lui qui a acheté un VIGNOBLE en France et qui fait travailler des Français.En plus il exporte ces produits de la France au Québec.Bravo M.Parizeau vous m'étonnerez toujours et vous êtes le champion de l'économie.Et oui on importe les produits de M.Parizeau

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 22h51
    LA DETTE
    Il est inopportun pour le gouvernement du Québec de consacrer des ressources financières à la réduction de la dette publique, selon l'économiste Louis Gill, professeur à la retraite de l'Université du Québec à Montréal.

    M. Gill avance trois arguments pour étayer sa position:

    Le premier: le poids relatif de la dette, par rapport au produit intérieur brut (PIB), diminue de lui-même avec la simple croissance du PIB.

    Le deuxième: le coût du remboursement de la dette est beaucoup plus élevé que les économies d'intérêt qui en découlent, de sorte que les sommes qui y sont consacrées seraient mieux investies dans des usages sociaux (éducation, santé).

    Troisièmement, M. Gill considère qu'au lieu de perpétuer le mythe du conflit entre les générations, le gouvernement devrait investir davantage en santé, en éducation et dans les infrastructures sociales, au profit justement des générations futures.

    Aux lucides, parmi lesquels se trouve l'économiste Pierre Fortin, également de l'UQÀM, l'auteur reproche de faire peur aux gens en se limitant à dire que la dette publique du Québec s'établit à 118 milliards, sans tenir compte du poids de cette dette par rapport au PIB (qui se situe présentement à 43 %).

    En exemple la situation du Canada au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale

    Alors que la dette canadienne était alors de 100 % du PIB, 30 ans plus tard (au milieu des années 1970), elle était passée à 20 % «sans aucun remboursement, par le seul effet d'une croissance du PIB plus rapide que celle de la dette».

    Le Fonds des générations, créé par Québec en mars 2006

    Le gouvernement du Québec souhaite accumuler 30 milliards dans ce fonds afin de faire passer de 43 % à 25 % le rapport de la dette au PIB dans 20 ans.

    «Si on ne mettait aucun sou dans le Fonds des générations, on arriverait presque au même résultat. Le rapport de la dette au PIB, sans aucun remboursement, serait de 29 % dans 20 ans au lieu de 25 %, seulement quatre points de pourcentage au-dessus de l'objectif poursuivi par le fonds», a dit M. Gill.

    Quant aux 900 millions tirés par Hydro-Québec de la vente de sa filiale Transelec, et dont 500 millions sont allés au Fonds des générations, M. Gill suggère qu'une partie aurait pu être consacrée aux universités aux prises avec d'importants déficits.

  • Bruno Deshaies
    Inscrit
    jeudi 19 avril 2007 21h21
    Indépendance et mondialisation
    19 avril 2007 Bruno Deshaies ( bd@rond-point.qc.ca )

    La dette, la compétitivité, l'éducation, la démographie, etc. sont tous des problèmes de société. Les questions que monsieur Parizeau soulève sont d'ordre SOCIAL. Il en est sûrement très conscient, mais il devrait savoir que le problème fondamental est d'ordre NATIONAL.

    Là où il a échoué, c'est au plan NATIONAL du Québec. Ce n'est pas un reproche, mais il devrait comprendre aujourd'hui que se sont toutes les forces indépendantistes que nous devons le plus tôt réunir afin de créer le MOUVEMENT qui assurera la diffusion de l'optique indépendantiste au grand dam de l'article 1 du programme du PQ qui est tellement emberlificoté qu'aucun citoyen digne de ce nom est intéressé à le lire. La même chose avec le Bloc québécois dans son manifeste « Imaginer le Québec de demain ».

    Veuillez excuser ma témérité, mais votre unique préoccupation devrait être de faciliter cette création du MOUVEMENT qui s'établirait sur des bases solides et qui lui permettrait, par exemple, de contrer les ravages fédéralistes du CÉRIUM qui nous instille massivement ses désirs fédéralistes.

    Les quelques souverainistes que l'on peut retracer au CÉRIUM ne peuvent pas faire le poids à l'encontre des idées fédéralistes du Président de ce Centre, M. Raymond Chrétien, neveu de Jean Chrétien, et d'un membre honorifique en plus, M. Lucien Bouchard.

    Pour avancer, il faut ce MOUVEMENT qui s'imposera à la population en lui indiquant le chemin du raisonnement indépendantiste. Cette approche est éminemment indépendantiste. Il faut agir.

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