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La quadrature du cercle

Gil Courtemanche   7 avril 2007  Québec
Pour les médecins de la politique, l'état du Parti québécois constitue un remarquable cas d'étude. La plupart proposent des remèdes ou des traitements qui s'attaquent aux symptômes immédiats. Rares sont ceux qui veulent confronter la maladie de crainte qu'une thérapie de choc ne terrasse le malade déjà affaibli.

Jusqu'ici, seul Louis Bernard a reconnu la gravité de l'état du malade et a proposé un traitement qu'on pourrait qualifier de celui de la dernière chance. Que dit l'ancien maître d'oeuvre de René Lévesque? Nous souffrons d'une maladie de l'identité. À force de vouloir être tout et rien, gouvernement de province, mouvement progressiste, refuge des nationalistes mous, parti de la classe moyenne ou des familles, gestionnaire sévère, copain des syndicats et ami des PME, le parti a dilué sa marque de commerce et sa raison d'être. C'est l'histoire du retour du Coke classique. Le PQ soutient cet homme rigoureux et passionné tout à la fois ne possède qu'une raison d'être: la réalisation de l'indépendance. L'indépendance pour qui, pour quel genre de pays, pour quel type de société, cela importe peu. Nous verrons après. Cette proposition condamne, il le sait, le PQ à une sorte de longue marche patiente et à transformer un parti, qui se veut de gouvernement, en un mouvement idéologique radical qui devra espérer que son prosélytisme le mène à long terme au sommet. À court terme, cette option condamne le parti à se satisfaire de sa base irréductible, celle qui a voté pour lui le 26 mars, soit environ 30 %. Cette thérapie a le mérite de l'audace et de la franchise.

Dans l'autre camp, qui semble majoritaire dans les instances du parti, on semble vouloir adopter une approche de médecine douce, sinon holistique, qui voudrait traiter les symptômes en pensant que la maladie s'éteindra d'elle-même. Jusqu'ici, le diagnostic se fait prudent: changer le messager et changer le message. Notez que je n'ai pas écrit changer «de» messager et «de» message. La question qu'on se pose pourrait se formuler ainsi: «Comment changer beaucoup en apparence sans trop changer dans la réalité?» Les instances directrices du parti et les principaux militants semblent avoir décidé de trouver les premiers une solution au problème éternel de la quadrature du cercle. Comment transformer un cercle en carré.

Voilà tout un défi, car le PQ d'aujourd'hui constitue un drôle d'amalgame. À sa tête, un chef qui de toute évidence est le mauvais messager, mais qui tient, si on lui en donne la chance, à changer le message. Puis, un parti qui ne sait plus trop quel message il doit porter, celui du chef ou celui du programme auquel le chef n'adhère pas. Pour compliquer cette mayonnaise qui décidément semble de plus en plus difficile à faire monter, le chef doit tenir compte de l'influence disproportionnée d'une gauche aussi nationaliste que Lionel Groulx et aussi sclérosée que le Parti communiste français.

***

Pour le moment, la majorité semble pencher pour un refus de l'affrontement en espérant que l'abcès se résorbera de lui-même. Ces députés qui veulent revenir aux affaires et aux limousines, ces présidents de comté surtout dans les régions prient tous les saints pour que le chef comprenne sans qu'on lui dise que, peu importe le message, il ne sera jamais pour une majorité de Québécois l'homme de la situation. En même temps, ils se refusent à poser la question fondamentale que soulève Louis Bernard: quelle est LA raison d'être de ce parti, quel est son projet fondamental? Ils se demandent comment demeurer un parti indépendantiste sans proposer l'indépendance ou un référendum. En fait, ces gens, qui disent avec raison que vouloir gouverner n'est pas un péché, se nourrissent encore de l'illusion du «bon gouvernement». Selon cette théorie qui est plus un rêve qu'une théorie éprouvée, le fait de bien gouverner comporte un effet d'exemplarité et constitue une sorte d'exercice pédagogique. Un bon gouvernement formé d'indépendantistes constituerait la preuve irréfutable que l'indépendance est souhaitable et attirerait vers le PQ tous ceux qui craignent les turbulences évoquées courageusement par Pauline Marois. Pour parvenir à former un bon gouvernement, la tentation sera grande de repousser l'échéance de l'indépendance et ce référendum dont la majorité des Québécois ne veut pas aujourd'hui. «Cachez ce sein que je ne saurais voir.»

Mais le problème fondamental ne disparaîtra pas comme par magie, celui auquel le PQ refuse de se confronter: l'idée d'indépendance est-elle toujours actuelle, fait-elle vraiment partie des solutions souhaitées par la majorité des Québécois? Ils seront nombreux à répondre, offusqués, qu'on ne peut ainsi trahir une cause sacrée, qu'un tel renoncement serait trahir le peuple. Et si au contraire, précisément pour ne pas trahir le peuple, c'était la première question qu'il fallait poser? La révision toujours déchirante d'une grande idée ne transforme pas en traîtres ceux qui ont le courage et l'honnêteté de la faire. C'est ce qu'avait compris un certain Enrico Berlinguer, chef du Parti communiste italien, qui, au début des années 1970, abandonna le credo de la lutte des classes et du centralisme démocratique pour choisir la voie du socialisme démocratique. Les communistes italiens rénovateurs forment aujourd'hui le coeur de la coalition de gauche qui gouverne l'Italie. Quant à eux, les communistes français, qui furent les derniers en Europe à effectuer cette remise en question, recueillent maintenant moins de 5 % des voix.

Collaborateur du Devoir






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Vos réactions

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  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 00h39
    Ah, madame, laissez-moi voir ce sein magnifique!
    « Oui, la souveraineté du Québec est aussi plaisante à réaliser, à regarder que la vue d'un sein magnifique.Et pour les mêmes raisons.Des raisons troubles, et des raisons évidentes. Les raisons troubles,je ne peux les identifier. Une raison évidente,7 millions de parlant français cernés par 330 millions d'anglophones vivent toujours en Amérique, autour de nous.Ou bien, on s'assimile, on parle l'Anglais, on devient anglophone.En presque trois siècles, on n'a pas réussi à nous assimiler, on a résisté.Il y a un attachement à la langue,à la race.Pourquoi, je ne sais, mais c'est comme ça, comme voir ce sein magnifique, c'est plaisant, je ne sais toujours pas pourquoi,mais c'est comme ça!

    Il faut continuer.
    Richard Vaillancourt
    de Courville,,, »

  • Léandre Nadeau
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 01h17
    Le cynisme est mauvais conseiller
    « Je ne vois pas en quoi le cynisme et le « garrochage » de boue sur les indépendantistes et les dirigeants du PQ pourront nous aider à voir clair dans la situation actuelle du projet indépendantiste. Il aurait été plus utile que Courtemanche tente de répondre à la question qu'il pose : l'idée de l'indépendance est-elle toujours actuelle. Et qu'il nous fournisse l'argumentaire de sa position. Il demande aussi ce que les indépendantistes feront avec le nouveau pays. C'est un peu la même question qu'un père bien intentionné poserait à son fils ou à sa fille qui projette de quitter le nid familial pour voguer de ses propres ailes : Mais que feras-tu de ta vie, lui demande le père inquiet ? Le projet immédiat du jeune, c'est la liberté et il est assez confiant pour se construire un avenir à son goût. C'est ça le projet de pays. N'en déplaise à Courtemanche, ce pays ne sera ni communiste, ni fasciste, ni capitaliste à tout crin, mais démocratique avec toutes les couleurs que les citoyens voudront lui donner. Car ce sont eux qui le façonneront à moyen et long termes par leur travail et leurs choix démocratiques. Il est donc totalement impertinent de vouloir répondre à leur place maintenant et pour toujours. C'est tellement élémentaire que je me demande pourquoi Courtemanche pose une telle question. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 07h08
    Le divorce à l'amiable, comme solution.
    « Pour connaître les vraies réponses des Québécois, il faut leur poser les vraies questions.

    Pour arriver à résoudre le dilemme qui tiraille le PQ depuis ses origines, il faudrait que les deux options que René Lévesque et ses successeurs ont tenté de marier et qui se sont montrées insolubles dans ce parti, se séparent dans un divorce, si possible à l'amiable.

    Je n'apprendrai rien à personne en notant que les partisans du Mouvement souveraineté-association n'ont pas longtemps été d'accord avec les membres du Rassemblement pour l'Indépendance nationale que le nouveau chef du PQ tentait de réconcilier. Pour les uns il fallait développer un programme de gouvernement en attendant que les circonstances favorables permettent de consulter les citoyens sur l'option souverainiste. Pour les autres, il fallait promouvoir d'abord l'idée de l'indépendance en proposant aux électeurs des motifs pour soutenir cette thèse et en proposant, lors d'une élection générale, une option claire et une démarche précise dans cette direction. Cette dichotomie a constitué quelque fois une dynamique, quelquefois un frein dans l'évolution du PQ, mais toujours un cauchemar pour ses chefs et une énigme pour les électeurs. Il a fallu pour tous, tenter de résoudre la quadrature du cercle, car pour certains sinon pour une grande majorité, souveraineté et indépendance ne veulent pas dire et ne sont pas la même chose. La souveraineté ça se négocie, tandis que l'indépendance ça se décide. Le PQ, issu de cette tentative de mariage de raison, n'a pas su et n'a pas pu résoudre cette énigme. C'est ce qui a fait dire à plusieurs intellectuels, à des journalistes et même au chef de l'Opposition officielle, Mario Dumont, qu'on pouvait voter oui au référendum de 1995, que chacun croyait centré sur l'indépendance nationale, et ne pas être en faveur de la souveraineté du Québec et encore moins en faveur de l'indépendance.

    Alors, comment le PQ, redevenu tiers parti, devrait-il résoudre la question de son option, ou plutôt de ses options ? En abordant franchement les options fondamentales des partenaires à ce mariage, qui a été essayé et qui n'a pas réussi, et en permettant à chaque option de reprendre sa liberté, quitte à collaborer dans l'avenir si, lors d'un prochain scrutin, les électeurs donnaient un nombre intéressant de sièges à chacune de ces options. Le grand avantage de cette méthode serait que les partisans, et encore plus les citoyens, sauraient pour quelle option ils militent et les députés élus pourraient continuer de promouvoir chacun leur option en sachant quelle est la proportion de citoyens qui les appuient. Je me souviens de Pierre Bourgault qui disait, à l'époque, préférer de loin savoir que 30 pour cent des citoyens appuient sa démarche que de récolter 40 pour cent pour une option mitigée. Mais déjà le mariage était en vue, à cause de la tentation du pouvoir, sinon de la nécessité de prendre le pouvoir, pour ceux qui souhaitaient miser sur le "Maître chez nous" de Jean Lesage pour arriver à quelque chose comme un plus grand degré de souveraineté, alors que d'autres ne rechignaient pas à participer au pouvoir pourvu que leur option puisse progresser... Or voilà que le PQ se retrouve, 40 ans plus tard, dans le même débat, face au même dilemme. Que faire ? Divorcer. Bien expliquer les conséquence de sa thèse. Et voir ce que les citoyens en pensent.

    Georges Paquet »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 08h29
    Ça ne prend pas un parti mais bien un mouvement indépendantiste
    « Je vous cite: transformer un parti, qui se veut de gouvernement, en un mouvement idéologique radical qui devra espérer que son prosélytisme le mène à long terme au sommet.
    Dans mes mots: oublions le parti comme instrument actif de mobilisation, laissons-le faire ses preuves comme bon gouvernement et misons plutôt sur un mouvement indépendantiste fort, qui vendrait l'idée d'un Québec LIBRE et qui ferait appel au PQ quand il serait temps de déclencher un référendum pour y arriver. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 08h43
    Le grand paradoxe québécois
    « La chose la plus hallucinante présentement:

    de jeunes Québécois, à qui on a toujours dit que l'indépendance du Québec ne valait pas une seule mort, qui votent ADQ et PC (Valcartier est situé dans le comté de Gilles Taillon qui a eu l'une des plus fortes majorités au Québec et de Josée Verner au Fédéral) et qui vont bientot aller mourir pour l'indépendance de l'Afghanistan, un pays que la plupart des Québécois n'arriveraient pas à placer sur la carte.

    Pincez-moé quecqu'un! »

  • Michel Seymour
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 08h49
    La question nationale demeure incontournable
    « Allons en effet au fond des choses et interrogeons-nous sur la place que le Québec peut occuper au sein du Canada. Après tout, le Québec n'adhère toujours pas à l'ordre constitutionnel canadien. Je sais bien que le réchauffement climatique, les guerres en Irak, Afghanistan et Darfour sont cent fois plus importantes que la question constitutionnelle canadienne, mais le Canada pourrait jouer un rôle international exemplaire en montrant qu'il est capable, contrairement aux Chinois avec le Tibet, aux Russes avec les Tchétchènes et aux Israéliens avec la Palestine, de résoudre de façon démocratique un conflit interethnique important.

    Le fédéralisme multinational et la souveraineté partenariale sont deux façons d'envisager la reconnaissance constitutionnelle du Québec. Le choix de l'une ou l'autre option dépend de facteurs pragmatiques. Le rapport Allaire demandait 22 pouvoirs, sinon l'option souverainiste devrait être le plan B. La loi 150 qui a découlé du rapport de la commission Bélanger Campeau disait que le Canada avait un an pour se réformer sans quoi le gouvernement québécois aurait le mandat de faire la souveraineté. Les trois principaux partis ont donc historiquement défendu à un moment ou à un autre une position qui envisage une réforme de la constitution canadienne tout en laissant la porte ouverte à un souverainisme pragmatique. Les libéraux ne peuvent plus y souscrire (ils sont rentrés dans le rang) mais les adéquistes peut-être que oui. Mais peu importe, la position que je défends est celle-là. Je la nomme le souverainisme d'ouverture. Ouverture à quoi? Au fédéralisme multinational. L'ouverture au fédéralisme multinational, combinée à un projet de société résolument social démocrate et à gauche, aurait comme avantage de permettre de faire entrer certains souverainistes au bercail (de l'ADQ, de QS et des Verts). Être souverainiste de gauche et être ouvert au fédéralisme multinational. Voilà ce que j'appelle le souverainisme d'ouverture. On est ouvert au pis aller du fédéralisme multinational, mais on continue de militer pour la souveraineté et pour un projet de société à gauche parce que l'on croit que le fédéralisme multinational est désormais impossible et parce que l'on croit que le néo-libéralisme est une erreur.

    On laisse la porte ouverte au fédéralisme multinational, mais on croit que les Canadiens ferment la porte à cette idée et on est souverainiste pour cette raison. Les souverainistes n'ont pas à mettre leur option en veilleuse ou sur la glace. Et ils n'ont pas à attendre les conditions gagnantes. Ils peuvent provoquer les choses en se montrant ouverts au fédéralisme multinational. Ils ont à affirmer haut et fort leur ouverture au fédéralisme multinational. Ce n'est pas contraire à leur option fondamentale qui est la reconnaissance du peuple québécois. Le fédéralisme multinational implique la reconnaissance du Québec dans le Canada. Si cela est impossible, on obtiendra la reconnaissance du Québec par la communauté internationale. Cela est parfaitement cohérent et ce n'est pas contradictoire.

    La démarche que je propose n'est pas fondée sur un réflexe «anti-canadien». Je ne défends pas le nationalisme du ressentiment. Mais je soutiens que ce qui rend surréaliste une certaine défense de la souveraineté, c'est la déconnexion avec la réalité du fédéralisme canadien dans lequel nous nous trouvons. Ce qui rend acceptable, plausible, et légitime la souveraineté du Québec, c'est l'impossibilité de réformer le fédéralisme dans le sens des demandes traditionnelles du Québec. C'est aller un peu vite en affaire de prétendre que le budget Flaherty solutionne le déséquilibre fiscal. La solution impliquait une somme de 3,9 milliards et on a obtenu seulement 900 millions de dollars. Et surtout, la solution supposait des transferts de points d'impôts, une hausse des transferts aux provinces et un nouveau régime de péréquation. Or, on n'a pas de transferts de points d'impôts. On a un engagement pour une hausse des transferts sur cinq ans, mais un nouveau gouvernement libéral pourrait ne pas se sentir lié pour la suite des choses. Et on a il est vrai une amélioration du régime de péréquation. Mais le déséquilibre fiscal demeure. La preuve en est que le Gouvernement Harper peut simultanément proposer une baisse de l'impôt, le remboursement de la dette, une hausse de transferts et une hausse de péréquation tout en poursuivant l'envahissement des compétences par des programmes de formation et un financement accru à la Fondation canadienne pour l'innovation.

    Ce qui justifie la souveraineté, c'est le constat qu'un ensemble de mesures politiques de nation building que tous les gouvernements fédéraux ont adoptées depuis Trudeau : centralisation de l'économie dans la région de l'Ontario et maintenant de l'Alberta; imposition d'un nouvel ordre constitutionnel; violation systématique de la constitution de 1867; rôle centralisateur joué par la cour suprême; utilisation abusive d'un prétendu pouvoir fédéral de dépenser; déséquilibre fiscal; entente-cadre sur l'union sociale; principe de l'égalité des provinces. Ce sont des tendances lourdes du fédéralisme canadien actuel. L'État canadien dépense maintenant plus dans les compétences des provinces que dans ses propres compétences. Tout cela reste vrai sous le gouvernement Harper. Pour camoufler ces tendances lourdes, on propose une reconnaissance purement verbale de la nation québécoise, on abuse de l'expression «fédéralisme asymétrique», on résout seulement très partiellement et provisoirement le déséquilibre fiscal, on laisse une demi-chaise à l'UNESCO et on annonce une prochaine limitation du pouvoir fédéral de dépenser. Tout cela ne sert qu'à gagner du temps pour avoir les souverainistes à l'usure, et cela peut changer n'importe quand puisque ce ne sont que des ententes administratives.

    L'ouverture au fédéralisme multinational doit être une perche tendue (la seule) à l'endroit de l'ADQ. Ce n'est pas seulement une stratégie cependant. Comme une majorité sans doute d'électeurs souverainistes, je suis très sincèrement ouvert au fédéralisme multinational, mais comme eux je crois que cela est impossible. Il y a un malentendu fondamental qui persiste depuis des années à ce sujet. À la question que l'on pose : comment un souverainiste peut-il être dans la «business» d'améliorer le fédéralisme? Je réponds que les deux idées ne sont pas contradictoires. Mais pour certains cela veut dire : améliorons le fédéralisme en attendant le grand soir. Ce n'est pas en ce sens que je vois la compatibilité entre les deux options. Il s'agit plutôt de deux façons de reconnaître l'existence du peuple québécois. Si l'une ne fonctionne pas on opte pour l'autre. Si le fédéralisme multinational fonctionnait, je serais disposé à mettre de côté la souveraineté. Mais si cela est impossible, je suis favorable à la souveraineté. Puisque je crois que le fédéralisme multinational est désormais impossible au Canada, j'opte d'ores et déjà pour la souveraineté et je refuse de la mettre en veilleuse. Mais puisque je suis réellement ouvert au fédéralisme multinational, je veux accompagner mes compatriotes dans leur démarche, et je suis donc aussi ouvert à une tentative de réforme de la fédération canadienne.

    Je sais que pour certains, la reconnaissance est sans importance, mais les États réels carburent encore qu'on le veuille ou non à la reconnaissance. Le nationalisme est encore une réalité incontournable, une force majeure, qui explique bien des conflits et qu'il faut apprivoiser. Ceux qui croient qu'il faut le dépasser font une erreur monumentale.

    Aussi, les péquistes devraient souscrire à «l'autonomisme» pourvu que cela aille de pair avec une réforme constitutionnelle impliquant : la reconnaissance formelle du peuple québécois, le statut particulier pour la province de Québec, le fédéralisme asymétrique, la pleine maîtrise d'oeuvre en langue, culture, télécommunications et immigration, le droit de retrait avec compensation financière, des limitations au prétendu «pouvoir fédéral de dépenser», un droit de veto sous tout changement constitutionnel, la résolution du déséquilibre fiscal, la participation à la nomination de trois des neuf juges à la cour suprême, la doctrine gérin-lajoie en relations internationales. Les péquistes devraient aussi amender l'autonomisme de l'Adq en stipulant qu'un échec constitutionnel sur l'option autonomiste ferait de la souveraineté la seule alternative viable. Ainsi le souverainisme d'ouverture est un souverainisme fondé sur une façon pragmatique d'envisager la souveraineté. Ce n'est plus une fin en soi, mais un moyen pour obtenir la reconnaissance au cas où le fédéralisme multinational est un échec. On peut donc continuer à militer en faveur de la souveraineté tout en se montrant ouvert à une réforme du fédéralisme. Michel Seymour »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 09h19
    Hors de l'entendement
    « C'est fort l'entendement comme mot. Cela suppose une cohérence dans une système de pensée.

    Pour beaucoup de souverainistes, sécessionnistes, indépendantistes ou, allons-y plus effrayamment, casseurs de Canada, la question d'abandonner le désir d'indépendance ne se pose même pas.

    Ces gens se refusent à sauter dans ce débat manichéen et constitutionnel. Pour eux, il n'y a pas de problème de cet ordre. Il va de soi que l'on doive être indépendant pour négocier des partenariats et des traités.

    Non seulement est-ce un mouvement tout à fait naturel, mais on se demande en vertu de quelle loi l'indépendnace serait bonne pour certains pays et mauvaise pour d'autres ?

    Il n'y a aucune limite au nombre de pays que la terre peut supporter. Plus la diversité sera grande, plus le monde sera riche.

    Quelqu'un envisage-t-il de passer sa vie à demander des permissions à ses parents ?

    Pour les souverainistes, il en va de même et remettre l'indépendance en question, c'est comme de remettre le sens de rotation de la terre en question. On peut être contre, mais cela n'y changera rien. »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 10h56
    Si le Canada était maintenant plus attrayant pour les Québécois?
    « Plusieurs souverainistes se sont montrés surpris et déçus des Québécois dernièrement pour leur tiédeur envers un nouveau référendum au Québec. C'est peut-être qu'ils ont oublié que bien des choses ont changé au Canada depuis quelque temps.

    Vous vous rappelez peut-être de Jacques Parizeau, durant la campagne référendaire de 1995, qui ne cessait de répéter que le Canada était un pays au bord de la faillite avec un déficit annuel de 30 milliards de dollars et une dette accumulée de près de 600 milliards $.

    Aujourd'hui les choses sont bien différentes, le pays ne fait plus de déficit depuis 1997 et la dette qui était de près de 600 milliards est aujourd'hui à environ 480 milliards $. Le Canada a donc remboursé sa dette de plus de 100 milliards $ depuis.

    Qu'a fait le Québec durant la même période de temps? Le Québec en principe ne fait plus de déficit annuel depuis 1998. Mais avec des jeux comptables, des dépenses considérées comme immobilisation sont empruntées et passées à la dette. Cette dette qui en 1998 était de 98 milliards $ frôle aujourd'hui les 120 milliards $. La province a donc augmenté sa dette de 22 milliards $ depuis. Et c'est sans compter la part du Québec dans la dette canadienne qui est d'environ 110 milliards $.

    Pourquoi le Canada a-t-il si bien performé? Le contexte énergétique y a contribué beaucoup. En 1995 le baril de pétrole valait environ 20 $, aujourd'hui il vaut près de 60 $. Le Canada est actuellement considéré comme le pays qui a la plus grande richesse pétrolière au monde après l'Arabie Saoudite, surtout grâce aux sables bitumineux de l'Alberta. Au rythme où le pétrole canadien est exploité actuellement, la réserve pourrait durer plus de 200 ans.

    Le Canada est dans une position très avantageuse, il est très envié à travers le monde pour ses immenses ressources pétrolières et gazières et les capitaux y affluent. Des investissements des plus importants, de l'ordre d'une dizaine de milliards de dollars par an, sont en cours en Alberta dans les sables bitumineux principalement. Les Albertains d'abord, mais aussi tous les Canadiens du reste du pays commencent à en profiter, et ce n'est qu'un début.

    Le Canada est un pays exportateur net de pétrole et de gaz naturel. La hausse du prix du pétrole et du gaz est en train de propulser le pays à des niveaux de prospérité jamais vus. Plusieurs analystes économiques pensent qu'il est le pays ou il faut investir dès maintenant pour profiter de cette prospérité qui débute, non seulement à cause du pétrole et du gaz naturel de l'Alberta mais aussi grâce à ses nombreuses autres ressources naturelles dont, en Saskatchewan, la potasse (premier producteur mondial) et l'uranium (premier producteur mondial), pour ne nommer que celles-là. Le charbon de la Colombie Britannique et de l'Alberta n'est pas en reste puisque la forte demande de la Chine pour les besoins de son industrie sidérurgique a même fait rouvrir des mines abandonnées.

    Mais il y a plus que la prospérité économique qui a changé au Canada, il y a un changement politique. L'attitude du gouvernement central envers les provinces n'est plus la même. L'attitude hautaine et parfois provocatrice du passé, le gouvernement Harper l'a remplacée par des échanges courtois et une collaboration qui est bien reçue, au Québec particulièrement. Les Québécois ne sont pas insensibles à ce changement.

    Les partis politiques souverainistes continuent de proposer aux Québécois de laisser tomber la citoyenneté canadienne, celle d'un grand pays, riche et prospère pour ne garder que la citoyenneté Québécoise, celle d'une province relativement pauvre (1) et très endettée. Les Québécois sentent d'instinct qu'il ne s'agirait pas là d'un choix de gagnants et qu'ils seraient ceux-là mêmes qui auraient à en supporter les conséquences! Ils ne veulent plus de référendum sur cette option.

    Non, les Québécois ne sont pas aussi peureux que certains souverainistes le prétendent mais ils sont prudents par nature et ils se disent quelque chose comme :
    «Il vaut mieux ne pas quitter le pays où nous sommes, parce que personne n'est capable de nous dire comment serait le pays que les souverainistes nous improviseraient!»


    .
    (1) Le Québec va recevoir en 2007, plus de 7 milliards $ annuellement (135 millions par semaine), du système de péréquation du Canada pour maintenir les services à sa population au niveau canadien. Et il ne s'agit pas du retour de nos impôts mais plutôt de la redistribution de la richesse des provinces riches envers les provinces pauvres.



    Gilbert Belzile. »

  • claudette bégin wolff
    Inscrite
    samedi 7 avril 2007 11h53
    La quadrature du cercle
    « L'analyse de Gil Courtemanche est excellente. Puisque, de toute évidence, l'idée d'indépendance ne fait pas de progrès, je ne comprends pas pourquoi nos leaders, y compris nos journalistes, comparent si rarement la situation du Québec avec celle des autres pays qui ont des minorités. Par exemple, nous, (y compris les «Anglos») pourrions profiter de l'expérience des Écossais ou des Catalans. Comment s'y sont-ils pris pour obtenir plus d'autonomie du gouvernement central. Les Catalans sont partis de loin, leurs droits linguistiques et civiques ont été bafoués, mais il semble qu'ils se sentent beaucoup mieux maintenant, après avoir arraché des concessions de Madrid. Il faut croire que les Espagnols sont moins obtus que nos dirigeants qui ont torpillé l'entente du Lac Meech.

    Hellmuth Wolff
    Laval »

  • Christiane Gervais
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 11h59
    La quadrature du cercle ou tourner en rond?
    « Je serais assez d'accord avec vous monsieur Courtemanche, le Parti Québécois depuis l'échec du premier et non du second référendum a tenté de noyer l'idée de l'indépendance sous les traits du bon gouvernement, qu'il n'a jamais été d'ailleurs. Mais voilà que l'idée de l'indépendance est diluée au point où il y a autant de définitions de celle-ci qu'il y a de Québécois et ce parti ne nous a jamais prouvé non plus qu'il serait un meilleur gouvernement que les gouvernements dits fédéralistes. Alors, bien d'accord, demandons aux dirigeants de ce parti de redéfinir ce qu'est l'indépendance d'un peuple, ce qu'elle signifie au XXI e siècle, ce qu'elle nous apporterait de plus que ce que l'on a déjà. Mais la fierté et le désir d'appartenance à un pays souverain sont-ils des valeurs pour lesquelles les Québécois sont prêts à se battre et surtout quand, le PQ, va-t-il commencer à promouvoir l'idée de l'indépendance plutôt que de tourner en rond d'une élection à l'autre, en passant d'un pouvoir « impuissant » à une opposition stérile? »

  • pierre minville
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 13h13
    un peuple en constante mouvance
    « À l'ère du tourisme dans l'espace, nous sommes un certain nombre à nous souvenir des chevaux comme moteurs de l'agriculture et du transport local. Nous avons vécu la grande noirceur, la révolution tranquille, et l'avènement du PQ en 76 avant de voir le 26 mars dernier que ce peuple va son chemin vers l'émancipation sans trop croire les chantres politiques qui veulent tant le guider " pour son bien, évidemment." L'erreur de ma génération aura justement été de croire que les politiciens Feraient le travail. alors que, par définition, ces gens sont des diviseurs. Faisons confiance à notre sagesse de peuple pour trouver le chemin le plus utile. »

  • Pierre-Luc Bouchard
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 16h07
    Et si l'indépendance était vraiment nécessaire
    « J'aime bien votre analyse. Il est vrai que le PQ doit refaire ses devoirs sur le fond des choses d'abord avant de se lancer dans une course au leadership, si besoin il y a. Oui pour revoir la pertinence de la souveraineté politique complète du Québec, du moins dans sa forme véhiculée. Mais, il y a une danger dans cette remise en question. Si après les discusions et les débats les militants choisissent de maintenir le choix de l'indépendance pour le Québec et ce, même avec un débat constructif, on reprocheras au PQ de garder la même position et de ne pas avoir compris le message de l'élection du 26 mars.

    Ce dilemme pousse donc à réfléchir en profondeur sur le fondement de l'article 1 du PQ. La crainte que j'ai est que de toute façon, on trouveras une manière pour dire que la souveraineté est dépassée et que les gens n'en veulent pas. Or, je crois que cela n'est pas un argument pour laisser de côté cette idée par opportunisme électorale. Si le débat se fait sur le fonds des choses, mais vraiment de façon nuancée et de la façon la plus objective possible, nous pouyrrons alors relancer le débat sur la question nationale sur de nouvelles bases.

    Du moins je le crois... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 8 avril 2007 09h09
    LE POUVOIR PROVINCIAL À GAUCHE AVANT LA SOUVERAINETÉ
    « Une majorité de gauchistes ne veulent pas d'un Québec indépendant qui ne serait pas à gauche. Est-ce que ça veut dire qu'ils mettraient au banc les partis de centre ou de droite dans un Québec souverain ?

    L'idée de souveraineté ne devrait pas être de droite ou de gauche ni à servir à gouverner un province. »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 8 avril 2007 11h11
    @gilbert Belzille
    « Vs êtes dans le champ complètement avec votre péréquation.
    Certes le Québec recoit 7 milliards en péréquation. So what?
    Ottawa flambe 5 milliards pour l'agriculture et nos fermiers québécois ne recoivent que 400 millions. Ottawa met 7 milliards aux Affaires indiennes et nos Indiens n'en recoivent que 600 millions
    Ce qu'il faut regarder c'est l'ensemble du tableau.
    Legault l'a fait en 2004:
    On envoyait alors 41,2 milliards à Ottawa et Ottawa ne nous retournait que 34,6 milliards pour un vol de 6,6 milliards
    Stephen West de Stats-Can a fait les memes calculs et est arrivé au meme résultat »

  • coté carol
    Inscrit
    dimanche 8 avril 2007 12h13
    Souveraineté versus fédéralisme
    « La souveraineté ne devrait plus etre l'apanage du parti québécois,c'est le conseil de la souveraineté qui pourrait vraiment etre le centre de la promotion du projet souverainiste avec toutes les forces progressistes et évacuer la politique gauche-droite de ce débat. Marteler ce fédéralisme qui ne veut se transformer,qui n'existe que et pour les provinces.Le fédéralisme ne joue plus son role de partage entre les provinces:dénie du déséquilibre fiscal tout en tenant a son pouvoir de dépenser. »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 00h30
    Je suis content de mon texte!
    « Mon texte, c'était: " Ah, madame, laissez-moi voir ce sein magnifique!" Oui,j'ai fait un beau texte en réponse à l'article de Gilles Courtemanche:"La quadrature du cercle". J'en reviens pas; les journalistes ont une façon de compliquer les choses simples. Pour parler de l'indépendance du Québec, Monsieur Courtemanche a invoqué l'influence du communisme en Italie et la déclaration de Ronsard:" Cachez ce sein que je ne saurais voir". Ben, moé, madame, laissez-moé voir ce sein magnifique!Ce sein magnifique, en politique, c'est la question pour la souveraineté du Québec.Je ne l'ai pas inventé, c'est monsieur Courtemanche qui en a parlé.Oui, la souveraineté du Québec est aussi plaisante à réaliser, à regarder que la vue d'un sein magnifique.Dire oui à la souveraineté, c'est aussi plaisant que d'admirer un sein magnifique.Je ne sais pas pourquoi, mais, c'est comme ça!

    Richard Vaillancourt de Courville,,, »

  • André Julien
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 10h32
    La bonne gérance provinciale ? Très loin de la gérance d'un pays !
    « Illusions et rêves sont mauvaises conseillères »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 16h15
    Réponse à Jacques Noël.
    « M. Noël, voici une réponse courte à vos arguments.
    Vous dites:«Vs êtes dans le champ complètement avec votre péréquation.Certes le Québec recoit 7 milliards en péréquation. So what?»
    Le système canadien de péréquation prélève de l'argent des provinces riches pour aider les provinces pauvres à maintenir les services à leur population au niveau canadien.Je ne sais pas si vous considérez le Québec comme une province riche? Actuellement, le Québec reçoit 50% de l'argent retourné aux provinces pauvres.
    Vous dites:«Ottawa flambe 5 milliards pour l'agriculture et nos fermiers québécois ne recoivent que 400 millions.»
    Saviez-vous que la superficie agricole du Québec correspond à environ 7% de celle du Canada?
    Vous dites:«Ottawa met 7 milliards aux Affaires indiennes et nos Indiens n'en recoivent que 600 millions».
    Se pourrait-il que la population indienne du Québec soit environ 10% de celle du Canada?
    Vous dites:«Ce qu'il faut regarder c'est l'ensemble du tableau.Legault l'a fait en 2004:
    On envoyait alors 41,2 milliards à Ottawa et Ottawa ne nous retournait que 34,6 milliards pour un vol de 6,6 milliards
    Stephen West de Stats-Can a fait les memes calculs et est arrivé au meme résultat»
    M. Noël,comment voulez-vous que tout l'argent qui est envoyé au Fédéral nous revienne? Le Canada est un pays avec les dépenses implicites d'un pays tel que:la défense nationale, les ambassades,les contrôles des frontières et douaniers,la monnaie, la banque centrale, le système d'inspection à l'exportation et la liste pourrait être très longue.
    Croyez-vous vraiment qu'un Québec indépendant ne devra pas recréer toutes ces structures administratives? »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 17h35
    Le rêve
    « Les idéologies meurent difficilement. Ainsi va l'histoire des peuples. Il est toujours plus facile de s'enfuir dans le rêve, mais un jour ou l'autre la réalité nous ratrappe. Pas le défaitisme, pas le cynisme, mais la toute simple réalité de la vie et d'une vie politique qui se veut démocratique. Le peuple québécois a beaucoup parlé depuis 40 ans. Il faut le constater et en prendre acte. Sinon on se complaît dans le rêve pendant que le temps et la réalité continuent de passer. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 9 avril 2007 18h59
    @Gilbert Belzile
    « Je ne dis pas que nos fermiers et indiens souffrent d'injustice. Je dis qu'il faut considérer l'ensemble des dépenses et pas seulement la péréquation comme le font les fédéralistes purs et durs, péréquation qui vient d'Ottawa et non des provinces riches soit dit en passant.

    Ensuite, Legault a comptabilisé les dépenses des douanes, des postes, des transports, bref tout ce qu'Ottawa dépense au Québec. Pour la défense par exemple, c'était 1,9 milliards sur un budget de 13 milliards. Juste là, il manque un gros milliard par rapport à ce que l'on paie. Qu'est-ce qu'on a au Québec en défense? Valcartier, Bagotville pis ce qui reste de St-Jean. Comparez maintenant avec les bases militaires dans le ROC!

    Promenez vous au Canada, pis comparez Pearson avec Trudeau, ou l'aéroport d'Edmonton avec celui de Québec et vous allez comprendre à qui profite le Canada! »

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 10 avril 2007 14h12
    @M. Belzile
    « N'oubliez jamais qu'il est impossible de gagner contre M. Jacques Noël. Dans son Québec, il ferait marcher ses forces armées avec 1,9 $ milliard. De quoi s,acheter 5 chars d'assaut, deux corvettes et 6 F-18. Il n'en resterait même pas pour payer des salaires! »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    jeudi 19 avril 2007 21h30
    à David Lépine
    « David,
    t'es ben béliqueux! Le Québec souverain n'aura pas d'armée.Tu voués ce que ça fait la guerre en Irak, en Afganistan, au Darfour, et ailleurs dans le monde. Si jamais quelqu'un nous attaque: lea américains,les Inuits, les ontariens d'Ottawa, on fera appel aux Casques bleus.Pis, si on perd, on deviendra ontariens, ou ben Inuits. That all! »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    lundi 30 avril 2007 23h05
    Je suis surpris!
    « Peu de monde lisent le Devoir!
    J'ai écrit 3 commentaires, et d'autres en ont envoyé 22 qui auraient dû susciter des réactions, mais non, ça fini là!
    Pas de suite,
    Pas de discussions,
    J'ai dit ça,
    C'est ça,
    That's all!
    C'est comme ça,
    Richard Vaillancourt
    de Courville,,, »

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