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Je m'éclate!

Christian Rioux   6 avril 2007  Québec
Vous les avez certainement vues. On y distingue une jeune fille ou un jeune garçon dans la petite vingtaine qui débordent de joie et portent des vêtements sport. Les bras en croix et les jambes écartées, ils implorent le ciel les cheveux au vent. On a l'impression que monte de leur être une sorte de cri primal libérateur.

Ces affiches auraient très bien pu annoncer un de ces fitness centers où toute une jeunesse sue en marchant sur des tapis roulants qui ne mènent nulle part. On aurait aussi pu s'en servir pour vanter les mérites de ces boissons gazeuses qui, dit-on, donnent de l'énergie à ceux qui les ingurgitent. Elles illustreraient fort bien ces thérapies new age censées libérer les âmes et les corps. Pas besoin d'un doctorat en médiologie pour saisir le message: je m'exprime! Ou, mieux encore: je m'éclate!

Les plus perspicaces auront reconnu les affiches du Directeur général des élections du Québec (DGE) destinées à inciter les citoyens non pas à faire du jogging mais à aller... voter! À une autre époque, on aurait montré un électeur le front plissé en train de feuilleter un journal, peut-être même un livre. Mais tenez-vous-le pour dit: le DGE n'est pas un affreux ringard. Il a compris que voter n'a rien à voir avec une quelconque activité cérébrale mais que c'est, au fond, une activité ludique. Selon la plus haute autorité québécoise en la matière, faire une croix sur un bulletin de vote serait donc le fin du fin de l'expression de son moi intérieur, une sorte de thérapie collective qui permettrait à chacun d'extérioriser ses sentiments profonds.

Par une simple affiche, notre DGE aura résumé ce que des politologues européens et américains s'échinent à comprendre dans de longs et savants traités. Voter consiste de moins en moins à faire le dur apprentissage du métier de citoyen. Il consiste plutôt à crier sa joie ou sa colère. Bref, à s'éclater!

Comment s'étonner après cela que la population ait si parfaitement saisi le message qu'il en résulte une belle cacophonie où chacun tente de faire entendre sa petite musique?

***

Le Québec est probablement la seule société moderne où l'argent public sert à véhiculer un message aussi irresponsable. Mais il est loin d'être le seul endroit où s'exprime cette tendance profonde. Au contraire, les sociétés européennes où domine le scrutin proportionnel ont parfois poussé jusqu'à la caricature l'expression des points de vue minoritaires.

Le premier tour de l'élection française en offre un exemple frappant et presque comique. L'actuelle présidentielle met en scène pas moins de 12 candidats. La dernière, en 2002, en avait eu 16! On y trouve une majorité de candidats qui ne souhaitent pas le moins du monde exercer le pouvoir et qui seraient d'ailleurs les premiers embêtés si on le leur proposait. On dénombre pas moins de trois candidats soutenus par diverses sectes trotskistes et un autre qui représente les chasseurs. Plusieurs groupuscules annoncent d'avance qu'ils refuseront de participer à quelque coalition que ce soit. Alors, pourquoi sont-ils là? Justement pour faire entendre leur petite musique ou promouvoir leur petit lobby. Un peu de publicité leur permettra d'obtenir juste assez de voix afin de recevoir une subvention suffisante pour se représenter à nouveau la prochaine fois. Et ainsi va la vie.

Les Français ont poussé le culte des minorités jusqu'à forcer les chaînes de télévision, un mois avant l'élection, à accorder le même temps d'antenne à chaque candidat. Le trotskiste Olivier Besancenot jouit donc du même traitement au journal télévisé que Nicolas Sarkozy. Résultat: plus l'échéance approche, moins le débat devient audible, les voix des candidats sérieux se perdant dans le délire protestataire des petits. Il n'en résulte pas plus mais moins de démocratie. La déroute-surprise de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle, en 2002, tient en partie à un système électoral qui encourage l'expression des divergences plutôt que les compromis. Heureusement, les Français ont aussi un second tour, qui se veut celui de la raison. Pour peu qu'on n'ait pas trop déliré au premier! On l'oublie souvent, mais ce premier tour est la dernière trace d'un système proportionnel qui a littéralement pourri la vie politique française de 1946 à 1958.

***

Après y avoir couvert des élections pendant plus de dix ans, j'ai la conviction que la prédominance du scrutin proportionnel en Europe n'a pas grand-chose à voir avec l'idéal égalitaire. Elle n'est peut-être, au fond, que l'expression de sociétés élitistes déchirées par des guerres de classes et où les solidarités nationales ont été dissoutes par deux guerres mondiales. Ce qui expliquerait l'absence de proportionnelle en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord.

Même si la proportionnelle assure une représentation en apparence plus égalitaire, elle a généralement pour effet d'éloigner les dirigeants des électeurs. Partout en Europe, elle favorise la formation de coalitions. Or celles-ci ne sont pas l'oeuvre des citoyens. Certes, les électeurs fixent les balises, mais ce sont les élites des partis, réélues année après année sur des listes concoctées au sommet, qui décident en dernière instance.

Les partis ont beau avoir un programme électoral, celui du gouvernement sera déterminé au terme de longues tractations où des partis minoritaires, qui tiennent les plus grands en joue, ont un rôle déterminant. Les taux d'abstention élevés — et en hausse à peu près partout — montrent bien que la proportionnelle n'est pas une panacée à la désertion des bureaux de vote.

En France, certains proposent, comme au Québec, d'introduire une dose de proportionnelle dans l'élection législative. Le sujet est si complexe que seule une infime minorité y retrouve ses petits. Heureusement, en Europe, une telle réforme serait difficilement imaginable sans la faire d'abord adopter par référendum. Ce serait une mesure démocratique élémentaire pour une modification aussi profonde des traditions électorales.

À une époque où certains électeurs ont déjà tendance à prendre l'isoloir pour un lieu d'expression de leurs états d'âme, la proportionnelle ne risque-t-elle pas d'ajouter un peu plus à la confusion des genres?

crioux@ledevoir.com
 
 
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  • David Litvak
    Inscrit
    jeudi 5 avril 2007 23h54
    Culture et proportionnelle
    On sait que dans les pays où le scrutin est proportionnel, les taux de participation électorales sont légèrement plus élevés, en moyenne, de 5 à 6 %. En revanche, il y a une baisse généralisée de participation en Occident. Le scrutin proportionnel n'est donc pas une panacée à ce problème, mais sans doute une partie de la solution. Bon, la politique, c'est aussi une chose culturelle. Les Français, c'est connu, sont un peu comme leurs cousins italiens en ce sens qu'ils n'ont pas un grand sens de compromis et de consensus. Cette radicalité culturelle s'oppose à une culture du consensus comme aux Pays-Bas ou en Scandinavie, où les gouvernements sont stables. La question : Les Québécois sont-ils des radicaux ou des consensuels? Les connaissant tout de même un peu, je me permets de pencher vers la seconde réponse, les Québécois ont peur du conflit, ils n'aiment pas ceux qui dérangent, qui contestent l'autorité, ils sont, somme toute, assez raisonnables.

  • Larivée Georges
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 07h19
    QUI A INTÉRÊT À LA PROPORTIONNELLE ?
    Les groupuscules, les minorités et les épris de célébrité ont intérêt à ce système que l'on nous décrit comme tellement plus démocratique. Quand j'observe la campagne électorale française, je trouve délirant ce cirque de promesses irréalisables, surréalistes et qui ne produisent que de l'enflure verbale. Une candidate propose de voter une loi qui interdise les délocalisations. Pourquoi ne pas interdire les pluies en juillet tant qu'à y être ? Tout ça ne peut qu'exacerber le découragement des plus mal pris de la société qui voient bien qu'on se moquent d'eux dans le fin fond. Pourquoi iraient-ils voter pour de pareils clowns ?
    Et c'est ça que les coalitions pour la démocratie au Québec veulent nous imposer. Surprenant qu'un homnme intelligent comme M. Béland se soit associé à ce genre de supercherie.

    Jacques Salois

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 08h18
    Matière à réflexion
    Un régime politique est un tout dont le mode électoral est une partie. Altérer le second obligera à modifier le premier. L'arithmétique électorale est une chose, l'administration de l'État en est une autre. Les sociétés devenant plus complexes (mondialisation, brassage de populations, immigration, etc.), il est normal que la proportionalité séduise. Mais il se peut aussi que, poussée à la limite, elle engendre son contraire: un irrésistible appel à la simplification. Elle pourra aussi, effet pervers, accorder à un minuscule parti une influence sans commune mesure avec son poids électoral.
    Pierre R. Desrosiers
    Val David

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 10h01
    "fitness centers"
    Les Québécois sont des éponges. Vont en France 3 semaines, y z'en reviennent avec l'accent...et ze vocabulairy!

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 6 avril 2007 10h48
    Ouf! Vous me fîtes peur...pendant un moment
    Je lisais, je lisais et me disais, «la vache, il est débile ce monsieur, il vante la pub du DG des élections», que dis-je, il vante? Il l'encense, il l'idolâtre|!
    Ouf, j'ai bien fait de tout lire.
    Heureux de voir que je n'étais pas le seul «zouf» à penser ainsi.
    La pub en question, à chaque fois que je la voyais je me disais, c'est quoi déjà cette pub? Tant elle n'avait rien à voir avec ce qu'elle était sensé nous dire.
    En plus, la participation a pas été un record, si record il y eut, il fut à l'inverse, comme quoi...
    À part ça, la France?
    J'ai bien aimé votre avis.
    Ne pas suivre l'exemple svp, parmi ceux qui se présentent, il y en a un qui a fait de la prison tout récemment parce que , sous le seul prétexte que les McDo gênent le commerce du terroir local, a foutu le feu à l'un d'eux en Aveyron à seule fin de faire la promotion du sandwich au Roquefort et du pâté de campagne alors...le système français...les chasseurs ont leur représentant, ces gens là sont des dangers publics, quand ils sont en battue, ils sont saouls et le fusil sur l'épaule, se prennent pour Rambo et vous menacent si vous faites fuir le gibier en passant en voiture parce que le meilleur poste de guet est au bord de la route la bouteille à la main, remarquez, c'est moins dangereux que le fusil prêt à tirer, comme quoi, la soulographie peut avoir du bon.
    Ils sont loin, «les chasseurs de casquette» de Tartarin de Tarascon.
    Bon, la proportionnelle? Ça fera proliférer le problème dont on se plaint, les minis partis qui grugent les voix des gros partis sans pour autant exister. Est-ce mieux?
    Comme le dis M. Rioux, ça ne fera que légitimer les groupuscules au lieu de nous permettre de les oublier jusqu'à la prochaine fois. Désolé, mais c'est ainsi. C'est pas drôle, je sais mais pour le moment, il faut vivre avec.
    Quand les leaders du QS sont des «petits bourgeois», ce n'est plus de l'idéal politique, c'est le plaisir de f...le bordel dans un système déjà trop permissif.
    Je sais que cela fait de la peine à beaucoup parce qu'ils y croient mais...pas sûr que ce soit la solution.
    Le programme d'un parti c'est comme un produit, s'il est bon, on l'achètera.
    Les promesses tenues c'est un peu comme le «service après vente». Si elles ne sont pas tenues, on achète le produit concurrent et c'est très bien ainsi.
    Les temps changent et celui où on naissait libéral (ou péquiste ou conservateur ou autre...) pour le rester toute sa vie contre vents et marées est heureusement révolu.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 13h40
    C. Rioux préférerait-il le monopartisme?
    Je trouve très étrange ce point de vue qui rappelle les romans d'Orwell...
    Ça doit vraiment être l'enfer en France pour en être rendu là...

    Tant qu'à être contre les débats d'idées et la diversité, pourquoi ne pas interdire la démocratie? Comme ça tout le monde serait forcé de rester apolitique et parfaitement impérialiste. Que Mr. Rioux se rassure: J. Charest a encore porté allégeance à la reine, on est très loin de la France.

    La seule chose sur laquelle je suis d'accord, c'est que le vote proportionnel n'incitera pas plus les gens à voter, mais ce ne serait sûrement pas parce une meilleure représentativité nuirait à la conscience politique de l'électorat.

  • Dominic Claveau
    Inscrit
    vendredi 6 avril 2007 15h00
    Éclatez vous... les vieux...
    C'est qu'en je lis les commentaires que je me rends compte que le lectorat de ce journal est en grande majorité des vieux ou des "jeunes vieux"... Ne surtout pas ébranler les vieilles habitudes à mononcle! Un ancien ministre du PQ me racontait un jour que lorsque l'"équipe du tonner" à pris le pouvoir en 1976, son père était dans tous ces états: "ca s'peut tu! Des jeunes pouilleux au gouvernement!" hehehe... Les babyboomers vieillissants sont maintenant à leur tour dans la position des vieux réactionnaires qui ne veulent surtout pas voir des "sautés" à la Amir Kadir avoir une voix au parlement! Hey, 156 000 "sautés" qui ont voté QS... c'est presque rien, 3 stades olympiques! Soyons honnêtes: surtout des jeunes montréalais dont une bonne part d'"artistes bohèmes" du Plateau... Sans blague, j'ai toujours trouvé curieux ceux qui s'imaginent détenir plus la Vérité parce qu'ils font parti de la majorité... Majorité... de moutons? ;-) Kadir , David ... La "gogoche" "bougeoise" "peletteteux de nuage", etc etc... Franchement! Si vous saviez ce que je pense de vos Charest, Dumont, Boisclair... Vous pensez vraiment que si je n'avais eu que ces trois MARIONETTES sur mon bulletin de vote que j'en aurais choisi un? Le monstre à 3 têtes au pouvoir comme d'habitude... Bon chialage de 4 ans maintenant!

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 7 avril 2007 22h53
    Pour une raie proportionnelle
    Voici que je m'étais demandé tout à coup si Le Devoir n'avait pas décidé de nous faire chanter, nous les membres seulement du Devoir électronique; je pensais - ils ont coupé les RÉACTIONS aux non-abonnés formels depuis une semaine - pour nous obliger à nous abonner...ce qui n'est pas donné à tous quand ça va chercher 100 $ + par année maintenant; je me suis même dit, voici que les pauvres n'auront plus droit de s'exprimer, et que seule la riche élite pourra le faire; aussi, je suis rassuré aujourd'hui, à la suite de l'article de monsieur Rioux, qu'on nous redonne notre droit de parole...Ou Le Devoir s'est dit que les réactionnaires qui leur écrivaient durant les élections, auront fait chavirer le vote. On sait que le parti québécois était favori par eux.

    Ceci étant dit, un petit mot sur la proportionnelle idéale selon moi.

    Il faut tout d'abord abolir 25 comtés au Québec, et ramener le nombre total de députés à 100 seulement. La proportionnelle serait tablée sur non plus un candidat, un chef, un parti... mais sur le nombre de suffrages exprimés en pourcentage de voix.

    Ainsi, si dans les 100 comtés où les libéraux présentent des candidats - et ça s'appliquerait aussi pour un référendum -, le PLQ retire 30,8 % des suffrages exprimés, il a droit à 31 députés (la fraction arrondie à l'unité) et le chef du parti est automatiquement élu premier ministre si son pourcentage de voix dépasse seulement celui du 2e aspirant; il choisit ensuite parmi ses élus par la population les 30 candidats les plus prometteurs, le plus susceptibles qui par leur formation, leur éducation, de joindre l'Assemblée nationale; son conseil des ministres serait rapetissé d'autant. Il faut des chefs, mais aussi des Indiens.

    Si l'ADQ recueillait 40,5 % des votes exprimés, mettons en 2008, il aurait droit à 40 députés...et à une demi-voix qui deviendrait celle du président de l'assemblée nationale qui serait le seul habilité à déclencher des élections ou non dans le cas d'un vote nez à nez sur une motion, un projet de loi ou autre...En comptant le président et les 100 législateurs élus, notre nouvelle assemblée nationale ne dépasserait pas 101 personnes; la tâche présidentielle relèverait plutôt de la fonction publique, comme ç'y est déjà le cas pour les pages et greffiers, en dedans d'un mandat fixe de 5 ans; bref, la tâche du président n'imposerait pas qu'il soit élu; il pourrait être désigné; le président élu ne serait pas nécessairement adéquiste; il n'aurait pas droit de vote sauf en cas de nez à nez (50-50) où il pourrait défaire le gouvernement. Il pourrait s'agir d'un notable de la société, sur appel par le chef du gouvernement à venir présider les destinées de la nation jusqu'au prochain scrutin; et si aucun des partis n'obtient un 0,5 %, même par exemple un parti vert, le chef du gouvernement choisirait qui il veut au même poste, parmi ses candidats élus, en lui disant bien qu'il n'a droit de vote qu'en cas de nez à nez, qu'autrement seuls les parlementaires ont droit de vote. À condition que les trois partis s'attellent à la tâche dès maintenant pour faire passer cette loi avant la fin de l'année je ne prévois pas que monsieur Charest y soit plus d'un an.

    Il faut bien sûr que ceux qui se présentent aux élections sachent d'avance qu'il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus.

    Nous en serions donc l'an prochain, à pareille date par exemple, à 40 députés adéquistes (incluant le chef ça va de soi pour servir de premier ministre); la majorité plus un ne serait plus nécessaire pour gouverner; les élections, dans ce cadre, auraient lieu à date fixe, après un quinquennat seulement.

    Si le parti québécois recueille 28,1 % des voix au prochain scrutin, il aurait droit à 28 députés. Nous en sommes à 99 élus.

    Si Québec solidaire recueille 0,6 % des suffrages,il pourrait y déléguer leur porte-parole, pour un total de 100 élus à l'auguste assemblée.

    Le seul cas où le lieutenant-gouverneur en conseil serait obligé de dissoudre le parlement pour aller en élections avant terme le serait sur demande du président de l'assemblée nationale, et non plus du premier ministre.

    J'espère que tout ça n'est pas trop obscur pour vous. J'y vois une piste de solution pour mettre fin au service périmé de la majorité absolue de 50 + 1...Celui qui aurait récolté le plus de votes à l'élection en termes de pourcentage de voix exprimées serait habilité à former le gouvernement ou à faire triompher son option lors d'un referendum.

    Quant à y être, soyons donc modernes en mettant bas ce vieux système pourri du bipartisme britannique à l'anglo-saxonne. C'est la vocation du Québec sur cette terre, de devenir un phare sur le monde.

    Et ceci se ferait même si 70 % seulement des électeurs se prévalent de leur droit de vote. Ce serait le gouvernement élu donc par 70 % des voteurs.

    N.D.L.R. - Vous n'avez pas à être abonné au Devoir pour avoir la possibilité de réagir à un texte. Cependant, nous demandons aux gens qui désirent le faire de s'incrire (gratuitement) en utilisant une adresse de courriel valide. Il s'agit d'une procédure normale pour l'assurer que les commentaires viennent bien de la personne qui les a rédigés.

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