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Oui à la proportionnelle

Il est urgent de changer le système électoral québécois, affirme un collectif sociopolitique

François Desjardins   2 avril 2007  Québec
Jean Allaire, cofondateur de l’ADQ, Jean-Pierre Charbonneau, ancien ministre péquiste, et Claude Béland, président du Mouvement Démocratie et Citoyenneté, font partie de la brochette de personnalités qui ont lancé hier à Montréal une mobilisat
Photo : Jacques Grenier
Jean Allaire, cofondateur de l’ADQ, Jean-Pierre Charbonneau, ancien ministre péquiste, et Claude Béland, président du Mouvement Démocratie et Citoyenneté, font partie de la brochette de personnalités qui ont lancé hier à Montréal une mobilisat
Leur constat est sans appel: devant les distorsions que produit élection après élection le système électoral, il faut agir. Une semaine après que 300 000 électeurs eurent voté pour le Parti vert et Québec solidaire sans même faire élire de député, une brochette de personnalités sociopolitiques veulent mobiliser la population afin de faire modifier le mode de scrutin.

La liste est déjà impressionnante. Parmi les signataires de l'appel figurent Claude Béland, ancien patron du Mouvement Desjardins, Jean-Pierre Charbonneau, ancien ministre péquiste et président de l'Assemblée nationale, les ex-ministres Louise Beaudoin et Liza Frulla, Luck Mervil, les adéquistes Marie Grégoire et Jean Allaire, Laure Waridel, etc.

Tout comme il n'était pas normal de voir le Parti québécois ne faire élire que six députés avec 30 % des suffrages en 1973, il n'était pas normal, le 26 mars, de constater que les 8 % des Verts et de Québec solidaire ne donnent rien à l'Assemblée nationale et que 67 % des électeurs n'ont pas voté pour le parti qui a pris le pouvoir, disent-ils. Certes, le nombre de sièges remportés par les trois partis suivent grosso modo les suffrages, mais c'est davantage une anomalie qu'un quelconque signe de saine représentativité.

«Le système actuel n'est pas conçu pour transposer la volonté populaire en nombre de sièges», a dit Mercédez Roberge, présidente du Mouvement pour une démocratie nouvelle, un des quatre groupes au coeur de la campagne de mobilisation lancée hier. Un autre exemple? Le scrutin de 1998, lorsque le PQ avait été reporté au pouvoir avec une majorité de sièges en dépit de sa deuxième place au vote populaire. Le même phénomène s'était produit en 1944 et en 1966. «Si on a un gouvernement minoritaire depuis lundi dernier, c'est par accident», a dit Jean-Pierre Charbonneau. «On aurait très bien pu se retrouver avec un gouvernement majoritaire.»

Pétition

Le collectif a fait valoir hier que le Parti libéral a pris le pouvoir avec seulement 33 % du vote populaire. Que, dans plusieurs régions, on assiste au monopole d'un seul parti. Que la représentation des femmes et des communautés culturelles recule. Bref, les 48 députés libéraux gouverneront «à la pièce» et ils risquent d'être défaits à tout moment, selon eux. Pour mobiliser la population, et donc la classe politique, le collectif a mis sur pied un site Web (nouveaumodedescrutin.net) de même qu'une pétition.

Le débat, reconnaît le collectif, souffle depuis des générations. Sourire en coin, M. Béland a cité hier un rapport de 1983 signé par le ministre de la Justice, Marc-André Bédard. Celui-ci écrivait alors que la «réforme du mode de scrutin en est à une étape cruciale» et que «depuis 1966, on en parle abondamment». M. Charbonneau remontait encore plus loin, affirmant que les premières discussions à propos d'un scrutin proportionnel ont eu lieu en 1903.

Or si rien n'a été fait, affirmaient hier plusieurs membres du collectif, c'est parce que ceux qui sont chargés de le modifier sont élus en vertu du système actuel. Et que la perspective d'une refonte des règles mettrait en péril leur réélection. «C'est sous la pression citoyenne que les changements vont se faire», a dit M. Béland, qui a présidé en 2002-03 le comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques. Il dirige aujourd'hui le Mouvement Démocratie et Citoyenneté du Québec.

Pour illustrer les résultats variés que peut produire le système majoritaire, uninominal et à un tour, M. Béland a cité en exemple une récente manchette du quotidien The Gazette. «On y écrivait qu'avec 35 % du vote, M. Charest pourrait aller chercher entre 43 et 68 sièges! Ça n'a vraiment aucun sens, parce que c'est une course aux sièges plutôt qu'une démarche visant à ce que la volonté populaire soit vraiment reconnue. Dans ce sens-là, je pense que les citoyens ont du mal à comprendre ce qui se passe. On ne peut pas les blâmer du désintérêt, et même d'un certain cynisme, quand ça fait 40 ans qu'on en parle [du scrutin proportionnel].»

La classe politique s'est longuement penchée sur la question au cours des dernières années. Après avoir déposé en 2004 un avant-projet de loi portant sur la réforme du mode de scrutin, le gouvernement Charest a mis sur pied une commission spéciale et une consultation publique. Les travaux, ardus par moments, se sont toutefois soldés par une sorte d'impasse: en décembre dernier, le ministre Benoît Pelletier a envoyé le dossier de la réforme au directeur général des élections. Celui-ci doit faire rapport cet été.

Plusieurs modes de scrutin proportionnel

Quelle forme pourrait prendre un mode de scrutin proportionnel? Il n'y en a pas qu'une, disaient les membres du collectif hier. Un des exemples cités est en fait le mode que les citoyens ont proposé lors de la consultation publique tenue à l'occasion de l'avant-projet de loi. C'est celui de l'Allemagne.

«En Allemagne, la moitié des députés sont élus au suffrage uninominal à tour, et l'autre moitié en proportionnalité, avec des listes nationales ou régionales. Les partis font donc des alliances et des compromis», a dit M. Charbonneau, qui a déjà été ministre de la Réforme des institutions démocratiques. «On se retrouve avec des gouvernements qui ont non seulement une majorité parlementaire à cause de ça, mais à cause de cette coalition, ils sont portés par une majorité de la population, et ça, c'est fondamental.» M. Charbonneau a affirmé que les gouvernements de coalition ne sont pas instables. «Ces coalitions dans les pays développés ont une stabilité gouvernementale aussi grande, sinon plus, que ce qu'on peut connaître ici.»

Lors d'un entretien, M. Charbonneau a aussi évoqué la réforme dans une perspective plus stratégique. Il est faux pour les souverainistes de prétendre qu'une réforme peut attendre au lendemain d'un référendum gagnant, selon lui. Ils doivent comprendre que, s'ils ne font rien, leur nombre de sièges à l'Assemblée nationale risque de baisser. Or avec une proportionnelle, selon lui, les souverainistes seraient assurés d'avoir toujours entre 30 et 40 % des sièges.

D'autres provinces ont déjà entamé des réflexions sur le mode de scrutin, comme l'Ontario et la Colombie-Britannique qui ont tenu des assemblées citoyennes. Dans la province de l'Ouest, un référendum sur la question d'une proportionnelle a récolté 57,7 % des appuis en 2005, alors qu'il fallait 60 % pour qu'elle soit acceptée. Un nouveau référendum aura lieu lors des prochaines élections générales.

Le collectif ne s'est pas donné d'objectif concret quant au nombre de signatures qu'il souhaite recueillir sur sa pétition.
 
 
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  • David Litvak
    Inscrit
    dimanche 1 avril 2007 23h53
    Une deuxième pétition sur la réforme du mode de scrutin
    Le site suivant contient une pétition qui a été lancée il y a un mois pour que la réforme du mode de scrutin se fasse par le biais d'une Assemblée citoyenne: www.assemblee-citoyenne.qc.ca

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 00h19
    Avec la proportionnelle, chaque vote pèse sur la balance
    Les gens pourraient voter beaucoup plus avec leur coeur qu'avec leur tête. Je m'explique : je connais des citoyens qui auraient voté avec leur coeur Parti vert ou Québec solidaire mais qui ne l'ont pas fait pour ne pas diluer les votes en faveur du parti Libéral. Ce qui les a amené à voter avec leur tête pour l'ADQ ou le PQ. Tandis qu'avec la proportionnelle, chaque vote pour n'importe quel parti aurait pu peser sur la balance de notre démocratie.

  • julien arsenault
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 04h11
    Pétard mouillé
    On sens déjà que le PQ va encore préconiser selon votre article, le système électoral actuel, car il faut bien convenir qu'il s'agit d'un débat de puristes croyant que la proportionnelle amliorerait la qualité des législations futures et ainsi le peuple serait mieux servi. Est-ce bien le cas dans ces pays ou la proportionnelle domine et accentue l'instabilité des gouvernements? Je crois que le système actuel a très bien servi la population surtout, avant les partis.

    Le bi-partisme, ici comme aux États-Unis sert très bien la démocratie en ces temps difficile que nous vivons avec des éléments aussi complexes à traiter. Bien sûr qu'en théorie il serait plus équitable de verser dans la proportionnelle mais, avec quels avantages concrets palpables évitant une bureaucratisation outrancière du système qui est déjà suffisamment embourbé présentement qui ne ferait encore une fois, que bien servir l'omniprésence syndicale encore une fois.

    J.Arsenault
    Québec

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 04h21
    la dictature des "uninominés"
    Comment forcer les "uninominés" au pouvoir à modifier un mode de scrutin qui pourrait les désavantager? La démocratie québécoise est tellement semblable à une loterie et un concours de beauté combinés qu'on peut difficilement imaginer comment nos "miss élection" qui s'y corrompent voudraient faire autrement. Les électeurs eux s'amusent à élire n'importe quels gugusses, juste pour "du changement", pour "essayer", pour "donner une chance". Il faudrait d'abord demander aux québécois, électeurs et élus, d'être plus responsable politiquement, ce qui me semble loin d'être le cas aujourd'hui...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 05h20
    Pour une réforme plus complète...
    Pour en arriver à une réforme plus complète et plus juste du système électoral il faudrait proposer, en plus d'un mode de scrutin proportionnel pondéré, que les élections se tiennent à date fixe comme c'est déjà le cas dans plusieurs provinces et que chaque député représente le même nombre de citoyens.

    Il n'est pas normal que certains députés
    représentent deux fois plus de citoyens que
    d'autres siégeant tous dans le même parlement. Il serait très sain également pour la démocratie que la date des élections générales soit établie de façon permanente, disons aux quatre ans, et qu'ainsi l'équipe gouvernementale, que ce soit une coalition ou pas, saurait qu'elle devra se préparer à rendre des comptes selon un calendrier connu, ce qui, sans doute, entraînerait en même temps une façon de rendre des comptes plus structurée et plus compréhensible pour les citoyens.

    Georges Paquet

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 06h33
    Pour une Assemblée Citoyenne
    Une réforme du mode de scrutin, c'est bien.

    Une réforme du mode de scrutin faite PAR et POUR les citoyens, c'est mieux.

    Le projet et la pétition qui sont l'objet de cet article proposent de demander aux élus de l'assemblée nationale de réfléchir et réformer eux-même le mode de scrutin. Le danger est que la décision prise (en admettant qu'il s'en prenne une) soit une réforme incomplète ou insatisfaisante comme celle que proposait les libéraux, où un parti devait atteindre 10% à 13% des suffrages pour émerger.

    La meilleure façon de réformer le mode de scrutin afin qu'il se colle aux besoins de représentation de la population est de demander à la population même de réfléchir et de proposer la réforme. Il s'agit d'exiger la formation d'une assemblée citoyenne, composée d'électeurs choisis aléatoirement sur les listes, qui accouchera d'un projet de réforme soumis par la suite à l'ensemble de la population lors d'une consultation populaire. Une fois enclenché, ce processus ne peut s'arrêter (donc aboutira, enfin).

    En somme, une Assemblée citoyenne permettra :

    - D'enclencher un processus de réforme qui doit aboutir,
    - De faire une réforme dans l'intérêt des citoyens,
    - De faire participer les citoyens dans l'élaboration du projet de réforme,
    - De s'assurer que le projet soit entériné par la population en référendum.

    C'est donc un projet sûr, participatif, citoyen et démocratiquement légitime.

    L'autre voie de réforme par la pression sur les partis et le gouvernement pour qu'ils réforment le mode de scrutin (ce qui a été proposé hier) présente les inconvénients suivants :

    - Le processus pourrait ne pas aboutir,
    - La réforme pourrait être polluée par des intérêts partisans,
    - Les citoyens ne sont appelés qu'à être consultés,
    - La proposition ne sera pas entérinée par référendum.

    Procéder par la voie citoyenne est donc de mise pour s'assurer que la réforme se fasse, et se fasse bien. Cette voie a précédemment été expérimentée en Colombie-Britannique et est en cours en Ontario.

    www.citizensassembly.bc.ca/public
    http://www.citizensassembly.gov.on.ca/en-CA/home|#

    UNE PÉTITION POUR L'ASSEMBLÉE CITOYENNE

    Je vous invite donc à signer plutôt cette pétition pour exiger la tenue d'une assemblée citoyenne :

    http://www.assemblee-citoyenne.qc.ca/petition.asp

    Oui nous avons besoin d'une réforme, nous avons surtout besoin d'une réforme qui se fasse dans l'intérêt des citoyens.


    Daniel Fortin
    Chicoutimi

    daniel_fortin123@sympatico.ca

  • Daniel Hemond
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 08h22
    Je refuse de voter
    Ceux qui ont le pouvoir de changer notre mode de scrutin ont également le devoir de le faire afin d'améliorer notre système de représentation. C'est une question d'honnêteté démocratique. Il n'est pas acceptable qu'un parti politique quel qu'il soit obtienne la majorité des sièges de l'Assemblée Nationale en n'ayant pas obtenu la majorité des votes des électeurs.

    Malheureusement pour nous, nos élus, assoiffés de pouvoir, abusent de notre démocratie en maintenant un système électoral désuet qui ignore la volonté des électeurs et la diversité de leurs convictions.

    Notre démocratie nous appartient et il nous appartient d'exiger un système de vote proportionnel équitable afin que chaque vote puisse s'exprimer.
    Je voudrais rappeler aux politiciens que le droit de vote reste un droit et n'est certainement pas une obligation ni un devoir de bon citoyen. Chaque électeur à le pouvoir d'accorder ou de refuser son vote. C'est un droit légitime et démocratique.

    Les hommes qui ont la prétention de nous gouverner doivent mériter notre confiance. Ne nous laissons pas influencer par les politiciens qui comptent sur nos votes pour légitimer leur pouvoir sur notre société en nous disant, la main sur le coeur que tant d'êtres humains, ailleurs, n'ont pas notre chance de vivre en démocratie et de décider de leurs dirigeants.

    Nous n'en sommes plus là... Le Québec est une des plus anciennes démocratie du monde moderne et nous devons l'affranchir des manipulations qu'exercent sur nous les intérêts financiers de la mondialisation.

    Le système actuel contribue à maintenir au pouvoir des individus souvent sans morale qui abusent de notre démocratie. Ces politiciens ambitieux se maintiennent aux commandes de notre pays avec l'aide des entreprises de presse et de la haute finance. Ces manipulateurs influencent le choix des électeurs impuissants qui votent souvent pour le moins pire.

    Je refuse de participer à votre mascarade. J'annule mon vote en inscrivant mon désaccord.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 08h23
    Le vrai scandale électorale au Québec
    Le PLQ a eu 33,08% des voix et 38,4% des sièges
    L'ADQ a eu 30,0% des voix et 32,8% des sièges
    Le PQ a eu 28,33% des voix et 28,8% des sièges
    IL est où le problème?

    Ah oui, la gogogauche a eu 3,6% et pas de siège. Idem pour les verts?

    Alors quoi? On va donner des sièges à tous les partis qui vont avoir 1/125% des voix ce qui va ouvrir la porte à des partis de gays, de Noirs, d'Indiens, de féministes etc...?

    Le vrai scandale au Québec c'est que plus de 80% des 4 millions de Québécois (lire les "Francophones) de 18 à 64 ans, qui forment le coeur de la société québécoise, se retrouvent avec un gouvernement qu'ils n'ont pas choisi!!!
    Pour la 2e fois de suite le gouvernement du Québec est élu par les Anglais, les immigrants et les vieux de 65 ans et plus (qui font plus de 20% des électeurs réels).


    A droite, le vote du PLQ. En bas le vote du PLQ sur le nombre d'électeurs inscrits qui indiquent très bien que les Québécois (lire les Francophones) n'ont pas voté pour le PLQ. Lorsqu'on enlève le vote des vieux (20%), on voit qu'il il ne reste plus rien dans ces comtés, bref, que les Québécois de 18 à 64 ans ne votent pas du tout pour le PLQ.

    Beauce-Nord: 26,38%
    20,4%

    Berthier: 17,41%
    12,5%

    Champlain: 21,54%
    16,3%

    Charlesbourg: 27,30$
    16,3%

    Charlevoix: 27,30%
    19,8%

    Iberville 24,66%
    20,4%

    Rimouski: 21,94%
    16,5%

    Riv-du-loup: 28,!%
    21,8%


    Verchères: 14,2%
    11,1%

    Trois-Rivières: 28,54%
    20,7%

  • nilo
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 08h53
    oui mais...
    Éliminer en premier les machines électroniques à voter. Taper dans URL: Agora Vox, 2 avril 07, entrevue de Chantal Enguehard, universitaire de Nantes. Voir aussi vidéo avec Rop Gonggrijp d'une démonstration jusqu'à maintenant "critiquée" mais non contestée par Nedap de vote électronique piratable sur ses propres machines(fraude non détectable,puce modifiable, code craquable, vote affichable, vote captable à distance, absence du bulletin papier en cas de pépins, etc. donc, ouverture béante sur le trafic d'influence...
    Oneil Bouchard

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 09h36
    Une personne qui vote est un citoyen responsable.
    Dans le mode de scrutin actuel, c'est clair pour moi que le citoyen est comme pris en otage. S'il veut que son vote compte, il n'a pas d'autres choix que de voter pour les partis officiels. Une personne qui se donne la peine de voter devrait être considérée comme un citoyen responsable.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 09h41
    La panique?
    Bon, maintenant que les "référendumistes" se voient en danger d'être réduit au statut de groupuscule, ils découvrent soudain les vertus de la proportionnelle. Heureusement qu'en politique, le ridicule ne tue pas...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 10h04
    Fausse route, virage dans le décor
    La réforme réclamé par plusieurs fait fausse route et risque de se ramasser dans le décor comme les autres tentatives précédentes.

    Jamais on a pensé avoir un vote à deux paliers comme au municipal et à date fixe. Pourquoi je ne choisirais pas mon Premier Ministre directement sans passer par le poteau du comté qui s'avère assez souvent le moins bon candidat du secteur. Pourquoi j'axerais pas mon choix sur le meilleur homme aux deux niveaux.

    D'autant plus que je serais enclin à choisir dans mon comté le candidat le plus apte à me représenter sans être obligé de choisir par le chef.

    Voilà une solution simple qui a plus de mérite que d'envoyer des socio-communistes pro-islamistes comme Québec solidaire nous représenter.

    La réforme oui mais pas celle proposée car elle risque de provoquer le chaos constant comme il se fait en Italie ou en Israël où des gouvernements de coalition sont en constante mutation. On a autre chosae à faire que de se retrouver en constante élection. Seul le sys tème actuel amène une certaine stabilité. Pouvoir choisir enfin le Premier Ministre sur qui toutes les caméras sopnt tournées sans m'empêcher de choisir mon député en prenant le meiileur à mes yeux est une réforme plus prometteuse...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 10h17
    Une pétition biaisée...
    Je me demande pourquoi les auteurs de cette pétition ont cru bon de ne mentionner au coeur de leur pétition que le Parti libéral comme bénéficiaire du mode de scrutin actuel, alors qu'au cours des derniers scrutins il n'y a que le PQ a avoir obtenu systématiquement plus de siège que la proportion du vote ne lui aurait accordé. Voyez: en 2003 le PQ a obtenu 33.2% des votes et 36% des sièges; en 2007, il a obtenu 28.3% des votes et 32.8% des sièges.

    Ce trop évident penchant de ce "collectif sociopolitique" pourrait bien nuire à la crédibilité de leur pétition.

    Georges Paquet

  • Yvan Gagnon
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 10h26
    Bonne chance
    Alors jeune professeur, j'ai milite activement pour un tel changement de 1973 a 1983, sans succes evidemment. J'en avait discute avec Rene Levesque; je pense meme avoir ete le pere d'une des sept dysfonctions du systeme electoral actuel, a savoir que les citoyens votent pour des raisons differentes et que, irrationnellement, on compte tous les votes ensemble.
    Si les gens savaient a quel point leur vote est insignifiant, ils ne voteraient probablement pas du tout, mais leur demander de changer ce qu'ils ne comprennent pas, ou mal, ce n'est pas pret d'arriver.
    Donc bonne chance, je ne tiens pas mon respire.

  • pietro di paolo
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 10h53
    Entre deux maux, on choisi le moindre!
    Je ne suis pas sûr que le mode de scrutin proportionnel améliorerait la situation. Avec ce mode, on se retrouverait le plus souvent avec des gouvernements minoritaires.

    Le mode actuel, malgré toutes ses imperfections, m'apparaît être le moindre mal.
    Peut-être pourrions-nous l'améliorer en adoptant le mode de scrutin uninominal à deux tours.

    Par exemple, nous pourrions déclarer élus au premier tour les candidats qui obtiennent 50% et plus et au deuxième tour, la lutte se ferait entre les deux candidats ayant obtenus le plus de vote, un peu comme cela se passe dans les congrès à la chefferie.

    Pietro Di Paolo
    Montréal

  • Pierrette L. Ste Marie
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 11h22
    Où est-ce qu'on signe?
    Est-ce que ça ne vaudrait l'effort d'un référendum, après avoir informé les citoyens de tous les aspects de la question?

  • Michel Simard
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 12h20
    Péril en la demeure ?
    En quoi y a-t-il maintenant urgence de la proportionnelle quand pour plus de 90% des votants, la proportion de sièges est semblable à la proportion des voix? Le péril en la demeure est bien plus que la droite populiste se croit maintenant investi de la sagesse populaire alors qu'elle forme moins du tiers de la population - ça c'est beaucoup moins que la majorité il me semble. Sans compter le sydrome du "Je n'ai pas voté pour cela". Le problème, c'est que beaucoup d'électeurs votent sur des chèques en blanc. Ce qui crée des tensions entre l'État, le gouvernement et la société civile.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 2 avril 2007 15h45
    Une urgence? NON
    Mesdames, messieurs le golf s'en vient....
    l'amélioration doit être pour le citoyen. Donc aucune coalition possible parce que lorsque je donne mon vote à un parti ce n'est pas à un autre parti. De plus j'y vois des magouilles sans fin.
    N'oublions pas que les petits partis actuellement ont souvent des votes perdus. Je crois sincèrement que les petits partis doivent attendre d'être plus représentatifs. On ne dirige pas un pays avec les gaz à effet de serre pour objectif. Les rassemblements des groupes de pressions sont encore des façons qui enlève le pouvoir aux citoyens. Le vote tranversal peut ête intéressant mais pour le moment acceptez dont votre défaite vous connaissiez les règles.

  • David Litvak
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 17h40
    Réponse: entre deux mots, on choisi le moindre!
    En fait, les scrutins proportionnels ne mènent pas à des gouvernements minoritaires, mais bien à des gouvernements de coalitions, donc à des gouvernements majoritaires au terme des voix et des sièges.

    David Litvak

  • Daniel Boucher
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 19h00
    Attention aux ayatollahs !
    L'article de M. François Desjardins commence par une prémisse pour le moins équivoque : 'Une semaine après que 300 000 électeurs eurent voté pour le Parti vert et Québec solidaire sans même faire élire de député'...

    À l'évidence cette affirmation, qui a été répété plusieurs fois à la radio comme à la télé depuis la conférence de presse du collectif sociopolitique est trompeuse. Aucun tiers parti n'a reçu 300,000 votes le 26 mars. Il n'y a pas de trait d'union entre Québec Solidaire et Le Parti Vert, ils sont distincts alors ces votes ne peuvent s'additionner. Les résultats de ces deux formations politiques demeure pour le moins marginale (moins de 4% chacun) et ce malgré un contexte de cynisme envers les politiques. Ni Québec solidaire, ni le Parti Vert n'ont obtenues le 5% obligatoire selon certaines formules de proportionnelles comme la formule allemande l'exige pour obtenir une représentation. Le seuil symbolique n'aillant pas été atteint par ces 2 formations, il faudra avancer des arguments d'avantage convaincants pour justifier la réforme.

    Par ailleurs j'invite les promoteurs du scrutin à la proportionnelles à une grande vigilance. Les apôtres de la rectitude politique rêve d'une telle réforme pour faire glisser l'objectif de la proportionnelle vers une représentation paritaire sociologique : hommes/femmes, jeunes/vieux, communauté culturelle etc. Soyons vigilent et ne permettons pas aux ayatollahs de la rectitude politique de kidnappé une éventuelle réforme démocratique.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 22h16
    Signons la pétition pour un nouveau mode de scrutin !
    Saint-Henri Montréal

    Le lundi 2 avril 2007 / 22h15

    Avec l'arrivée de plusiehurs partis politiques sur la scène politique, l'état de la démocratie est devenu complètement désuet par à rapport à la nouvelle réalité vécue au Québec.

    Signons la pétition pour un nouveau mode de scrutin !


    Solidairement,


    Christian Montmarquette

    Merci de faire circuler largement dans vos réseaux.

    Lien vers le site pour une réforme du mode de scrutin :

    http://cybersolidaires.org/nouveaumodedescrutin/co


    Voici mon commentaire sur ce site :

    "Le système actuel prouve jusqu'à quel point tous les partis politiques sont corrompus par le pouvoir ; un pouvoir mis au dessus même de la justice et du principe même du fonctionnement la démocratie. Nous sommes sensés vivre dans une société évoluée au Québec et sommes soumis à un système complètement désuet, rétrograde, archaïque et antidémocratique. Obtenir 150,000 voix et près de 4% du suffrage comme Québec solidaire vient d'obtenir et n'avoir aucune représentation équivaut à frauder l'électorat du Québec. Je ne sais pas comment, nous, le peuple, parviendrons à nous en sortir, mais j'espère très sincèrement, qu'en regard de la totale indifférence de ceux et celles qui sont sensés nous représenter et malheureusement nous gouvernent dans la plus totale indifférence de ce déficit démocratique et au mépris des électeurs, que le Directeur général des élections assumera pleinement sa tâche et revendiquera pour nous et avec nous, ce fondamental droit des électeurs et des électrices qu'est celui d'être représenté justement à une des instances les plus élevées de notre société."



    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Porte-parole homme Québec solidaire Saint-Henri-Sainte-Anne
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003


    Lien vers le site pour une réforme du mode de scrutin :

    http://cybersolidaires.org/nouveaumodedescrutin/co

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    lundi 2 avril 2007 22h52
    La chose aurait été si simple dans un pays neuf
    Ayant à peine enlevés les étiquettes sur les meubles neufs, ayant à peine eu le temps d'installer les rideaux, ayant à peine eu le temps d'ouvrir les boîtes, etc.

    Enfin, vous comprenez. En édifiant une nouvelle constitution et en proposant un nouveau modèle de gouvernement, le pays du Québec aurait la voie libre à la conception d'un modèle de proportionnel.

    Mais bon, on verra pas ça avant longtemps, considérant que les gens aiment les autonomisses.

    (Je trouvais que ça manquait de souverainistes-chialeux aujourd'hui.)

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