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Les partis s'ajustent au «tsunami» adéquiste

Pendant que Dumont désigne ses joueurs clés, les libéraux battus se perdent en conjectures et les péquistes pansent leurs plaies

«Personne n’attendait le résultat de lundi», a déclaré Jean Charest, hier, à l’entrée d’une réunion avec ses 125 candidats.
Photo : Clément Allard
«Personne n’attendait le résultat de lundi», a déclaré Jean Charest, hier, à l’entrée d’une réunion avec ses 125 candidats.
Québec — Pendant que plusieurs nouveaux élus de l'Action démocratique découvraient le parlement et que Mario Dumont désignait ses joueurs clés, des candidats battus du Parti libéral se perdaient en conjectures à propos du «tsunami» adéquiste de lundi. Quant au Parti québécois, il tente de panser ses plaies en privé, sauf un député défait, Richard Legendre, qui a ouvertement réclamé un congrès au leadership hier. Lendemains d'élections.

«Personne n'attendait le résultat de lundi», a déclaré Jean Charest à l'entrée d'une réunion avec ses 125 candidats au Château Bonne-Entente, loin de la colline parlementaire. Il a dit compter sur cette rencontre pour expliquer les causes de la raclée subie (28 comtés ont été perdus). «On va analyser ça», a-t-il dit, laconique.

S'ils ne remettent pas en question et ne contestent pas leur chef, plusieurs libéraux avaient des reproches à faire à leurs électeurs. Candidat-vedette du PLQ dans Lac-Saint-Jean, Yves Bolduc croit que sa région a fait preuve d'ingratitude à l'endroit du gouvernement: «La population n'a pas su reconnaître [le travail de] M. Charest, tous les investissements qu'il y a eu au Saguenay-Lac-Saint-Jean: la faculté de médecine, l'autoroute 175 et l'Alcan. La région la plus choyée au Québec par le gouvernement libéral, ç'a été la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et la région n'a même pas reconnu que M. Blackburn [Roberval] et Mme Gauthier [Jonquière] ont fait un travail extraordinaire.» Par conséquent, la région du Saguenay se trouve «affaiblie», estime-t-il. Même conclusion de la part du député défait dans Roberval, Karl Blackburn: «La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est plus faible politiquement qu'elle l'était avant les élections.»

L'ex-député de Saint-Jean, Jean-Pierre Paquin, arrivé troisième derrière l'ADQ lundi, se demandait quelle mouche avait piqué ses commettants: «Honnêtement, je ne suis pas capable d'expliquer ma défaite. Mon mandat a été extraordinaire, je crois que c'est incontestable et unanime chez moi [...].

Depuis plusieurs années, jamais un député n'avait réussi à livrer autant. Je dis ça modestement.» Le Québec, «c'est une nation qui est difficile à gérer», a pour sa part conclu Pierre Arcand, nouveau député libéral de Mont-Royal. Selon lui, le jugement des électeurs «a été sévère».

La plupart des élus libéraux refusaient d'évoquer la moindre responsabilité du Parti libéral, se contentant de dire qu'une «vague est une vague». Éric R. Mercier, battu dans Charlesbourg, estime que le PLQ «avait un excellent bilan» et que la décision de fermer le zoo de Québec, dossier clé dans cette circonscription, est l'élément «responsable». Même chose pour Raymond Bernier, de Montmorency, qui, lui, s'en est pris au rôle des radios du Québec métropolitain qui ont favorisé l'ADQ. «Que peut-on faire contre ces radios? Les gens derrière leur micro sont tout le temps négatifs. Pas moyen de parler de notre excellent bilan, de nos projets. Le Parti libéral n'a pas de radio, lui», a-t-il analysé.

Selon d'autres libéraux, par exemple le nouveau député de Jean-Talon, Philippe Couillard, les gens ont rejeté le débat opposant souverainistes et fédéralistes. «Je sentais dans le public une impatience au sujet du débat qu'on avait au Québec. On voulait regarder les choses autrement», a commenté Monique Jérôme-Forget.

Rares sont ceux qui se sont risqués à des mea-culpa. Pour le député rebelle Pierre Paradis (réélu dans Brome-Missisquoi), le Parti libéral a confondu les cibles: «On croyait que notre ennemi numéro, c'était le PQ, mais l'ADQ était dans l'angle mort.» Et l'ADQ, ç'a été un «tsunami», a-t-il soutenu. Françoise Gauthier, battue dans Jonquière, estime qu'elle n'a pas assez parlé de ses réalisations et qu'elle a perdu le contact avec sa base: «Parce qu'on est pris dans un tourbillon, on rencontre les leaders, les maires, les présidents de CRE, les leaders syndicaux, mais on oublie la base. On oublie de parler avec les gens de la base, et moi, le reproche que je peux me faire, c'est celui-là.» Claude Béchard, réélu de justesse dans Kamouraska, l'exprime autrement: «On n'a peut-être pas été assez avec les travailleurs dans les shops. [...] C'est un peu ce lien-là qu'il faut recréer.»

Au Parti québécois

Battu dans Blainville, le péquiste Richard Legendre s'est clairement prononcé hier en faveur d'une nouvelle course à la chefferie lors d'une réunion de tous les candidats de la formation d'André Boisclair. «Après une défaite, ce serait mieux qu'il y ait automatiquement une course à la direction à laquelle le chef qui a perdu pourrait prendre part», a-t-il plaidé. Une telle course serait préférable, selon lui, à un vote de confiance, prévu dans les statuts du parti. Il a indiqué qu'il ne souhaiterait toutefois pas faire partie d'une autre course. Il a dit quitter la vie politique.

Marc Laviolette, de l'aile gauche du parti (SPQ libre), ne cachait pas son scepticisme envers M. Boisclair: «Je demande d'être convaincu. Je vais participer au débat, je vais voir l'analyse que les gens vont faire. Mais moi, j'ai été accueilli lundi matin dans mon usine par la colère de mes membres syndicaux à l'endroit du chef. [...] Ils disaient qu'il fallait changer de chef.»

D'autres, comme Camil Bouchard (réélu dans Vachon), se sont montrés exaspérés par les questions sur le leadership: «Franchement, ça ne me tente vraiment, vraiment, vraiment pas de parler de ça. Il y a des choses pour moi qui sont plus importantes: essayer de comprendre le vote, comprendre l'électorat, comprendre pourquoi, depuis 2003, il y a une frange qui regarde plus du côté du conservatisme que de la social-démocratie.» M. Bouchard a ainsi reproché à ceux qui le font de relancer le débat sur le leadership d'André Boisclair: «J'ai envie de leur dire: "Fichez-moi la paix avec ça!"»

Pour le vétéran François Gendron, réélu dans Abitibi-Ouest, s'il est vrai qu'André Boisclair a commencé la campagne avec un déficit de crédibilité, le parti lui-même a souffert d'un tel déficit. Auparavant, il avait catégoriquement nié ce qu'un chroniqueur avait écrit hier à son sujet, soit qu'il adhérait au mouvement BBB (Bye bye, Boisclair). «C'est totalement inexact», a-t-il insisté.

Refusant de s'en prendre au chef, François Legault, réélu dans Rousseau, a lancé ceci: «On ne peut pas changer de chef à tous les ans!» Mais il s'est cependant fait très clair: si jamais il y avait une autre course, il n'en serait pas. Aux yeux de M. Legault, les résultats de lundi sont «très inquiétants pour l'avenir du Parti québécois». À son avis, «tous au PQ ont leur part de responsabilité» dans la défaite.

Pour Jean-Claude Saint-André, ancien secrétaire de Jacques Parizeau, battu par un adéquiste dans L'Assomption, circonscription de son ancien chef, le choc est dur à encaisser. «Je n'ai même pas encore eu le temps de digérer ce qui s'est passé lundi», a-t-il confié. Si plusieurs se montraient réservés dans leurs critiques envers le chef, ils ont tenu à lui dire hier qu'il ne devrait pas remettre en question l'objectif référendaire, comme M. Boisclair l'a laissé entendre mardi. En témoignent les propos de M. Saint-André hier: «La pire chose que le PQ pourrait faire, ce serait de mettre l'option en veilleuse, ça, c'est certain. [...] Moi, le programme voté en 2005, je n'ai pas voté pour. Pour reprendre l'expression d'un grand homme, c'était truffé de conneries, et je pense que lundi, on a eu une démonstration.»

L'ADQ découvre le parlement

Quant à Mario Dumont, il a indiqué hier qu'il ne laissera pas ses nouvelles fonctions de chef de l'opposition officielle l'empêcher d'être présent «sur le terrain» afin de préparer dès maintenant la prochaine campagne électorale. Il a procédé hier à la nomination du député de Chauveau, Gilles Taillon, au poste d'adjoint au chef de l'opposition, un «frappeur de relève» qui lui permettra de quitter le parlement quand bon lui semblera, notamment pour séduire Montréal, où il n'a aucun député.

M. Dumont a profité de la première rencontre des membres de son équipe pour nommer ceux qui auront des responsabilités parlementaires. Comme prévu, il a fait de son principal conseiller des dernières années, Sébastien Proulx, son leader parlementaire, un poste clé de l'opposition officielle. Avocat, le nouveau député de Trois-Rivières, âgé de 32 ans, était un des candidats-vedettes de l'ADQ.

La fonction de whip — sorte de préfet de discipline — a été confiée au député de Shefford, François Bonnardel. Son adjointe sera la députée de Saint-Jean, Lucille Méthé. La députée de Lotbinière, Sylvie Roy, est nommée leader adjointe tandis que le député de Blainville, Pierre Gingras, présidera le caucus. Il faudra cependant attendre quelques semaines avant de connaître le cabinet fantôme du chef de l'opposition, qui veut voir la composition du conseil des ministres avant de se prononcer.

Certains députés adéquistes faisaient leur toute première visite au parlement hier. Éric Dorion, par exemple. Élu dans Nicolet-Yamaska, il avait défrayé la manchette pendant la campagne électorale puisqu'il a un casier judiciaire. Visiblement nerveux et un peu perdu, il a reconnu hier avoir «des palpitations» à se trouver dans la maison de la démocratie. Sa priorité: prévenir la toxicomanie. «La toxicomanie, c'est une de mes qualités, une de mes forces. La solidarité sociale, c'est un élément que je connais aussi», a dit cet ex-toxicomane réhabilité, fondateur d'un centre d'aide pour les personnes souffrant de dépendances. Quant au député d'Iberville, André Riedl, il a déclaré vouloir brasser la cage du gouvernement, parler «des vraies affaires» et «améliorer le service à la clientèle».

Le Devoir

Avec la Presse canadienne
 
 
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  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 30 mars 2007 01h12
    Le menu
    Au lendemain de ces élections sorties d'un chapeau, les Québécois se retrouvent avec un beau menu. D'un coté, les Libéraux doivent apprendre à marcher sur la corde raide. Leur succès viendra de leur capacité de jongler. L'ADQ se trouve dans une belle situation d'apprentissage du rôle de l'opposition officielle. Eux aussi ont un beau défi à relever. Quand au PQ, la tâche sera plus dur. Entre le choix de garder le chef ou de le remplacer, et la revision de l'option, le travail s'annonce ardu. Les souverainistes ont à se demander si, près de 40 ans après la loi sur le bilinguisme canadien, 30 ans après la charte québécoise de la langue française, 20 ans après la charte canadienne des droits et des libertés, 10 ans après un référendum déchirant, les Québécois sont encore intéressés à devenir un pays indépendant.

  • julien arsenault
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 06h40
    un troisième référendum
    Après tout ce brasse camarades de tous les partis politiques, et ces remises en question avec profondeur des programmes de chacun d'eux en réaction aux résultat de la dernière élection il va se passer un certain temps. Peut-être faut-il se demander si messieurs Charest et Dumont et Boisclair ne devraient pas songer à enclencher immédiatement un processus référendaire sur l'avenir du Québec afin de résolument tourner la page sur cette question.
    On a vu Jacques Parizeau en 1994 dépenser pas mal de sous avec ses Commissions Itinérentes sur l'Avenir du Québec. Encore aujourd'hui on voit Monsieur Boisclair qui cherche à tenir, encore une fois des consultations préréférendaires similaires tout autant couteûses en argent et énergie.
    Ce serait la seule façon de sortir le PQ de ce cul de sac dans lequel il est empêtré avec l'article 1 de son programme qui est sa raison d'être. Et voilà que Monsieur Landry ne désire vraiment pas sortir des entiers battus. Il est temps que la saison des cabinets de rêves, et des idéaux improductifs cessent. Non?
    J.Arsenault

  • André Lord
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 07h15
    pourtant si simple
    Les perdants se posent des questions? Ils ne trouvent pas de réponses?
    Ce serait pourtant si simple!
    Ils n'ont pas compris que les gens sont fatigués des mascarades.
    Les jeunes ont soif d'authenticité. Ils sont éduqués, renseignés, informés.
    Et les politiciens se comportent encore comme au temps de
    Duplessis, pensant acheter la conscience des bonnes gens avec des promesses gonglables!
    Lors d'une prochaine campagne électorale, atterrissez donc! Stationnez vos gros autobus polluants devant l'église et marchez, usez vos souliers, là, sur le macadam du peuple. Laissez tomber vos perruques, vos scénarios tout usés, et revenez au village, permettez à vos candidats affronter l'habitant qui, lui, saura les poser les vraies questions!
    Enfin, suis-je en train de rêver?

  • Alain Carré
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 07h56
    Partir un mouvement pour faire sortir le vote du PQ
    J'ai décidé de aprtir un mouvement où on pourra se regrouper. Si vous êtes intéressés, envoyez moi un message à l'adresse suivante saintefoy34@hotmail.com en me mentionnant votre nom, votre comté, si vous être membre du PQ et si vous avez voter pour le PQ le 26 mars....

    Il faut se regrouper par comté pour pouvoir faire du bénévolat, échanger de nouvelles idées, faire sortir le vote que le PQ a tant de misère à faire sortir et être solidaire au chef peu importe si Boisclair demeure ou pas.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 08h22
    Où est-ce qu'Éric Dorion prenait sa coke?
    Est-ce que la presse parlementaire va lui faire subir le même interrogatoire qu'à Boisclair? Où est-ce qu'elle va se dire: bof, c'est juste un ti-coune à Mario?

  • Guy Bélanger
    Abonné
    vendredi 30 mars 2007 09h09
    Souveraineté non nécessaire
    Au lieu de s'en prendre au chef, aux gens du parti qui n'auraient pas fait leurs devoirs, on serait mieux de se rendre compte au PQ que la raison d'être du parti est loin d'être aussi criante que dans les années 1970. Les citoyens du Québec voient aujourd'hui que leur province est forte à l'intérieur d'un Canada uni. Ceci est en partie dû à l'action du PQ, et ce parti devrait s'adapter à la réalité politique actuelle qui nous démontre qu'on peut augmenter la "souveraineté relative" de la province sans nécessairement se séparer du reste du pays.
    Guy Bélanger

  • claude dulac
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 09h28
    iNTERVENTION Des conservateurs en faveur de l'adq?
    Il n'y a rien d'instantané et l'hypothèse,est-ce que les ressources du parti conservateur ont été mises au service de l'ADQ justement pour tasser l'autre parti libéral du Canada pour la prochaine élection au fédérale. Sachant qu'il pouvait compter sur l'ADQ alors que le Parti libéral du Québec comme son nom l'indique est libéral.
    Le système électoral informatique du PC a-t-il servi pour l'ADQ?ses organisateurs?

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 30 mars 2007 11h17
    La voie de Dorion
    Non, pas le comté de Dorion. Éric Dorion, ce député adéquiste de Nicolet-Yamaska qui a fondé un centre d'aide pour les personnes souffrant de dépendances. C'est cette voie que devrait suivre Boisclair pour dorer ou redorer son image. Le peuple pardonne à qui se montre repentant, que cette repentance soit vraie ou feinte. Et tant qu'à y être, André devrait sans doute ouvrir un service de psychologie pour tous ceux et celles qui, comme lui, choisissent de faire de la politique malgré le handicap que constitue une orientation sexuelle différente de celle de la majorité.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 11h53
    Le grand silence et les vieilles peurs
    Bon, personne écoute ça l'assemblée nationale. Tout le monde s'en fout. Mais ça va être drôle du monde qui n'ont rien à dire en chambre parce que les députés adéquistes ont été élus par hasard, par concours de circonstance. Et parlons pas des libéraux qui ont passé quatre ans à rire dans la face des péquistes parce qu'ils passaient toutes leurs crosses de loi du baillons et de coupures budgétaires. L'argument "on répare vos pots cassés" a toujours été gagnant, c'est la recette miracle pour un gouvernement fort!

    C'est-y pas beau la démocratie? N'allez plus me dire que vous n'avez pas voté pour ça.

    Et arretez donc de parler contre le projet de la souveraineté. Plus de la moitié de la population québécoise, plus de 60% des francophones sont favorables à une indépendance relative de la province. Que cette indépendance soit le projet de la souverainté par l'etapisme, une indépendance nationale unilatérale ou que ça soit le "beau risque" de Lévesque, interprété aujourd'hui par Dumont par "l'autonomie", vous en aurez pas fini d'en entendre parler.

    Le peuple veut entendre raison, le peuple demande à être entendu. Un peu tout croche peut-être, mais comme nous avons la mémoire courte, nous apprécions fortement, nous peuple québécois, revivre nos vieilles cochoneries de politique boboche.

  • nilo
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 11h57
    les sirènes adéquistes hors de l'eau, des grenouilles?
    Le lendemain de l'élection, le journaliste de l'heure des comptes révélait que le dollar canadien avait bondi de presque un cent "à cause de la défaite du parti souverainiste". Il aurait pu ajouter s'il avait pu, "malheureusement", parce que la conséquence immédiate de l'absence du PQ au pouvoir fait que ce matin il est plus difficile de vendre notre bois d'oeuvre hors de nos frontières..... et d'autre part, les citoyens qui ont des revenus élevés ou automatiquement indexés, tout comme les gouvernements qui sont les fiduciaires de nos taxes et impôts, ont un pouvoir majoré pour acheter des produits et services hors de nos frontières, par exemple des véhicules militaires.

    Le même jour, une entreprise du domaine du textile fermait ses portes à Montréal. 400 emplois de perdus.

    Monsieur Dumont ce matin a donc 400 éventuels assistés sociaux de plus à remettre au travail, rien que pour la journée du 27 mars. Comme quoi les politiques de droite de l'Institut économique de Montréal conduisent le Québec à la banqueroute, sinon à la soumission au gouvernement du Canada. N'est-ce que cela le but de l'opération électorale et de l'agenda fédéral combinés?

    Les régions de ressources forestières avaient flairé le piège en fermant les yeux sur les sirènes adéquistes.

    Oneil Bouchard

  • Pascal Bélanger
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 12h03
    Tsunami ADQiste ou refoulement d'égout Libéral
    Je trouve nettement exagéré le fait de qualifier de tsunami le succès de l'ADQ aux élections de lundi. C'est d'abord et avant tout un rejet de Jean Charest et ses promesses rompues, du PLQ et de son obsession de la santé ainsi que du PQ et son obsession référendaire. Le sondeur Léger expliquait les résultats ADQistes dans leur capacité à canaliser l'insatisfaction des électeurs.

    "Canaliser", le mot est juste car, à mes yeux, le pseudo-tsunami n'est rien d'autre qu'un refoulement d'égoût. L'expression d'un haut-le-coeur, d'un ras-le-bol de beaucoup de citoyens désabusés prêts à essayer quasiment n'importe quoi, en autant que c'est nouveau.

    Un véritable tsunami ADQ aurait tout innondé. Or, l'ADQ est encore absent de Montréal, de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Outaouais, du Sag-Lac, de la Côte-Nord et du Grand-Nord.

  • Michel Gallay
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 14h05
    Faut-il donner sa chance à Mario?
    En 1995, 62% des francophohes ont voté OUI et le NON l'a quand même emporté.

    Il a d'autre part fallu le refus méprisant de l'Accord de Lac Meech par les Anglais pour atteindre ce chiffre de 62%.

    Compte tenu de l'immigration et du très bas taux de natalité des francophones, il faudra, dans un éventuel prochain référendum, que le OUI francophone atteigne 65%, voire 70%.
    Ce sera très difficile, voire impossible.La trappe à homards se referme peu à peu.

    "L'aide" du Canada anglais me semble indispensable pour obtenir une hypothétique victoire référendaire.Il faut impérativement choisir la voie de l'autonomie.C'est vraisemblablement déjà trop tard, mais c'est la toute dernière chance que le Québec soit un jour indépendant.

    Il est clair que le PLQ, plus que jamais le parti des Anglais,échaudé par l'épisode du Lac Meech, ne proposera jamais rien qui puisse être refusé par le Canada anglais.
    Charest est prêt à accepter une certaine décentralisation proposée par Harper. Mais il s'écraserait complétement si "Face de mépris" prenait le pouvoir à Ottawa.

    Le Parti Québécois trouvera toujours que les propositions de Harper sont insuffisantes et ne proposera jamais rien d'autre que la souveraineté.Il doit prouver que le fédéralisme ne peut fonctionner. Un nouveau référendum, qui ne peut être que perdant, signifierait la fin définitive de l'idée de souveraineté.

    L'idée que ces deux "vieux" partis puissent modifier leur façon de penser me semble relever de l'utopie!
    Il reste Mario. Est-il l'homme de la situation? Je n'en sais rien.Il a milité dans le camp du OUI en 1995. Il est prêt maintenant à donner une chance au fédéralisme.Que se passera-t-il s'il ne peut négocier une certaine autonomie qui semble acceptable à une grande majorité de Québécois?

    Je crois personnellement que la partie est perdue. Mais je me suis creusé la tête pour imgaginer un scénario différent.

    Quand je suis arrivé au Québec en 1968, j'avais été impressionné par le slogan de Daniel Johnson "Égalité ou indépendance". J'ai toujours regretté qu'il ait été abandonné et que la lutte se soit faite entre fédéralistes à-plat-ventristes et indépendantistes purs et durs.Le Québec aurait pu obtenir beaucoup plus. On ne refait pas l'histoire.

  • Louis Pedneau
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 17h28
    La faute des autres
    A tout lire, chacun a le pas, et les autres se sont trompés. Enfantin.

  • Pierre Graham
    Inscrit
    samedi 31 mars 2007 00h08
    Pourquoi un mea culpa des libéraux?
    Si les députés défaits du parti libéral croient que c'est juste une vague adéquiste, je ne suis pas surpris. Vous savez bien que M. Charest fera la leçon à M. Dumont, et que M. Boisclair en fera tout autant. Faudrait par exemple arrêter les journalistes avec leur obsession de vouloir faire tomber des chefs...

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