Lettres: La démarche de Dumont
En fin de campagne électorale, Mario Dumont s'est défini comme un autonomiste. Dans Le Petit Robert, on lit ceci: «Autonomiste: partisan de l'autonomie (en matière politique). V. nationaliste, particulariste, sécessionniste, séparatiste.»
Or, le 16 mars dernier, à l'émission de Claude Charron Madame, monsieur, posez votre question, M. Dumont a dit: «L'autonomie, on va la prendre, on n'a pas à demander la permission.»
Dans le même ordre d'idées, en fin de campagne également, M. Dumont a averti solennellement le chef du Parti québécois, André Boisclair, qu'il ne s'engagerait jamais dans une démarche référendaire à propos de l'avenir du Québec. Logiquement, ce qu'il annonce, c'est donc une déclaration unilatérale de la souveraineté du Québec.
Le résultat des élections, qui rejette à près de 70 % le Parti libéral du Québec de Jean Charest, également président de la campagne du NON lors du référendum en 1995, cautionnerait donc cette avenue expéditive et le ras-le-bol au sujet de la définition du pays, envers et contre toute la démarche respectueuse de la démocratie du peuple québécois au cours des 40 dernières années. Comme si les Québécois disaient à leurs élus de toutes allégeances: «Arrêtez de parler, de dépenser astuces et argent, et agissez! Pour nous!»
Or, le 16 mars dernier, à l'émission de Claude Charron Madame, monsieur, posez votre question, M. Dumont a dit: «L'autonomie, on va la prendre, on n'a pas à demander la permission.»
Dans le même ordre d'idées, en fin de campagne également, M. Dumont a averti solennellement le chef du Parti québécois, André Boisclair, qu'il ne s'engagerait jamais dans une démarche référendaire à propos de l'avenir du Québec. Logiquement, ce qu'il annonce, c'est donc une déclaration unilatérale de la souveraineté du Québec.
Le résultat des élections, qui rejette à près de 70 % le Parti libéral du Québec de Jean Charest, également président de la campagne du NON lors du référendum en 1995, cautionnerait donc cette avenue expéditive et le ras-le-bol au sujet de la définition du pays, envers et contre toute la démarche respectueuse de la démocratie du peuple québécois au cours des 40 dernières années. Comme si les Québécois disaient à leurs élus de toutes allégeances: «Arrêtez de parler, de dépenser astuces et argent, et agissez! Pour nous!»
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