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Le référendum mis en veilleuse

«Ce qui pourrait arriver de pire au PQ, c'est de rester comme il est», dit André Boisclair

Antoine Robitaille   28 mars 2007  Québec
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, en conférence de presse hier à Québec. Il a reconnu que la tenue d’un référendum était impossible à court terme.
Photo : Agence Reuters
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, en conférence de presse hier à Québec. Il a reconnu que la tenue d’un référendum était impossible à court terme.
Québec — Contrairement à la rumeur qui a circulé en début d'après-midi hier, André Boisclair a indiqué qu'il souhaitait rester à la tête du Parti québécois et le transformer en fonction des «messages» envoyés par la population lundi. Selon lui, sa formation politique doit éviter le «déni» dans lequel il s'est plongé après la défaite de 2003 et avoir le courage de remettre en question d'importants éléments de sa stratégie, de son programme et de ses statuts, a-t-il précisé lors de son point de presse post-électoral à l'Assemblée nationale.

L'homme de 40 ans, qui portera désormais le titre de «chef du deuxième groupe d'opposition», a soutenu avoir «les deux pieds bien ancrés dans le Parti québécois». M. Boisclair aurait refusé «d'abandonner» la formation de manière précipitée, à l'instar de ses prédécesseurs Bernard Landry et Lucien Bouchard, a-t-on appris dans son entourage. «Ce n'est pas vrai que l'on va abandonner ce grand parti-là. On va se battre», a dit un de ses proches. En point de presse, M. Boisclair a soutenu ne pas avoir songé à démissionner après que le PQ a obtenu 28 % des voix, son pire score depuis 1970.

Concernant son leadership, il estime avoir reçu «des signaux nombreux qui vont dans la bonne direction». Les militants, a-t-il expliqué, «ont vu quelqu'un qui a mené une bonne campagne, quelqu'un de solide, quelqu'un de courageux, quelqu'un qui a gagné l'estime de la population», a-t-il expliqué. «Je ne les ai pas convaincus à majorité de voter pour moi, mais j'ai très certainement gagné en estime.»

Par ailleurs, le chef péquiste souhaite entamer une discussion de fond avec son caucus afin d'éliminer l'échéancier référendaire. L'Assemblée nationale sera dorénavant composée, a-t-il souligné, «en majorité de députés représentant une majorité d'électeurs pour qui la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté ne constituait pas, à l'évidence, une priorité».

Ainsi, le chef péquiste a commencé à faire évoluer son discours, hier, vers une perspective, non plus tant de «rupture souverainiste», mais «de réforme constitutionnelle». Il a par exemple mis en relief le fait que les «deux tiers des députés de l'Assemblée nationale ou presque [...] rejettent le statu quo constitutionnel». Entend-il aider l'ADQ à réclamer plus d'«autonomie»? «Je ferai tout ce qui sera dans le meilleur intérêt du Québec», a-t-il répondu en anglais.

Selon certaines sources, M. Boisclair pourrait réunir ses ouailles dans les prochaines semaines en congrès spécial et leur proposer d'abroger des pans de leur programme, notamment celui de faire un référendum le plus vite possible. Le projet de modernisation du Parti québécois qu'il avait souhaité lors de son arrivée n'est pas complété, a souligné M. Boisclair. Une des raisons pour expliquer cela, selon lui, est le contexte assez particulier «de lendemain de congrès» dans lequel il a été élu: «Je pense qu'il nous reste encore beaucoup de travail à faire au Parti québécois», a-t-il dit. En anglais, il a affirmé que «ce qui pourrait arriver de pire au PQ, c'est de rester comme il est».

Parlementaire aguerri, M. Boisclair estime que la situation de gouvernement minoritaire pourrait avoir d'intéressants effets sur les travaux parlementaires. «Il y a de très, très belles joutes parlementaires, là, à l'Assemblée nationale. Comme le dit [le titre de] l'émission [de télévision], "il va y avoir du sport".» M. Boisclair a annoncé par exemple qu'il entend «forcer le jeu» sur certaines questions telles que le parc du Mont-Orford, dont il avait promis, en campagne électorale, l'annulation de la privatisation partielle. Quant au budget du ministre des Finances sortant, Michel Audet, il a dit: «Ce budget-là n'est pas encore adopté. Est-ce qu'il y aura un nouveau budget? Est-ce que M. le premier ministre va faire le choix de poursuivre le budget et son énoncé sans faire de modifications? Je pense qu'il est un peu tôt pour répondre à cette question.» Quant aux baisses d'impôt promises par Jean Charest en campagne électorale, M. Boisclair estime qu'après les résultats de lundi, le premier ministre voudra apporter certaines modifications: «Il ne peut pas avoir fait le discours qu'il a fait hier, disant qu'il a entendu la population, et tout simplement poursuivre sur la même stratégie. Là ce serait à son tour de faire du déni.»

Séisme

Certains souverainistes ont formulé des critiques à l'endroit de la formation hier. À Radio-Canada, l'ancienne ministre Louise Beaudoin a dit que, sous la direction d'André Boisclair, le Parti québécois est resté aveugle à l'évolution de l'électorat québécois. «Pour moi, c'est quand même un séisme [...], ce qui vient de se passer [...], et les remises en question, on ne pourra pas y échapper.»

Aussi sur les ondes de la société d'État, l'ancien député péquiste de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, a expliqué qu'en votant pour un parti adverse au PQ, certains souverainistes ont tenté de saper le leadership de M. Boisclair: «Disons la vérité, il y a des gens qui ont voté ADQ, Québec solidaire ou qui sont restés à la maison parce qu'ils voulaient changer le leadership du Parti québécois. Les gens se sont dit: "On ne peut pas voter pour le PQ avec André Boisclair. On va faire ce qu'il faut pour qu'il y ait un nouveau leadership."» Le syndicaliste Marc Laviolette, candidat péquiste défait dans Soulanges, estime que les citoyens ont rejeté lundi la «langue de bois», soulignant que Mario Dumont a bien réussi parce qu'il parle de manière à ce que les gens comprennent bien. M. Laviolette n'a pas fait de comparaison directe avec le langage de son chef.

Par ailleurs, Partick Bourgeois, éditeur et animateur d'un site Internet indépendantiste «pur et dur», croit qu'il est temps pour le Parti québécois de «réviser complètement sa stratégie». Selon lui, «pour obtenir des succès électoraux, la seule priorité du PQ doit être l'indépendance». Si le PQ s'est fait «rosser» hier, c'est qu'il n'a «rien fait» pour «préparer l'indépendance» depuis 1996. Il reproche aussi à M. Boisclair d'avoir évacué les «arguments identitaires» du discours péquiste, ce qui a laissé «toute la place aux nationalistes niais qui se retrouvent aujourd'hui à l'Action démocratique du Québec. Des idiots incapables de seulement nous expliquer leur concept d'autonomie». M. Bourgeois écrit aussi: «Qu'on l'accepte ou pas, l'immigration est une menace qui pèse de tout son poids sur la pérennité du fait français au Québec, enfin, cela étant vrai tant que nous demeurerons dans un Canada qui anglicise les immigrants systématiquement.»
 
 
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  • Suzanne Tremblay
    Abonnée
    mercredi 28 mars 2007 01h08
    Boisclair doit rester
    Il est venu à la course au leadership avec l'intention bien arrêtée de réformer le parti. Une fois élu, il a été aspiré par le caucus qui l'a immédiatement mis à sa main et l'a empêché d'aller de l'avant avec ses idées de réforme.
    Pendant cette campagne il a prouvé qu'il avait les capacités de diriger le parti. Celles et ceux qui ne sont pas satisfaits n'ont qu'à quitter le parti. C'est le parti qui doit changer et non le Chef. Le Chef, il est ce qu'il est avec ses qualités et ses défauts. On connaissait son imperfection avant de l'élire. Maintenant il faut lui laisser les coudées franches pour qu'il donne sa pleine mesure et remette le parti au goût du jour. Sinon le PQ passera à l'hisatoire comme l'Union nationale et ne sera bientôt plus qu'un vague souvenir.

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 07h05
    Comment Boisclair est devenu chef du parti?
    Est-ce qu'on va enfin nous expliquer comment ce grand niais
    est devenu chef du PQ?

    Où étaient les 40,000 nouveaux membres du PQ lors de la campagne?

    Qui sont ces 40,000 nouveaux membres qui lui ont permis d'être élu chef?

  • eric thiffault
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 08h11
    Le fardeau de la preuve
    Fardeau: " chose pénible qu'il faut soulever" petit Robert. Le PQ doit démontrer à la population du Québec TOUS les aspects de sa démarche vers un pays de façon clairs et précis. Je crois qu'il ne l'a pas fait. Dorénavent, à chaque élection, il n'aura pas choix. Es-ce si difficile ? Pourquoi une plate forme socio-politico économique et culturel d'un pays nous a t-il pas été présenté comme alternative viable a la situation que l'on vit? Pourquoi un plan si simpliste de L`ADQ l'a remporté ? Avons nous encore la force de nos idées au Québec? A nous de juger.

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 09h22
    Autopsie d'un résultat électoral.
    La population s'est exprimée ce lundi 26 mars en se donnant un gouvernement libéral minoritaire. Au delà de ce premier constat, il ressort de la nouvelle carte du Québec qu'il y a un affrontement qui se dessine. C'est le Québec des régions versus le Québec de l'île de Montréal. Les régions sont en colère car on ne les écoutent pas. C'est d'ailleurs à cause de Montréal que l'ADQ a fait le plein de votes en région car il a joué sur la corde sensible des accomodements raisonnables suite à la saga d'Hérouxville. Les libéraux et les adéquistes ont aussi joué la corde du référendum comme étant une calamité. À les écouter, on nous martelait la répétition indue des référendums alors que dans la réalité nous n'avons eu que deux référendums en trente ans. À mon avis s'il existe un exercice démocratique qui permet de consulter avant de prendre une décision aussi importante que la souveraineté d'un état, n'est-ce pas un référendum ? N'est-il pas normal que je veuille que le gouvernement consulte sa population sur le sujet par la voix d'un référendum ? J'irais même jusqu'à dire que le gouvernement Charest devrait lui-même déclencher un référendum sur le sujet s'il veux avoir le contrôle d'une question claire et s'il est si sûr comme il le prétend que la population ne veux pas être consultée sur une question aussi importante. Pourquoi ne le ferait-il pas ? Peut-être en nous sommes rendu à accepter que l'élection d'un parti souverainiste enclenche immédiatement le processus d'accession à la souveraineté sans avoir à consulter la population.

  • Ernesto Sanchez
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 09h32
    Un questionnement salutaire pour le PQ
    Le résultat de la dernière élection ramènera le PQ à remettre en question le mélange de genres qui le caractérise. Car le PQ prétend faire dans le genre politique qui, dit-on, est « l'art du compromis », mais on sait que l'essentiel de son propos appartient au genre religieux qui implique l'intangibilité des dogmes. La souveraineté n'est-elle pas un dogme pour le PQ ? Pour « les purs et les durs » n'est-elle pas un absolu ? Comment cet objectif immuable peut-il appartenir au domaine politique puisque le PQ le soustrait jalousement à toute forme de compromis ? Le camouflet politique que le PQ vient de recevoir sanctionne cette prétention de sa part. Le citoyen ordinaire - qui a déserté les églises depuis un bout de temps - n'a été que trop patient avec les « nouveaux clercs » qui le sermonnent depuis plus d'un quart de siècle avec leur catéchisme de la souveraineté hors de laquelle, disent-ils, il n'y a point da salut. Quand la souveraineté péquiste intègrera l'espace politique, le PQ s'ouvrira sur la complexité du réel et la pluralité des allégeances, c'est-à-dire sur le fédéralisme et la modernité. L'investissement personnel dans un projet politique de cet ordre-là peut-être aussi légitime et aussi stimulant que la « souveraineté » qui rétrécit notre solidarité aux limites des frontières québécoises. On suggère que ce serait pour créer un pays inclusif... une sorte de Québec à l'image du Canada... alors que le Canada existe déjà et que nous y sommes. C'est le beau risque que les Pères de la Confédération avaient assumé. Sans ce réalisme politique, le PQ sombrera dans la marginalité de l'intégrisme et la hargne des « purs » et des « durs ».

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    mercredi 28 mars 2007 09h34
    Boisclair doit absolument rester
    Tout comme Madame Tremblay, je crois que M. Boisclair doit rester comme chef de parti. Cet homme est juste, visionnaire et distingué politicien et de la même trempe que ses prédécesseurs. Ce qui est nuisible dans ce parti, ce sont les petits « kids » pressés et imberbes, qui n'ont de vision à court terme que leurs diktats voraces.

  • Amélie Côté
    Inscrite
    mercredi 28 mars 2007 09h51
    Une remise en question à l'interne, pas dans les médias
    Oui, un nouveau chef a récemment été élu, que cela ne plaise à la vieille garde du PQ et aux militants qui n'apprécient pas le leadership d'André Boisclair, d'accord. Est-ce une raison pour faire des sorties médiatiques contre le chef du parti? Le PQ est le seul parti politique provincial qui ose exposer ses problèmes internes sur la place publique (et à répétition, on se souviendra de Pauline Marois contre M.Landry, des allocutions de M.Landry qui suggéraient son éventuel retour à la tête du parti ainsi que de nombreux députés et membres du PQ qui remettent en cause la légitimité de M.Boisclair). Si un nettoyage doit être fait, c'est à l'interne et je crois qu'il serait bénéfique à tous les membres du parti de procéder à un questionnement de fond sur les voix d'évolution possibles du parti, et sans faire un point de presse pour toutes les divergences qui sont soulevées par le débat, qui s'annonce plutôt hardu. Je vois mal comment une amélioration de l'image du parti pourrait se faire autrement.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 09h54
    You dont teach an old dog new tricks
    Le texte de René Lesage représente parfaitement l'idéologie de l'establishment PQ-Bloc qui est devenue un véritable dogme. Une idéologie née de l'échec de 1995 et son complexe envers l'argent et les communautés ethniques de Montréal qui se transformèrent en véritable obsession.

    Ce dogme est si bien ancré chez-eux que même après qu'une majorité du peuple québécois ait affirmé, par cette élection, leur attachement à leur histoire, leur culture, leur langue, et donc leur ethnicité, ceux-ci insistent à croire que ce peuple se trompe sur lui-même et que c'est à la petite élite du PQ-Bloc que revient la légitimité de décréter pour le peuple ce qu'il est et sera.

    Et comme si ce n'était pas assez, ils vont jusqu'à dire que cette histoire, cette langue, cette culture, sont affaire passéiste et devraient êtres rejettés pour faire place à l'argent et les histoires, langues, et cultures, des minorités ethniques du Québec!

    Et ces génies se grattent la tête aujourd'hui en se demandant pourquoi diable ce peuple a pas voté pour eux!

    Même Patrick Bourgeois, du journal Le Québécois qui est supporté par le PQ-Bloc, va jusqu'à mépriser les indépendantistes qui ont choisis l'ADQ de "nationalistes niais" et proposer au PQ un changement de "stratégie". Et après les avoir traités de niais, ils leur demanderont de revenir au bercail car par "stratégie" ils ont décidé de reconsidérer leurs "arguments identitaires"!

    Ce sont les mêmes qui condamnent et font le lynchage public du nationaliste Victor Lévi Beaulieu pour ne pas avoir supporté le PQ et d'avoir choisi l'ADQ. Mais qui n'ont pas dit un seul mot, pas un seul commentaire, sur le départ du grand nationaliste, Patriote de l'Année, Luck Merville, qui était venu embrassé André Boisclair sur une scène en guise de support indéfectible! Pas un mot!

    L'argent et le vote ethnique. C'est çà, selon eux, l'identitaire de la nation québécoise.

    Qu'il meurt ce PQ-Bloc!

  • Lemieux Line
    Inscrite
    mercredi 28 mars 2007 10h35
    J'ai envie de déménager à Panama......
    La colère est mauvaise conseillère. Un vieil adage qui s'est toujours révélé vrai.

    Trois partis politiques nez à nez à la chambre des communes. Tous à se tirer dessus les uns les autres. Le Québec ne pourra plus évoluer puisqu'aucune décision ne pourra être prise. Et pas d'évolution signifie recul . Par contre, trois décisions pourront être prises parce que le parti libéral et l'ADQ constituent à eux seuls plus de 70% des députés.

    Comme ils sont d'accord pour augmenter les frais de scolarité; retour au début du 20e siècle : seuls les riches pourront étudier.

    Comme ils sont d'accord pour augmenter les frais de garderies; les gens qui travaillent au salaire minimum n'auront d'autres choix que de grossir le rang des assistés sociaux .

    Comme ils sont d'accord pour privatiser la santé ; la grande majorité des médecins passera au privé parce que c'est plus payant et ainsi il y aura moins de médecins en régions et dans nos hôpitaux, donc un temps d'attente beaucoup plus long à l'urgence et pour les chirurgies. Mieux vaut être riche et en santé.

    Cette décision des Québécois laissera des cicatrices qui seront très douloureuses quand ils se réveilleront d'ici moins d'un an...

    Line Lemieux Rive-Sud

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 10h50
    Place au nouveau discours!
    Bravo, monsieur Lesage pour votre propos! Le Parti Québécois tente de se rajeunir en convertissant les propos et les stratégies des années 70 où une majorité d'électeurs ne se reconnaissent pas, bien qu'ils auraient envie d'y croire. Plus de la moitié des électeurs de l'ADQ et du PLQ croient fermement que la société québécoise est monolithique; les autres moitiés ont envie qu'on s'occupe de leurs préoccupations. Le PQ doit saisir le pouls de ces préoccupations et proposer une vision des prochains 20 ans en écoutant avec générosité ce que les jeunes ont à nous dire. Le Parti Québécois doit demeurer lucide quant au futur d'une société qui n'est pas monolithique et qui ne fait pas que chercher son identité, mais aussi sa voie. Monsieur Boisclair peut mener les troupes à la recherche de cette voie avec courage devant les embuches posées par ceux qui radottent depuis 30 ans les mêmes choses. Quand cette voie aura été identifiée grâce au dialogue concerté, il pourra décider (et les membres aussi) s'il peut encore demeurer chef de ce Parti. On a une année devant nous pour mener cet exercice de clarté.
    Fernand Bélair, Québec

  • Éric Labbé
    Abonné
    mercredi 28 mars 2007 12h24
    Je veux partir un mouvement, veuillez m'aider SVP partsans du PQ
    Bonjour,

    Après la défaite d'hier soir, quelques amis ainsi que moi même, on aimerait créer un mouvement car il faut se lever debout et être plus fort lors de la prochaine élection.

    Il faut se rasaisir et voir le positif, on ne peut faire pire....:)

    Ce message s'adresse à ceux qui croient que le Parti Québécois peut se relver. Arrêter de brailler et serrons nous les coudes.

    Je suis extrêmement déçu du résultat et tous le monde pense qu'on devrait changer de chef. Même si on change, personne va être complètement d'accord. Curzy, Legault, Marois, Duceppe, Facal, Charbonneau, etc

    Un chef de parti ne peut convenir à tous le monde et les partisans du PQ devront arrêter leur petite chicane et pour une fois aller voter..Je suis tanné d'entendre les analystes dirent que les partisans du PQ sont demeurés à la maison pour X raison. Cou donc, ils ne votent jamais mais ils ont la critique facile.

    J'aimerais partir un mouvement pour la prochaine campagne électorale pour que les partisans du PQ se tiennent comme le font les autres partis. Oui, notre programme devra penser plus à la famille, aux régions, etc. L'indépendance est en veilleuse pour l'instant car beaucoup de monde croit que ce n'est pas nécessaire pour l'instant.

    Si vous être d'accord, j'aimerais avoir votre nom, me dire si vous avez voté à cette élection, si vous avez votre carte du PQ, me dire le nom devotre circonscription et je vais faire un classeur(Excel) pour chaque circonscription et ensuite envoyer un message(si vous êtes d'accord) pour qu'on puisse se rassembler, se connaître, dire nos idées et si le chef du PQ(peu importe si c'est Boisclair ou un autre), organiser des rassemblements, convaincre des amis à adhérer à notre mouvement, militer, rebâtir notre base...

    Si cela vous intéresse, envoyer moi un message à cette adresse car il faut s'organiser car la prochaine élection va arriver assez rapidement...

    saintefoy34@hotmail.com

    P.S. Il ne faut pas oublier qu'on a eu 1 124 375(PQ) comparativement à 1 222 937(ADQ) et les Libéraux(1 312 798). Mon but est peut-être rêveur mais j'aimerais bien avoir une vingtaine de nom pour chaque comté. Si vous connaissez des amis qui désirent se joindre au mouvemnet, veuillez leur mentionner de m'envoyer un petit message.

    J'ai reçu des messages de gens de Laurier-Dorion, Trois-Rivières, Marguerite-D'Youville, Sherbrooke, Louis-Hébert. Il faut commencer petit et que ça deviennne de plus en plus gros pour les prochaines élections.

    Au plaisir

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 12h50
    Qui ne fait pas l'indéoendance la combat - Gaston Miron.
    Il est clair qu'avec 27% d'appui au PQ et 45% d'appui à la souveraineté ce n'est plus de l'indépendance dont le Québec ne veut plus mais du Parti Québécois qui se sert de l'indépendance pour tenter de se faire élire au lieu de se mettre au service de l'option. Jamais le PQ n'aurait dû accepter de prendre le pouvoir sans procéder à la réalisation de son principal objectif et de l'Article 1 de son programme.

    Il n'est eu nul besoin d'un référendum pour faire entrer la Québec dans la constitution canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour en sortir...

    Solidairement,


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    N.B. Toute reproduction et/ou diffusion de ce texte et ce, par quelques moyens que ce soit, en tout ou en partie est entièrement autorisée et même encouragée sans aucune redevance avec simple mention de l'auteur ; et il en va de même pour tous les articles qui sont dans les liens ci-dessous et qui sont de mon cru. Merci de diffuser et reproduire largement. Solidairement !

    Extrait de :

    Quand les Tartuffes brouillent les cartes

    Par Christian Montmarquette

    (...) Pour sauver notre environnement, consolider notre filet social, rétablir l'équilibre fiscal entre les grandes entreprises et les gens ordinaires et faire tous les liens nécessaires entre la souveraineté, la répartition de la richesse et la justice sociale, c'est d'une «gauche souverainiste» comme Québec solidaire dont le Québec a désespérément besoin.

    Et cela, en nationalisant notre l'hydro électricité, tout comme Québec solidaire veut nationaliser l'énergie éolienne et Pharma-Québec pour que le Québec puisse produire ses propres médicaments génériques afin que l'État ne soit plus la vache à lait des multinationales pharmaceutiques : Même René Lévesque l'avait compris.

    Qui ne fait pas l'indépendance la combat... - Gaston Miron

    La réconciliation étant désormais « impossible » entre le PQ et Québec solidaire, il faudra « à partir de maintenant », que l'unité des souverainistes se fassent sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats
    «dits souverainistes» assument pleinement leur position constitutionnelle et portent sans équivoque la Question nationale en période électorale.

    Pour faire le plein de son vote souverainiste, en finir définitivement avec le «vote stratégique»,
    «faire de la politique autrement », remettre la souveraineté entre les mains des premiers concernés, c'est-à-dire, «entre les mains du peuple» , Québec solidaire «doit» en reprendre l'initiative et demander clairement aux électeurs le mandat de faire la souveraineté et affirmer sans équivoque dans une déclaration publique que : «Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour la souveraineté du Québec» et mettre pleinement en application le principe de la «souveraineté populaire» dont il se réclame depuis toujours.

    Dans ces circonstances, nul ne pourra plus accuser Québec solidaire de «diviser le vote souverainiste» et c'est le Parti québécois lui-même qui devra porter l'odieux de refuser à notre peuple le droit de se prononcer sur le destin la nation et l'avenir de son propre pays.

    Ainsi seront démasqués ces «Tartuffes» prétendument souverainistes qui «utilisent» et «se servent» en opportunistes de la Question nationale à des fins électoralistes, mais qui n'osent même pas en porter le mandat en période électorale.

    Car dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire, le «processus référendaire», un projet alambiqué par la taupe de la GRC Claude Morin, toute progression substantielle de Québec solidaire se traduira inexorablement par une perpétuelle division du vote souverainiste et une éternelle mise en échec du projet d'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes.



    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    N.B. Toute reproduction et/ou diffusion de ce texte et ce, par quelques moyens que ce soit, en tout ou en partie est entièrement autorisée et même encouragée sans aucune redevance avec simple mention de l'auteur ; et il en va de même pour tous les articles qui sont dans les liens ci-dessous et qui sont de mon cru. Merci de diffuser et reproduire largement.

    Références :






    Mes récentes publications surla Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » : Ou réfléchir à la question nationale :
    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    « Référendum : Strike 3 » / Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :
    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php

    Débat « Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse ! » - Bernard Rioux.
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441

    Site personnel :

    http://christianmontmarquette.spaces.live.com

    Mes récentes publications sur la Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » : Ou réfléchir à la question nationale :
    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    « Référendum : Strike 3 » / Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 15h55
    @montmarquette
    Ton gros 3,6% (moins que les verts!) a fait perdre 6 comtés au PQ (dont celui de Sherbrooke!!!) et le statut de parti officiel de l'Opposition.

    En ajoutant le vote vert, on prenait le pouvoir.

    L'art de se tirer dans le pied.

    Làchez par les clowns, vous aidez la cause en c...

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 18h20
    @ Père Noël...
    ...ET TON CRISS DE PQ À FAIT PERDRE LA SANTÉ ET VIE À DES CITOYENS GROS GROS CÂVE.. LE MOT INDIGENCE ? ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE ? OU SI EN PLUS D'ÊTRE À DRETTE VOUS ÊTRE REDUS ILLÉTRÉS ?

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 28 mars 2007 21h49
    @ Sanchez
    L'argument suprême des unionistes : le Québec est ben trop petit pour être un pays; on y étouffe. Alors pourquoi le plus meilleur pays du monde ne s'intègre-til pas dans la modernité en s'annexant au pays inclusif que sont les États-Unis ? Je ne crois pas que les Irlandais sont moins modernes depuis qu'ils se sont émancipés du Royaume-Uni et que leur économie soit moribonde. Pauvres Tchèques, pauvres Islandais, qui étouffent dans leurs petits pays, dont la présence dans le monde n'est sans commune mesure avec l'immense influence du Kanada, sinon celle de Stephen de dire oui oui George. Quelle misère!

  • J Grégoire
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 22h11
    Oui, Boisclair doit rester.
    Oui, Boisclair doit rester. Simplement parce que des trois chefs, il a été le plus intègre pendant la campagne. Le seul qui m'a inspiré confiance. Je ne suis pas souverainiste, mais si j'avais pu voter pour le poste de premier ministre, il aurait eu mon vote. Si le PQ se débarasse de Boisclair, il perdra en crédibilité, et surtout il se privera d'un grand leader. C'est pas le chef le problème du PQ, ce sont les vieux utopistes, les purs et durs de la première heure. On est plus en 1976 vous savez... Écoutez-le donc un peu votre chef!

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 29 mars 2007 04h53
    Boisclair, Le courageux
    Boisclair doit rester, les mécontents doivent partir. Comment, Monsieur Laviolette qui a été incapable de se faire élire dans son comté peut se permettre de réclamer la tête de son chef? Il y a eu beaucoup plus grave dans cette campagne électorale, GESCA et l'autobus de TVA, eux ont manipulé l'électorat. Ils avaient intérêt à faire élire Mario Dumont, le petit gars de droite. Cette petite gamique sait très bien que le pouvoir c'est $$$. Les IDÉES de MARIO seront à la solde de ces assoiffés du pouvoir. Que ceux et celles qui rêvent d'élever les petits à la maison perdent leurs illusions, le payeur en aura encore moins dsns ses poches les requins en auront plein les dents.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    vendredi 30 mars 2007 08h26
    pas de mouvement possible sans les médias de masse
    À ceux qui veulent relever le P.Q. du marasme dans lequel il est plongé, n'oubliez pas que sa promotion est impossible sans le support des médias de masse. La catastrophique victoire du populisme de l'A.D.Q. est une conséquence directe du biais médiatique. Comme partout dans le monde, la droite a pris le dessus parce qu'elle contrôle les médias "convergents". Un bel exemple: Boisclair fut démonisé à cause d'une ligne de coke, mais personne n'a fait état de l'ex-toxicomanie d'Éric Dorion, un député vedette de l'A.D.Q. Si le combat politique québécois est devenu aussi médiocre, c'est bien à cause de la puissance de la démagogie médiatique, et qui sait si le P.Q. ne sera pas forcé de jouer à armes égales...

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