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Les lendemains des élections - Qui sera ministre de la Culture? Qui sera porte-parole de l'opposition officielle?

Stéphane Baillargeon   28 mars 2007  Québec
À toute chose malheur est bon. La culture n'a pas fait partie de la dernière campagne électorale? Aucun parti ne proposait de bonification franche ni même d'examen approfondi du système de soutien aux arts ou aux musées? L'Assemblée nationale n'a pas de majorité? La nouvelle opposition officielle n'a pas de député visiblement intéressé par les affaires culturelles? Qu'à cela ne tienne, il s'en trouve chez les artistes et les professionnels des arts pour ne pas trop déprimer.

«Un gouvernement majoritaire libéral aurait entraîné l'adoption du budget présenté juste avant le déclenchement des élections. Or il n'y avait rien là-dedans pour nous», dit Stanley Péan, porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres, regroupant des associations professionnelles. «Les cartes sont aujourd'hui rebrassées. Le Parti québécois promettait d'injecter 10 millions par année dans le Conseil des arts et des lettres du Québec. L'ADQ offrait une hausse de 20 millions. On verra bien l'évolution dans les prochains mois.»

Les autres groupes de pression consultés par Le Devoir hier se faisaient beaucoup plus laconiques. L'Union des artistes (UDA) a dit être «prête à travailler avec n'importe quel élu». La Société des musées québécois confie attendre les développements des prochaines semaines et précise que les confidences comme les jugements s'avéreraient bien indélicats en attendant.

Les jeux ne sont donc pas faits. Le milieu culturel se demande notamment qui sera nommé au ministère de la Culture et des Communications (MCCQ) et qui sera son vis-à-vis en Chambre comme critique de l'opposition.

Le premier problème s'inscrit dans le casse-tête plus large de la composition du nouveau cabinet. Malgré plusieurs pertes d'importance, Jean Charest peut encore compter sur plusieurs grosses pointures pour diriger le MCCQ, notamment la ministre en titre Line Beauchamp et Michelle Courchesne, une ancienne sous-ministre à la Culture et ex-directrice générale de l'Orchestre symphonique de Montréal. Le cabinet sortant se réunit aujourd'hui. L'Assemblée nationale se réunira en mai et devra alors compter sur un nouveau cabinet, où Mme Beauchamp pourrait fort bien se retrouver ministre de l'Éducation.

L'autre nomination s'avère plus compliquée. On savait que l'ADQ n'avait pas l'équipe nécessaire pour prendre le pouvoir et gouverner le Québec. Cette faiblesse va également entacher le travail du parti de Mario Dumont dans l'opposition officielle. M. Dumont doit annoncer des nominations à son cabinet fantôme dès demain.

Vérification faite, aucun des 41 élus de la députation adéquiste n'affiche dans sa biographie ou son curriculum vitae une formation ou une expérience professionnelle justifiant de facto une nomination comme porte-parole en matière culturelle. Les seuls petits, tout petits indices concernent par exemple Jean-François Roux, élu dans Arthabaska, qui se réclame de quelques maigres expériences en théâtre amateur. Maro Akoury, dans Vachon, a travaillé pendant moins d'une année pour l'OSM, mais comme... agente de télémarketing. Le gestionnaire Richard Merlini, dans Chambly, s'avère un des rares diplômés universitaires en sciences humaines (baccalauréat en sciences politiques et en histoire) de la députation adéquiste, plutôt reliée au marketing et aux affaires. François Desrochers, élu dans Mirabel, est décrit comme un «enseignant d'expérience en sciences humaines».

Les péquistes, par contre, ramènent de gros canons, dont Daniel Turp, docteur en droit et porte-parole en matière culturelle depuis des années, puis le comédien Pierre Curzi, ex-président de l'UDA. Seulement, pour le malheur du Parti québécois, cette formation n'occupe plus que le troisième et dernier rang à l'Assemblée nationale, ce qui limitera grandement sa possibilité de poser des questions et d'aiguillonner le gouvernement minoritaire.






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Triez : afficher les commentaires 
  • André Chamberland
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 09h49
    Quelle culture ?
    « Et si la culture n'était plus seulement celle de Montréal mais celle aussi des régions?

    De quelle culture parle-t-on ?

    La nouvelle donne de l'échiquier politique devra tenir compte dorénavant des artistes du peuple, de ceux qui ne sont pas riche et membre d'associations dites reconnues et officielles.
    André Chamberland, artiste peintre
    Lévis QC »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 28 mars 2007 10h30
    adieu culture et environnement !
    « À moins d'être intelligent et de nommer des porte-parole au sein du PQ.
    Ce serait au moins une reconnaissance des valeurs prônées tant par les libéraux que par les péquistes.
    En démocratie, peut-on se permettre d'agir dans le sens du bien commun ?
    Marie-Claude Leclerc
    Trois-Pistoles »

  • Xxx Xxx
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 12h34
    Ministre de l'éducation?
    « Mme Lyne Beauchamp fait très bien dans le ministère mineur qu'on lui a assigné depuis sa nomination dans le comté facile qu'elle représente pour les libéraux de toutes allégeances de Montréal-Nord, mais de là à en faire un ministre de l'éducation, il y a une marge. Elle va se frotter aux puissants syndicats de ce secteur qui ne font pas dans le rose bonbon. »

  • Julienne Vigneault
    Inscrite
    samedi 31 mars 2007 00h00
    Quelle culture? d'amateurs
    « En réponse a l'OPINION de André Chamberland
    Envoyé Le mercredi 28 mars 2007 09:00

    Qui se dit artiste preintre? Permettez-moi d'en douter. Serait-il peintre en bâtiment?

    Et si la culture n'était plus seulement celle de Montréal mais celle aussi des régions?

    ...Cela est vrai, la culture appartient aux régions,
    et le financement devrait être redistribué équitablement
    aux artistes et aux organismes professionels de toutes les régions.

    De quelle culture parle-t-on ?
    ...De la Culture des arts professionnels bien sûr,
    certainement pas des amateurs. Les amateurs de KaraKoe des bars-salons, les chanteurs de salle de bain, les crayonneux de vente de garage, ils peuvent faire du loisir culturel amateur pour s'amuser...
    mais pas au profit des professionnels aux frais des deniers de l'état et des contribuables pour financer des pseudos artistes du millieu émergent, sans formation académique... dits en voie de professionalisation!

    La nouvelle donne de l'échiquier politique devra tenir compte dorénavant des artistes du peuple, de ceux qui ne sont pas riches et membres d'associations reconnues et officielles.

    ...L'équiquier politique sera fait de nombrilistes, d'individualistes et de gens qui ne veulent pas payer d'impôts pour ne plus offrir de services essentiels à la population, ouvrir des cliniques privées, et qui se prennent pour des citoyens américains.

    Les artistes professionnels,imaginez-vous qu'ils sont tous du peuple québécois, et même reconnus au niveau régional, national et/ou international. Ce qui ne semble pas être votre cas. De plus, figurez-vous qu'il n'est pas nécessaire d'être riche pour faire partie d'une association d'artistes professionnels.Le coût d'adhésion annuel est de 100.$ ou plus selon l'association.Mais le facteur le plus important est d'abord d'avoir une formation académique et/ou de démontrer des preuves d'expériences dans le milieu artistique professionnel ou d'accumuler des crédits pour
    les permissionnaires qui peuvent devenir des membres en règle.

    Bref, les envieux qui jalousent les artistes professionnels sont des têtes brûlées,puisque ces artistes dont 90% des membres de l'UDA par exemple gagnent des revenus moyens de moins de -17,000.$ annuellement. Ils gagnet leur pitence honorablemnet.Il sont des travailleurs autonomes, non pas des salariés, et qui doivent cumuler plus de deux ou trois emplois différents pour survivre de leur art. La passion de leur métier d'artiste est leur motivation.

    Une secrétaire ou un journalier gagne un salaire annuel équivalent. A la seule différence q'ils ils pensent à la fin de la journée est de rentrer à la maison. Ils ne transportent pas leur travail chez-eux. Ils ne se soucient pas des problèmes de l'employeur.

    Peut-ton se demander s'il y a une catégorie d'électeurs qui manquent de discernement à l'ADQ? Des anarchiques qui veulent tout massacrer les strutures et les institutions qui fonctionnent, comme les commissions scolaires au Québec. Mais ils n'ont aucune solution intelligente à proposer.
    Me semble voir les parents devenir directeurs d'écoles.
    Ils envoient leurs enfants à l'école comme à la garderie. Ils se désengagent de leurs responsabilités de parents,
    ils manquent de temps à consacrer à la famille, des familles monoparentales au moins dans 50% des cas.Ils ne sont pas capables de contrôler leurs ados et hélas sotn impuissants
    à les protéger des dangers de la consommation de drogue.
    Ca donne une proportion inquiétante de gens égocentriques qu'on a actuellement dans la société québécoise.

    Julienne Vigneault,artiste professionnelle
    Montréal,QC »

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