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Perspectives - Un véritable séisme

Michel David   27 mars 2007  Québec
Mario Dumont avait raison: «C'est un lundi qui va passer à l'histoire.» La carte politique du Québec n'avait pas connu pareil bouleversement depuis 30 ans. Après un tel séisme, l'annonce — même erronée — selon laquelle le premier ministre Jean Charest était battu dans son comté de Sherbrooke est apparue presque anodine.

Même dans ses rêves les plus fous, le chef de l'ADQ n'avait sans doute jamais envisagé un tel scénario. L'automne dernier, on le tenait pour mort. Douze jours avant le jour du scrutin, quand son parti a passé la barre des 30 % dans un sondage Léger Marketing, il craignait encore un ressac.

M. Dumont ne l'avouera jamais, mais il a dû prier toute la soirée pour ne pas avoir à revendiquer le poste de premier ministre. Il est le premier à reconnaître la valeur de son équipe et les squelettes qui se cachent peut-être dans les placards de certains de ses candidats. Devant deux partis aussi estropiés l'un que l'autre, il sera le maître du jeu.

Sans vouloir lui ôter le moindre mérite, son succès est aussi l'échec du PQ. Les péquistes doivent commencer à se rendre compte de l'énormité de l'erreur commise en 2005, d'abord en précipitant le départ de Bernard Landry, puis en élisant un chef dans lequel les Québécois ne se sont pas reconnus. André Boisclair a peut-être fait son possible, mais son départ est inévitable. Il y a d'ailleurs un moment qu'on aiguise les couteaux.

On ne peut plus simplement voir dans l'ADQ l'expression du mécontentement du «Québec profond». Elle est maintenant le premier parti chez les francophones. Elle n'a pas encore de député sur l'île de Montréal, mais elle frappe à la porte.

La famille souverainiste au grand complet avait levé le nez sur le rapport de la vice-présidente du Bloc québécois, Hélène Alarie, mais tout ce qu'elle disait du caractère montréaliste du Bloc et de son chef s'appliquait parfaitement au PQ.

Le Parti québécois a joué à l'autruche depuis le référendum de 1995. Même dans la victoire, il a recueilli une proportion toujours plus faible des voix d'un scrutin à l'autre depuis 1994. Son résultat d'hier est le pire depuis 1970. Jamais depuis sa fondation il n'avait été relégué au troisième rang et privé du statut d'opposition officielle. Quel est le seuil sous lequel son existence même commence à être menacée?

Il y a urgence. Un peu partout, des forteresses péquistes ont été prises d'assaut. Qui aurait prévu la chute de Terrebonne? Si Mario Dumont a pu obtenir d'aussi bons résultats avec une équipe aussi peu attrayante et des ressources financières aussi limitées, qu'est-ce que ce sera la prochaine fois, quand l'argent et les candidats-vedettes seront attirés par la perspective du pouvoir?

Au lendemain des élections de 2003, les péquistes avaient refusé tout bilan alors qu'ils en avaient tout le loisir. Cette fois-ci, ils auront beaucoup moins de temps. Non seulement pour se trouver un nouveau chef mais aussi pour réfléchir à leur option. Le débat sera déchirant, mais à moins de vouloir s'installer à demeure dans l'opposition, comment le PQ pourra-t-il s'engager encore une fois à tenir un référendum le plus rapidement possible au cours d'un premier mandat?

Tous les yeux vont maintenant se tourner vers Gilles Duceppe, qui non seulement a les moyens de lancer la fronde contre M. Boisclair mais qui devra aussi agir très rapidement. Au vu des résultats d'hier, la tentation de déclencher des élections fédérales à brève échéance risque de devenir irrésistible pour Stephen Harper. Si les conservateurs balaient les régions conquises par l'ADQ, les péquistes seront-ils toujours aussi entichés de M. Duceppe?

Fomenter un putsch contre un premier ministre en exercice n'est pas une mince affaire, mais les libéraux doivent regarder la réalité en face. Il s'en est fallu d'un cheveu que le PLQ ne devienne le premier parti politique québécois en 40 ans à être renvoyé dans l'opposition après un seul mandat. Quelles sont ses chances d'en obtenir un troisième avec Jean Charest?

Par moments, au cours de la campagne, le premier ministre a semblé afficher un tel détachement qu'on peut se demander s'il n'avait pas anticipé ce dénouement. Dans les circonstances actuelles, demander à un de ses députés de démissionner pour lui permettre de se présenter à une élection partielle dans un autre comté, même celui, voisin, de Saint-François, ne l'aurait peut-être pas tenté beaucoup.

Philippe Couillard doit prier le ciel que M. Charest n'ait pas la mauvaise idée de le laisser à la Santé. Que la course au leadership ait lieu dans quelques semaines ou seulement au lendemain des prochaines élections, il est urgent pour lui de se refaire une vertu.

Les libéraux devront eux aussi recentrer leur position constitutionnelle. Les résultats d'hier marquent, au moins pour un temps, la fin de la polarisation entre fédéralisme à tout prix et souveraineté tout court. Pendant la campagne, l'épouvantail de la partition n'a pas eu plus d'effet que la perspective d'une coalition Boisclair-Dumont-Duceppe que M. Charest voyait déjà monter à bord de l'autobus du OUI. Le premier ministre s'est au moins épargné le ridicule de ressortir son passeport canadien.

Le message et le messager se confondent parfois. La position autonomiste de Mario Dumont ne mènerait peut-être nulle part, mais personne ne doute de son entière loyauté envers le Québec, alors que M. Charest sera toujours suspect.






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Vos réactions

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  • Mathieu Lachaine
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 02h22
    L'erreur des membres du parti Québécois ? Non, les gaffes de Landry !
    « Je ne suis pas d'accords avec votre analyse... la chute du PQ depuis quelques années est dûe à: Bernard Landry.

    J'avais le plus grand respect pour Bernard Landry, mais il a tout fait pour avoir son couronnement au lendemain du départ de M. Bouchard. Avoir eu une vraie course à la chefferie, il aurait été élu avec une large majorité. 1ere connerie.

    Malheureusement, sa magouille pour permettre son couronnement lui a coûté la confiance des membres du parti. Il n'a pas sû interprêter comme tel aussi le vote de confiance, et il est parti. 2em connerie.

    Juste avant les élections M. Landry revient en essayant de "putscher" M. Boisclair... 3em connerie.

    Là il a perdu toute ma confiance et j'espère surtout qu'il n'osera pas se représenter. Sans compter qu'il a laissé se développer des partis de gauche alternatifs alors qu'il était chef... autre connerie majeure.

    C'est lui l'artisan principal des problèmes actuels du PQ. »

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 02h42
    Assez d'être l'otage de l'aile gauche du PQ
    « Je suis indépendantiste et j'ai voté ADQ. Pourquoi ?

    Parce que j'en avais marre d'être l'otage d'un PQ gauchiste, très montréalais qui semblait penser plus aux droits des homosexuels, des femmes "progressistes" que à l'aide à toutes les familles (pas uniquement les 50% de familles qui ont des enfants en bas âge et qui les envoient en garderies), parce qu'il ne parlait jamais de natalité, ni même de la défense du français et ne semblait vouloir l'indépendance du Québec que pour avoir les coudées franches pour fonder une république encore plus gauchiste, même plus de Stephen Harper pour les modérer.

    Je suis très content de la raclée du PQ. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 04h39
    Un nouveau chef Pas certaine.
    « Convaincu que la défaite aurait été encore plus grande avec Landry ou Marrois. Quand vous raisonnez ainsi vous jouez le jeu des péquistes qui refusent d'y voir la vérité. La course à la chefferie le % du vote représentait la même proportion des citoyens. Boisclair l'a emporter au premier tour. Mais les anciens du parti, plutôt que d'accueillir la nouvelle génération ont poursuivis les luttes intestines de Landry Marrois, pas assez catholique, pas assez de droite, pas assez de gauche et mettez-en. En plus de lutter contre le fédéraliste qui se traduit aujourd'hui à travers les médias ils ont refusés d'accepter la démocratie à l'intérieur du parti. Le PQ se doit d'être le plus rassembleur possible derrière le chef et de centre point. On se retrouve avec un parti politique de droite, avec des homophobes, sexistes, racistes, insatisfaits etc. La différence entre le PQ et les libéraux c'est la mentalité des libéraux de se vendre et se vanter comme la sommité de Couillard qui en même temps que les québécois ont adoptés ce principe que j'entends encore. Durant la même période on traitait d'ingras et dénonçait publiquement les médecins qui pratiquaient à l'étranger. Double langage évident parce que aux USA ou en Arabie quelle est la différence? Couillard est celui qui a le moins investi dans la santé et en plus son parti a accepter que plusieurs épouses soient à l'emploi dans différents ministères à plus de 100000$/année entre autre Madame Couillard. Il faut croire que l'odeur de l'argent fait oublier certains principes. Avec les insatisfactions à prévoir à cause des divisions j'espère qu'une vrai remise en question venant des médias sera au rendez-vous. J'attires l'attention sur l'association des journalistes indépendants du Québec d'évitez d'inviter Landry pour l'auto examen. J'invite les québécois de fuir les plus grands crieurs de liberté d'expression qui à date semble les moins tolérents aux critiques. Tant qu'aux propriétaires des médias imitez les anglophones pour un groupe d'études avant publication. Cela nous éviterais la croissance des dieux. Pour les ondes il faudra crier très fort peut-être auprès des commanditaires pour qu'ils adoptent des lignes de conduites plus respectables et respectueuses. Pour Duceppe je n'y croit pas. Il est devenu trop à gauche avec aucune écoute. Dumont est à l'écoute tout comme Boisclair. Que mes enfants sont déçus du PQ et non de Boisclair et des élus de ce soir. Le ménage la population l'a fait ce soir. »

  • Jacques Lessard
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 06h26
    Surprise!
    « Quel surprise pour moi ce matin.

    Je suis en Finlande pour quelque mois, j'ai donc manque la campagne.

    En me levant a 5:00 ce matin je me suis rapidement connecter sur une radio internet pour avoir les résultats.
    On annonçait alors (il était 22:00 au Québec) que si la tendance se maintenait le prochain gouvernement québécois sera Libérale minoritaire et l'ADQ l'opposition officiel.
    On disait même que Jean Charest était battu dans son comté.
    Quel changement depuis mon départ en janvier.

    J'espère maintenant que le PQ a saisit le message. Que le PQ effectuera les changements nécessaires pour reprendre contact avec les électeurs. S'ils ne le font pas, les progressifs du Québec devront se trouve un autre partie. »

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 06h51
    Je suis d'accord....
    « Je suis d'accord...

    Boisclair est le grand perdant de cette élection il doit partir; Charest doit y réfléchir. Mario Dumont est le grand gagnant de cette élection , je salue et je félicite le nouveau chef de l'opposition. Il s'en fallu de peu pour qu 'il soit premier ministre. Avec tout le mal que j'ai dit de lui dans cette campagne j'étais bon pour le débroussaillage ...

    Fernand Turbide »

  • Sylvain Rondeau
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 07h09
    À droite toute! Merci au fainéants!
    « Nous, Québécois, qui nous définissons comme une société plus inclusive, plus progressiste que l'ensemble nord américain, nous voici en face d'une majorité députés de droite à l'Assemblée nationale digne du régime duplessiste. À ceux qui ont manifesté contre le gouvernement Charest (Suroit, Mont Orford, mouvement étudiant et j'en passe), où étiez vous hier? Vous, Québécois jeunes (en majorité) mais aussi moins jeunes qui avez manifesté et "chiâlé" contre le gouvernement Charest, où étiez vous lorsque vous deviez aller aux urnes pour défendre des valeurs contraires à celles qui seront représentées majoritairement à l'Assemblée nationale?

    L'exercice démocratique est plus qu'un droit, c'est un privilège et un devoir. À ceux qui ne sont pas aller voter hier et qui auront le front de "chiâler" contre les décisions prises plus tard par ceux qui nous gouvernent je dis BRAVO! »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 07h22
    De quel changement parle t-on ?
    « On ne veut pas de référendum, mais on aura des élections plus souvent. Plus ça change, plus c'est pareil ! Est-ce cela de la maturité politique ?

    En attendant M.Dumont dire qu'il est autonomiste...ca m'a fait bien rire. C'est du déjà vu ! Quand à la loyauté de M.Dumont pour le Québec, on repassera. M.Harper l'attend...

    Le Québec a manqué une belle occasion de se sortir de son merdier. En fait,il a choisi entre un père de famille biologique et être un citoyen universel. On n'est pas encore arrivé à se débarrasser de notre recherche d'un papa.

    On a mis nos culottes, mais ce sont des culottes courtes .

    Pourquoi me réveiller, oh ! souffle du printemps ?

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 07h31
    Enfin le pays se dessine vers une droite modérée
    « Il ne manque qu une autre élections et l option souverainiste sera a nouveau dans la tourmente.M.Boisclair devra se résigner a demisionner et aux Blocquistes de repenser son systeme de représentation au fédéral.Quant aux libéraux , se délester de M.Charest pour les prochaines élections fédérales.Le prochain mois sera déterminant pour le Canada et le Québec.Enfin le bi-partiste est mort au Québec. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 07h35
    Le P.Q. et sa dépendance
    « Tel un alcoolique ou un joueur invétéré, il a fallu aller au fond du baril pour provoquer une vraie réflexion. L'objectif de la souveraineté devra peut-être passer par une coalition de partis.

    Vous faites erreur quand vous réclamez la tête de M. Boisclair. C'est le parti qui a un problème. Il ne faut pas rechercher le messie. Éliminez Mario Dumont et vous n'avez plus d'ADQ. »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 08h57
    L'ADQ l'a échappé belle!
    « À regarder avec un peu de recul le résultat du scrutin, il s'en est fallu de peu que l'équipe de Mario dumont soit au pouvoir tout aussi minoritaire. On peut facilement s'imaginer qu'une telle situation l'aurait mis dans l'eau bouillante car il aurait été obligé de mettre à exécution son programme électoral. L'on conviendra que plusieurs aspects de son programme électoral n'était que superficiel sans profondeur tel sa sortie sur les accommodements raisonnables. Il serait curieux de voir comment un gouvernement Dumontiste aurait traité ce sujet sachant aujourd'hui sa non pénétration de l'électorat montréalais, là même où émergent lesdits accommodements. Aujourd'hui, monsieur Dumont doit remercier le ciel qu'il soit l'opposition officiel cela lui permettra de préparer la prochaine offensive qui ne devrait pas tarder à venir. Le taux d'insatisfaction à l'égard de monsieur Charest n'a sûrement pas diminué malgré les résultats, ce qui ne présage pas bien pour le futur. »

  • André Labelle
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 09h15
    Les devoirs du PQ et des souverainistes
    « D'abord, oublions les prochaines élections provinciales au Québec. Ce sera dans deux élections que les choses changeront. Prenons le temps réfléchir, rebâtir, et revenir aux citoyens ordinaires et les écouter. Laissons les adversaires fédéralistes et autonomistes faire leurs erreurs, étourdis par leurs récents succès. Les chances sont qu'une certaine arrogance devrait poindre dans leurs camps, surtout à Ottawa. Il sera alors facile de démontrer que pour le Québec, comme nation, progresse véritablement, il doit établir un puissant rapport de force avec le ROC: ce qu'avaient réussi à faire les souverainistes jusqu'à dernièrement.
    Il est grandement temps pour les souverainistes de se doter d'une vision et d'une stratégie qui s'appuient sur la réalité. »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 09h39
    Quel chef devrait partir?
    « Au Parti Québécois, on fait peut-être partir les chefs un peu rapidement. Monsieur Boisclair a fait une excellente campagne, défendant même avec ardeur, aux côtés d'idées originales, une très mauvaise idée, celle du référendum à tout prix dont une majorité ne veut pas et s'offusque qu'on veuille la lui imposer. Le Parti a bien de la réflexion à faire, d'abord pour faire son mea culpa et revenir à plus d'humilité, puis établir un projet de société qui réconcilie les générations autour de consensus généreux. Pour cela, il a besoin d'un chef et André Boisclair n'a pas dit son dernier mot sur ces thèmes, si on accepte de le libérer pour un temps des impératifs d'un référendum pour faire plaisir à quelques purs et durs.
    Monsieur Charest peut-il demeurer le chef du Parti Libéral; bien sûr, mais au prix de quelles souffrances au sein du parti. Monsieur Couillard attend son heure. Monsieur Béchard qui a eu du fil à retordre dans son comté hier soir, contre toute attente, a eu peur pour son futur car il commence à s'impatienter. Je pense que monsieur Charest aurait presque préféré être défait dans Sherbrooke.
    Monsieur Dumont demeure bien le chef unique de l'ADQ; pour imprimer un brin de cohérence dans "son équipe" il n'aura cependant d'autre choix que d'imposer le silence à ses députés comme l'a fait monsieur Harper au fédéral. Au fur et à mesure qu'on entendra l'un ou l'autre de ses porte-parole, on commencera sans doute à avoir quelques regrets. On ne sait pas ce qui nous attend, et malheureusement, on ne le saura pas tout de suite!
    Fernand Bélair, Québec »

  • AH J
    Abonnée
    mardi 27 mars 2007 09h49
    En réponse à Jacques Lessard
    « Je crois monsieur Lessard que vous devriez encore rester en Finlande un petit bout, dans ce petit coin du monde -rare- où on semble avoir compris quelque chose. Profitez encore des hautes valeurs sociales de ce pays, car quand vous reviendrez, vous verrez qu'ici, le vent de changement a presque tout balayé sur son passage. Que ce pays vous soit une source d'inspiration pour un jour contribuer à reconstruire le nôtre. »

  • Denis Biron
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h12
    Souveraineté avant le Référendum
    « Monsieur Boisclair a mené une campagne vigoureuse et honnte.

    Cependant, il faut cesser de parler de Référendum. Le Parti québécois doit reprendre le combat et expliquer pourquoi le Québec doit devenir un pays, un Etat souverain de langue française en Amérique du Nord. Sinon, nous deviendrons minoritaires au Québec et d'éternels "provinciaux" sans pouvoirs à l'intérieur du Canada.

    Les 18-40 ans d'aujourd'hui ne connaissent pas les vraies raisons qui doivent nous inciter à devenir un pays. Ils n'ont pas connu les Marcel Chaput, André d'Allemagne, Hubert quin, Pierre Bourgault, Félix Leclers, Vigeault, Camille Laurin, Gérald Godin, etc. ... toute cette génération qui a fait la démonstation que l'assiilation nous guette si nous ne prenons pas la décision de nous doter d'un pays. Davantage, dans les prochaines années, sinon il sera trop tard. Ils n'ont pas connu toutes ces luttes et ces manifestations dans les rues (sous les coups de la matraque) en faveur de notre langue, pour enfin parvenir à la loi 101, la Charte de la Langue Française.

    Soyons honnêtes, les jeunes québécois (ses) ne connaissent pas leur Histoire du Québec. On a retiré un pan de cette Histoire pour ne pas froisser les subtilités de certains.

    Il est grand que nous reprenions le discours INDÉPENDANTISTE. Le Référendum suivra sysmétatiquement.

    D. Biron »

  • Michel Vallée
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h23
    Je m'y attendais à celle-là
    « Les anciens Créditistes sont remontés à la surface. Il fallait s'y attendre. Quand un chef de parti vise le plus bas dénominateur commun On peut s'attendre à ce qu'une partie de la population inquiète de son identité qu'elle croit menacée, se rallie autour de ce chef. Heureusement pour M. Dumont, il ne sera pas confronté aux promesses irréalistes qu'il a fait aux Québécois. Vraiment dommage qu'il n'ait pas obtenu la balance du pouvoir au lieu de l'Opposition officielle. Il aurait vite été démasqué.

    Mais celle à laquelle je m'attendais le plus c'est que Michel David revienne avec sa théorie que le choix d'André Boisclair comme chef du Parti Québécois constitue une grave erreur.

    Contrairement à ce que vous affirmez, M. David, le Parti Québécois n'a pas évincé M. Landry. Il s'est lui-même retiré de la vie politique. Tout le monde a pu voir récemment qu'il n'est plus l'homme de la situation. Il a laissé un Parti Qubécois qu'il fallait reconstruire. André Boisclair a livré la marchandise.

    La défaite du Parti Québécois est un déséquilibre démocratique comme en connait de temps en temps le Québec. Ce déséquilibre démocratique est souvent du au mauvais travail des journalistes dont vous êtes. Allez, soyez sérieux M. David! Vous ne pouvez pas prétendre que le journalisme est l'un des principaux rouages de la démocratie et refusez, en même temps, la responsabilité collective que vous avez dans la création du Roi Mario.


    Michel Vallée. Montréal. »

  • Benoît Cayouette
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h30
    Le marché aux illusions et le départ de Boisclair
    « Le marché aux illusions a triomphé hier soir. La position "parking" de Mario Dumont et son utopie "autonomiste" ont réussi a canaliser le mécontentement populaire. L'ADQ est une mode qui ne saurait durer et il suffira d'attendre pour la voir retomber dans la marginalité. Quatre lecons a retenir: 1-Boisclair aurait du quitter dans l'honneur et l'élégance; il forcera les membres du PQ a lui indiquer la porte de sortie. Cele devra se faire même si cela risque d'être moins honorant et moins élégant. Il peut avoir mené une bonne campagne, avoir de bonnes idées et les exprimer convenablement, le message ne passe pas car le messager ne passe pas. 2- Le PLQ est plus que jamais le parti des anglohones et les francophones ne l'ont appuyé que dans une proportion de 1/4-1/5. 3-Nous retournerons aux urnes d'ici 18 mois. 4- Le Bloc Québécois est sous le respirateur artificiel. Apres près de 15 ans a Ottawa, il est temps que ce Parti se saborde; il a rendu de fiers services mais la souveraineté se joue au Québec, pas a Ottawa. Bref, les fédéralistes occuperont l'espace politique au cours des prochains mois; comptons sur eux pour démontrer une fois de plus que le Québec ne peut trouver sa place au sein de la Fédération canadienne. C'est un passage a vide qui ne fera que renforcer le mouvement souverainiste au bout du compte. »

  • Simon Breton
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h37
    Ce n'est pas M.Boisclair le problème
    « Le PQ s'est fait carrément ramassé hier soir et il le méritait. M. Boisclair a tenté de recentrer le parti vers la droite et de le moderniser. La vieille garde s'est fâchée, André Boisclair a du s'en tenir à l'obsession référendaire et à prêcher dans le désert. Tiens tiens, le PQ finit 3e. J'ai beaucoup de peine pour André Boisclair qui est pour moi un homme intelligent et qui possède des belles idées pour le Québec de demain.

    Cependant, si on vire M. Boisclair hors du PQ, vous pouvez être certains que le PQ deviendra réellement un parti générationnel. Les sages du PQ ont entendu le message de la démocratie québécoise. La balle est dans leur camp maintenant. »

  • Maurice Savard
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h41
    Pourquoi ce chambardement?
    « La déconfiture totale du PQ et la montée fulgurante de l'ADQ peut en bonne partie être expliquée par l'identitée sociale toujours très conservatrice des régions qui ne peuvent pas accepter l'ideé d'avoir un premier ministre homosexuel, et qui d'autre part s'identifient fort bien au positionnement de M. Dumant dans le dossier des accomodements raisonnables. Le fait que L'ADQ n'ai pas gagné de sièges dans l'île de Montréal où l'homophobie et les accomodements raisonnables ne représentent pas des enjeux importants corroborent cette hypothèse même si on n'aime pas en parler. »

  • Ariane Gagnon
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 10h41
    Même un changement en pleine campagne favorable à l'ADQ
    « Un changement à tout pris... ce n'est peut-être pas la meilleure option.

    En 2003, les Québécois voulaient un changement a tout pris. Contre les fusions municipales, contre le Parti québécois, contre la droite (parce que oui, les Québécois ont peur)...

    Et hier, surprise, ceux qui ont tant voulu un changement en 2003 en veulent un autre.

    Mais ont-ils seulement lu le programme du parti de Mario Dumont (parce que c'est évident que c'est le chef le parti... avez-vous entendu ses candidats? non? voilà!)?

    Très attrayant, peut-être... Mais abolir les Agences de santé, les commissions scolaires, enlever 25 000 bénéficiaires de l'aide sociale... Certains candidats adéquistes travaillent pour les agences, conseillers pour les hôpitaux, savaient-ils pour quoi ils faisaient campagne?

    Le "Québécois" est une bibitte étrange. Malgré un changement de candidat en pleine campagne pour l'ADQ, le 2e candidat l'a remporté dans le "450". Avez-vous voulu "surfer" la vague à tout prix? Savons-nous ce qu'ils pensent ces candidats ADquistes? Ce ne sont pas tous des Marie Grégoire avec une tête sur les épaules...la preuve, ils ne l'ont pas fait parler leur tête durant cette campagne. À moins que M. Dumont ne veuille tout contrôler, tout décider, tout régir. Mais vous direz peut-être que c'est comme pour la grève étudiante en 2005 : le gouvernement n'a jamais fait reprendre les cours après une grève, ce ne sera pas une mise à mort de notre session... Erreur de jugement en 2005... vous pensez qu'en 2007 c'est impossible que le chef décide tout? Regardez à Ottawa!

    En effet, c'est une bonne idée le changement. Très belle démocratie. Les élus ne peuvent pas parler, le chef de l'opposition se pavane, la droite sympathise avec les citoyens qui ont des valeurs sociales... Bravo Québecois et Québécoises, vous allez avoir un "méchant changement" (Vrak TV). Ne dormez pas trop profondément, le réveil sera trop brutal.

    Ariane Gagnon »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h57
    vers une nouvelle polarité
    « Le séisme dont vous parlez - c'est ce que nous avons ressenti nous aussi, annonce sans doute des changements majeurs sur l'échiquier politique du Québec. Le PQ devra comprendre qu'il ne peut « imposer » la souveraineté par la voie d'un référendum précipité, et alors il lui restera soit à en faire son deuil définitivement, soit à modifier son approche dans le sens de l'ADQ, soit encore à adopter une attitude plus pédagogique comme celle de QS. Ce dernier parti, tout en s'affichant souverainiste, ne veut pas force la note en effet, mais simplement permettre au peuple d'en débattre et de se prononcer lui-même sur son avenir. Démocratie oblige n'est-ce pas, et les Québecois se montrent tellement « chatouilleux » à cet égard que personnelellement je ne vois pas d'autre issue à long terme. Il ne sera pas facile à l'intelligentsia du PQ de le reconnaître, c'est le moins qu'on puisse dire.
    Le bouleversement d'hier pourrait signifier qu'une nouvelle polarité se dessine dans le ciel politique: d'un côté l'ADQ qui va drainer les hésitants vers une nouvelle aventure autonomiste, et de l'autre les souverainistes qui devront comprendre tôt ou tard que le rêve bien légitime d'un pays appelle une démarche pédagogique comme celle de QS. Pour faire contrepoids au « libéralisme » que représente le PLQ, il n'y aura pas à mon sens d'autre alternative que celle-là: une aventure autonomiste à la Mario Dumont, ou bien la constitution d'un parti plus à gauche sous la poussée de QS et du PV.
    Je fais partie des indécis qui hésitaient encore, le crayon en main dans l'isoloir, entre donner mon appui au PQ ou à QS. Maintenant, pour moi, le doute n'est plus possible. Étant donné que le Canada n'accordera jamais à M.Dumont d'obtenir le moindre pouvoir supplémentaire - c'est une leçon que je retiens de l'histoire des relations tendues entre la Province et le Canada, il me reste à militer dans ce tout jeune parti progressiste qu'est QS.
    Merci encore Michel David pour votre compte-rendu si limpide et si juste.
    Réal Rodrigue
    Mansonville, Potton ( Estrie ) »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 10h57
    PLQ : plus que 15 % des suffrages de vieille souche!
    « Le PLQ n'obtient plus que 15 % des suffrages des Québécois de vieille souche française !

    Le PQ vient de comprendre ce qu'il lui en coûte de faire la girouette droitiste en boudant le centre gauche. Son noyau dur a été grugé par le Parti Vert et Québec Solidaire.

    Le PLQ ? Non, c'est devenu le PF(édéraliste)Q ! Dumont l'a dans le collimateur, car le tiers-partisme ne dure pas indéfiniment dans notre mode de scrutin, mais il aura toujours besoin de l'atout maître du PQ pour faire chanter Ottawa, car son autonomisme duplessiste est un pur leurre qui a été agité en épouvantail depuis belle lurette et qui a débouché dans l'impasse actuelle.

    L'ADQ, c'est la vieille Union nationale conservatrice qui ressurgit de ses cendres de marbre à la suite de la montréalisation forcée de notre paysage économique et politique. »

  • Caroline Lévesque
    Inscrite
    mardi 27 mars 2007 11h20
    En réponse à Mathieu Lachaine
    « C'est tout en l'honneur de la démocratie d'avoir des partis de gauche alternatifs, car il y a une bonne gang d'électeurs qui ne se sent pas concernée par les discours dominants, comme, par exemple, les moins bien nantis ou les amérindiens (oui, oui, ils sont là, et ils existent). Justement, est-ce que Dumont, Boisclair et Charest les ont une seule fois mentionnés ? Je ne crois pas que c'est une erreur d'avoir d'autres partis plus progressites. S'ils n'existaient pas, le pourcentage d'absentéisme électoral serait beaucoup plus que 30%. La démocratie ne devrait pas être comptée en termes stratégiques. Un vote pour le Québec-Solidaire et le Parti Vert ne seront jamais deux votes perdus pour le PQ. »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 12h19
    Le PQ : le parti de l'autruche
    « À voir la vitesse avec laquelle le PQ se débarrasse de ses chefs, j'y penserais à deux fois, si j'étais G. Duceppe, avant d'accepter quelque invitation que ce soit de l'autre côté du « Rio Grande ». Il y a déjà belle lurette que la chose est connue : ce qu'on avait pris d'abord pour un parti plus « vigoureusement » démocratique que les autres, s'est avéré en fin de compte le parti de l'autruche, qui refuse de se regarder en face, et qui n'arrête plus, erreur après erreur, de se tirer dans le pied. Vous vous rappelez la dernière mise à mort ? Non, pas celle Mme Marois, celle de M. Landry ? Une erreur de jugement qui fut doublée de celle de l'intronisation de M. Boisclair au panthéon des mal-aimés. On n'exécute pas un homme politique de cette stature quand on ne sait même pas par qui le remplacer. Les deux erreurs, coup sur coup, communiquées en direct à la population par la télévision, crevaient littéralement l'écran. Personne au parti cependant ne semblait s'inquiéter de quoi que ce soit. Pourtant moi, « l'idiot du village » et péquiste de la première heure, je me suis écroulé deux fois dans mon fauteuil en m'écriant : « Les cons ! » Mais tout le monde a pu voir en direct la grande autruche se mettre et se remettre la tête dans le sable. Un ami, péquiste notaire que je ne nommerai pas, m'avait dit peu de temps après la déconfiture de 2003, qu'il fallait abolir le Bloc. Que cette stratégie équivalait à se « tirer dans le pied » et que les Indépendantistes avaient plutôt besoin d'«alliances stratégiques» (!). Perdon ! Ayoye l'analyse ! Et maintenant on risquerait dans la bataille un G. Duceppe représentant tout ce qui reste de forces à peu près saines dans le mouvement indépendentiste pour relancer le PQ ? Ce n'est pas le Bloc qui tire dans le pied du PQ, c'est le contraire. Ce parti, le PQ, ressemble chaque jour davantage à l'oiseau : sans cervelle, et en train de perdre ses dernière plumes. C'est un Phénix renaissant de ses cendres qu'il nous faut, pas un Sphinx qui dévore tous ceux qui ne peuvent pas répondre sur le champ à ses questions. Mais pour que le monstre renaissse, il peut être nécessaire d'attendre qu'il meure tout à fait.

    Jean TURGEON »

  • Pierre-André Vaillancourt
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 12h43
    Je ne suis pas très impressionné
    « On ne peut pas dire que la position autonomiste de l'ADQ soit très claire, de toute évidence l'ADQ a joué la carte de l'entredeux chaises, question d'amasser le plus de votes possibles, ils ne pourront pas y rester longtemps. Le PLQ, qui a péché par arrogance, a payé et il devra composer avec cette opposition forte. Quant au PQ, de tout évidence, ils devront changer de chef dans les plus bref délais, je doute que M. Boisclair, qui a mené une très bonne campagne, entaché par le vote de droite et possiblement homophobe des régions, soit très motivé à demeurer en poste, le PQ a reçu le message. Quant à la venue de Duceppe à Québec, ce ne serait pas la meilleure idée, M. Duceppe devrait laisser la place à des gens comme M. Drainville ou Curzy qui sont les plus aptes à plaire que Duceppe. »

  • Keith Blanchet
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 14h05
    La loyauté...
    « L'article était bien jusqu'à ce que vous mettiez en question la loyauté de Charest envers le Québec. Croyez-vous vraiment qu'un chef politique endurerait la pression et la merde qui lui est envoyée pendant un mandat au Québec sans avoir une loyauté sans équivoque envers le Québec et sa population? Ôsez-vous encore dire que vous n'influencez pas le publique avec des opinions personelles (tel que dit à la télévision)? As-t'il dit ou fait quelque chose qui mérite cette insulte? Sa loyauté sera toujours suspect! ... et votre crédibilité elle? »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 14h39
    Le PQ en phase terminale.
    « Le PQ va fermer son blogue, puis retrancher son establishment derrière des portes closes pour évaluer la situation.

    Les mêmes processus de raisonnements vont se répéter car avec le temps, l'establishment, par sélections répétées, a maintenant une pensée unique.
    Les dogmes de cette pensée unique sont des portes closes qui empêchent le raisonnement de prendre de nouvelle avenues. Il revient donc toujours aux mêmes conclusions.

    Ce phénomène s'appelle la "stupidité".

    Ils ont fait la même chose en 2003.

    Bien avant le rapport d'Hélène Alarie, les mêmes conclusions étaient disponnibles en détails sur le forum du Conseil de la Souveraineté du Québec. Une armée de souverainistes y avaient fait le bilan que l'establishment se refusait de faire. Plutôt que d'utiliser ce travail fait par la base, le PQ décida d'effacer le tout et de fermer définitivement le forum.
    Le rapport d'Alarie était donc inutile.

    Cette pensée unique, qui est devenue presque religion, se retrouve au Bloc aussi. Donc, Duceppe ne serait pas du tout un vent de fraîcheur.

    Boisclair n'aurait pu rien faire. Son homosexualité a rien à y voir. Il fait partie de cette pensée unique et fut choisi en fonction de celà. Une bonne partie des péquistes avaient déjà quitté avant qu'il arrive et son élection ne fit que contribuer à l'hémoragie.

    Chez les militants, seuls les fidèles à l'idéologie sont resté. Eux non-plus ne comprennent rien car sont aussi endoctrinés. Ils iront même à faire porter le blâme au peuple qu'ils sont supposés défendre. Ils mépriseront les Québécois des régions.
    Ils s'accrocheront à la robe du parti jusqu'à la fin.

    Ils sont comme ces femmes indiennes qui se jettent dans la fosse de leur mari défunt. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 27 mars 2007 14h52
    La loyauté de Dumont
    « Elle m'avait échappé celle-là.

    La loyauté de Dumont, elle est toute à lui-même.
    On peut douter de tout ou presque avec M. Dumont.
    Pour gagner, il dira ce qu'il faut dire afin que cela puisse vouloir dire n'importe quoi par la suite.

    La tactique de M. Charest est la duperie alors que celle de Dumont est la logique floue. »

  • Dave Charron
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 15h25
    Tous des souverainistes bornés!
    « Non mais je vous lis et vous semblez ne rien comprendre! Votre discours appartient à une autre génération qui n'est pas la notre. L'avenir nous appartient alors laissez-nous en paix et arrêter d'essayer de nous faire vivre dans le passé. Nous les Québécois avons clairement parlé hier soir! Nous sommes 64% à avoir voté pour des partis qui veulent garder le Québec au sein du Canada. Nous sommes majoritaires au Québec à vouloir garder le Québec au sein du Canada. Donc tous ces souverainistes bornés...laissez nous en paix ou bien sacré donc votre camp! »

  • Alain Carré
    Inscrit
    mardi 27 mars 2007 18h32
    Il faut reserrer les rangs au PQ
    « Je suis extrêmement déçu du résultat et tous le monde pense qu'on doit changer de chef. Même si on change, personne va être complètement d'accord. Curzy, Legault, Marois, Duceppe, Facal, Charbonneau, etc

    Un chef de parti ne peut convenir à tous le monde et les partisans du PQ devront arrêter leur petite chicane et pour une fois aller voter..Je suis tanné d'entendre les analystes dirent que les partisans du PQ sont demeurés à la maison pour X raison. Cou donc, ils ne votent jamais mais ils ont la critique facile.

    J'aimerais partir un mouvement pour la prochaine campagne électorale pour que les partisans du PQ se tiennent comme le font les autres partis. Oui, notre programme devra penser plus à la famille, aux régions.

    Si vous être d'accord, j'aimerais avoir votre nom, me dire si vous avez voter à cette élection, si vous avez votre carte du PQ et je vais faire un classeur(Excel) pour chaque circonscription et ensuite envoyer un message pour qu'on puisse se rassembler, se connaître, dire nos idées et si le chef du PQ(peu importe si c'est Boisclair ou un autre), organiser des rassemblements, convaincre des amis à adhérer à notre mouvement, militer, rebâtir notre base...

    Si cela vous intéresse, envoyer moi un message à cette adresse...saintefoy34@hotmail.com

    P.Q. Il ne faut pas oublier qu'on a eu 1 124 375(PQ) comparativement à 1 222 937(ADQ) et les Libéraux(1 312 798). »

  • Alain Servais
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 01h10
    Entre deux chaises ....
    « En réponse à M.Dave Charon, votre discours a tout d'un fédéraliste méprisant qui tente d'utiliser des chiffres pour affirmer n'importe quoi. Malgré les problèmes qui règnent au sein du PQ, le discours indépendantiste demeurera toujours dans le coeur des Québécois qui n'ont pas peur de s'affirmer.

    Je crois que M.Dumont vie actuellement une lune de miel qui ne sera peut-être pas très longue. Il devra apprendre et apprendre rapidement. Il ne pourra pas rester entre deux chaises indéfiniement! Nous serons bientôt en mesure d'évaluer si son discours autonomiste sert bien les intérêts du Québec ainsi que la valeur de son équipe.

    Entre temps, espérons qu'un vent de renouveau soufflera sur le PQ avec l'arrivé de gens comme Mme Lapointe, M.Curzi et M.Drainville. Nous assisterons peut-être à des coallitions PQ-QS-PV. C'est peut-être aussi le début de nationalisme d'ouverture .... tout en n'oubliant pas qui nous sommes et notre histoire. »

  • charles tardif
    Inscrit
    mercredi 28 mars 2007 16h27
    Vaincu par la droite ?
    « Ben oui la faute de tous ces crétins qui ont voté ADQ tous des fachos-Bush Harper ! Le Québec, peuple progressiste et ouvert vire capot en une élection et embrasse la droite !

    Réponse simple et simpliste de gens refusant d'assumer la responsabilité de l'échec du PQ.

    QS et son 4% a tué le dernier espoir du PQ dans nombre de comtés.Imaginez, Jean Charest survit dans son comté grace aux Vert et à QS ! Chapeau go-gauchistes qui réclamaient que les verts se tassent pour ne pas nuire à QS dans Gouin et Mercier !

    Dire que le Québec a viré à droite est faux.La droite québécoise...quelle droite ? La droite religieuse? la droite conservatrice style Alberta ? la droite style Bush ?

    La droite au Québec passe par le centre ! Cette ''droite''composée de souverainistes et de fédéralistes qui se font dire qu'ils manquent de solidarité alors que ce sont eux qui financent notre état providence/bar ouvert...

    Ces gens ne sont pas moins ouvert qu'avant mais ils en ont contre le bar ouvert SPQ libre/syndicats/ QS.

    Ignorez les, méprisez les , insultez les tant que vous voulez... ils continueront d'exister !

    La coalition qui formait le PQ est brisée victime de l'intransigeance d'une minorité au PQ.

    La souveraineté a besoin d'un parti centre-droite-modéré car l'abandonner à la gauche c'est la mettre à mort.Vous cherchez tous les souverainistes qui n'ont pas voté PQ, ben vous les trouverez à l'ADQ !

    Le PQ change ou se marginalise vers la gauche et quelqu'un d'autre hébergera les souverainistes modérés. Le PQ continuera de plonger !

    Ce matin Lise Payette parlait de se débarasser du bois mort. Je ne partage pas son choix de mots.La go-gauche c'est pas du bois mort, c'est un choix politique qui se défend.

    Mais débarassez vous de la gogauche ou laissez lui toute la place et fondez un parti souverainiste auquel pourront adhérer la majorité des souverainistes qui sont lucide ET solidaire ! »

  • danielle leblanc
    Inscrite
    mercredi 28 mars 2007 22h02
    J'aime vous lire...
    « Cela doit faire des années que les articles tels que les vôtres me laissent pratiquement indifférente, mais vous m'avez réconciliée avec les articles où l'on parle de politique, car vous écrivez vrai et vivant cher M. David. Je voulais vous dire que vous avez une lectrice de plus. Merci!!! »

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