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Le vote vert

Fabien Deglise   27 mars 2007  Québec
Scott Mackay
Photo : Jacques Grenier
Scott Mackay
«Ce n’est qu’un début.» Hier soir, le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, a accueilli avec satisfaction les résultats du scrutin. Pour la première fois dans l’histoire de cette formation politique, les urnes accordaient en milieu de soirée environ 4 % des votes aux verts, en avance sur Québec solidaire (QS), soit 10 fois plus qu’en 2003. «C’est un signe qui marque une nouvelle étape» pour le PVQ, a-t-il résumé. Aucun de ces candidats n’a toutefois été élu.

«Nous avons atteint nos objectifs, a poursuivi M. McKay. Cette soirée confirme ce que je crois depuis le début de cette campagne: le vote vert au Québec progresse de manière significative et nous allons utiliser les moyens [financiers] à notre disposition [à la suite de ce scrutin] afin de construire un parti encore plus fort.» Fébrile et serein, l’homme s’est présenté devant ses troupes dans un pub de Montréal avec le «sentiment du travail accompli», a-t-il dit. «Depuis 33 jours, notre équipe a réussi à démontrer que nous n’étions pas un parti à enjeu unique. Les électeurs l’ont compris. Le message voulant qu’un vote vert n’est pas un vote perdu mais bien un message clair envoyé au prochain gouvernement est aussi visiblement passé.»

La performance revêt effectivement un caractère historique pour le parti écologiste, qui n’a jamais à ce jour réussi à être représenté par plus de 46 candidats lors d’élections provinciales. C’était en 1989, sous la gouverne de Jean Ouimet. À cette époque, le PVQ avait alors récolté 1,89 % des suffrages. À titre indicatif, lors du dernier scrutin, en 2003, les 37 candidats verts engagés dans la course électorale avaient mis la main sur... 0,47 % des bulletins de vote. Hier soir, avec les trois quarts des boîtes de scrutin dépouillées, les 108 candidats verts engagés dans la course électorale — un record historique pour ce parti — enregistraient l’appui de 142 000 électeurs à travers la province, contre 17 000 il y a quatre ans.

«C’est très encourageant et c’est remarquable, a commenté Jean-Christophe Mortreux, candidat vert dans la circonscription de Lafontaine, à Montréal. Avec le peu de moyens dont nous disposions, nous avons réussi un exploit. Sur l’île de Montréal, le vote vert a considérablement augmenté [il était en milieu de soirée à environ 7 %]. Le Parti vert du Québec a réussi lors de cette campagne à affirmer sa crédibilité et nous attendons désormais avec impatience les prochaines élections.»

Sans surprise, le PVQ n’a toutefois pas réussi hier soir à obtenir des tickets d’entrée pour l’Assemblée nationale. Dans la circonscription de Bourget, le chef, Scott McKay, le candidat vert le plus visible de cette campagne, a été défait. Il a récolté 8 % des votes. Dans ce coin de l’est de Montréal, la péquiste Diane Lemieux y a été réélue avec 41 % des suffrages exprimés. Dans Mercier, où Daniel Turp (PQ) et Amir Khadir (QS) se faisaient la lutte, le candidat vert, Sylvain Valiquette, est arrivé en cinquième place, alors que dans Louis-Hébert, à Québec, André Larocque, vice-président du PVQ, est arrivé en quatrième place avec 4,8 % des suffrages.

Malgré tout, M. McKay, chauffé à bloc par le bruit des urnes et l’enthousiasme de ses sympathisants, s’est dit hier heureux de «récolter enfin ce qu’il a semé dans les dernières semaines. Les verts ont mené la campagne la plus importante dans l’histoire du Québec», a-t-il dit. Poussé par un vent favorable aux réflexions vertes, le PVQ a réussi, à la hauteur de ses moyens, à s’imposer davantage sur la scène médiatique dans les dernières semaines, a-t-il souligné. Scott McKay a en effet multiplié les apparitions afin de présenter la biodiversité de sa plate-forme électorale mais aussi pour tenter de sortir son parti de l’image tenace de «parti d’une seule cause», en parlant démocratie, santé, éducation ou culture entre quelques interventions sur l’énergie éolienne ou l’agriculture biologique.

Au-delà de leur projet environnemental, les verts ont en effet martelé depuis le 21 février dernier leurs projets économiques (une fiscalité favorisant les produits non polluants et taxant davantage ceux qui le sont plus), mais aussi sociaux et culturels. Le PVQ, s’il devait former un jour le gouvernement, propose en effet de taxer la publicité afin de financer la culture. Avec un objectif simple: faire grimper le budget annuel du ministère de la Culture de 600 millions de dollars à un milliard. Commentant les résultats des élections, le chef des verts s’est par ailleurs proposé pour «donner des leçons d’environnement» au nouveau chef de l’opposition, Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec (ADQ). «D’un point de vue environnemental, M. Dumont pourrait plonger le Québec dans un vide et le PVQ va être là pour lui rappeler de faire ses devoirs en matière d’environnement.»

Il a également décoché des flèches en direction de QS en repoussant du revers de la main les critiques qui pourraient lui être adressées dans les prochains jours selon lesquelles les verts ont fait de l’ombre au parti de Françoise David et Amir Khadir. «Les résultats sont clairs. Nous occupons deux espaces démocratiques différents et nous sommes là pour de bon», a-t-il dit.
 
 
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    27 mars 2007 02 h 17
    Heureuse de cette défaite pour les verts
    J'espère que ce parti sera exclus du décor politique au plus vite. L'Europe en ont ras-le-bol des Verts. Les taxes sont les seuls solutions et comparez le Québec aux pays d'europe quand la réalité est tout autre. Pour le reste du programme d'amateur on repassera.
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  • Dauphin_fou - Inscrit
    27 mars 2007 03 h 04
    2 espaces différents, pas si sûr
    Soyons pragmatiques, plusieurs Verts n'ont pas voté Solidaire parce qu'ils sont exaspérés de la souveraineté.
    Il faut toutefois reconnaître que la plate-forme écologique des Verts est quasi-incluse dans celle des Solidaires alors c’est les rôles sont inversés en ce qui a trait au volet social.

    La réalité, c'est que le mode de scrutin comté par comté ne correspond plus à la réalité politique du Québec qui vote d’avantage pour le parti que pour le candidat. Il est très frustrant de voir qu'avec 33 % des votes, les libéraux récoltent 40% des sièges. Cette différence de 7% est pourtant moindre que le suffrage exprimé envers de la gauche (Verts et Solidaires) qui n'obtiennent rien, c'est 1 électeur sur 12 qu'on étouffe. En des termes imagés, c’est comme si les Longueillois avaient voté à la place des Lavallois.

    Il y a tellement longtemps que le scrutin proportionnel est réclamé par des groupes divers et même des députés, voici enfin une chance qu’il faut saisir!

    Alors, écologistes et socialistes, allez dans le bottin des députés du Québec dès que la liste sera officialisée ( http://www.assnat.qc.ca/fra/membres/deputes.shtml )
    Ensuite, envoyez un courriel intitulé -IL FAUT UN MODE DE SCRUTIN PROPORTIONNEL- à chacun des députés et ministres concernés peu importe qu'ils soient dans le pouvoir ou dans sa balance ou dans l'opposition.

    Cordialement,

    Marc Belliveau
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    27 mars 2007 07 h 21
    Le Parti vert se tire dans le pied
    Le Parti vert se tire dans le pied

    Par Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire

    Montréal, le mardi 27 mars 2007

    Les derniers sondages avaient pourtant clairement démontré que les deux principales circonscriptions électorales, Gouin et Mercier, où des écologistes de gauche de Québec solidaire avaient les meilleures chances de faire élire des députés, qui portaient, et de loin, parmi les meilleures plateformes environnementales selon l'organisme Greenpeace, se sont fait hier concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.

    Dans le circonscription de Mercier, le candidat Vert, Sylvain Valiquette, a réussi a rafler plus de 2398 des voix (8,48 %) contre Amir Khadir qui de son côté a obtenu la seconde place avec un résultat historique frôlant les 30% des votes pour la gauche souverainiste de Québec solidaire avec 8 303 voix, pour un résultat exact de (29,38%) du suffrage pour QS dans Mercier.

    Pour 1123 de plus...

    La majorité obtenue pour faire vaincre le député sortant péquiste Daniel Turp ayant été de seulement 1123 voix, il n'aurait donc suffit que de moins de la moitié des votes obtenus par le candidat Vert Sylvain Valiquette, pour faire vaincre Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire.

    Tous les sondages avaient pourtant été extrêmement clairs sur les pourcentages des intensions de vote en faveur de Québec solidaire dans les circonscriptions de Gouin et Mercier et prédisaient des résultats record de plus de 27% du suffrage.

    Se réclamant du pragmatisme, contre toutes attentes, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec, qui avait pourtant maintes fois affirmé surtout vouloir profiter de la période électorale pour attirer l'attention des citoyens sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusions sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.

    Au péril de faire perdre le plus crédible des candidats écologiste Amir Khadir, le Parti vert, comme on le sait, s'est tout de même entêté à présenter des candidatures contre le meilleur joueur de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier.

    Il est donc aujourd'hui assez pathétique de constater le vote écologiste s'être ainsi divisé, puisque Québec solidaire avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % de la part de Greenpeace pour la qualité de sa plateforme environnementale.

    Peut-on en conclure que le soi-disant pragmatisme du Parti vert se soit subitement fait pollué par un vent d'électoralisme... À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les véritables intensions du Parti vert, qui prônent l'écologie d'une main, mais qui dans les faits, ouvre le tir de l'autre sur le meilleur joueur écologiste qui aurait eu une véritable chance de se faire entendre à l'Assemblée nationale...

    J'en conclue pour ma part que les intensions réelles du Parti vert n'étaient finalement pas du prétendu angélisme de faire progresser le discours sur la protection de l'environnement, mais une recherche bien quelconque de prêcher pour sa petite paroisse et d'un intéressé cumul des votes, et cela, au mépris d'un gain écologiste réel au plan politique.

    Notons que Québec solidaire avait reçu l'appui de nombreux artistes renommés du Québec, dont le chanteur et cinéaste Richard Desjardins un militant écologiste notoire et ainsi que celui de plusieurs autres.

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, Yvon Deschamps, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe « La Bottine souriante».

    Références :

    N.B. Toute reproduction du présent texte, en tout ou en partie, est autorisée sans redevance avec simple mention de l'auteur.
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  • Robert Henri - Inscrit
    27 mars 2007 09 h 04
    Ils sont vraiment tous verts!
    Il faut en avoir fumé du bon pour être satisfait en ayant à peu près le même "score" après une décennie d'existence que Québec Solidaire après un an et un mois d'existence. Les Verts, ne lâchez pas et profitez-en pour vous doter d'un programme crédible à plus d'un niveau, environnemental en ce cas. Québec Solidaire, bravo! Vous avez eu de belles performances. Continuez de nous défendre en dénonçant le néolibéralisme qui n'est autre que le vieux capipatisme "débridé" (sic).
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  • Alexandre Cossette - Inscrit
    27 mars 2007 09 h 25
    Le défi des Verts
    Après une telle soirée électorale, on se pose plusieurs questions, mais celle qui intéresse le plus les partis politiques est probablement : à quand les prochaines élections? Un tel gouvernement minoritaire a une espérance de vie assez courte puisque, à moins d'assister à une première, les gouvernements de coalition n'existent pas au Québec.

    Les Verts, dont le membership est d'un peu plus d'un millier de membres aura pour tâche s'il veut continuer sur sa lancée, de trouver les 142 000 électeurs qui leur ont fait confiance et recruter massivement en un laps de temps extrèmement court en politique.

    On est en droit de se demander comment les verts auraient performé s'ils avaient eu et un meilleur financement, ce qui sera le cas compte tenu du score qu'ils ont obtenu, et des candidats dans toutes les circonscriptions. Lorsque l'ADQ a présenté des canditats dans toute la province, je me rappelle m'être dit : ce parti est crédible.

    Donc les Verts ont peu de temps pour être visibles, recruter et démontrer qu'ils sont un parti crédible et qui a comme valeur la saine gestion peu importe le ministère, car trop de gens pensent encore que c'est un parti à enjeu unique.
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  • Jacques Léger - Inscrit
    27 mars 2007 09 h 28
    LE PARTI VERT ET SON AVENIR
    À la suite des résultats d'hier, toutes les formations politiques du Québec doivent entreprendre une profonde réflexion. Le Parti vert ne doit pas s'y soustraire. Le score minable obtenu dans Bourget par le chef Scott Mckay est un message incontournable et il devrait être le premier à en prendre note et à inviter sa formation à plus de sérieux et de cohérence pour l'avenir. Crier victoire dans ces conditions relèvent ou de l'inconscience ou de la fumisterie. Oui, la présence des verts est un gain pour le Québec.Mais cette formation ne doit pas refuser de questionner les voies de son avenir. avenir.
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  • Alexandre Cossette - Inscrit
    27 mars 2007 10 h 20
    @ Christian Montmarquette
    Deux mots : "saine gestion?" On a assez vécu au dessus de nos moyens
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  • Normand Desjardins - Abonné
    28 mars 2007 01 h 41
    Les Verts... un lobby plus qu'un parti.
    Dans ma circonscription de l'Acadie, j'ai personnellement appuyé par ma signature le candidat des Verts. Et ce, en lui avouant que je voterais Québec Solidaire. La raison : Sans candidat un tier parti ne peut pas récolter de vote et son financement est donc compromis. J'aurais par contre fait autrement si je résidais dans Gouin, dans Mercier ou dans Rosemont.

    Ce qui me désole vraiment, c'est que les Verts et les Solidaires ne se soient pas entendus pour laisser la chance aux candidats "vedettes" de chacun des partis afin qu'ils ou elles fassent meilleure figure au risque même d'être élu(e). Il fallait négocier pour éviter de présenter des candidats concurrents dans le même comté. Les Verts ont présenté des candidats contre Mme David et M. Khadir. Sur ce point, QS est aussi à blâmer pour avoir placé une candidate dans le comté de Scott McKay.

    Or, pour les Verts, l'enjeux prioritaire et quasi-unique, quoiqu'on dise, est l'environnement. La pauvreté de leur programme non-chiffré dans les autres sphères en témoigne. D'ailleurs la superficialité du document est digne d'un travail académique de niveau secondaire. En ce sens, les Verts ont prétendu sans arrêt ne pas chercher le pouvoir. Ce faisant, ils deviennent davantage un lobby efficace, pour l'environnement le temps d'une campagne électorale, qu'un réel parti politique crédible. La but de la "game" politique c'est tout de même de gouverner. Le suffrage qu'ils rapportent depuis 20 ou 30 ans confirme leurs réelles aspirations.

    De l'autre côté, il y a Québec Solidaire. Un parti d'un an à peine qui ne dispose également d'aucun moyen financier. Cependant, ce dernier est passé très près de faire élire 2 députés - ses deux porte-paroles. Ce n'est pas un hasard : Le programme étoffé et solide sur l'ensemble des enjeux de notre société fait le succès de Québec Solidaire. Il faut ajouter que le plan environnemental de QS était aussi, sinon mieux, ficelé que celui des Verts.

    Pendant la campagne, on a vu un Scott McKay frileux de s'associer à un parti de gauche/centre-gauche qu'il a qualifié de "révolutionnaire prolétaire" et de rétrograde. C'est un manque d'ouverture vraiment dommage. Certes, en Amérique du Nord il est innusité de voir renaître une certaine gauche alors que tous les partis (libéraux comme péquiste) ont succombé au lavage de cerveaux de la droite conservatrice mais... faut-il le rappeler, cette droite dogmatique n'a jamais réussi à régler aucun problème social ou environnemental avec ses théories économiques radicales du "chacun pour soi". Et ce, partout où elle s'est installée sur la planète! D'ailleurs un peu partout la gauche progressiste sociale-démocrate renait quand elle n'est pas déjà de retour au pouvoir. Avec QS, le Québec ne fait pas exception. Il est simplement dommage qu'on ne profite pas des erreurs d'autres pays pour s'éviter l'épisode de droite économique et conservatrice vouée à l'échec.

    L'environnement et la question sociale sont étroitement lié. Quand une partie de la population est en mode de survie quotidienne et en mal d'éducation, l'environnement devient un enjeu abstrait et secondaire. Quand les entreprises et les industries sont déréglementées, la course au profit prend le dessus sur toute autre considération. Un programme politique de protection de l'environnement doit obligatoirement s'accompagné d'un programme de protection sociale solide.

    Si on regarde la couverture médiatique (trop peu importante) que QS et les Verts ont obtenue pendant la campagne, il est clair que, veut/veut pas, ces deux partis ont déjà été amalgamés par les médias. Les entrevues communes se sont multipliée. Pouquoi ne pas profiter de l'attention nouvelle et relancer les discussions pour joindre les forces? Imaginez le coup médiatique! La prochaine campagne n'est que dans 18 mois ou moins.

    Il faut que le vieux parti Vert fasse un examen de conscience. Il obtient le même résultat que QS qui n'a qu'un an et qui ratisse déjà plus large en terme d'appui public - les artistes, les écnomistes, etc... Idéologiquement, un parti de gauche sera toujours mieux placé qu'un parti de droite pour défendre le bien commun qu'est notre environnement. Un appel à la raison et à l'humilité s'impose chez les Verts. La politique c'est aussi l'art des alliances sur les points communs.

    Il ne faut pas oublié que les adversaires à battre sont de taille : Les libéraux/Power Corp/IEDM, le PQ/FTQ et maintenant le populisme de l'ADQ/IEDM/Trash-radio culture.

    Il faudra maintenant le Québec Vert Solidaire avec ses environnementalistes, ses milliers d'organismes communautaires, ses intellectuels et ses artistes pour venir à bout de la droite en place. À bientôt.. au plus tard dans 18 mois.

    Un partisan optimiste.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    28 mars 2007 13 h 27
    Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes Ou : Quand des écolos se tirent dans le pied... D'accord sur beaucoup de points avec Normand Desjardins
    Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes
    Ou: Quand des écolos se tirent dans le pied...

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire

    Saint-Henri, Montréal. - Le mercredi 28 mars 2007 / 13h27

    Je suis d'accord sur beaucoup de points avec Normand Desjardins. Mais selon mes informations et mes propres déductions le Parti vert est précisément là pour faire planter la gauche à moins qu'il ne prouve par des gestes concrets qu'il n'est pas sectère.

    Je crois bien sauf erreure que tout le monde de QS se foutais éperdument d'un quelconque gain dans Bourget de si cela avait pu permettre de dégager Gouin ou Mercier. À la limite, je me fout aussi pas mal de même faire gagner Scott Mckay, car plus on l'entend et plus il ne cesse de se mettre en contradiction.

    Ce qui plus grave, est de voir combien Radio-Ca-de-na, TVA et d'autres, ont donné de l'importance une importance au Parti vert qu'il n'a pas, précisément pour diviser le vote progressiste beaucoup trop confrontant pour l'estabishment économique du Québec et si ce n'est même pour empêcher QS de coucurrencer le PQ.

    Voici un de mes récents article pertinent sur le sujet :

    Les Parti vert ouvre le feu sur des écologistes
    Ou: Quand des écolos se tirent dans le pied...

    Par Christian Montmarquette

    Les derniers sondages avaient pourtant clairement démontré que les deux principales circonscriptions électorales, Gouin et Mercier, où des écologistes de gauche de Québec solidaire avaient les meilleures chances de faire élire des députés, et qui plus est, portaient et de loin, parmi les meilleures plateformes environnementales selon l'organisme Greenpeace, se sont fait hier concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.

    Dans le circonscription de Mercier, le candidat Vert, Sylvain Valiquette, a réussi a rafler plus de 2398 des voix (8,48 %) contre Amir Khadir qui de son côté a obtenu la seconde place avec un résultat historique frôlant les 30% du vote pour la gauche souverainiste de Québec solidaire avec 8 303 voix, pour un résultat précis de 29,38% du suffrage pour QS dans Mercier.

    Pour 1123 votes de plus...

    La majorité obtenue pour faire réélire le député sortant péquiste Daniel Turp ayant été de seulement 1123 voix, il n'aurait donc suffit que de moins de la moitié des votes obtenus par le candidat Vert Sylvain Valiquette, pour faire gagner Amir Khadir, porte-parole national de Québec solidaire.

    Tous les sondages avaient pourtant été extrêmement clairs sur le pourcentage des intensions de vote en faveur de Québec solidaire dans les circonscriptions de Gouin et Mercier et prédisaient des résultats record de plus de 27% du suffrage.

    Se réclamant du pragmatisme, contre toutes attentes, Scott McKay, chef du Parti vert du Québec, qui avait pourtant maintes fois affirmé surtout vouloir profiter de la période électorale pour attirer l'attention des citoyens sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusion sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.

    Au péril de faire perdre le plus crédible des candidats écologiste Amir Khadir, le Parti vert, comme on le sait, s'est tout de même entêté à présenter une candidature contre le meilleur joueur de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier.

    Il est donc aujourd'hui assez pathétique de constater le vote écologiste s'être ainsi divisé, puisque Québec solidaire avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % de la part de Greenpeace pour la qualité de sa plateforme environnementale.

    Peut-on en conclure que le soi-disant pragmatisme du Parti vert se soit subitement fait pollué par un vent d'électoralisme ? À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les intensions véritables du Parti vert, qui prônent l'écologie d'une main, mais qui dans les faits, ouvre le tir de l'autre sur le meilleur joueur écologiste qui aurait eu une véritable chance de se faire entendre à l'Assemblée nationale...

    Dans les circonstances, il est assez aisé d'en conclure que les véritables intensions du Parti vert n'étaient finalement pas d'un prétendu angélisme de faire avancer le discours sur la protection de l'environnement ou d'une sensibilisation à leur cause, mais d'une recherche bien quelconque de prêcher pour sa petite paroisse et d'un intéressé cumul des votes, et cela, au mépris même d'un gain écologiste réel et concret au plan politique.

    Notons que Québec solidaire avait reçu l'appui d'artistes de grande renommé, dont le chanteur et cinéaste Richard Desjardins, un militant écologiste notoire, ainsi que celui de plusieurs autres.

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, Yvon Deschamps, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.

    -------------------------------------------------------------------------------------

    Une première réaction négative...

    À la suite de la réaction d'un lecteur qui n'était pas en accord avec le fait de tenir un autre parti responsable de la défaite de Québec solidaire dans la circonscription de Mercier, je vous envois aussi ma réplique, qui à mon avis complète mon raisonnement et ma façon de voir les choses.

    Christian Montmarquette

    Voici donc cette réplique au courriel d'un de mes lecteurs :

    Le Parti vert du Québec ont eu gravement tort de maintenir leur candidature contre le porte parole national de Québec solidaire Amir Khadir dans Mercier. Non seulement ils auraientt été préférable qu'ils se retirent, mais que les verts «appuient » publiquement Amir Khadir et appellent même les écologistes à voter pour cette candidature dans ce cas précis. S'eu été là un grand geste pour un noble cause et le début d'une alliance possible tel que recommandé par « Greenpeace » qui déclarait publiquement : (...) Il serait préférable que ces gens là apprennent à travailler ensemble... (...)

    La moindre des choses eu été qu'ils retirent une, deux ou même trois candidatures, là où y il y avait les plus grandes possibilités de gains pour le vote alternatif et les valeurs nouvelles et que Québec solidaire agisse de même. Les Verts ont raté là une belle occasion de démontrer qu'ils sont capables de mettre de l'eau dans leur vin, qu'ils sont de véritables parlementaires, capable d'unité avec d'autres progressistes et de mettre la cause environnementale et leurs préoccupations pour l'environnement au dessus des les intérêts partisans et des ambitions personnelles. Cela aurait été aussi la chance de démontrer un minimum de générosité, et d'empathie envers le vote social, pour des verts qui se prétendent aussi si progressistes et se réclament de la justice sociale, plutôt que de démontrer un « extrémisme vert » et un esprit sectaire dépourvu d'empathie pour les plus défavorisées de notre société.



    ----------------------------------------------------------------------------------------------------.


    Une réaction d'un militant émérite de Québec solidaire :

    À la suiite à mon article, voici la réaction d'un des militants les plus émérites de Québec solidaire m'a répondu :

    (...) Dans un sens le Parti vert ne se tire pas dans le pied. Bloquer un parti qu'il estime être de gauche est un objectif du Parti vert (québecois et fédéral). Il «ne veut pas froisser le monde des affaires», prétend que les PME sont des entreprises responsables - alors que plusieurs d'entre elles sont des filiales de transnationales, qui servent à écarter les syndicats (BCE...), ont des relations de travail déplorables, et qui sont proportionnellement aussi polluantes que les autres entreprises.

    Prochainement, lors du scrutin fédéral, le Parti vert fédéral va couper de moitié le vote en faveur du NPD (quoi qu'on pense du NPD comme parti de gauche, il est sûrement un brin plus progressiste que le Part vert, que les Libéraux, Bloc ou Conservateurs).

    Le Parti vert profite de l'inquiétude toute justifiée des citoyennes et citoyens à l'égard du réchauffement global pour aller chercher des votes, sans vraiment proposer une politique de décroissance.

    Tout au plus prône-t-il une TVQ écologiquement sélective, et autres machins du genre, peu susceptibles de changer grand chose sur le plan environnemental.


    N.B. Toute reproduction et/ou diffusion par quelque moyens que ce soit du présent texte, en tout ou en partie, est autorisée et même encouragée sans redevance avec une simple mention de l'auteur, à la seule condition de ne pas travestir ou déformer la pensé de l'auteur. L'auteur conserve toute fois son plein droit de rediffusion et/ou de reproduction dudit article ainsi que la propriété intellectuelle.

    Merci de reproduire et diffuser largement.


    Christian Montmarquette
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