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    Projets éoliens de Siemens - Québec solidaire critique la décision des libéraux

    Le parti reconnaît toutefois qu'il aurait aussi refusé le projet

    26 mars 2007 |Fabien Deglise | Québec
    Après avoir commencé sa campagne en parlant de nationalisation de l’éolien, Québec solidaire a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale en réitérant sa volonté de développer cette forme d’énergie sous propriété publique s
    Photo: Jacques Nadeau Après avoir commencé sa campagne en parlant de nationalisation de l’éolien, Québec solidaire a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale en réitérant sa volonté de développer cette forme d’énergie sous propriété publique s
    La boucle est bouclée. Après avoir commencé sa campagne avec le vent, en parlant de nationalisation de l'éolien, Québec solidaire (QS) a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale dans le vent en réitérant sa volonté de développer cette forme d'énergie sous propriété publique s'il était conduit au pouvoir par les électeurs demain soir.

    La formation politique en a également profité pour dénoncer le gouvernement Charest qui, en 2005, aurait «boudé un projet d'éoliennes de 4,5 milliards», comme le révélait Le Devoir dans son édition de fin de semaine.

    «C'est incompréhensible, a commenté Françoise David, porte-parole féminine de QS lors d'une conférence de presse tenue à Montréal hier matin. Mais, en même temps, ça montre bien l'obsession du gouvernement du Québec pour l'hydroélectricité.»

    Dans les grandes lignes, Québec aurait refusé en avril 2005 une proposition de Siemens Wind Power. La multinationale allemande souhaitait construire une usine de fabrication d'éoliennes au Saguenay ainsi qu'un centre de recherche dans la région de Montréal. Le tout pour alimenter un mégaprojet de développement éolien de 3000 MV dans le Grand Nord. Finalement, devant le refus de Québec, l'entreprise a plutôt jeté son dévolu sur l'Iowa, aux États-Unis, pour y construire sa base nord-américaine.

    Tout en reconnaissant qu'il aurait lui même refusé ce projet, Québec solidaire estime toutefois qu'une telle proposition de Siemens montre bien «qu'il y a des retombées économiques importantes à attendre» du secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Mme David. Cela prouve aussi que l'idée de QS «d'un développement systématique et majeur de l'éolien, sous contrôle public et en partenariat avec les communautés locales, est viable et faisable», a-t-elle ajouté tout en précisant que ce développement devrait servir en priorité les intérêts des entreprises du Québec, plutôt que des multinationales étrangères.

    Solidaire dans la critique

    La critique de QS a été appuyée par la Fondation Rivières qui hier s'est dite également déçue d'apprendre qu'un aussi gros projet de développement éolien avait été repoussé du revers de la main par le gouvernement Charest. D'autant que l'investissement aurait été un substitut intéressant à la construction du barrage Eastmain1A qui va entraîner la dérivation du cours supérieur de la rivière Ruppert, estime le groupe de pression

    «Le gouvernement Charest et Hydro-Québec ont caché un projet qui aurait permis non seulement de sauver la rivière Ruppert, mais aussi de positionner le Québec comme chef de file dans l'économie verte en plus de créer des milliers d'emplois permanents dans différentes régions», a commenté Suzann Méthot, porte-parole de la Fondation.

    Au coût de 4,5 milliards de dollars, le plan Siemens Wind Power pour le Québec aurait permis la production de 9 térawatt-heure (TWh) avec des éoliennes installées près des barrages de la Baie James, mais aussi sur la Côte-Nord. À titre comparatif, le détournement de la Ruppert à des fins hydroélectriques vise à produire 8,5 TWh, selon Hydro-Québec.












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