Charest met en garde les électeurs contre la «coalition» ADQ-PQ
Photo : Jacques Nadeau
«Un gouvernement fort est la seule façon de défendre nos intérêts et de défendre ce que nous sommes», a soutenu Jean Charest. Hier, le premier ministre a fait un des derniers arrêts de sa campagne à Saint-Hyacinthe, devant une foule visiblement
Le premier ministre Jean Charest a confiance dans l'«instinct» des Québécois qui savent que la défense de «notre identité» passe par un gouvernement majoritaire. Du coup, il a mis en garde les électeurs contre la division qu'entraînerait la coalition qui semble se dessiner entre péquistes et adéquistes.
Au dernier jour de campagne, après des milliers de kilomètres parcourus dans la province, Jean Charest a lancé un ultime appel aux électeurs qui ne veulent pas replonger dans un débat référendaire. Selon lui, ce n'est pas par accident que la question nationale resurgit en fin de campagne puisque ses adversaires, qui ont l'habitude de travailler ensemble, comme ce fut le cas lors du référendum de 1995, veulent réchauffer à nouveau «les autobus du OUI» pour y faire «monter à bord les mêmes acteurs».
Ainsi, le chef du Parti libéral du Québec a dénoncé la tentative de coalition présentée par André Boisclair et rejetée par Mario Dumont. «On voit bien que Mario Dumont et l'ADQ ouvrent la porte à ces invitations-là. L'ambiguïté de M. Dumont amène M. Boisclair à poser le geste qu'il a fait. Il y a un geste qu'on peut poser comme Québécois, pour tous ceux qui ne veulent pas de référendum, c'est voter libéral», a rappelé hier Jean Charest.
Il ne croit toutefois pas que l'idée de la souveraineté disparaîtra avec une éventuelle défaite du Parti québécois. «Je pense qu'il y aura toujours au Québec des gens qui défendent cette idée. Je ne me suis jamais inscrit dans l'école qui prévoit la disparition des uns et des autres, a expliqué M. Charest. J'ai beaucoup de respect pour ceux qui choisissent l'action politique et qui défendent leurs idées.»
Dans le dernier droit, le chef libéral a fait des arrêts dans huit circonscriptions où les luttes s'annoncent serrées, afin de fouetter ses troupes. Lors de son point de presse matinal, M. Charest est revenu à la charge, comme au cours des derniers jours, sur l'affaiblissement du Québec dans l'éventualité d'un gouvernement minoritaire. «D'instinct, on sait qu'on doit se tenir. C'est la façon de défendre notre identité», a-t-il expliqué.
Le chef libéral estime que si les Québécois élisent un gouvernement minoritaire, cela affaiblira le Québec. Le plus récent gouvernement minoritaire au Québec remonte à 1878. Selon Jean Charest, «ce n'est pas par accident qu'on n'a pas eu de gouvernement minoritaire» depuis cette époque. «Un gouvernement fort est la seule façon de défendre nos intérêts et de défendre ce que nous sommes», a-t-il soutenu.
Dans un élan nationaliste, M. Charest a fait valoir qu'Ottawa ne pouvait pas se substituer aux choix des Québécois. «C'est une responsabilité que j'ai comme premier ministre, soit la défense des intérêts du Québec dans nos domaines de compétence, sur les questions de notre identité. C'est une chose que je fais tous les jours. Et qu'on doit faire tous les jours», a-t-il dit
En tout début de campagne, M. Charest avait prévenu son adversaire péquiste que, s'il n'arrêtait pas de le traiter de menteur, il ne se laisserait pas marcher sur les pieds, quitte à revenir sur la consommation de cocaïne de M. Boisclair. Or, le chef du PQ a martelé le message en cours de campagne. Hier, Jean Charest a tranché que «les Québécois répondront».
«Une campagne électorale, c'est un choix de société. On n'est plus dans les affaires d'attaques personnelles. Ce n'est pas là-dessus que les Québécois vont faire leur choix», a-t-il affirmé.
Pour une dernière fois avant le scrutin, le chef libéral a fait l'éloge, «sans prétention», a-t-il insisté, de son bilan, notamment sur l'obtention d'une correction du déséquilibre fiscal.
Puis la caravane libérale a terminé sa course dans le fief du chef, à Sherbrooke. Ce matin, Jean Charest doit aller voter vers 11 heures.
Au dernier jour de campagne, après des milliers de kilomètres parcourus dans la province, Jean Charest a lancé un ultime appel aux électeurs qui ne veulent pas replonger dans un débat référendaire. Selon lui, ce n'est pas par accident que la question nationale resurgit en fin de campagne puisque ses adversaires, qui ont l'habitude de travailler ensemble, comme ce fut le cas lors du référendum de 1995, veulent réchauffer à nouveau «les autobus du OUI» pour y faire «monter à bord les mêmes acteurs».
Ainsi, le chef du Parti libéral du Québec a dénoncé la tentative de coalition présentée par André Boisclair et rejetée par Mario Dumont. «On voit bien que Mario Dumont et l'ADQ ouvrent la porte à ces invitations-là. L'ambiguïté de M. Dumont amène M. Boisclair à poser le geste qu'il a fait. Il y a un geste qu'on peut poser comme Québécois, pour tous ceux qui ne veulent pas de référendum, c'est voter libéral», a rappelé hier Jean Charest.
Il ne croit toutefois pas que l'idée de la souveraineté disparaîtra avec une éventuelle défaite du Parti québécois. «Je pense qu'il y aura toujours au Québec des gens qui défendent cette idée. Je ne me suis jamais inscrit dans l'école qui prévoit la disparition des uns et des autres, a expliqué M. Charest. J'ai beaucoup de respect pour ceux qui choisissent l'action politique et qui défendent leurs idées.»
Dans le dernier droit, le chef libéral a fait des arrêts dans huit circonscriptions où les luttes s'annoncent serrées, afin de fouetter ses troupes. Lors de son point de presse matinal, M. Charest est revenu à la charge, comme au cours des derniers jours, sur l'affaiblissement du Québec dans l'éventualité d'un gouvernement minoritaire. «D'instinct, on sait qu'on doit se tenir. C'est la façon de défendre notre identité», a-t-il expliqué.
Le chef libéral estime que si les Québécois élisent un gouvernement minoritaire, cela affaiblira le Québec. Le plus récent gouvernement minoritaire au Québec remonte à 1878. Selon Jean Charest, «ce n'est pas par accident qu'on n'a pas eu de gouvernement minoritaire» depuis cette époque. «Un gouvernement fort est la seule façon de défendre nos intérêts et de défendre ce que nous sommes», a-t-il soutenu.
Dans un élan nationaliste, M. Charest a fait valoir qu'Ottawa ne pouvait pas se substituer aux choix des Québécois. «C'est une responsabilité que j'ai comme premier ministre, soit la défense des intérêts du Québec dans nos domaines de compétence, sur les questions de notre identité. C'est une chose que je fais tous les jours. Et qu'on doit faire tous les jours», a-t-il dit
En tout début de campagne, M. Charest avait prévenu son adversaire péquiste que, s'il n'arrêtait pas de le traiter de menteur, il ne se laisserait pas marcher sur les pieds, quitte à revenir sur la consommation de cocaïne de M. Boisclair. Or, le chef du PQ a martelé le message en cours de campagne. Hier, Jean Charest a tranché que «les Québécois répondront».
«Une campagne électorale, c'est un choix de société. On n'est plus dans les affaires d'attaques personnelles. Ce n'est pas là-dessus que les Québécois vont faire leur choix», a-t-il affirmé.
Pour une dernière fois avant le scrutin, le chef libéral a fait l'éloge, «sans prétention», a-t-il insisté, de son bilan, notamment sur l'obtention d'une correction du déséquilibre fiscal.
Puis la caravane libérale a terminé sa course dans le fief du chef, à Sherbrooke. Ce matin, Jean Charest doit aller voter vers 11 heures.
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