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Coude à coude... à coude - De la certitude à l'inquiétude

Kathleen Lévesque   24 mars 2007  Québec
Photo : Jacques Nadeau
Le premier ministre Jean Charest a entamé hier le sprint final pour convaincre les électeurs après une campagne en demi-teintes, sans grande passion et avec une seule audace: la promesse de baisses d'impôt à même la correction du déséquilibre fiscal.

Un événement impromptu, un discours enflammé ou un débat des chefs énergique peuvent modifier le cours d'une campagne électorale. Mais cette fois-ci, ce tournant ne s'est pas produit d'un seul coup. Il a pris l'allure d'un courant de sympathie pour Mario Dumont, qui s'est tranquillement incrusté dans la campagne libérale. «L'ADQ a atteint la stature de cause et Mario Dumont d'icône», analyse Michel Fréchette, communicateur-conseil.

Selon ce vieux routier des communications politiques, qui a notamment travaillé auprès du maire de Laval et conseillé Paul Martin, cette situation a déboussolé le chef libéral, dont le plan de campagne visait d'abord et avant tout le Parti québécois. «Personne n'a de prise contre une vague», a dit M. Fréchette. C'est d'autant plus vrai à ses yeux qu'on peut y décoder le message du «nous, les gens du peuple, contre eux, les "big shots"».

Cela n'a pas empêché Jean Charest de s'en prendre à Mario Dumont hier, dont le parti, a-t-il dit, est «l'antichambre de la souveraineté», alors qu'en comparaison, le Parti libéral est le «lobby de la classe moyenne».

Mais la certitude du début de la campagne a cédé le pas à une certaine inquiétude dans les rangs libéraux. Le scénario d'un gouvernement minoritaire devient de plus en plus plausible. Même Jean Charest a failli faire un lapsus à ce sujet jeudi. «Je suis confiant. Moi, je sais que nous formerons un gouvernement min... majoritaire», a-t-il laissé tomber.

Hier, la nouvelle charge de Jean Charest est survenue alors que de nouveaux sondages suggéraient encore une montée de l'ADQ, qui semble déborder la grande région de Québec. «C'est un appel à tous les citoyens», a déclaré M. Charest, invitant ceux qui ne veulent pas d'un référendum à voter pour le PLQ lundi.

Devant des partisans réunis tôt hier matin à Thetford Mines, dans le comté de Frontenac, Jean Charest avait d'abord déclaré que le Parti québécois chante «la même chanson depuis 30 ans» alors que le Québec a changé. «J'en connais plein, des souverainistes qui ne veulent pas de référendum», a-t-il lancé. Aux journalistes, il a ensuite expliqué que les «souverainistes sont ailleurs». Et si des souverainistes se tournent vers l'ADQ, c'est que Mario Dumont entretient une certaine ambiguïté sur la question nationale, croit-il.

«C'est vrai qu'il y a des gens qui voient l'ADQ comme un véhicule pour faire avancer la souveraineté. [...] Il y a des souverainistes qui se disent: "Dans le fond, Mario Dumont et l'ADQ, c'est l'antichambre de la souveraineté"», a affirmé le chef libéral. Il se référait entre autres à l'appui public à l'ADQ du dramaturge Victor-Lévy Beaulieu, un souverainiste de longue date.

Mais comme l'a soutenu M. Charest, le Québec n'a pas besoin d'un référendum qui «va nous faire reculer». «Après avoir fait un redressement pendant quatre ans dans tous les domaines où l'État a une mission, [...] même ceux qui sont souverainistes voient ça et se disent que ce n'est pas le temps d'arrêter», estime le chef libéral.

M. Charest a également attaqué son adversaire adéquiste à propos de la «confusion» qu'il entretient, a-t-il dit, en ce qui concerne les finances publiques. L'ADQ n'explique pas où elle va faire des compressions pour atteindre la réduction de 1 % de la croissance des dépenses du gouvernement dans les services comme la santé et l'éducation. «Essayer de comprendre le cadre financier de l'ADQ, c'est bonne chance. Si vous aimez les cubes Rubik, vous allez avoir du plaisir», s'est-il moqué.

Une mission sacrée

Sa tournée l'a ensuite conduit dans sa circonscription, où il a pris la parole devant la Chambre de commerce de Sherbrooke. Comme il l'a fait au cours des derniers jours, M. Charest a donné des accents nationalistes à son discours. Il s'est engagé à prendre fait et cause pour le Québec dans le cadre fédéral. «Vous pouvez compter sur une chose: ma mission de défendre les intérêts du Québec est sacrée», a-t-il affirmé.

M. Charest a rappelé que le Québec a dû se battre tout au long de son histoire et que cela continue aujourd'hui sur le plan politique. «Les succès que nous avons dans la société québécoise ne viennent pas tout seuls. Il y a 400 ans d'histoire dans chacune de nos familles, 400 ans de détermination, de persévérance pour préserver notre langue, notre culture, pour être ce que nous sommes aujourd'hui», a-t-il affirmé.

À ceux qui le critiquent d'avoir choisi de s'engager à diminuer les impôts grâce au transfert de péréquation annoncé plus tôt cette semaine par le gouvernement fédéral, M. Charest a répété que la classe moyenne mérite que son fardeau fiscal soit allégé. «Le lobby de la classe moyenne, c'est le Parti libéral du Québec», a-t-il lancé.

Cette expression n'est pas sans rappeler qu'en tout début de campagne, Mario Dumont avait soutenu que l'ADQ était le parti de la classe moyenne. D'ailleurs, les plus récents sondages tendent à montrer des intentions de vote de plus en plus favorables à l'ADQ. S'agit-il d'un geste de contestation ou d'un espoir de la population?, a-t-on demandé au chef libéral. Visiblement agacé, M. Charest a affirmé ne pas croire aux sondages, lui que les sondeurs ont plusieurs fois donné perdant au cours de sa carrière. Il a déploré «l'accoutumance» des médias à se nourrir de ces enquêtes.

À deux jours du scrutin, M. Charest a expliqué à quel point il aime la politique et faire campagne. Et tant pis s'il apparaît comme le «négligé» de cette course. «J'aime les défis. Ça ne m'a jamais intimidé, le fait de devoir me battre en campagne. J'ai toujours conçu la politique comme une bataille, mais une bataille qu'on ne fait pas seul», a-t-il dit.

La confiance du début

Mais la confiance qu'il dit l'habiter n'avait rien à voir avec celle qu'il affichait au déclenchement des élections. Les semaines précédentes avaient été nourries de plusieurs annonces. La machine libérale huilait ses rouages, prenant les adversaires de court.

Par la suite, la faiblesse du leadership du chef péquiste, André Boisclair, contesté dans ses propres rangs, a accentué l'assurance de Jean Charest. Et rien ne laissait entrevoir que Mario Dumont remonterait la pente au bas de laquelle il avait glissé au scrutin de 2003. Le chef libéral a donc mis en avant son bilan ainsi que la nécessité de ne pas laisser en plan le travail amorcé. M. Charest avait revêtu ses habits de chef d'État, laissant les gants de boxe au vestiaire.

Du coup, la campagne libérale a semblé manquer de vigueur. Par exemple, le chef libéral a été lent à réagir à la disparition du mot «référendum» au PQ. Mais quelques jours plus tard, Jean Charest s'est lancé dans une campagne quasi référendaire. Ce fut une erreur, estime le communicateur-conseil Michel Fréchette. «Jean Charest s'est enfargé dans les pensions de vieillesse et la partition. Cela a entaché l'image de premier ministre qui devait rester au-dessus de la mêlée. Dès lors, il a perdu son élan», fait-il valoir.

Dans cette mouvance, l'affaire d'Option Canada a resurgi. Jean Charest a été contraint de reconnaître qu'il a été appelé à témoigner. Devant les questions pressantes des journalistes, l'attaché de presse du premier ministre, Hugo D'Amours, s'est rendu à bord de l'autobus des journalistes pour préciser certaines choses. Dès lors, M. D'Amours devait diriger les points de presse. Des règles strictes ont aussi été établies (maximum de deux questions par journaliste), ce qui a créé des tensions supplémentaires.

Les premiers sondages ont alors montré que l'ADQ devenait un adversaire sérieux. Jean Charest a tourné ses canons vers Mario Dumont et ignoré le PQ. Il a montré les dents en tentant de mettre en lumière les aspérités de l'équipe adéquiste. Il a attaqué nommément dix candidats de l'ADQ lors d'un discours à Gatineau. La faiblesse de l'adversaire semblait le conforter.

Mais le chef libéral a eu beaucoup de mal à se dépêtrer de son bilan dans le domaine de la santé, dont les aspects les moins reluisants l'ont rattrapé. Il a clamé ne pas avoir violé le «pacte» qu'il avait proposé aux Québécois en 2003. Et il a répété avoir fait tout ce qui était humainement possible pour résoudre les problèmes en santé.

Arrive alors le débat des chefs. Les partis politiques et le consortium des médias s'entendent pour qu'il ait lieu à Québec. Les trois partis veulent ainsi séduire une région où l'ADQ semble s'enraciner.

En attendant le budget fédéral

Jean Charest ne gagne aucun point au débat. Il apparaît amorphe. Il se retrouve sur la défensive pendant quelques jours, notamment à cause de la note de service du ministère des Transports sur le viaduc de la Concorde, qui s'est effondré en septembre dernier, document que Mario Dumont a brandi lors du débats.

Jean Charest tente alors de redonner du souffle à sa campagne en recyclant des annonces. C'est le cas de projets de développement hydroélectrique. Mais c'est compter sans une visite d'usine liée à sa stratégie énergétique, qui tourne mal pour lui. Un travailleur l'apostrophe, déversant toute la grogne d'une classe moyenne malmenée par les hausses de tarifs et qui n'a pas reçu les baisses d'impôt promises. Ce travailleur s'identifie de surcroît comme un souverainiste aujourd'hui sympathisant de l'ADQ.

«Mario Dumont n'a pas participé au même concours que Jean Charest et André Boisclair puisqu'il vise non pas le pouvoir mais le fauteuil de chef de l'opposition. Il était donc beaucoup plus difficile à attaquer», croit Michel Fréchette.

Mais les libéraux s'accrochent au dernier atout qu'ils conservaient dans leur manche: la correction du déséquilibre fiscal contenue dans le budget fédéral. Le Québec obtient 905 millions de dollars en nouveaux fonds, dont 700 millions liés aux transferts de péréquation. Le lendemain, Jean Charest s'engage à redonner cet argent aux contribuables de la classe moyenne sous forme d'une réduction d'impôts.

«Pour diriger le Québec, il faut être capable de nommer la destination où nous allons», a dit Jean Charest hier.

Il aura fallu le budget Flaherty pour connaître cette destination, qui a par ailleurs soulevé de nombreuses critiques. Cela a donné des munitions à M. Charest qui, tout à coup, s'est mis à défendre l'autonomie du Québec. «Je n'ai pas de comptes à rendre à Ottawa et aux autres provinces», a tranché M. Charest d'un ton passionné.

Mais peut-être était-ce trop peu trop tard pour les grands élans d'affirmation nationale?

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille

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  • C Boudreau
    Inscrite
    vendredi 23 mars 2007 23h31
    1-2-3- GO!
    « Pour les Liberaux : Propriétaires d'industries = % du vote 22%
    Pour le PQ: Étudiant et jeunes = % du vote 32 %
    Pour l'ADQ: Jeunes familles et les personnes très agées = % du vote 28%
    Pour Solidaire: Pauvres,BS,travailleurs à salaire minimum,travailleurs classe moyenne/basse
    et les artistes= % du vote 3%
    Pour les Vert: Les éternels granola et les indécis = % du vote 1%

    C'est mon évaluation personnelle de la situation présente

    23/03/2007 - Montréal »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 05h59
    Contre la baisse d`impôt.par Benoît gagnon
    « Le pouvoir est un moyen pour établir une justice sociale(comme l`indépendance). Lors M Charest le respect de la dignité de la personne vous oblige à soulsger la souffrance avant de satsfaire votre appétit du pouvoir.Que signifie une baisse d`impôt pour la classe moyenne? En général un surplus pour une plus grande consommation de biens matériels donc une pollution plus grande. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 07h58
    Charest s'est tiré dans le pied par ce détournement des 700M$ ...
    « en promettant une baisse d'impôt dans l'espoir d'acheter des votes tout en feignant d'ignorer la réaction de colère suscitée à l'Ouest de la Rivière des Outaouais,colère transformée en propos haineux comme lu dans certains blogues du Globe & Mail.
    Cet argent,contrairement à ce qu'en dit Charest ne lui appartient pas; c'est l'argent de contribuables Albertins ou Ontariens versé au Québec par le biais de la péréquation pour bonifier les services à la population.
    Jean Charest s'est révélé par ce geste irresponsable un mauvais gestionnaire de nos fonds et il mérite d'être sanctionné à la hauteur du délit. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 10h59
    Le train ne sifflera pas trois fois!...
    « «Pour diriger le Québec, il faut être capable de nommer la destination où nous allons», a dit Jean Charest hier...

    « ALL ABOARD !!! » comme disait autrefois le chef de train. Destination : hausse d'impôt pour 2008, hausse de tarif d'électricité 2007, hausse des frais d'inscription de scolarité 2007, hausse des frais de garderies probables 2008, hausse des frais d'immatriculation des véhicules tous confondus, hausse de tout ce qui peut se hausser en perspective. «Je suis prêt... je suis prêt... embarquez dans mon train..»
    Ivan Jobin »

  • Guy E. Trépanier
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 19h37
    Le Canadien, le Nationaliste et le Québécois
    « Le 26 mars prochain la population du Québec choisira un gouvernement qui dictera la suite des choses. D'après moi, en élisant Jean Charest - le Canadien - le Québec consolidera son appartenance ou sa dépendance canadienne. En élisant Mario Dumont - le Nationaliste - le Québec s'engagera dans un autonomisme plus ou moins certain. En élisant André Boisclair - le Québécois - le Québec franchira une autre étape vers son indépendance. Cette élection est loin d'être banale. Chaque personne qui votera le 26 mars 2007 exprimera sa propre identité: canadienne, nationaliste ou québécoise.

    Guy E. Trépanier, île d'Orléans. »

  • Zakari Gilbert
    Inscrit
    dimanche 25 mars 2007 00h26
    Quelle satisfaction ce serait...
    « Voir l'excès de confiance et le complexe de supériorité habituels de Charest en prendre un coup, peut-être en a-t-on déjà un avant goût pendant cette campagne. Un premier ministre qui a tour à tour provoqué le mécontentement de divers groupes de la société ne sera jamais un rassembleur. Un premier ministre qui ne respecte pas, ne comprend pas et ignore une grande partie de la population qui n'est pas de son avis et aspire à se bâtir un pays fort de sa culture et de son indépendance ne sera jamais digne de diriger le Québec. Oui, Boisclair sait qu'une grande partie des Québécois ne veulent pas de référendum, mais il a la noble ambition de vouloir stimuler de nouveaux échanges sur les avantages de faire émerger un nouveau pays francophone indépendant qui cessera d'être à la merci de décisions extérieures. Les gens qui appuient la politique traditionnelle fédérale découvriraient peut-être ce que pourrait être la fierté de vivre dans un pays qui s'assume pleinement. Le pays du Québec serait plus à même de forger une société à l'image de ses valeurs profondes de justice. Par exemple, au lieu du PLQ, la clique des industriels et des banquiers, pourquoi ne pas élire des députés du Parti Vert et de Québec Solidaire? Un peu de justice sociale et d'initiatives concrètes en matière d'environnement ne feraient de mal à personne.
    Je sais, c'est idéaliste peut-être, mais un nouveau pays nous donnerait les moyens de nous démarquer davantage du reste de l'amérique et de se rapprocher de modèles européens, qui ont fait du respect de l'environnement une force depuis longtemps. Cessons d'être à la remorque des plus riches et des industries, réduisons le fossé qui sépare riches et pauvres.
    Vivement la naissance d'un projet rassembleur qui puissent nous mener loin, sans pour autant déplaire aux fédéralistes.
    Les gens qui vont voter pour l'ADQ font fausse route et donnent satisfaction à Ottawa, qui voit le vote se diviser. Ces électeurs veulent du changement peut-être, mais ne se doutent-ils pas qu'au sein du Canada, le changement a ses limites?
    Donnons au Parti Québécois, celui de 2007, la possibilité de suivre ses ambitions et celles de millions de Québécois, et ainsi de faire grandir le Québec. »

  • Dominique Boivin
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 10h25
    Mauvaise lunette...mauvaise lecture !
    « Ce que la campagne électorale qui se termine aura démontré clairement est que la classe politique dans son ensemble est dû pour changer leurs lunettes de lecture. Tout d'abord le parti libéral sous la gouverne de Jean Charest a crue faussement qu'il sufisait seul de présenter leur bilan par un Jean Charest quelque peu sufisant et arrogant. L'erreur de monsieur Charest aura été d'avoir omis de commencer la campagne en s'excusant de ne pas avoir remplie ses promesses, cette omission fondamentale aura démontré son arrogance.
    Le parti Québécois aura manqué le bateau encore une fois avec leur fameux référendum, qu'il est difficile d'être chef au parti québécois, les purs et durs comme on les appellent ces mangeurs de chefs ! Personne n'est contre un prochain référendum, c'est juste pas le temps.
    L'ADQ de Mario Dumont qui lance a peu près n'importe quoi sans savoir si c'est réaliste ou non, Mario Dumont parce que les québécois le connaisent a su tout de même surfer sur la vague du changement que les québécois veulent. C'est la faillite des vieux discours, le fédéralisme versus la souvereineté, les vieilles chicanes avec Ottawa. Il manque actuellement de renouveau au Québec, une nouvelle révolution bruyante a l'image de ce que le Québec est devenu... bruyant ! Le Québec s'exprime déja par le monde, il est de plus en plus confiant dans ses moyens et ses capacités. Le Québec est de plus en plus autonome comme autonome peut vouloir dire s'affirmer, prendre sa place ! Alors il est temps pour la classe politique de changer leurs lunettes car la réalité a changé. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    dimanche 25 mars 2007 11h13
    Si on élit...
    « Élire Charest est réélire celui qui tout le long de son mandat celui qui a fait ce pourquoi personne n'a voté, celui qui ne remplis pas ses promesses, celui qui veut détourner la préréquation en baisses d'impôt alors que les routes-santé-éducation en ont bien besoin et élire le pire et plus arrogant des premiers-ministres de l'histoire québécoise. Élire Dumont, c'est élire celui qui rêve debout avec son fédéralisme autonomiste, celui qui veut mettre les personnes assisté-sociales en esclavage, celui qui risque de causer les pires catastrophes sociales. C'est avancer vers la malheur. Voter pour Boisclair, c'est voter celui pour qui le respect des lois n'a pas de gravité puisque sa cocainomanie ne devrait pas, selon lui, lui être reprochée. Voter Vert, c'est voter pour la nature en oubliant les gens. Québec Solidaire, qui très certainement ne fera pas de gouvernement avant longtemps, celui qu'on a baillonné lors du débat des chefs en lui refusant le droit démocratique de débattre ses positions est le seul parti correct. Ce n'est pourtant pas compliqué. Il n'y a qu'à lire les programmes des partis pour s'en rendre compte. Robert Henri. Baie-Comeau. »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    dimanche 25 mars 2007 17h10
    Y a des limites
    « De plus en plus de signes montrent que Charest tombe en chute libre. Même les sondages achetés de Léger sonnent tout faux. Gardons les yeux ouverts. les sondages ne visent que les faibles d'esprit. Celui qui réfléchit voit bien que les candidats adéquistes plongent aussi. Ce matin, Francoeur de L'ADQ avoue sur cyberpresse son ignorance de la culture avec une joie cynique et que Mario Dumont ment quand il dit qu'il ne vas pas privatiser la santé. Lui y tient mordicus comme il tient à gérer l'État comme une business aveuglément capitaliste. (voir blogue de Tristan Péloquin sur cyberpresse)

    Je pensais pas qu'un chef comme Charest pouvait aussi bien dissimuler la bassesse de ses jeux politiques. Il m'a convaincu de ne plus jamais lui faire confiance. Quant à Mario Dumont, je me demande comment il fait sans être beaucoup comédien à son insu, genre limite, pour attendre qu'on disqualifie des candidats qui tiennent ouvertement des propos incendiaires, racistes, sexistes, antisociaux, plutôt que de mener son groupe comme un leader social. Il nous donne à voir qu'il est une marionnette, mais de qui au juste? Jamais plus ce chef. Gérard D. Laflaque avait vu juste. Je lui souhaite de se recycler dans le show business après un long congé parental. Trop de preuves envahissent le Net pour qu'on tolère encore pareil énergumène.

    Nous tenons à bout de regard nos deux limites.

    Oneil Bouchard »

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