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Du tumulte à l'espoir

Antoine Robitaille   24 mars 2007  Québec
Photo : Jacques Nadeau
«Cela sent 1976!» Quand André Boisclair a lancé cette référence à l'élection mythique du PQ, hier matin à Joliette, plusieurs ont cru que le chef péquiste exagérait. Mais à la fin de son discours, alors que les notes hard rock du jingle de la campagne — «Reconstruisons!» — s'estompaient, l'assistance se mit à chanter «Mon cher André, c'est à ton tour» spontanément. Fin d'après-midi, à Arthabaska, des militants, dont l'un tient un drapeau du Québec, doivent écouter le discours de leur chef à l'extérieur du local électoral puisque ce dernier est plein. Dans Fabre, d'autres avaient ressorti des balais, comme en 1976.

André Boisclair répète depuis des semaines que le vent souffle pour lui, qu'il formera un gouvernement majoritaire. Jusqu'au débat, peu y croyaient. Mais ces derniers jours, un organisateur se risque: «C'est comme si la réalité rattrapait tranquillement le discours d'André.» Hier, «même [le chroniqueur] Alain Dubuc, de La Presse, reconnaissait qu'on a fait une bonne campagne», ajoute-t-il.

Majoritaire, le PQ, le 26 mars? André Boisclair répète inlassablement que c'est son seul et unique scénario, mais il serait surprenant qu'il le réalise. Sur son site, le chercheur Greg Morrow affichait hier sa dernière projection, effectuée à partir d'une moyenne pondérée des cinq dernières enquêtes d'opinion. Résultat: le Parti québécois obtiendrait 51 sièges contre 49 pour le PLQ et 25 pour l'Action démocratique du Québec. Quand, en début de parcours (le 24 février), le même chercheur avait projeté 51 sièges au PQ, plusieurs y avaient vu une sorte d'aberration.

Départ pénible

Et cela nous rappelle d'où André Boisclair est parti: accablé par de mauvais sondages (lui donnant 32 % des voix), affaibli par des guerres intestines, torpillé par des péquistes de la première heure. Bernard Landry, au premier chef, mais aussi Yves Michaud. Son air de bête traquée le soir de l'assemblée d'investiture de Pierre Curzi dans Borduas. Reconnu comme un grand orgueilleux hautain, le voilà qu'il faisait son mea-culpa: «J'entends bien le message. Je peux faire mieux. Je vais mettre mes culottes.»

Quand il arrive dans le hall du parlement le 21 février, jour du déclenchement des élections, le chef affiche un air très déterminé, même s'il n'a pas réussi à réunir l'équipe de rêve promise. L'organisateur en chef Nicolas Girard a beau répéter à tout vent que le PQ n'a «jamais eu un niveau de préparation aussi élevé», plusieurs sont sceptiques. M. Boisclair, souligne-t-il, a passé «un an à l'extérieur de l'Assemblée nationale pour faire la tournée de plusieurs régions afin de préparer l'organisation, et cela donne des résultats».

Après la tourmente de fin janvier, l'homme a su bricoler une unité toute électorale dans son parti. Les membres de l'équipe parlementaire, concluant qu'il serait suicidaire de se lancer dans une course à la direction, serrent les coudes. Le 23 février, le club de gauche SPQ-libre, dont le président Marc Laviolette est candidat dans Soulanges, se rallie à la plateforme, rebaptisée «feuille de route» dans la langue de Boisclair.

André Boisclair compte secrètement sur les étudiants, à qui il a promis le gel des droits de scolarité pour embêter son adversaire. Les premiers jours de campagne semblèrent difficiles et tumultueux, vus de l'extérieur. «Mais de l'intérieur, ça roulait», raconte un journaliste qui a suivi André Boisclair jusqu'au débat des chef du 13 mars. Les annonces sur l'éducation, les éoliennes, se suivent à un rythme régulier. Il fait mouche en rappelant à Jean Charest, pour qui la «première priorité» est toujours la santé, que «le Québec n'est pas qu'un hôpital».

La campagne a carrément l'air de déraper quand l'animateur de radio Pierre Champagne qualifie le Parti québécois de «club de tapettes». Mais le chef péquiste a alors une réponse percutante et reste, selon l'expression d'Alain Juppé, «droit dans ses bottes»: il explique que ce sont les Québécois, épris de liberté et d'égalité, qui répondront à ses propos le 26 mars. Les deux chefs adversaires se portent alors à la défense du chef péquiste, condamnant l'animateur de radio saguenéen.

Il répète inlassablement qu'il ne se laissera pas «distraire» et qu'il gardera les yeux rivés sur son «plan de campagne». Un soir toutefois, il cède à un moment d'émotion. Sa gorge se noue pendant 48 secondes. Le politicien, présenté comme une sorte de robot par les caricaturistes, aura montré un côté «humain» que peu ont jugé inauthentique.

Jean Charest lui facilite la vie en semblant retourner à de vieilles tactiques de peur des années 70: perte des pensions de vieillesse. Ce qui place le chef péquiste dans la situation facile, pour un chef souverainiste, de s'indigner et de condamner le «chantage». Et Jean Charest ne s'arrête pas là: il commet son lapsus sur la partition et refuse de s'engager clairement, quoi qu'il advienne, à défendre le territoire québécois. En termes de baseball, on appelle ça une balle à circuit pour un souverainiste.

Débat

Le vrai point tournant pour lui est le débat des chefs. Dans le jeu des attentes, il est avantagé: celles-ci ne sont pas très élevées à son égard. Mais il arrive préparé, insistant, prêt à l'attaque. Aux yeux du grand public, il ne l'emporte pas, mais il «tire son épingle du jeu». Et cela a l'effet escompté sur ses militants et sa base. Lui-même a «reconstruit» son «estime de soi», comme le disent les psychologues.

Dès le lendemain du débat, André Boisclair sent qu'il peut au moins sauver les meubles et peut-être même espérer mieux. Il se met tout de suite «en mode blitz», comme on dit dans son entourage. Il augmente le nombre de ses critiques à l'égard de l'Action démocratique et de Mario Dumont, l'homme du «one man show», expression qu'André Boisclair vole aux libéraux.

Tout et son contraire

Les tendances observées dans l'opinion peu avant le débat se confirment rapidement: les élections sont bel et bien une course à trois. André Boisclair adopte très rapidement le discours du rassemblement. Il demande aux pacifistes, altermondialistes, féministes, progressistes et bien sûr souverainistes de se joindre à son parti. Tous les pourcentages de vote comptent, même ceux de Québec solidaire.

Tout en conservant son discours «progressiste», André Boisclair continue à promettre de «soulager le capital». Lorsque Stephen Harper annonce qu'il fera tomber sa manne sur le Québec, il refuse de prendre d'autres engagements et promet un «vrai déficit zéro» et vante les vertus de Lucien Bouchard. Sur le plan des finances publiques, il a les accents des fiscal conservatives américains. Quand, la même journée, Françoise David dit de lui qu'il n'est pas un «progressiste» et que Mario Dumont le traite de gau-gauche, il s'emballe et saute sur l'occasion: le Parti québécois est «à la bonne place», déclare-t-il, parce qu'il possède la «meilleure synthèse». Le voilà qu'il incarne le centre, lieu convoité entre tous par tout politicien occidental.

Et il en remet à gauche. Jeudi, il pige un slogan au Forum social mondial, mecque des altermondialistes: «Je crois qu'un autre monde est possible.» Mais hier, en Mauricie, il parle soudainement, comme l'ancien premier ministre ontarien Mike Harris, de «révolution du bon sens». Lui qui avait défendu la joueuse de soccer musulmane et son hijab, il saisit le cas des électrices portant la burka ou le nikab pour marquer quelques points dans le dossier des «accommodements raisonnables». Il parle aussi de souveraineté, partout. Et reprend pour ce faire le slogan de Jacques Parizeau, «l'autre façon de gouverner». Lors d'un autre discours, il promet un «bon gouvernement», comme en 1976.

La surprise de 1976 peut-elle se rééditer? «Je ne suis pas René Lévesque», a déjà reconnu André Boisclair... Réussira-t-il seulement à atteindre le score du PQ de 33 % de 2003? Tel est le seuil pour lui. Mais qu'on évoque 1976, c'est déjà une victoire, pour un chef qui était parti de loin.






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Vos réactions

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  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 23 mars 2007 23h36
    C'est bon de rêver...
    « Le rêve ne coûte rien, on peut en avoir, il faut en avoir. Nous en avons tous. Mais de là à penser que le PQ va faire du chemin le 26 mars, il y a un fossé... infranchissable. Et de là à établir des parallèles avec les élections de 1976, il n'y a que les vieux péquistes revanchards qui y pensent. Les Québécois sensés, réfléchis savent que c'est impossible.
    Pour ce qui est du déficit zéro, espère toujours, bonhomme.
    Et pour le reste, les rêves en couleur sont encore permis, mais je suis certain que le Québec fera encore partie de la conférdération pendant encore longtemps... »

  • Michel Labelle
    Inscrit
    vendredi 23 mars 2007 23h37
    Monsieur Boisclair, bravo!
    « Un homme politique qui croit dans l'éducation est un homme debout. Cette homme a confiance en son peuple et il le lui rendra bien.


    Michel Labelle
    Montréal »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 01h08
    Pourquoi voter PQ le lundi 26 mars?
    « De prime abord, la différence entre les programmes du PQ et du PLQ est... presque nulle, résultat d'une progressive surenchêre vers "la gauche" de ces deux partis, l'un suivant l'autre. Les "baillons" et autres loi 142 adoptés par les libéraux pour des raisons essentiellement tactiques ne doivent pas faire illusion, même si les syndicats ont sauté sur ces occasions pour hurler au meurtre (what else is new?).

    D'une part, depuis son premier mandat dans les années 90, le PQ s'est accroché à la stratégie "d'acheter" des votes de gauche (sur le bras des contribuables en passant), syndicats, fonction publique et cie... pendant que plusieurs des secteurs économiques ou il puisait sa base déménageaient en Chine (manufacturier), ou prenaient leur retraite "dans l'Sud" (fonctionnaires). À courir après cet objectif qui se dérobait, il a épuisé les fonds publics et creusé la dette de plus de 40 milliards de dollars. Et évidemment, ça n'était jamais assez, puisqu'à gauche des ouvriers et des fonctionnaires il y'a les marxistes-gauchistes-féministes-altermondialistes, et bientôt c'est tout ce qu'il restera à courtiser... sauf que QS a déja pris la place. Pis ce monde là, ça paye pas d'impôts.

    D'autre part, les libéraux sont arrivés au pouvoir il y'a quatre ans en promettant "nous sommes prêts", de réduire le fardeau de l'État-providence, de faire une "ré-ingéniérie" du gouvernement provincial, et de diminuer les impots (principalement impot sur le revenu, dont le niveau moyen est le plus haut en Amérique du Nord, et presque deux fois plus élevé que dans des pays au fardeau fiscal comparable, comme la France).

    Une fois élus cependant, le gouvernement libéral s'est heurté à une résistance très organisée des syndicats, des étudiants, et du PQ, et est bien vite rentré dans le rang du "government as usual": les impots sont restés élevés, les programmes sociaux ont été étendus au gré des initiatives de lobbying des partenaires sociaux, et les projets de PPPs ont été mis sur la glace. En fait, les dépenses gouvernementales ont continué à croître en % du PIB.

    Finalement, en reculant, enjeu après enjeu, sur ses positions réformatrices le PLQ s'est retrouvé à dériver sans aucun contrôle vers la gauche, à la suite du PQ, jusqu'à ce son programme de gouvernement "objectif", mise à part la question référendaire, ne diffère plus à toutes fins pratiques de celui des péquistes - Charest estimant sans doute que l'unité nationale était l'enjeu prioritaire, avant l'économie. C'est une illustration de la façon dont l'enlisement du débat nationaliste paralyse toute évolution socio-économique au Québec.

    Donc l'ADQ est là ou elle est parce que le PQ et le PLQ lui ont laissé toute la glace, et Mario Dumont est venu tranquillement garer son autobus (au trois quarts vide à l'époque) dans le superbe espace de stationnement dégagé au centre-droit par les deux "grands" partis. Il a courtisé cette stratégie avec méthode et détermination, et aujourd'hui, ça paye. Attendez que le petit parti devienne un groupe parlementaire cossu, et vous allez voir le monde grimper dans la machine sans se faire prier.

    En fait, l'ADQ récupère les souverainistes pour qui le PQ est trop à gauche, et les conservateurs pour qui le PLQ est trop fédéraliste. Plus, les esclaves de la feuille de paie qui en ont plus qu'archi totalement ras-le-bol de verser la moitié de leur salaire en impot sur le fruit de leur travail... pour des services publics assez misérables (santé qui tue, routes qui s'écroulent, éducation secondaire qui nivelle les cerveaux, transports en commun dignes de Europe de l'Est avant la glasnost...).

    L'ADQ en tant que parti conservateur d'opposition, dépendant du nombre de sièges qu'elle obtiendra lundi (la "balance du pouvoir" serait essentielle dans un gouvernement minoritaire), a donc l'opportunité de jouer:

    - un rôle de garde-fou, en cas de gouvernement minoritaire péquiste, puisque quoiqu'en dise Boisclair un référendum est impossible sans le soutien d'une majorité à l'assemblée.

    - un rôle réformateur en "débloquant" le verrou de la polarisation fédéraliste-souverainiste, et en poussant un gouvernement libéral à retrouver un minimum d'épine dorsale vis à vis des réformes qu'il a abandonné après l'élection de 2003, pour se remettre à l'ouvrage de réformer le coûteux, pachydermique, et étouffant "modèle québécois", ce qui devrait éventuellement permettre à la province de sortir de la léthargie économique et de l'inertie sociale qui l'asphyxient depuis le référendum de 1995. Parce qu'asteure, même le Nouveau Brunswick taille des croupières à la belle province.

    Un vote pour l'ADQ représente donc une option stratégique intéréssante: dans un cas, une police d'assurance contre une aventure référendaire perdue d'avance (gouvernement PQ minoritaire), qui sonnerait le glas du projet péquiste; dans l'autre, un espoir de reprise de la croissance économique et de l'investissement, facteurs d'affirmation pour le Québec, dans ou en dehors de la confédération.

    En fonction de cette analyse, une question se pose: quel intérêt peut-il y'avoir à voter PQ le lundi 26 mars... alors qu'on peut voter pour l'ADQ et garder ouvertes toutes les options? »

  • Pierre Lessard-Blais
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 01h53
    erratum...
    « "quand l'animateur de radio Pierre Champagne qualifie le Parti québécois "

    Nous devrions plutôt lire "Louis Champagne"... Les commentaires ignobles de cet animateur de "trash-radio" méritent définitivement de rester accrochés à son nom. »

  • Jean-Marc Pineau
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 02h14
    Du tumulte à la sérénité : Humain, très humain.
    « Je suis heureux que vous reconnaissiez enfin le travail immense accompli par André Boisclair et son équipe. Il est le seul des trois chefs à avoir mené avec vigueur et assurance une campagne fondée sur un projet fondamental, celui d'un pays avec tout ce que cela comporte, sur des valeurs, des objectifs qui accompagnent cette mission, tout cela appuyé sur un sérieux programme de gouvernemennt responsable. Jamais un seul instant M. Boisclair n'est tombé dans le mensonge ou la démagogie, comme l'ont un peu trop fait ses adversaires. J'ai bien suivi cette campagne et je suis très fier d'appuyer andré Boisclair et le Parti québécois.

    J'aimerais apporter un commentaire à ce paragraphe ; vous dites :
    « Il répète inlassablement qu'il ne se laissera pas «distraire» et qu'il gardera les yeux rivés sur son «plan de campagne». Un soir toutefois, il cède à un moment d'émotion. Sa gorge se noue pendant 48 secondes. Le politicien, présenté comme une sorte de robot par les caricaturistes, aura montré un côté «humain» que peu ont jugé inauthentique. »
    Vous ne précisez pas si vous étiez de ceux qui ont jugé peu authentique ce côté « humain ». Permettez-moi d'affirmer en toute sincérité que ce moment d'émotion, le premier peut-être qui ait été publiquement exprimé, était tout à fait authentique. J'étais présent et profondément ému moi-même à ce moment-là, car je sentais très bien ce qui était remonté en lui après toutes les attaques innomables dont il avait été victime au cours des jours précédents. J'étais aussi présent à la porte de la salle au moment où, de longues minutes après l'événement, Monsieur Boisclair à quitté la Casa dell'Arte et j'ai bien vu à quel point il était encore ébranlé. Je ne me serais pas donné la peine de vous écrire ce commentaire personnel si je n'avais été personnellement témoin. La suite de la campagne a bien montré un André Boisclair sensible et très humain ; on souhaiterait pouvoir trouver chez l'un de ses adversaires un peu de la noblesse de coeur qui anime le chef du Parti Québécois. »

  • eric thiffault
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 09h02
    heureux comme andré a fait un long voyage
    « Comme 76 ... hum pas sur. 2007... le voyage continu malgré les obstacles, les vents contraires et tant d'homme perdus à une autre cause. C'est ce voyage vers notre pays qui reste a terminé. La mer est vaste comme l'esprit des peuples. bonne chance capitaine André »

  • Josianne Millette
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 10h13
    @M. Pau
    « Comment ça, "ce monde-la paye pas d'impôts"??? Quelle condescendance! Quel mépris! Je m'affirme clairement à gauche, je souhaite réellement un bouleversement dans la façon de faire de la politique au Québec, je milite ouvertement pour une société qui remettrait profondément en question notre modèle économico-politique... ET JE PAIE DES IMPÔTS. Qu'est-ce à dire, M. Pau, la citoyenneté se mesurerait à hauteur du compte de taxes? "Si vous payez pas d'impôt, vous n'avez pas à nous dire quoi faire avec l'argent des autres"? Est-ce bien ce que vous nous dites? Je suis dégoûtée de la bassesse et de ce pseudo-argument. »

  • Guy Lafond
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 11h14
    Le refus de disparaître des nations
    « « Rien, semble-t-il, sinon le génocide complet ou la dissolution d'un peuple dans d'autres pour la naissance d'une nouvelle civilisation (mais il y faut plusieurs siècles et la mémoire conserve des traces de l'état antérieur) ne peut effacer la conscience d'une identité nationale quand elle s'appuie sur une communauté linguistique et territoriale bien délimitée et est exaltée par une foi qui a été précisément - et depuis les origines - l'instrument de la cohésion de la communauté. Les répressions, les occupations, même la dispersion d'une partie de la communauté aux quatre coins du monde ne suffisent pas à briser cette volonté d'être soi, c'est-à-dire différent. Cette énergie vitale, cette conscience nationale traversent les siècles, animent les luttes dont le souvenir renforce à son tour l'identité de la communauté. Les saints fondateurs et les martyrs patriotiques sont rassemblés en une même légende héroïque et sacrée, génératrice de nouveaux sacrifices. Les tentatives de compromis, les discours de la raison, fondés sur l'analyse d'un rapport de forces, sont rejetés comme autant de discours de capitulation. La violence, le sang deviennent, au cours des siècles, les emblèmes inaltérables d'une nation qui refuse de disparaître e d'admettre que les peuples peuvent être condamnés par d'autres à s'assimiler ». (Max Gallo, Les clés de l'histoire contemporaine, éd. Le livre de poche)

    La nation québécoise s'exprime et se réalise d'abord en français. Et ce sont 7 millions de francophones qui cultivent obstinément leur spécificité dans un bassin nord-américain de plus de 320 millions d'anglophones.

    Je me souviens des Lesage, Lévesque, Bourassa qui ont tous combattu âprement pour notre identité. Avec la meilleure des volontés, les tentatives d'accords du Lac Meech et de Charlottetown ont échoué.

    Je sais : les défis économiques d'aujourd'hui nous exhortent à la prudence.

    Cette lueur d'espoir qui s'était allumée pendant quelques instants un soir d'automne de 1995, un des mes plus beaux souvenirs de la politique au Québec. On aura beau nous le répéter sans cesse, les sacrifices ne nous ont pourtant jamais fait peur.

    Après tout, la grande paix de Montréal de 1701, ce sont nos ancêtres francophones qui l'ont signé avec toutes les nations indiennes d'alors, au grand damne des colons britanniques. S'en était suivi de nombreuses années de paix et de prospérité économique.

    Étienne, tout commence par un rêve, une utopie.

    C'est ça la vie. C'est de se cracher dans les mains et de montrer notre savoir faire au reste du monde. »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 11h45
    L'intelligence, le coeur et le courage.
    « Non seulement Andre Boisclair a-t-il hausse le niveau intellectuel de cette campagne, mais il a aussi fait la preuve qu'il etait un homme de coeur, un homme de convictions et un homme courageux. Est-ce que ses grandes qualites sauront contrer la demagogie, la hargne et le cynisme qui semblent sevir dans cette belle province... La reponse du 26 mars prochain nous indiquera s'il y a toujours lieu d'etre aussi fiers d'etre Quebecois! »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 12h38
    15 novembre 1976
    « C'était au Centre Paul-Sauvé, un soir d'automne. Tous les boomers s'en rappellent parce qu'ils ont tous la cassette en mémoire.

    La foule en délire n'en finissait plus de chanter, les drapeaux bleus de s'agiter. Claude Charron était monté sur scène en sautant comme un kangourou; Lise Payette versait des larmes de crocrodile. Le zoo. L'euphorie. La victoire. Le soir où les Tremblay ont vraiment fait peur aux Thompson.


    C'était l'époque où tout était possible, où les frontières et les tabous ancestraux éclataient enfin après deux siècles de Grande noirceur.

    On collait les timbres de la Reine à l'envers, on parlait joual pour faire plus vrai, on s'assoyait pendant l'hymme national. "Gens du pays, stie!", avec toute la candeur et le toupet que l'on a -et doit avoir- au sortir de l'adolescence.

    On se tapissait de fleurs de lys, ça bouchait les trous dans les jeans, et on dansait sur la Bite à Tibi. Même si on n'y était jamais allés. Car déjà, on louchait plus vers le sud que vers le nord, vers le delta de la Hudson, plutôt que celui de la Harricana.

    Entre deux Gitanes, souvent assaisonnées aux fines herbes jamaïcaines, on imaginait les limousines aux plaques CD qui descendaient Grande-Allée, entre le quartier des ambassades (Sillery, ma chère!) et le Parlement, et on croyait qu'on aurait nos passeports Made in Québec à temps pour notre première virée dans en Europe.

    Assoiffés et affamés d'indépendance, on ingurgitait des quantités impressionnantes de "50" et on découvrait le Mac plus ultra de la gastronomie américaine, en se disant que bientôt, avec notre Ti-Poil national, on boirait de la Laba...die et on boufferait de Gros Marcs! On était des vrais et on y croyait.

    Désolé, mais on est loin, très loin de 1976, des années folles de ma jeunesse. »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 12h51
    Recentrer la politique - pour vrai.
    « On entend souvent dire que "la vérité se situe probablement au milieu" de deux hypothèses. Le problème de la politique québécoise c'est que nos trois principaux partis se retrouvent tous à droite. Sur le spectre politique - de gauche à droite - la bonne voie, celle du milieu, ne peut pas se trouver au milieu de la droite!

    Il faut un contre-poids à ce paysage économico-politique conservateur. En ce moment, le seul parti résolument de gauche - disons pour être plus juste : centre-gauche - est Québec Solidaire. Pour avoir une assemblée nationale équilibrée, ce parti doit être présent dans la joute politique. Autrement, le débat entre droite et centre-droit est une divertissement purement symbolique. Un divertissement qui plait bien aux médias et à leur propriétaires ultra-capitalistes, car il permet de faire diversion sur les véritables enjeux de notre société : environnement et redistribution équitable de la richesse collective.

    Pour l'avenir, il faut que QS représente une force pertinente au sein de notre société. Donnons une chance à la démocratie : soutenons Québec Solidaire. »

  • Alain Carré
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 13h22
    Pauvre M. Pau
    « Avoir ce genre de discours est tout à fait incompréhsensible....L'ADQ va touyt régler, Dumont va sortir sa baguette magique, franmchement, c'est désolant de voir que du monde sont prêts à se mettre à genou devant le Fédéral. Dumont, beau parleur est une vraie girouette...

    Pour ce qui est de l'élection de 1976, s'il restait une ou 2 semaines à la campagne, je pense qu'on pourrait y croire malgré qu'on ne sait jamais car les sondages de 1 000 répondants, un gros pourçentage d'erreur.

    Malheureusement, ma prévision est un gouvernement minoritaire de 56 sièges. »

  • Jeremy Lewsaw
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 13h41
    On se demande parfois quelle campagne ce journal a suivi
    « A-t-on vu les sondages ? On voit bien l'appui du PQ ? Ça risque d'être en dessous de 30% !! Je démeurerai lecteur et abonné du Devoir de toute façon, mais parfois je me demande jusqu'à quel point certains de ses journalists sont prêts à aller pour faire preuve de leur adhésion au Parti Québécois !! »

  • Alexandre-Frédérik Joly
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 16h29
    En effet : pourquoi voter PQ ? Mais pire ADQ ?
    « Je dois tout de même féliciter mon ancien chef : André Boisclair pour avoir mené la meilleur campagne des trois chefs majeurs. Cependant j'en ai ras le bol de vous tous : péquistes, adéquistes et évidement libéraux (si suelement ils étaient libéraux...) J'en ai mon cul de notre ca-capitale national en train de devnir la Anver du Québec avec ses racistes, homophobes, réactionnaires et possiblement des base de néo-nazis ! Je ne serai pas surpris d'ici 2013 que la région de Québec ou même du centre du Québec crée un parti régional du type de la Vlanderksen ultra conservateur ! Je suis écoueré des médias et des perroquets qui nous répètent sans cesses : on ne veut plus de ... on ne vuet plus faire... bla bla bla : c'est qui ON ? Ça me rappelle le film de Mathieu Kassovitch : La Haine : jusqu'ici tous va bien, après tout c'est pas la chute (vers l'adq) qui compte, c'est l'aterrissage (conservateur) ! Je suis écoueré et fais une indigestion de votre droite, centre, gauche, intellectuels de mes deux, «plateauiste» de cave, «hérouxvillier» de crétins et tous les autres «istes» à la con ! Allez voter lundi 26 mars, aller voter selon ce que VOUS croyez bon pour le Québec, selon ce que VOUS désirez pour la nature et vos semblables. Voter pour vrai, pas pour le sonsdages, les «opiniateux» et ce ON mystique force surnaturel nous dirigeant tous de l'autre monde ! Mais pourquoi voter pour les 3 grands partis ? Enfin les deux grands et le moyen adq (ben oui, hey! c'est le parti «average» de la classe «average» pour les cervaux «average» qui veulent nous rammener au niveau de la qualité de vie des années 40 ou des «struggles» life étatsuniens ! Well... Pourquoi voter quand vous êtes un orpholin idéologique au Québec ? Surtout pour qui voter ? Ça va ce passer dans l'urne : seul avec mon crayon HB... une croix sur QS ou bien vais-je suivre le conseil de Mchel Chartrand : « y veulent tout ton bien, alors fais des croix partout !» »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 17h53
    porteur d'eau? Avec plaisir!
    « Pour comprendre 76, il faut comprendre 1973 et le choc pétrolier inventé dont l'effet a été de réduire les pays à la servitude en les endettant par les hausses de prix, par l'inflation qui a suivi, puis les emprunts des gouvernements rendus inévitables. C'est ça le cadeau qu'on a reçu des vieux partis d'alors.

    Pour comprendre 73, il faut aussi comprendre 1970 et le choc provoqué par la loi des mesures de guerre contre le plus petit pays pacifique de ce continent en termes de population.

    Pour comprendre comment on a pu et su malgré tout composer avec cette double adversité de 73 et de 70, il faut comprendre 1968, la résistance de millions d'étudiants dans le monde qui aspiraient eux-aussi au droit de rêver leur avenir. Il faut comprendre surtout le 13 octobre 1968, date de la naissance du Parti Québécois, qui était l'aboutissement normal de la révolution tranquille.

    Il est bon de rappeler comme le fait monsieur Noel les signes de peace and love, mais il serait aussi juste de rappeler que la fièvre et les larmes de joie de 1976 ont résulté d'abord de milliers heures bénévoles de rêveurs équitables, de penseurs de civilisation, de leaders charismatiques en même temps que d'une humanité et d'une congruence de tous les instants. Inutile de les nommer. Leurs noms font déjà l'Histoire et plusieurs sont encore vivants.

    Le plus petit parmi nous se nommait René, de loin le plus grand de nous tous par sa promptitude à servir la cause qu'il nommait le fait du Québec. Cela fait quarante ans, et comme le dit encore monsieur Noel à propos de 76, c'est comme si c'était hier 68, parce que j'y étais, ce 13 octobre 68; j'avais 23 ans et j'étais étudiant. Moins étincelant en termes médiatiques que 76, mais oh combien plus émouvant et fondateur d'un renversement de la vieille psyché qu'avant on entretenait, celle de porteur d'eau honteux, alors qu'aujourd'hui on est fier d'envisager le moment ou le Québec portera avec dignité de l'eau à tout pays qui en manquera. C'est curieux comme un karma peut se transformer en dharma.

    Oneil Bouchard »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 19h16
    Les jérémiades de Jeremy
    « M. Lewsaw, considère que Le Devoir a un parti pris pour le PQ. Ha Ha Ha, c'est la meilleure, un fédéraliste qui se plaint d'une supposée tendance partisane du Devoir ! Vous n'avez, cher monsieur, aucun sens du ridicule et faites preuve d'une morgue qui frise la provocation. Je vous mets au défi de comparer le traitement de la nouvelle, par les chroniqueurs de Cyber-presse et par ceux du Devoir, durant la présente campagne et on en reparlera. Je fréquente régulièrement le blogue de M. Pratte et chose étrange, vous n'avez jamais protesté sur ce blogue contre le traitement outrageusement préférentiel dont bénéficiait le PLQ. Quand M. Pratte a pris position, au nom de Gesca, pour un gouvernement libéral majoritaire, vous n'avez jamais reproché à M. Pratte son incroyable partialité, vous ne lui avez jamais demandé comment il pouvait encourager un parti qui ne recueillait même pas le quart des votes francophones. Vous étiez très silencieux M. Lewsaw, pas un mot de votre part. Vous considérez sans doute que votre partialité est très bien servie par Gesca et par The Gazette et qu'il est normal que ces journaux donnent un appui inconditionnel au libéraux. Cela va de soi, n'est-ce pas M. Lewsaw ? Le PLQ est probablement mandaté par Dieu pour régner éternellement sur le Québec. Le PLQ est le gardien de ce bon peuple québécois un peu stupide qui doit être bien "brainwashé" par des médias qui disent tous la même chose : gloire au parti libéral au plus haut des cieux et paix sur la terre aux moutons de bonne volonté. Il ne faut surtout pas qu'un quotidien dévie de la voie céleste de la louange unanime, n'est-ce pas M. Lewsaw, car évidemment hors du parti libéral, point de salut.

    Pour votre gouverne, sachez que les lecteurs du Devoir y trouvent un traitement de la nouvelle et une qualité d'analyse nettement supérieurs et certainement plus objectifs que ce que sécrètent tous les autres quotidiens québécois réunis. Personne ne vous oblige à être abonné au Devoir et vous le faites sans doute pour la même raison que ses autres lecteurs, la qualité. Alors cessez de chialer comme un bébé qui n'a pas eu son nanane et allez faire un tour sur Cyberpresse, pour contenter votre libéralerie. Quand vous aurez fait le plein de chroniques biaisées et de tentatives d'intimidation de l'opinion, s'il vous reste un tout petit peu de jugeote et un tout petit brin d'objectivité, vous serez peut-être en mesure d'apprécier le travail du Devoir. C'est la grâce que je vous souhaite ! »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 19h37
    M. Pau visionnaire de la culture du nombril, champion toutes catégories de l'individualisme triomphant
    « Pourquoi voter PQ le 26 mars ? Pour garder ouverte la seule option qui intéresse les souverainistes ... devinez quoi ... la souveraineté et aussi pour fermer la porte aux petits individualistes-conservateurs-triomphalistes-méprisants dans votre genre qui considèrent leur petit nombril comme la seule affaire intéressante sur terre. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 20h05
    M. Merven rêve lui aussi, ce doit être contagieux
    « Vous aimez rêver M. Merven, vous êtes bien parti, ne vous gênez surtout pas, faites comme chez vous. J'espère pour vous que vous n'êtes pas aussi certain de votre certitude que vous le laissez paraître car on dit qu'il n'y a que les imbéciles qui ne doutent pas. Une citation intéressante pour votre méditation : "Si ma certitude était à la merci des objections, ce ne serait plus une certitude" Roger Martin du Gard. Vous réussissez apparemment à enfermer la vôtre à l'abri des objections, afin que jamais le doute ne puisse vous effleurer. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 22h58
    Après la réponse de Linda Hart au pleurnicheur Jérémie, la mienne
    « Prophète Jérémie,

    Vous avez écrit sans vergogne sur le même papier que nous actuellement votre réaction à l'article du jour d'Antoine Robitaille: DU TUMULTE À L'ESPOIR -

    Jeremy Lewsaw
    Le samedi 24 mars 2007 13:00

    "A-t-on vu les sondages ? On voit bien l'appui du PQ ? Ça risque d'être en dessous de 30% ! mais parfois je me demande jusqu'à quel point certains de ses journalists sont prêts à aller pour faire preuve de leur adhésion au Parti Québécois ! "

    En ce qui me concerne, vous êtes un parfait imbécile. Et vous, que dites-vous du sondage coup de pied que les libéraux ont obtenu en ce jour pour mettre en avance le PLQ contre toute attente...?? Seriez-vous assez bouché, monsieur le visionnaire, pour ne pas voir, naïf que vous êtes, que votre parti libéral a sorti 1 million de ses goussets en dernier recours pour acheter au cupide Jean-Marc Léger et à son alliée GESCA, ce sondage...Rappelez-vous Goebbels: Plus le mensonge est gros, plus il est facile à avaler...

    Vous ne voyez donc pas la magouille de ce vieux parti libéral âgé de 140 ans, instruit dans la corruption et le mensonge (les commandites V.G.), comme arme d'un parti aux abois qui sera peut-être relayé au rang de 3e parti à l'assemblée nationale dès la reprise de la session?

    Je vous répète ce que votre Dieu vous a toujours dit: vous avez des yeux pour voir, et vous ne voyez pas, des oreilles pour entendre, et vous n'entendez pas...!" Vous savez à qui le Christ s'adressait alors? aux Pharisiens dont vous êtes...

    Maintenant, pour vous consoler de votre cuisante défaite de lundi prochain 26 mars, allez relire vos propres Lamentations dans la Bible...et quand à y être, amenez donc avec vous votre chien Charlemagne...Misère de misère!

    Demain serait une date appropriée pour ce faire, l'annonciation de l'ange Gabriel à Marie. »

  • Jeanne d'Arc BLANCHARD
    Inscrite
    dimanche 25 mars 2007 10h44
    Un leader-né flamboyant et allumé -- capable d'empathie pour son peuple
    « Mille fois BRAVO Monsieur BOISCLAIR!
    Vous avez gagné vos épaulettes -- et si le peuple s'ouvrait les yeux et intuitivement deviner jusqu'où vous pouvez les stimuler à "vivre" grand!!! Le peuple du Québec est un grand peuple comme dirait le généreux grand homme M. René LEVESQUE!

    Nous sommes privilégiés d'avoir des personnes comme vous et
    Monsieur PARIZEAU,
    pour tracer la voie! »

  • Richard Gingras
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 12h52
    oui comme en 73 mais pour l'ADQ
    « Certain que cette élection a des airs des années 70 mais plutôt pour l'ADQ. Un tournant vers la droite observé en amérique du nord. On ne peut pas avoir 2 discours, mettre la valeur qu'on accorde aux gens proportionnelle a leurs niveau de vie et vouloir faire la charité chrétienne avec l'argent du peuple. Le discour social est important mais la population vieilli, il faut de nouvelle façons de gérer le Québec que l'état providence. »

  • Jeremy Lewsaw
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 18h10
    Bonne chance demain mes amis
    « Ça doit être bien dûr de comprendre l'appui d'un quart des francos (vendus, je le sais) pour le Parti Libéral, la montée de l'ADQ, les échecs aux référendums. Même plus difficile quand vous créez comme des enfants lorsque quelqu'un vous présente un avis différent que le votre. Quand je me suis arrivé au Québec au début, il me semblait que tout le monde était péquist ! Après un certain temps, un ami m'a finalement confidé que ce n'est pas que tout le monde est souvereignist (ce qui est de toute façon évident), c'est juste que tout le monde a appris qu'il vaut mieux ne pas essayer de ajouter son point de vue lorsqu'un péquist est assis à la table. Vaut mieux attendre qu'ils partent avant de parler de la politique. Moi aussi je viens de voir comment il est difficile de disputer avec les pûrs et dûrs. Vous êtes sans doute parmi les 23% pourcent des Québécois qui ont déclaré dans le dernier sondage qu'ils sont 'souvereignist avant tout'. Hey, 23%, c'est même moins que l'appui francophone au Parti Libéral du Québec ! »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 23h54
    Cher Jeremy ...
    « Moi, ce qui me frappe, c'est que la plupart des fédéralistes inconditionnels votent férocement pour le PLQ mais sans jamais être capable d'expliquer leur raisonnement autrement que par la crainte de la Souveraineté du Québec. Un peu comme l'esclave qui refuse de s'affranchir par crainte de ne pouvoir survivre sans la bienveillance de son Maître.

    Aucune autre motivation en perspective. Un peu vide, non ?

    Pas surprenant qu'ils se taisent à table. C'est plutôt gênant quand on se pense adulte et vacciné ...


    Jean Desjardins »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 26 mars 2007 01h09
    @ Jérémie --- Autour de la table ...
    « Autour de la table ...

    Oubliez momentanément le projet de Souveraineté du Québec. Expliquez votre raisonnement. Faites la démonstration que le fédéralisme servi à la sauce canadienne est la meilleure voie à suivre : (1) pour affirmer l'identité Québécoise, sa langue et sa culture, (2) pour permettre au Québec d'exercer sans interférence les pouvoirs qui lui reviennent, (3) pour assurer la prospérité économique sur le territoire Québécois.

    Expliquez en quoi la Confédération canadienne permettra au Québec de sortir de son statut de 'mendiant' (la péréquation!) au sein du Canada au cours des années à venir.

    Avec une argumentation semblable, vous serez surpris du respect, de l'accueil et de l'écoute que vous obtiendrez de la faune péquiste. Autour de la table, le climat et la qualité des échanges n'en seront qu'améliorés. Vous en sortirez beaucoup moins blessé. Plus serein.


    Jean Desjardins »

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