L'ADQ est l'antichambre de la souveraineté, dit Charest
24 mars 2007
Québec
Thetford Mines — À quelques jours du scrutin, le chef libéral, Jean Charest, a comparé l'Action démocratique du Québec (ADQ) à une salle d'attente pour souverainistes, dans une attaque qui visait autant Mario Dumont que l'option du Parti québécois.
Lors d'un point de presse hier, M. Charest a d'abord lancé qu'il connaissait des souverainistes qui ne veulent pas de référendum.
Appelé à détailler ses propos, il a soutenu que bien des souverainistes «sont maintenant ailleurs». «Ils savent qu'un référendum va nous diviser et que ce n'est pas ce dont le Québec a besoin à ce moment-ci, alors qu'on a fait des gains très importants dans la fédération ces quatre dernières années», a-t-il expliqué.
Lorsqu'un journaliste lui a fait remarquer que certains souverainistes déçus se sont tournés vers l'Action démocratique, et non vers le Parti libéral du Québec (PLQ), M. Charest a avancé que cela témoigne de la confusion entourant la position constitutionnelle du chef Mario Dumont.
Le dramaturge Victor-Lévy Beaulieu, souverainiste de longue date, a confié récemment qu'il avait l'intention de voter pour l'ADQ.
«C'est vrai qu'il y a des gens qui voient l'ADQ comme un véhicule pour faire avancer la souveraineté», a dit le chef libéral. Il a accusé Mario Dumont de ne pas savoir lui-même quelle est sa position, le dépeignant comme quelqu'un qui ne fait que suivre les courants.
«Je n'ai pas la prétention de parler pour les souverainistes, mais l'ADQ, il y en a qui voient ça comme l'antichambre de la souveraineté, et ça en dit long sur l'ADQ et la confusion» de ses positions, a commenté M. Charest. «Si Victor-Lévy Beaulieu dit que voter ADQ c'est voter PQ, il y a peut-être un message là-dedans», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la question de savoir s'il tentait de courtiser les souverainistes à quelques jours du vote, il a soutenu qu'il tendait la main à tous les Québécois.
Le chef libéral a par contre prévenu qu'un nouveau référendum ferait reculer le Québec, selon lui. «On ne veut pas revenir aux chicanes et on veut pas revenir non plus à la chaise vide que propose l'ADQ», a-t-il soutenu, critiquant les positions de ses deux principaux adversaires.
Puis, il a suggéré que seul le PLQ propose un gouvernement «qui va être sur les bonnes priorités» et qui va «continuer à défendre les intérêts du Québec».
Fidèle à ses habitudes, M. Charest a refusé de répondre aux questions sur les sondages. «Je ne commente pas les sondages, sauf peut-être mardi matin, suite à l'élection d'un gouvernement majoritaire, ce sera l'occasion de s'en reparler, on se fera plaisir», a dit M. Charest en riant, prenant soin de ne pas se montrer ébranlé par les résultats des récents coups de sonde qui indiquent que la lutte serrée pourrait se solder par l'élection d'un gouvernement minoritaire.
Toujours d'un ton badin, questionné par un journaliste anglophone, il a indiqué que cela ne le dérangeait pas que certains observateurs le perçoivent maintenant comme le négligé.
Lors d'un point de presse hier, M. Charest a d'abord lancé qu'il connaissait des souverainistes qui ne veulent pas de référendum.
Appelé à détailler ses propos, il a soutenu que bien des souverainistes «sont maintenant ailleurs». «Ils savent qu'un référendum va nous diviser et que ce n'est pas ce dont le Québec a besoin à ce moment-ci, alors qu'on a fait des gains très importants dans la fédération ces quatre dernières années», a-t-il expliqué.
Lorsqu'un journaliste lui a fait remarquer que certains souverainistes déçus se sont tournés vers l'Action démocratique, et non vers le Parti libéral du Québec (PLQ), M. Charest a avancé que cela témoigne de la confusion entourant la position constitutionnelle du chef Mario Dumont.
Le dramaturge Victor-Lévy Beaulieu, souverainiste de longue date, a confié récemment qu'il avait l'intention de voter pour l'ADQ.
«C'est vrai qu'il y a des gens qui voient l'ADQ comme un véhicule pour faire avancer la souveraineté», a dit le chef libéral. Il a accusé Mario Dumont de ne pas savoir lui-même quelle est sa position, le dépeignant comme quelqu'un qui ne fait que suivre les courants.
«Je n'ai pas la prétention de parler pour les souverainistes, mais l'ADQ, il y en a qui voient ça comme l'antichambre de la souveraineté, et ça en dit long sur l'ADQ et la confusion» de ses positions, a commenté M. Charest. «Si Victor-Lévy Beaulieu dit que voter ADQ c'est voter PQ, il y a peut-être un message là-dedans», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la question de savoir s'il tentait de courtiser les souverainistes à quelques jours du vote, il a soutenu qu'il tendait la main à tous les Québécois.
Le chef libéral a par contre prévenu qu'un nouveau référendum ferait reculer le Québec, selon lui. «On ne veut pas revenir aux chicanes et on veut pas revenir non plus à la chaise vide que propose l'ADQ», a-t-il soutenu, critiquant les positions de ses deux principaux adversaires.
Puis, il a suggéré que seul le PLQ propose un gouvernement «qui va être sur les bonnes priorités» et qui va «continuer à défendre les intérêts du Québec».
Fidèle à ses habitudes, M. Charest a refusé de répondre aux questions sur les sondages. «Je ne commente pas les sondages, sauf peut-être mardi matin, suite à l'élection d'un gouvernement majoritaire, ce sera l'occasion de s'en reparler, on se fera plaisir», a dit M. Charest en riant, prenant soin de ne pas se montrer ébranlé par les résultats des récents coups de sonde qui indiquent que la lutte serrée pourrait se solder par l'élection d'un gouvernement minoritaire.
Toujours d'un ton badin, questionné par un journaliste anglophone, il a indiqué que cela ne le dérangeait pas que certains observateurs le perçoivent maintenant comme le négligé.
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