mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 21h16


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un référendum serait impossible si le PQ était minoritaire

24 mars 2007  Québec
L’ancien premier ministre était au cégep Ahuntsic, hier, dans la circonscription de Crémazie dans laquelle son épouse, Lisette Lapointe, est candidate.
Photo : Jacques Grenier
L’ancien premier ministre était au cégep Ahuntsic, hier, dans la circonscription de Crémazie dans laquelle son épouse, Lisette Lapointe, est candidate.
Jacques Parizeau reconnaît ne pas voir comment un gouvernement péquiste minoritaire pourrait tenir un référendum sur la souveraineté.

De passage hier au cégep Ahuntsic, dans le nord de Montréal, où il était venu prêter main-forte à son épouse Lisette Lapointe, candidate péquiste dans Crémazie, M. Parizeau a dû reconnaître qu'il n'avait aucune idée de la façon dont un référendum pourrait avoir lieu dans un contexte de gouvernement minoritaire.

«Je vous avouerai franchement que je n'en sais rien», a dit M. Parizeau à une étudiante qui l'interrogeait à ce sujet. «Je ne sais pas où on va aboutir. Toute notre orientation à l'heure actuelle est faite en fonction d'un gouvernement majoritaire.»

L'ancien premier ministre a toutefois pris soin d'ajouter qu'il s'agissait là d'une question hypothétique et qu'il s'attendait à une majorité péquiste au lendemain du 26 mars.

«Ça s'est tellement amélioré depuis dix jours [...]. Je suis tellement impressionné par la façon dont le virage se fait dans le sens du Parti québécois. Ç'a commencé avant le débat des chefs, mais c'est devenu très visible après le débat. Chaque jour, on monte.»

M. Parizeau a par ailleurs estimé que les réactions de protestation des trois principaux chefs à la suite de la menace du premier ministre fédéral Stephen Harper de ne négocier qu'avec un gouvernement fédéraliste illustrent bien que les Québécois sont «à se dessiner un pays».

«Indépendamment de nos conflits sur le plan électoral, on commence à avoir des réflexes communs comme Québécois. Personne ne va nous indiquer quel genre de gouvernement on doit avoir», a dit l'ancien premier ministre.

M. Parizeau s'est aussi longuement attardé sur la position autonomiste du chef de l'Action démocratique, Mario Dumont. Il a associé cette approche à celle de Maurice Duplessis et rappelé que toutes les tentatives de réconcilier la volonté des Québécois de s'affirmer et la réalité canadienne se sont traduites par un échec.

Évoquant la boutade d'Yvon Deschamps à propos d'un Québec indépendant dans un Canada uni, il a lancé qu'il s'agissait d'une blague que, de toute évidence, certains n'avaient pas comprise.

M. Parizeau a fait miroiter l'idée selon laquelle la souveraineté pouvait aussi être payante, offrant en exemple une préoccupation très présente chez les jeunes, soit l'environnement. Il a fait valoir que le Québec, s'il était un pays, pourrait assez facilement répondre aux exigences du protocole de Kyoto et même en profiter en exportant des «droits de pollution», ce qui lui est actuellement impossible puisqu'il devra payer sa part, en tant que membre de l'ensemble canadien, pour les émissions de gaz à effet de serre de l'Alberta.

Il a également indiqué que le Québec aurait eu le droit d'imposer des restrictions aux importations de vêtements chinois afin de protéger sa propre industrie mais que c'est le Canada qui a choisi de ne pas le faire afin de ne pas nuire aux exportations de pétrole albertain en Chine.

Pour sa part, Lisette Lapointe avait préalablement rappelé aux étudiants que le PQ est le seul parmi les trois principaux partis à s'être engagé à maintenir le gel des droits de scolarité et que le choix était donc évident pour eux.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009