Dumont encore embarrassé par un candidat
Gilles Gagnon doit s'excuser pour ses propos sur les juifs
23 mars 2007
Québec
Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, s'est retrouvé une fois de plus dans l'embarras à cause d'un de ses candidats qui a dû se rétracter rapidement pour des commentaires controversés.
Cette fois, il est confronté à d'anciens propos douteux sur les juifs que son candidat dans la circonscription d'Abitibi-Est, Gilles Gagnon, tenait sur le site Internet d'une entreprise qu'il a fondée et que le journal La Presse a révélés dans son édition d'hier.
Durant toute la campagne, les déclarations controversées de candidats adéquistes auront poursuivi le chef, l'obligeant à se démener pour s'en distancer. Deux candidats de l'ADQ auront même été remerciés et remplacés en cours de campagne, à la suite de commentaires jugés inappropriés.
Ce ne sera pas le sort réservé à M. Gagnon. Le journal La Presse n'avait même pas été encore distribué aux abonnés, hier matin, que le candidat adéquiste publiait un communiqué dans lequel il s'excusait pour ses propos.
Il a indiqué que le site Internet de son entreprise «contenait des propos qui auraient pu être interprétés comme antisémites, traitant maladroitement de la question du financement des entreprises et du pouvoir des banques, ainsi que du Fonds monétaire international».
Il assure que ces propos ont été retirés du site Internet en question.
C'est suffisant pour Mario Dumont. «Il a rectifié les faits hier [mercredi]», a soutenu laconiquement le chef de l'ADQ, lorsque invité à réagir aux propos de son candidat.
M. Gagnon accusait sur son site des «juifs américains et européens» d'entretenir «des guerres pour replacer leur économie au lieu de répartir la richesse équitablement».
Pour le chef libéral Jean Charest, il s'agit d'une «remarque quand même assez lourde». Il s'est fait un devoir de rappeler que, lorsqu'on regroupe tous les faux pas des adéquistes, «ça commence à être une tendance».
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a soutenu que «la moindre des choses, c'est qu'il soit rappelé à l'ordre. Ces propos n'ont pas leur place dans notre société. Je suis ferme, je condamne ce genre de choses». Quant à Mario Dumont «qu'il s'occupe de ses candidats», a poursuivi le chef péquiste.
Selon la fiche descriptive qu'en fait l'ADQ, Gilles Gagnon est un homme d'affaires bien connu dans sa région, qui depuis 40 ans a été propriétaire d'hôtels, de restaurants et d'un commerce de motoneiges.
L'an dernier, il a siégé dans un conseil d'administration en santé et services sociaux touchant des résidences pour personnes âgées, des CLSC et des hôpitaux.
M. Gagnon n'en est pas à ses premières déclarations controversées. Au début de la campagne électorale, Mario Dumont a dû spécifier qu'il n'approuvait pas des propos qu'il avait tenus pendant la dernière campagne fédérale, alors qu'il était candidat conservateur, et qui ont été jugés homophobes.
Cette fois, il est confronté à d'anciens propos douteux sur les juifs que son candidat dans la circonscription d'Abitibi-Est, Gilles Gagnon, tenait sur le site Internet d'une entreprise qu'il a fondée et que le journal La Presse a révélés dans son édition d'hier.
Durant toute la campagne, les déclarations controversées de candidats adéquistes auront poursuivi le chef, l'obligeant à se démener pour s'en distancer. Deux candidats de l'ADQ auront même été remerciés et remplacés en cours de campagne, à la suite de commentaires jugés inappropriés.
Ce ne sera pas le sort réservé à M. Gagnon. Le journal La Presse n'avait même pas été encore distribué aux abonnés, hier matin, que le candidat adéquiste publiait un communiqué dans lequel il s'excusait pour ses propos.
Il a indiqué que le site Internet de son entreprise «contenait des propos qui auraient pu être interprétés comme antisémites, traitant maladroitement de la question du financement des entreprises et du pouvoir des banques, ainsi que du Fonds monétaire international».
Il assure que ces propos ont été retirés du site Internet en question.
C'est suffisant pour Mario Dumont. «Il a rectifié les faits hier [mercredi]», a soutenu laconiquement le chef de l'ADQ, lorsque invité à réagir aux propos de son candidat.
M. Gagnon accusait sur son site des «juifs américains et européens» d'entretenir «des guerres pour replacer leur économie au lieu de répartir la richesse équitablement».
Pour le chef libéral Jean Charest, il s'agit d'une «remarque quand même assez lourde». Il s'est fait un devoir de rappeler que, lorsqu'on regroupe tous les faux pas des adéquistes, «ça commence à être une tendance».
Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a soutenu que «la moindre des choses, c'est qu'il soit rappelé à l'ordre. Ces propos n'ont pas leur place dans notre société. Je suis ferme, je condamne ce genre de choses». Quant à Mario Dumont «qu'il s'occupe de ses candidats», a poursuivi le chef péquiste.
Selon la fiche descriptive qu'en fait l'ADQ, Gilles Gagnon est un homme d'affaires bien connu dans sa région, qui depuis 40 ans a été propriétaire d'hôtels, de restaurants et d'un commerce de motoneiges.
L'an dernier, il a siégé dans un conseil d'administration en santé et services sociaux touchant des résidences pour personnes âgées, des CLSC et des hôpitaux.
M. Gagnon n'en est pas à ses premières déclarations controversées. Au début de la campagne électorale, Mario Dumont a dû spécifier qu'il n'approuvait pas des propos qu'il avait tenus pendant la dernière campagne fédérale, alors qu'il était candidat conservateur, et qui ont été jugés homophobes.
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