dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Peter Pan

Michel David   22 mars 2007  Québec
En qualifiant Mario Dumont de «Peter Pan de la politique», André Boisclair a mis le doigt sans le vouloir sur ce qui explique en bonne partie la progression fulgurante de l'ADQ au cours des dernières semaines.

Le chef du PQ voulait évidemment souligner le caractère un peu enfantin du cadre financier que M. Dumont venait de dévoiler, mais Peter Pan est aussi ce héros qui fait la barbe aux vieux pirates menteurs et hypocrites. Ses partisans seraient sans doute ravis de l'entendre traiter les libéraux et les péquistes de «vieux poissons pourris».

Même s'il est chef de parti depuis bien plus longtemps que ses adversaires, M. Dumont est demeuré si éloigné du pouvoir qu'on ne se rend pas compte à quel point sa lutte pour survivre a fait de lui un politicien au moins aussi retors que les autres. À force de combattre le capitaine Crochet, il a fini par apprendre tous les trucs du capitaine Crochet.

En réalité, il n'avait aucun besoin d'attendre la présentation du budget fédéral pour dévoiler son cadre financier. L'important était de s'assurer que les intentions de vote soient cristallisées avant de s'exposer à toutes les critiques qu'on entend depuis deux jours.

M. Dumont a retenu la leçon de 2003. Si les chiffres de l'ADQ avaient été connus plus tôt, tous ceux qui y trouvent maintenant matière à s'inquiéter auraient eu le temps de se mobiliser et l'histoire aurait pu se répéter.

Le cri d'alarme lancé hier par le président du Syndicat des fonctionnaires, Michel Sawyer, à la vue d'un sondage CROP qui laisse entrevoir un balayage adéquiste dans la région de Québec était bien tardif.

***

Les appréhensions de M. Sawyer sont parfaitement compréhensibles. Réaliser tous les engagements de l'ADQ en neuf mois, comme M. Dumont prétend le faire, n'est imaginable que dans la mesure où on administrerait au Québec une médecine semblable à celle à laquelle avait eu droit l'Ontario de Mike Harris.

En 2003, la plateforme du PLQ était suffisamment vague pour que de nombreux électeurs se plaignent après coup de n'avoir «pas voté pour ça». Celle de l'ADQ est peut-être trop succincte, mais les intentions sont parfaitement claires, qu'il s'agisse de la cure minceur qui sera imposée à l'État, de la remise au travail des assistés sociaux ou de la privatisation du système de santé.

Contrairement à Jean Charest, M. Dumont pourrait légitimement prétendre avoir obtenu un «mandat clair» pour provoquer la plus grande remise en question des fondements de la société québécoise depuis le début des années 60.

Plusieurs étaient d'avis que le premier ministre avait damé le pion au chef de l'ADQ, mardi, en annonçant une nouvelle baisse d'impôt deux heures avant qu'il ne dévoile son cadre financier, qui devait lui permettre de reprendre la pôle position dans les médias moins de 24 heures après la présentation du budget Flaherty.

Finalement, M. Charest lui a peut-être rendu service en faisant diversion. Le cynisme de la promesse libérale d'utiliser la manne fédérale pour diminuer les impôts a probablement suscité autant de scepticisme que le simplisme du cadre financier de l'ADQ.

Au moins, M. Dumont n'a manqué à aucun engagement, tandis que M. Charest avait toujours assuré que toute marge de manoeuvre additionnelle serait d'abord utilisée pour améliorer les services. Privilégier les baisses d'impôt vient donner raison à tous ceux qui prétendaient que le déséquilibre fiscal était un mythe.

Au chapitre de l'éducation postsecondaire, la réponse d'Ottawa n'a pas été à la mesure des attentes. Logiquement, au moins une partie des 700 millions de dollars en «argent neuf» aurait dû être utilisée pour pallier ce manque. D'autant plus que le PLQ a décidé d'exiger une plus grande contribution des étudiants.

Au bout du compte, la seule différence avec 2003 est que M. Charest a décidé de ne pas attendre les élections avant de manquer à ses promesses. D'une certaine façon, on peut parler de transparence.

***

L'apparition instantanée de pancartes libérales saluant le règlement du déséquilibre fiscal a fait penser que le premier ministre avait bénéficié d'informations privilégiées sur son contenu.

Il est toutefois permis de se demander s'il s'agissait vraiment d'un geste de panique ou s'il n'avait pas déjà prévu sortir ce lapin de son chapeau au lendemain du budget pour donner un nouveau souffle à sa campagne dans le dernier droit.

Dans un cas comme dans l'autre, M. Charest pourrait avoir fait une très mauvaise lecture de l'opinion publique. En succédant à Bernard Landry, il avait tout naturellement repris la direction de la croisade de son prédécesseur, mais la décision d'utiliser les 700 millions d'Ottawa pour diminuer les impôts donne l'impression qu'il en avait très mal évalué la signification.

Dès le départ, le chef du PLQ avait vu dans la création de la commission Séguin une nouvelle astuce souverainiste. Il est vrai que bien des péquistes, qui anticipaient déjà leur retour dans l'opposition, se réjouissaient à l'idée de piéger les libéraux en laissant derrière eux un rapport qui ne pourrait pas être rangé sur les tablettes.

Eux-mêmes avaient peut-être sous-estimé la dimension pédagogique de l'exercice. Au fil des ans, la lutte contre le déséquilibre fiscal a cependant pris l'allure d'une véritable corvée nationale qui a rassemblé les fédéralistes et les souverainistes. Le but était de redonner au Québec les services de qualité qui faisaient jadis la fierté de tous. Aboutir à une simple baisse d'impôt pour permettre à un gouvernement qui n'a pas tenu ses engagements de sauver la face dévalorise en quelque sorte l'entreprise.

M. Charest avait commis la même erreur d'appréciation en débarquant au Québec en 1998. Cette année-là, il avait tout bonnement suggéré l'abandon de la quête du déficit zéro. Pris dans le tourbillon fédéral, il n'avait pas mesuré le mouvement de solidarité qu'avaient déclenché les sommets de 1996.

À l'époque, il n'avait pas compris le tollé, mais il s'était ravisé. Cette fois-ci, il ne peut pas reculer sur sa nouvelle promesse de diminuer les impôts. Hier, il ne voulait même plus répondre aux questions sur ce sujet.

mdavid@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Laurette Drouin - Abonnée
    22 mars 2007 00 h 50
    Quatrième balle
    À ce rythme, le PLQ est en train de donner la victoire à ses adversaires sans que ceux-ci aient besoin de coups sûrs. C'est du moins l'impression qui se dégage du duel Charest-Dumont.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Benoît Gagnon - Abonné
    22 mars 2007 04 h 20
    Votez et après on vera.Par Benoît Gagnon
    Dans cette monvance de transformation de nos institutions se sont des chagements techniques et simplices,(prises de sang sans rendz-vous et presque sans attendre,buletin scolaire chiffré,baisse d`impôt ect..).Mais qui me donners l`enthousiasme d`aller voter pour que notre société soit meilleure, donc plus juste et plus heureuse.Notre seul devoir est d`aimer et non de s`enrichir.La richesse humaine est la rencontre que nous faison avec les autrs humains
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Vincent Larivière - Abonné
    22 mars 2007 09 h 05
    Et si M.Charest l'a dit ...
    Vous écrivez que les libéraux n'ont vu dans la Commission Séguin qu'une astuce souverainiste. Vous devez faire erreur: hier soir, à TVA, M.Charest a clairement indiqué que c'était «sous la pression de l'opposition» que M.Landry avait créé cette commission. CQFD.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • roger montreal - Abonné
    22 mars 2007 09 h 49
    OUI M.HAPER NOUS POUVONS PRENDRE NOS DÉCISIONS SEUL
    J aurais pensé que vous auriez parlé de la sorti de HAPER qui ne veut pas négocier avec un gouvernement du P.Q.
    Nous voyons le petit jeu de HAPER et DUMONT de nuire au P.Q. pour faire élire CHAREST, le pire gouvernement de tous les temps au QUÉBEC. Les trois voyages que DUMONT a fait a ATAWA avant les élections montre leur jeu. DUMONT a monté dans les sondages et la bataille est pris entre CHAREST et DUMONT qui ne joue pas le petit jeu de HAPER .CAR DUMONT a promit que le pouvoir de dépenser du FÉDÉRAL sera dans la constitution que personne ne veut parler dans le ROC. Les derniers points d impots négociés on été par M. LÉVESQUE /QUI N ÉTAIT FÉDÉRALISTE JE CROIS/ avec M.TRUDEAU. J espère que les souverainistes vont montrer a HAPER que nous pouvons prendre nos décisions tout seul. Ne pas se diviser ,élire un gouvernement du P.Q.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Thouin - Inscrit
    22 mars 2007 09 h 58
    Le ciment est pris avec l'ADQ
    Il est claire qu'à quelques jours du scrutin, une grande majorité de personnes ont fait leur choix et les tendances observées dans les dernières semaines vont se maintenir. L'erreur d'André Boislcair et de Jean Charest est d'attaquer Mario Dumont au lieu de l'ADQ dans sa globalité (équipe et programme). Ils n'ont pas compris que Dumont est "la star" de cette campagne. Il est "Mario" et non pas "Boisclair ou Charest".

    Dans les semaines précédant la campagne, après l'automne difficile d'André Boisclair et la crise de leadership qu'il a traversé en janvier dernier, Mario Dumont avait eu cette toute petite phrase mais combien assasine. "Monsieur Boisclair a un la chance de représenter une alternative aux Québécois et il l'a raté. Il a passé son tour" avait-il dit.

    Et je crois que cette image du "disqualifié" a fait du chemin dans la population. D'où les problème d'André Boisclair a convaincre plus que sa base traditionnelle. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, Monsieur Boisclair a connu une campagne ordinaire. Si Jean Charest a été mauvais, André Boisclair a fait une campagne à l'image du débat des chefs: il parle beaucoup mais ne réussit pas à se faire comprendre. En plus que chaque fois qu'il semblait prendre un élan, quelque chose venait l'arrêter: la consultation populaire au lieu du référendum, l'affaire Philpot et le "bien sur, bien sur, bien sur" sur un éventuel référendum même en étant minoritaire.

    D'ailleurs Mario Dumont (encore !) a eu hier une des bonnes répliques de la campagne face à Boisclair quand il lui a dit qu'effectivement, ils (lui et le chef du PQ) ne vivaient pas sur la même planète parce que la sienne (à Dumont) était celle de la classe moyenne. Ajouté à la déclaration de Claudette Charbonneau (souvent identifié comme un amie du PQ) qui disait que l'ADQ serait une catastrophe, Mario va encore plus canaliser tout le vote "anti-élite".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean TURGEON - Inscrit
    22 mars 2007 10 h 06
    La campagne libérale
    Tous s'accordent à dire que la campagne libérale est bancale. M. Charest, malgré toutes ses belles qualités, n'a certainement pas le panache ni l'envergure politique pour mener seul ses troupes à la victoire, comme en font preuve ses multiples bévues depuis le début. Pourtant il s'agit bien du même homme qu'en 2003 ! Peut-être que, cette fois-ci, les organisateurs libéraux ne sont pas à la hauteur de leurs prédécesseurs.

    Jean TURGEON
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis Biron - Inscrit
    22 mars 2007 11 h 34
    Ignorance de la politique
    Si vraiment Mario Dumont (et l'ADQ) remporte plus de 15 comtés et que le Parti québécois ne reçoit que 24% du vote ou moins après le décompte de lundi prochain, il faut conclure que les Québécois (ses) ne sont que des incultes en matière de politique.

    Il est impossible que des personnes bien informées de la réalité politique puissent croire aux promesses électorales du chef de l'ADQ sans craindre de conduire le Québec dans un chaos confus pour des années à venir. Davantage, son programme est irréalisable.

    Est-ce que vous voyez Mario Dumont représenter le Québec sur la scène internationale ?

    De grâce, pensez-y sérieusement avant de voter.

    À mon humble avis, le programme du Parti québécois est le plus solidaire et le plus social-démocrate de toutes les formations au Québec - que nous soyons pro-Boisclair ou pro-Marois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    22 mars 2007 12 h 58
    Explication farfelue ?
    Le succès de Mario Dumont résulte en bonne partie de son acharnement. Il a été cassé par Bourassa quand ce dernier a tabletté le rapport Allaire. Le jeune libéral brillant et prometteur qu'était Mario Dumont ne l'a pas pris. Il cherche depuis l'occasion de sa vengeance. Cette motivation expliquerait en partie l'absence d'un programme électoral consistant. Quand on veut frapper à tout prix, l'outil de sa haine importe peu.
    Roland Berger
    London, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Baptiste1 - Abonné
    22 mars 2007 15 h 01
    La vraie force de l'ADQ
    Traiter Mario Dumont de Peter Pan est une attaque ad hominem. Cela dénote une faiblesse: ne trouvant plus d'arguments, on s'attaque à la personne. Pour moi, la vraie force de l'ADQ, c'est de permettre aux électeurs québécois d'exprimer leur désapprobation de l'éternel choix qui leur est offert entre le fédéralisme et l'indépendantisme. Voter ADQ, c'est refuser ce débat qui nous empoisonne collectivement l'existence depuis 40 ans, qui a conduit à deux référendums qui nous ont divisés. Il me semble que deux fois non c'est assez. Voter ADQ veut dire: passons à autre chose.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Madeleine Robidoux - Inscrite
    22 mars 2007 16 h 04
    Je suis profondément choquée par la dernière déclaration de M. Harper ..!
    La déclaration de M.Harper,qu'il "est nécessaire d'avoir un gouvernement fédéraliste au Québec" pour négocier la peréquation, ressemble, sous une autre forme, à l'intervention de P.E.trudeau au référendum.
    Chantage et peur et punition, je l'espère..ardemment.., n'envahiront pas les Québécois lundi prochain.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Linda Hart - Abonnée
    22 mars 2007 21 h 40
    M. Raymond et la vraie force de l'ADQ
    La vraie force de l'ADQ : la radiopoubelle, le conservatisme, l'étroitesse d'esprit, la xénophobie, l'individualisme, l'obscurantisme, l'homophobie, l'égoïsme, l'inculture, le suivisme, le machisme et on pourrait épiloguer longtemps sur les résultats. Heureusement, la majorité des Québécois ne souffrent pas de ce genre de tares.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Isabelle Sawyer - Abonnée
    23 mars 2007 11 h 24
    La première priorité
    Alors que la santé représente la «première priorité» du parti libéral, l'importance de l'éducation est ignorée et rabaissée. Après la coupure dans les prêts et bourses, le dégel des frais de scolarité a fait bien des remouds. M. Charest vient tout juste de promettre de ne pas «faire son bout de chemin» dans ce dossier, comme ses candidats le disent si bien, advenant sa réélection.

    Lorsque j'essaie de m'imaginer son opinion des étudiants, je me rends bien compte que Jean Charest ne les perçoit que comme des chialeux (la relève québécoise en la matière) et comme des paresseux.

    Le Collège Lionel-Groulx a voté, il y a peu de temps, contre la grève étudiante de jeudi prochain. Beaucoup d'étudiants qui se prononçaient contre ont exprimé à tous leurs confrères leur appréhension, à savoir que les Québécois allait encore ne percevoir de l'injustice qu'ils énoncent qu'un commun besoin de révolte, normal à cet âge.

    Pourtant, ce n'est pas faute de demander une éducation à bas prix. S'ils doivent travailler plus d'heures à temps partiel, beaucoup plus d'étudiants ne trouveront pas le temps de s'impliquer dans des activités socioculturelles, qui leur permettraient notamment de s'épanouir, de développer chez eux de nouvelles habiletés et qui leur permettraient de vivre des expériences diversifiées. L'éducation représente bien plus que la simple obtention d'un diplôme.
    On semble croire qu'il n'y a que la «réussite» qui compte, alors qu'il y a plus : il y a comprendre. Comment pourront-ils prendre le temps de comprendre si la surcharge les accable? Plus important encore : comment pourront-ils être encore plus surchargés qu'ils ne le sont déjà? Voudrait-on les pousser au rendement extrême, comme on l'exige de simples produits manufacturés?

    Selon moi, les étudiants travailleront bien assez tôt dans leur vie pour l'État dans l'optique de racheter leur éducation. Il n'y a aucune bonne raison de leur imposer cela maintenant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
12 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012