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Boisclair invite Landry à sauter dans l'arène

Fabien Deglise   22 mars 2007  Québec
Sans ouvertement prendre parti pour le Parti québécois, le maire Gérald Tremblay n’a toutefois pas caché qu’il a été comblé par le discours d’André Boisclair, hier, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Plus tôt, le chef d
Photo : Jacques Nadeau
Sans ouvertement prendre parti pour le Parti québécois, le maire Gérald Tremblay n’a toutefois pas caché qu’il a été comblé par le discours d’André Boisclair, hier, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Plus tôt, le chef d
Les dissensions ont été remisées. À la demande expresse d'André Boisclair la semaine dernière, l'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, s'apprête à intensifier ses interventions sur le terrain électoral dans les cinq prochains et derniers jours de la campagne, a appris Le Devoir. En marquant sa présence dans les «régions où l'on pense que [sa] présence est utile», mais aussi lors d'événements d'envergure nationale, M. Landry compte ainsi convaincre les électeurs de «se débarrasser du plus mauvais gouvernement de l'histoire récente du Québec», a-t-il expliqué hier en entrevue.

M. Landry a confirmé avoir reçu dans les derniers jours un appel d'André Boisclair, mais aussi de son conseiller spécial Daniel Audet, afin qu'il s'implique davantage dans la dernière ligne droite de la campagne électorale. «Depuis le début, j'ai fait une ou deux sorties par semaine. Mais dans les prochains jours, ça va s'intensifier», a-t-il dit en marge d'une conférence de presse organisée dans la circonscription de Soulanges. M. Landry était de passage hier matin dans ce comté libéral afin de soutenir le candidat péquiste et ex-syndicaliste Marc Laviolette.

L'ancien chef du Parti québécois (PQ) a toutefois précisé que les activités partisanes qui l'attendent d'ici lundi ne doivent pas être perçues comme une tentative de sauver les meubles alors que les sondages, à quelques jours du scrutin, sont toujours loin d'être encourageants pour la formation politique souverainiste. «Il n'y a pas de rapport avec les sondages, a-t-il dit. Nous sommes devant une lutte à trois sans pareil. Les pourcentages vont s'améliorer quand les indécis vont faire les bons choix. Je suis persuadé que le PQ va former le prochain gouvernement.»

M. Landry a d'ailleurs salué hier «l'excellente campagne de [son] chef, André Boisclair», qu'il est venu également soutenir publiquement à Montréal alors que le candidat péquiste y livrait une allocution devant la Chambre de commerce hier midi. «[M. Boisclair] a fait un parcours sans faute et il est de loin le meilleur des trois chefs dans cette campagne, a-t-il dit. Sa campagne a du contenu, du fond, de la forme et de l'énergie.»

L'ancien premier ministre a par ailleurs précisé que, dans l'éventualité de la formation d'un gouvernement péquiste minoritaire, la tenue d'un référendum ne serait pas «juridiquement impossi-ble», a-t-il dit. «Pour qu'un gouvernement du Québec puisse faire un référendum, il faut qu'il puisse faire voter les lois qui vont avec le référendum, dont la question référendaire qui demande une majorité [parlementaire].» Or, a-t-il toutefois reconnu, les appuis de l'opposition nécessaires pour un tel processus relèvent à ce jour d'une «haute spéculation».

Bernard Landry ne s'est également pas gêné pour décocher quelques flèches à Jean Charest, qui «fait une mauvaise campagne alors que faire une bonne campagne devait être sa principale vertu», a-t-il dit. Il a également égratigné au passage, lors de son intervention aux côtés de M. Laviolette, Mario Dumont, qui l'«impressionne par son niveau d'amateurisme», a-t-il dit. «Il fait des jeux de mots plutôt que des propositions sérieuses.»

Après Soulanges en matinée et Montréal à midi, Bernard Landry était attendu hier soir dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, pour stimuler la campagne du candidat péquiste André Joli-Coeur. L'appui stratégique est important alors qu'un sondage CROP-Le Soleil publié hier indique une montée de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la région de la capitale, qui récolte 40 % des intentions de vote. Contre 26 % pour le PQ et 24 % pour le PLQ.

Le Devoir

Avec la Presse canadienne
Sans ouvertement prendre parti pour le Parti québécois, le maire Gérald Tremblay n’a toutefois pas caché qu’il a été comblé par le discours d’André Boisclair, hier, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Plus tôt, le chef d Bernard Landry
 
 
 
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  • lise jacques
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 10h03
    Une bonne chose!
    Monsieur Landry est un homme qui peut aider la cause du Québec, il devra passer plusieurs moments dans la capitale nationale pour raviver la flamme de ceux qui ont penché pour l'ADQ.

    40% des intentions de vote...c'est quand même incroyable! On s'en va vers quoi? Très inquiétant! Espérant que le reste de la province soit plus alerte!

    Lise Jacques

  • David Lépine
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 10h16
    du Bernieisme tout pur !
    Il y a à peine 1 mois, M. Landry couchait tout habillé pour ne pas manquer sa chance de remplacer sur le tas M. Boisclair qu'il qualifiait de désastre! Aujourd'hui il le trouve brillant! Seuls les politiciens sont capables d'autant d'illogisme!

  • Aurel Godmaire
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 12h22
    Landry dans l'arène
    M.Landry a toujours rejeté M.Boisclair, et aujourd'hui il se met à genoux comme M.Pariseau, ce qui démontre qu'il n'y a rien de sérieux dans ce parti. J'ai remarqué sur les pancartes du parti Québécois qui dit que les Québécois seront plus instruit, alors Québécois (es) vous devez retourner à l'école ???????

  • Martin Lamonde Safiya Awad
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 12h35
    Drôle de parti, le Parti québécois: un parti à la recherche de son identité et de son image !
    Il n'y a pas si longtemps, M. Landry a presque déchiré sa chemise sur la place publique à cause d'André Boiclair et a même, assez explicitement à mon avis, voulu le remplacer à la tête du parti: on se rappellera de cette fameuse semaine de la descente aux enfers de l'actuel chef péquiste.

    Monsieur Boisclair n'ayant pas réussit à faire remonter son parti dans l'opinion publique, lors de la présente campagne électorale, voila que MM. Landry et Parizeau viennent à sa rescousse.

    Le PQ a voulu se donner une image jeune en élisant M. Boisclair à sa tête. Voilà que le PQ, en mode de quasi-panique électoral, essai de sauver les meubles avec sa "ligue du vieux poêle péquiste".

    On se rappellera aussi que M. Boisclair affirmait, il n'y a pas si longtemps, que le PQ voulait cesser son copinage avec les syndicats. Un peu plus tard dans la campagne électoral, voyant l'appui de la population lui glisser entre les mains, M. Boisclair a bien voulu accepter l'appui moral de la FTQ.

    M. Boisclair a voulu tourner la machine péquiste vers la droite. Voilà qu'en fin de campagne - sous la pression de ses militants et de ses militantes - voilà qu'il fait un appel à tous les souverainistes et à tous les gens progressites. Un appel à la gauche.... histoire de sauver les meubles.
    La pression de la gauche péquiste se fait de plus en plus forte sur les épaules de M. Boisclair.

    Drôle de parti, le Parti Québécois.
    Le PQ est un parti à la recherche de son image et de son identité. Laissons lui le temps de se positionner, sans ambiguïté, sur l'échiquier politique et de trouver sa vrai identitée.

    Le PQ démontre bien qu'il n'est pas prêt à prendre le pouvoir puisqu'il ne sait pas encore où se positionner sur le plan idéologique ni sur le plan, encore plus simple, de son image.

    Oui, c'est un drôle de parti, le Parti Québécois.

    Martin Lamonde
    Québec

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 21h20
    Et le parti Libéral messieurs?
    Décidément les fédérastes (des fédéralistes qui n'en sont pas, l'on dit des "canadian's") ont la vue bouchée par une immence poutre pour ne pas voir leur sous-premier-ministre torpiller tous les efforts (feinds) pour régler le déséquilibre par une baisse d'impôt égal aux sommes obtenues! Boisclair n'était pas l'homme de bien des péquistes, mais contrairement à Charest, il a pris la stature du poste qu'il veut occuper lundi.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 22h31
    Parti à la dérive
    C'est vraiment navrant que M. Boisclair fasse appel à M. Landry pour lui prêter main forte. N'oublions pas que M. Landry a craché toute sa bile de battu frustré en 2003 sur M. Boisclair. Ce dernier est vraiment aux abois....
    Pour moi la cause est entendue, nous avons encore de beaux jours dans un Québec membre de la fédération du Canada.

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