Boisclair invite Landry à sauter dans l'arène
Photo : Jacques Nadeau
Sans ouvertement prendre parti pour le Parti québécois, le maire Gérald Tremblay n’a toutefois pas caché qu’il a été comblé par le discours d’André Boisclair, hier, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Plus tôt, le chef d
Les dissensions ont été remisées. À la demande expresse d'André Boisclair la semaine dernière, l'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, s'apprête à intensifier ses interventions sur le terrain électoral dans les cinq prochains et derniers jours de la campagne, a appris Le Devoir. En marquant sa présence dans les «régions où l'on pense que [sa] présence est utile», mais aussi lors d'événements d'envergure nationale, M. Landry compte ainsi convaincre les électeurs de «se débarrasser du plus mauvais gouvernement de l'histoire récente du Québec», a-t-il expliqué hier en entrevue.
M. Landry a confirmé avoir reçu dans les derniers jours un appel d'André Boisclair, mais aussi de son conseiller spécial Daniel Audet, afin qu'il s'implique davantage dans la dernière ligne droite de la campagne électorale. «Depuis le début, j'ai fait une ou deux sorties par semaine. Mais dans les prochains jours, ça va s'intensifier», a-t-il dit en marge d'une conférence de presse organisée dans la circonscription de Soulanges. M. Landry était de passage hier matin dans ce comté libéral afin de soutenir le candidat péquiste et ex-syndicaliste Marc Laviolette.
L'ancien chef du Parti québécois (PQ) a toutefois précisé que les activités partisanes qui l'attendent d'ici lundi ne doivent pas être perçues comme une tentative de sauver les meubles alors que les sondages, à quelques jours du scrutin, sont toujours loin d'être encourageants pour la formation politique souverainiste. «Il n'y a pas de rapport avec les sondages, a-t-il dit. Nous sommes devant une lutte à trois sans pareil. Les pourcentages vont s'améliorer quand les indécis vont faire les bons choix. Je suis persuadé que le PQ va former le prochain gouvernement.»
M. Landry a d'ailleurs salué hier «l'excellente campagne de [son] chef, André Boisclair», qu'il est venu également soutenir publiquement à Montréal alors que le candidat péquiste y livrait une allocution devant la Chambre de commerce hier midi. «[M. Boisclair] a fait un parcours sans faute et il est de loin le meilleur des trois chefs dans cette campagne, a-t-il dit. Sa campagne a du contenu, du fond, de la forme et de l'énergie.»
L'ancien premier ministre a par ailleurs précisé que, dans l'éventualité de la formation d'un gouvernement péquiste minoritaire, la tenue d'un référendum ne serait pas «juridiquement impossi-ble», a-t-il dit. «Pour qu'un gouvernement du Québec puisse faire un référendum, il faut qu'il puisse faire voter les lois qui vont avec le référendum, dont la question référendaire qui demande une majorité [parlementaire].» Or, a-t-il toutefois reconnu, les appuis de l'opposition nécessaires pour un tel processus relèvent à ce jour d'une «haute spéculation».
Bernard Landry ne s'est également pas gêné pour décocher quelques flèches à Jean Charest, qui «fait une mauvaise campagne alors que faire une bonne campagne devait être sa principale vertu», a-t-il dit. Il a également égratigné au passage, lors de son intervention aux côtés de M. Laviolette, Mario Dumont, qui l'«impressionne par son niveau d'amateurisme», a-t-il dit. «Il fait des jeux de mots plutôt que des propositions sérieuses.»
Après Soulanges en matinée et Montréal à midi, Bernard Landry était attendu hier soir dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, pour stimuler la campagne du candidat péquiste André Joli-Coeur. L'appui stratégique est important alors qu'un sondage CROP-Le Soleil publié hier indique une montée de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la région de la capitale, qui récolte 40 % des intentions de vote. Contre 26 % pour le PQ et 24 % pour le PLQ.
Le Devoir
Avec la Presse canadienne
M. Landry a confirmé avoir reçu dans les derniers jours un appel d'André Boisclair, mais aussi de son conseiller spécial Daniel Audet, afin qu'il s'implique davantage dans la dernière ligne droite de la campagne électorale. «Depuis le début, j'ai fait une ou deux sorties par semaine. Mais dans les prochains jours, ça va s'intensifier», a-t-il dit en marge d'une conférence de presse organisée dans la circonscription de Soulanges. M. Landry était de passage hier matin dans ce comté libéral afin de soutenir le candidat péquiste et ex-syndicaliste Marc Laviolette.
L'ancien chef du Parti québécois (PQ) a toutefois précisé que les activités partisanes qui l'attendent d'ici lundi ne doivent pas être perçues comme une tentative de sauver les meubles alors que les sondages, à quelques jours du scrutin, sont toujours loin d'être encourageants pour la formation politique souverainiste. «Il n'y a pas de rapport avec les sondages, a-t-il dit. Nous sommes devant une lutte à trois sans pareil. Les pourcentages vont s'améliorer quand les indécis vont faire les bons choix. Je suis persuadé que le PQ va former le prochain gouvernement.»
M. Landry a d'ailleurs salué hier «l'excellente campagne de [son] chef, André Boisclair», qu'il est venu également soutenir publiquement à Montréal alors que le candidat péquiste y livrait une allocution devant la Chambre de commerce hier midi. «[M. Boisclair] a fait un parcours sans faute et il est de loin le meilleur des trois chefs dans cette campagne, a-t-il dit. Sa campagne a du contenu, du fond, de la forme et de l'énergie.»
L'ancien premier ministre a par ailleurs précisé que, dans l'éventualité de la formation d'un gouvernement péquiste minoritaire, la tenue d'un référendum ne serait pas «juridiquement impossi-ble», a-t-il dit. «Pour qu'un gouvernement du Québec puisse faire un référendum, il faut qu'il puisse faire voter les lois qui vont avec le référendum, dont la question référendaire qui demande une majorité [parlementaire].» Or, a-t-il toutefois reconnu, les appuis de l'opposition nécessaires pour un tel processus relèvent à ce jour d'une «haute spéculation».
Bernard Landry ne s'est également pas gêné pour décocher quelques flèches à Jean Charest, qui «fait une mauvaise campagne alors que faire une bonne campagne devait être sa principale vertu», a-t-il dit. Il a également égratigné au passage, lors de son intervention aux côtés de M. Laviolette, Mario Dumont, qui l'«impressionne par son niveau d'amateurisme», a-t-il dit. «Il fait des jeux de mots plutôt que des propositions sérieuses.»
Après Soulanges en matinée et Montréal à midi, Bernard Landry était attendu hier soir dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, pour stimuler la campagne du candidat péquiste André Joli-Coeur. L'appui stratégique est important alors qu'un sondage CROP-Le Soleil publié hier indique une montée de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la région de la capitale, qui récolte 40 % des intentions de vote. Contre 26 % pour le PQ et 24 % pour le PLQ.
Le Devoir
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