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Tout aux baisses d'impôt

Kathleen Lévesque   21 mars 2007  Québec
Jean Charest a annoncé hier à Montréal qu’à la suite de la présentation du budget fédéral, les baisses d’impôt totaliseront 950 millions si les libéraux sont reportés au pouvoir.
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest a annoncé hier à Montréal qu’à la suite de la présentation du budget fédéral, les baisses d’impôt totaliseront 950 millions si les libéraux sont reportés au pouvoir.
La marge de manoeuvre de 700 millions dégagée par la correction du déséquilibre fiscal annoncée lundi par le gouvernement fédéral sera affectée entièrement à la réduction des impôts de la classe moyenne à compter de janvier prochain, a promis hier Jean Charest.

Comme l'a expliqué devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le chef libéral, cette somme s'ajoutera aux 250 millions déjà annoncés lors du budget présenté la veille du déclenchement des élections, le 20 février dernier. Ainsi, les baisses d'impôt totaliseront 950 millions si le Parti libéral du Québec est reporté au pouvoir.

L'engagement a des airs de déjà vu. En 2003, le chef du Parti libéral avait promis de réduire les impôts d'un milliard par année, ce qui n'a pas été réalisé. Les baisses réelles d'impôt totaliseraient 1,4 milliard depuis quatre ans.

À quelques jours du scrutin, le chef libéral change donc de cible. La santé n'est plus dans la mire avec la manne fédérale contenue dans le budget Flaherty. Au cours des quatre dernières années, «on a fait passer la santé, l'éducation et les familles à faible revenu en premier parce qu'on a dû faire des choix avec les moyens financiers que nous avions. C'est maintenant à la classe moyenne qu'il faut penser», a déclaré M. Charest devant plus de 1000 personnes.

Concrètement, cela signifie une baisse d'impôt moyenne de 750 $. Les libéraux avaient préparé hier des exemples pour expliquer leur engagement: une famille avec deux enfants ayant deux revenus totalisant 100 000 $ bénéficiera d'une réduction de 650 $ d'impôt; une famille de deux enfants disposant d'un seul revenu de 75 000 $ aura 900 $ de plus dans son portefeuille; pour une famille de deux enfants avec un seul revenu de 65 000 $, la réduction du fardeau fiscal équivaudra 750 $.

Tous les contribuables québécois dont le revenu annuel est de 30 000 $ ou plus profiteront de cette réduction d'impôt. Pour y parvenir, Jean Charest propose une modification des seuils de revenus de la table d'imposition. Sous un gouvernement libéral, les seuils seraient relevés: de 0 à 37 500 $ (plutôt que 29 290 $) pour le premier taux de 16 %; de 37 500 $ à 75 000 $ (plutôt que 58 595 $) pour le deuxième taux de 20 %; de 75 000 $ ou plus pour le troisième taux de 24 %.

Les 700 millions utilisés pour réduire les impôts proviennent du calcul de la péréquation et ne sont pas destinés à un secteur en particulier; le gouvernement du Québec a donc la liberté de les utiliser comme bon lui semble. Pour l'année 2007-08, le Québec obtient 1,6 milliard en transfert de péréquation. De cette somme, le versement de 923 millions était déjà prévu.

Au-delà des 700 millions, le Québec reçoit quelque 200 millions en nouveaux fonds, mais ceux-ci doivent être alloués à des services gouvernementaux précis (santé, environnement, services sociaux et infrastructures). «J'ai dit à plusieurs reprises au cours de cette campagne que d'éventuelles sommes destinées à corriger le déséquilibre fiscal serviraient à accélérer la mise en oeuvre de nos priorités. [...] Le reste ira aux Québécois», a déclaré M. Charest.

Le chef libéral a toutefois souligné que les transferts en éducation postsecondaire ne sont pas suffisants. «Nous devons continuer à travailler avec nos partenaires du Conseil de la fédération. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour régler le financement de l'enseignement postsecondaire et la formation de la main-d'oeuvre», a-t-il ajouté.

Comme la veille, Jean Charest a rappelé que la prochaine étape sera d'encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.

La nouvelle promesse libérale a fait vivement réagir les adversaires. Tant André Boisclair que Mario Dumont estiment que les Québécois ne se laisseront pas impressionner.

Le chef péquiste André Boisclair a été informé en plein point de presse de la nouvelle. Il a reproché au chef libéral de se risquer à la même «tactique» qu'en 2003. Mais M. Boisclair croit que «cette fois-ci les Québécois savent qui est Jean Charest et ils ne se feront pas prendre au jeu deux fois». Comme un écho, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a lancé un message semblable. «Je pense que M. Charest avait promis de baisser les impôts la dernière fois. Il ne l'a pas fait. Alors, je ne sais pas où il s'en va non plus ce coup-ci», a-t-il déclaré.

Selon le chef péquiste, le cadre financier libéral dépasse déjà d'un milliard de dollars celui des péquistes et ne permet pas les baisses d'impôt promises hier par Jean Charest. «Ce n'est pas crédible. M. Charest a déjà brisé à peu près tout ce qu'il avait pris de promesses. Il retombe dans ses mêmes faux plis. Il promet n'importe quoi aux gens, sans dire comment il va les financer et sans avouer qu'au Québec, actuellement, le Vérificateur général lui a indiqué qu'il y a 5,3 milliards de déficit», a-t-il dit.

S'il est élu, André Boisclair se servirait de cet argent pour «faire le ménage» dans les finances publiques, retrouver l'équilibre budgétaire, tout en appliquant les «principes comptables généralement admis» (PCGA), qui incluent dans le périmètre comptable les déficits des hôpitaux et des établissements universitaires.

Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, a qualifié de «geste désespéré» l'annonce faite hier par Jean Charest. M. Dumont a accusé Jean Charest d'avoir utilisé trois fois les sommes supplémentaires versées par Ottawa: une première fois dans le cadre financier qui hausse les dépenses annuelles de l'État de 4,5 milliards au terme de cinq ans, une deuxième fois avec l'effacement de l'impasse financière d'un milliard prévue dans le dernier budget Audet pour l'an prochain et enfin avec cette baisse d'impôt de 700 millions.

Avec cette baisse d'impôt, les promesses libérales s'élèvent à une somme cumulative de 17 milliards en cinq ans, soit 25 % de moins seulement que les engagements de Québec solidaire, a fait observer M. Dumont.

Les électeurs ne croiront pas à cet engagement de Jean Charest, parie le chef adéquiste. «Est-ce que les Québécois vont croire Jean Charest? Les Québécois le voient revenir avec un modèle connu, un refrain connu», a-t-il dit.

À Ottawa, le ministre du Travail Jean-Pierre Blackburn a rappelé que le gouvernement du Québec a toute autorité pour utiliser les 700 millions obtenus. «Quand on lui donne de l'argent, le Québec a les pleins pouvoirs pour décider ce qu'il fait de l'argent. Il peut décider de faire une réduction d'impôt comme faire d'autres programmes sociaux, selon sa guise. Il est autonome dans sa gestion», a-t-il expliqué.

La promesse de réduction d'impôt a complètement éclipsé hier les sujets abordés au cours de cette journée de la campagne de M. Charest. Lors de son allocution, M. Charest a rapidement abordé la question métropolitaine. Tout au plus a-t-il dit que, dès le début d'un éventuel deuxième mandat, un gouvernement libéral veillera à doter Montréal d'«outils» lui permettant d'assurer son avenir. «Nous reconnaissons que la part de l'impôt foncier dans le budget de Montréal freine sa compétitivité», a-t-il affirmé.

Plus tôt dans la journée, Jean Charest a rencontré les membres du conseil général de l'Union des producteurs agricoles (UPA) à Longueuil. En fin de journée, il participait à un rassemblement partisan à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, dans la circonscription de Champlain.

***

Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti, Antoine Robitaille et Robert Dutrisac






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  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 08h28
    Que c'est beau le fédéralisme canadian!
    « L'État québécois récolte les impôts de ses citoyens puis envois le tout faire une petite prommenade à Ottawa où des fonctionnaires canadians le place pour faire des intérêts avec. Ensuite, ils se prennent une petite "cut" en payement pour ce service et renvoient ce qui reste à Charest pour qu'il le redonne, tel un Père Noël, aux mêmes citoyens québécois. Ainsi, rien ne se bâti collectivement au Québec et les anglos du ROC font du bidou sur les impôts des québécois.

    Charest a raison; que c'est donc beau le fédéralisme canadian! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 21 mars 2007 09h52
    Se faire acheter avec son argent !
    « Petite poilitique que celle de monsieur Charest. Profiter du bonbon de Stephen pour acheter vos votes. Et oublions les autres priorités en santé, en éducation, en environnement ou ailleurs, le temps de la campagne électorale, on verra après pour les autres promesses comme lors du mandat qui arrive à terme. Ayons un peu de dignité. Nous laisserons-nous acheter avec notre argent ? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 21 mars 2007 11h03
    Jean Charest, semblable à lui-même
    « M. Charest avait promis des baisses d'impôt aux Québécois en 2003, en sachant pertinemment que cette promesse était irréalisable. Durant la présente campagne, il nous a promis de faire de la santé sa première priorité et il reliait d'éventuelles baisses d'impôt à une éventuelle marge de manoeuvre. Étant donné qu'il n'a pas tenu sa promesse de 2003, peut-on logiquement le prendre au sérieux cette fois-ci ? De plus, les 700 millions versés par Ottawa le sont au titre du déficit budgétaire et celui du Québec n'a certainement pas diminué de 700 millions depuis le début de la campagne électorale, donc en toute logique, comme le gouvernement n'a pas de marge de manoeuvre, cette somme devait impérativement être attribuée là où les besoins sont les plus criants. Les besoins les plus criants sont-ils au niveau des poches des contribuables de la classe moyenne ? Je pense plutôt qu'ils sont dans l'éducation, dans la santé et dans l'économie. M. Charest nous a encore fait la démonstration de ce qu'il est, un petit bonhomme irresponsable et sans envergure, qui choisit de verser 700 millions dans les poches d'une certaine catégorie de contribuables, précisément la catégorie qui est tentée par l'ADQ. M. Charest n'a pas cessé de marteler, durant cette campagne, que le PQ avait été irresponsable dans sa gestion et que c'était uniquement pour cette raison qu'il n'avait pas été en mesure de tenir ses promesses de 2003. Le même M. Charest reçoit 700 millions, comme il se donne comme un bon gestionnaire, qu'aurait fait un bon gestionnaire dans les mêmes circonstances ? Il aurait sans doute utilisé cet argent pour pallier son manque à gagner, pour tenter d'équilibrer son budget. La promesse de M. Charest représente-t-elle le geste d'un bon gestionnaire ? Un éventuel gouvernement des supposés bons gestionnaires libéraux entamerait son mandat en se privant de 700 millions auxquels il faut ajouter les 350 millions dont il fait cadeau aux banques et aux compagnies d'assurance. Cela fait plus d'un milliard qui ne sera pas disponible pour gérer le Québec. Jean Charest ne gère pas le Québec, il jette l'argent par les fenêtres comme un marin en goguette.

    M. Charest vient de gaspiller 700 millions en baisses d'impôt pour tenter de convaincre les adéquistes de voter pour lui. Le même Jean Charest nous affirme que s'il est réélu, son gouvernement va s'attaquer à l'encadrement du pouvoir de dépenser du fédéral. Elle est bien bonne celle-là et il énonce cette énormité sans rire. Qu'on m'explique comment un petit politicailleux de bas étage va se présenter à Ottawa et dire au fédéral, qu'il doit limiter son pouvoir de dépenser. Le fédéral sera très bien placé pour lui répondre qu'il n'a pas l'intention de le faire pour laisser le champ libre à quelqu'un qui jette l'argent par les fenêtres et qu'il préfère nettement continuer à dépenser dans des programmes efficaces. Il nous annonce aussi, toujours sans rire, qu'il va négocier plus pour l'éducation et la formation de la main-d'oeuvre. Encore là, on va l'attendre à Ottawa et il va se faire répondre qu'il avait 700 millions et que s'il n'a pas jugé bon d'utiliser la moindre petite partie de cette somme pour l'éducation ou pour la formation de la main d'oeuvre, cela ne doit pas être une urgence neige.

    On se souvient que Jean Chrétien affirmait que le déséquilibre fiscal n'existait pas et que les provinces voulaient plus d'argent uniquement pour diminuer le fardeau fiscal de leurs contribuables. M. Charest vient de lui donner raison. Comment fera-t-il à l'avenir pour tenter d'obtenir plus du fédéral à ce chapitre, surtout après la déclaration de M. Flaherty à l'effet que le déséquilibre fiscal était une chose réglée ? Le gouvernement de M. Charest est si riche et gère si bien qu'il n'a pas jugé bon de récupérer le point de TPS libéré par Ottawa. Comment pourra-t-il négocier le déblocage de points d'impôt et de TPS qui représente la seule solution vraiment efficace au déséquilibre ?

    Jean Charest se faisait le champion du déséquilibre fiscal, alors que le mérite en revient au PQ, on peut maintenant constater qu'il n'y croit pas plus que les libéraux fédéraux. En fait, on peut légitimement douter qu'il ait quelque intérêt à faire quoi que ce soit pour encadrer le pouvoir de dépenser du fédéral, récupérer des points d'impôt et de TPS ou diminuer les ingérences du fédéral dans les champs de compétence provinciale. En effet, il n'est pas au Québec pour rester, il lorgne toujours du côté d'Ottawa. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 11h56
    Les Tanguys de « La famille Plouffe »
    « On se croirait de retour dans les années 30 où les partis achetaient littéralement la conscience des électeurs... Toi.. Tu veux quoi ? Un boutte de route ? Et toi.. Un pont ?Toi.. Tu veux une jobe au gouvernement ? Et quoi encore..

    Les Québécois sont si naîfs de se complaire devant la simple remise de leurs propres impôts par le gouvernemet fédéral.

    On pourrait comparer la situation à un Tanguy de 40 ans de famille Plouffe, incapable de quitter le domicile familial, qui donne sa paye à ses parents et se réjouit que sa mère lui donne son argent de poche...

    Cristi qu'on est pas fort en politique au Québec...

    En désespoir de cause, pour tenter d'allumer quelques uns de ces adolescents attardés, je leur suggère de lire le texte ci-dessous de mon cru :

    Quand les Tartuffes faussent les cartes...

    L'autonomie c'est « le fédéralisme »

    Qu'on ne s'y laisse pas prendre, l'autonomie de Dumont, c'est du fédéralisme. Le gens de mon âge reconnaissent bien cette mélodie vieillotte, écho d'un passé révolu. Tenter de jouer à cache cache avec les mots comme le fait ce conformiste et mesquin personnage prouve sa malhonnêteté puisqu'il tente constamment de jouer sur cette ambiguïté de « l'autonomie » donnant l'impression par des mots creux que le Québec y gagnera quelque chose ; alors que le renouvellement politique devrait passer par l'intégrité la franchise et la transparence de ceux qui nous représentent. Est-ce bien cela que nous voulons au Québec ? Est-ce désormais en des gens biaisés que le Québec se reconnaît ?

    Il ne faut pas s'y tromper, l'autonomie n'existe que dans la tête des « autonomistes », car il ne suffit que « d'une province sur dix » au Canada, pour mettre en échec toute modification constitutionnelle, et qui plus est, toute demande de pouvoirs supplémentaires pour le Québec tel plus « d'autonomie ». Non, je vous le dis mes chers amis-es il y a autant de différence entre « autonomie » et « lndépendance » qu'entre être «patron » ou « employé » ou entre être « locataire » ou « propriétaire ».

    Les autonomistes sont bienheureux de se voir retourner leurs « propres » deniers publics par l'État fédéral, comme un employé son augmentation de salaire. Mais le «patron» par contre lui, conserve toujours le loisir de congédier l'employé ou de lui couper les vivres ; comme le proprio de décider de transformer votre apparte en condo et de vous expulser.

    Mais notre petit Mario national lui, sait bien tout ça. Comme il est facile de miser sur l'ignorance politique de l'électorat. Et je crois que c'est bien là le pire qu'il pouvait nous arriver. Pas étonnant que les gens se désintéressent de la politique et que nous avons assister au pire taux d'absentéisme en 2003 avec de pareils tartuffes pour nous diriger.

    Les gens, fiers de se dire « de droite » sont ignares ou des amnésiques. Ils se disent sûrement « de droite » à cause de ce populiste Mario Dumont et qu'ils n'en connaissent sûrement pas le sens. Car s'ils savaient que « être de droite » correspond à : capitalisme sauvage, guerre économique, déforestation, pollution de l'eau et l'air, congédiement arbitraire, racisme, autoritarisme, profit à tout prix, individualisme, la loi du plus fort, Maurice Duplessis ou Georges Bush, je crois qu'ils y penseraient deux fois avant de faire leur petite croix sur leur bulletin de vote.

    Mais, il n'est rien comme l'ignorance pour faire avancer le capitalisme et faire croire au bon petit peuple qu'il a besoin de missié le bon patwon pour lui tapper su la têt'. « Une jobe steddy pis un bon boss... Pis... ? Les unions ? Qu'osse ça donne... dirait Yvon Deschamps...

    Le PQ s'est lui aussi laissé glissé à droite : Laisser l'aide sociale désindexée à 500$ par mois durant 30 ans, couper les médicaments au plus pauvres de la société, laisser en place les « boubous macoutes » pour couper l'aide sociale à des mères monoparentales, donner 10 cennes de l'heure d'augmentation au salaire minimum, foutre 15,000 infirmières à la porte du système de Santé : tel est le bilan de droite du PQ.

    Mais désormais, et « beaucoup » sont d'accord, comme le rappelait l'animateur Daniel Pinard à la radio récemment, « ....mis à part la souveraineté...il n'y a plus de différence entre le Parti libéral et le PQ » affirmait-il fort justement.

    L'aberration des Verts de droite fédéralistes du Parti Vert du Québec

    Avec de tels Verts opportunistes de la droite fédéraliste, ces saints apôtres de «la sagesse écologique » mals latéralisés et incapables de faire la différence entre leur gauche et leur droite et qui veulent conduire notre pays et qui ne sont même pas capables de faire les corrélations entre les dommages à notre environnement, les abus du capitalisme sauvage, la déforestation, la pollution de l'eau et le profit à tout prix, et une ultra conservatrice ADQ qui se pointe à l'horizon, prétendant indûment incarner le renouveau, alors qu'on a jamais vu un tel retour en arrière au Québec, sans Québec solidaire, il n'y aurait « aucune » véritable alternative de vote, et aucune représentation des la couches populaires et des personnes les plus précarisées de notre société.

    Pour sauver notre environnement, remettre de l'ordre et consolider notre filet social, rétablir l'équilibre fiscal entre les grandes entreprises et les gens ordinaires et faire tous les liens nécessaires entre la souveraineté, la répartition de la richesse et la justice sociale, c'est d'une « gauche souverainiste » comme Québec solidaire dont le Québec a désespérément besoin.

    Et cela, en nationalisant notre l'hydro électricité, tout comme Québec solidaire veut la nationalisation de l'énergie éolienne et Pharma-Québec, même René Lévesque, l'avait compris.

    Qui ne fait pas l'indépendance la combat... - Gaston Miron

    La réconciliation étant désormais « impossible » entre le PQ et Québec solidaire, il faudra « à partir de maintenant », que l'unité des souverainistes se fassent sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats « dits souverainistes » assument pleinement leur position constitutionnelle et portent sans équivoque la Question nationale en période électorale.

    Pour faire le plein de son vote souverainiste, en finir définitivement avec le « vote stratégique », « faire de la politique autrement », remettre la souveraineté entre les mains des premiers concernés, c'est-à-dire, «entre les mains du peuple» , Québec solidaire « doit » en prendre « immédiatement » l'initiative et demander clairement aux électeurs le mandat de faire la souveraineté et affirmer sans équivoque dans une déclaration publique que : « Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour la souveraineté du Québec » et mettre pleinement en application le principe de la « souveraineté populaire » dont il se réclame depuis toujours.

    Dans ces circonstances, nul ne pourra plus accuser Québec solidaire de «diviser le vote souverainiste» et c'est le Parti québécois lui-même qui devra porter l'odieux de refuser à notre peuple le droit de se prononcer sur le destin de la nation et l'avenir de son propre pays !

    Ainsi seront démasqués les « tartuffes » prétendument souverainistes, mais qui n'osent même pas en porter le mandat en période électorale.

    Car dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire, le « processus référendaire », un projet alambiqué par la taupe de la GRC Claude Morin, toute progression substantielle de Québec solidaire se traduira inexorablement par une perpétuelle division du vote souverainiste et une éternelle mise en échec du projet d'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes.



    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003

    Références :

    Articles personnels sur la Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » : Ou réfléchir à la question nationale :

    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    « Référendum : Strike 3 » : Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php?lng=fr&pg=184


    Débat "Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse !" - Bernard Rioux.

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441

    Site personnel :

    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/


    Ancien site électoral :

    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo
    Articles sur le parti Vert du Québec :

    Le Parti vert du Québec : Le « Ponce Pilate » de la politique
    http://pressegauche.org/spip.php?article550

    Quand les Verts nous donnent les bleus...
    http://www.cmaq.net/fr/node/26977 »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 21 mars 2007 14h33
    M. Montmarquette panique un peu.
    « M. Christian Montmarquette écrit :

    «Les gens, fiers de se dire « de droite » sont ignares ou des amnésiques» Ça sous-entend que, seul les gens de gauche sont des savants qui se souviennent.

    Méchante généralisation d'un extrémiste qui devrait mieux s'expliquer s'il veut voir le succès son parti favori...de son vivant. »

  • Sylvain Tremblay
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 16h44
    Du pareil au même!
    « Bonjour à tous

    Depuis 29 jours, on entend les chefs des divers partis s'exprimer sur plusieurs sujets. Mais avez-vous remarqué une différence dans leur discours? Entre les attaques personnelles sur les actions passées, les nominations de candidats vedette, les débats de fond semble avoir été relégués aux oubliettes! J'attendais impatiemment de voir le résultat des transferts fédéraux... J'ai été grandement déçu. Est-ce que les priorités québécoises liées à nos valeurs ont disparues? Lorsqu'on me demande pour qui je voterais, je ne sais pas! Je ne sais plus. L'envie même d'aller déposer mon vote est disparue. Mais je vais tout de même aller exercer mon droit de vote parce que c'est mon devoir et qu'ainsi, par la suite, je pourrai critiquer le gouvernement au pouvoir. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 07h44
    Les véritables extrémistes :
    « Les véritables extrémistes comme vous dites, sont ces pingres de pire espèce qui sont prêts a laisser crever de faim leurs semblables avec 550$ pour vivre, et a massacrer sans remords la planète, empoisonner notre eau et notre air et décapiter nos forest pour maximiser leurs profits.

    CQFD


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidare
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec »

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