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Neuf mois pour réduire de 25 000 le nombre d'assistés sociaux

Le cadre financier de Dumont s'attaque aussi à la taille de l'État

Robert Dutrisac   21 mars 2007  Québec
Mario Dumont a présenté hier un cadre financier qui ne porte que sur la première année d’un mandat adéquiste.
Photo : Agence Reuters
Mario Dumont a présenté hier un cadre financier qui ne porte que sur la première année d’un mandat adéquiste.
Québec — Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a dévoilé le cadre financier tant attendu de son parti, qui entend financer des engagements de 1,7 milliard dès la première année par une réduction de 1 % de la taille de l’État ainsi que le retour rapide de 25 000 assistés sociaux sur le marché du travail.

«La réalisation de nos engagements, c’est assez simple. On est le parti de la famille: en neuf mois, on va accoucher de tous nos engagements», a déclaré Mario Dumont, qui était accompagné de Gilles Taillon.
C’est donc dire que l’ADQ compte récupérer les sommes nécessaires pour financer ses engagements d’ici le 1er janvier 2008, date de leur matérialisation si le parti prend le pouvoir le 26 mars. L’ADQ promet de réaliser tous ses engagements électoraux en un an.

L’ADQ avait déjà rendu public l’essentiel de ses engagements, dont les mesures familiales, notamment l’allocation de 100 $ par semaine pour tout enfant de moins de six ans qui ne fréquente pas les services de garde et le bonus de 5000 $ pour le troisième enfant, qui coûtent 875 millions annuellement.
L’ADQ annonce en outre des crédits fiscaux à l’investissement pour les entreprises (150 millions), la création de nouvelles cliniques sans rendez-vous et de coopératives de santé (150 millions), le réinvestissement dans les écoles (160 millions), le transfert de redevance aux régions (138 millions) et la bonification de l’aide sociale pour les bénéficiaires inaptes au travail (52 millions).

Mais Mario Dumont a présenté, tel que promis, non seulement «une colonne» de dépenses mais aussi «une colonne» de revenus, contrairement au Parti libéral du Québec et au Parti québécois.

Dans cette colonne de revenus, l’ADQ table sur 560 millions qui viendront de la réduction de 1 % de la taille de l’État. Celle-ci se fera par attrition seulement, sans mise à pied, dans le respect de la sécurité d’emploi des employés de l’État, a assuré M. Taillon. Ces coupes n’affecteraient pas les services à la population, a-t-il soutenu. «Il n’y a pas de petites économies. Partout où on peut économiser de l’argent, on le fait», a dit M. Dumont. «Le chef est le plus gratteux», a dit M. Taillon.

Si l’ADQ a attendu le dépôt du budget fédéral, c’est qu’elle avait besoin de la manne fédérale pour boucler son cadre financier. Ainsi, 500 millions des nouveaux revenus viennent de la hausse des transferts fédéraux. La diminution des subventions aux entreprises, à l’exception de l’aide à la recherche-développement, compte pour 300 millions.

Le retour d’ici neuf mois de 25 000 assistés sociaux aptes au travail représente une économie de 300 millions. En quatre ans, le nombre d’assistés sociaux a baissé de 50 000, soit une moyenne annuelle de 12 500 personnes, croissance économique oblige. L’objectif de l’ADQ est de doubler la cadence.
L’abolition des commissions scolaires représente une économie de 150 millions, soutient l’ADQ, une somme qui sera entièrement redistribuée aux écoles.

Enfin, le service de la dette sera réduit de 25 millions après que 75 % des sommes réservées au Fonds des générations — 375 millions en 2008 — auront été affectées au remboursement de la dette.
En fait, le cadre financier de l’ADQ est minimaliste puisqu’il ne porte que sur la première année du mandat, à l’exception de quelques indications quant à l’utilisation de la hausse des transferts fédéraux lors de la deuxième année. Ce n’est pas un cadre financier pour les comptables ou les experts en finances publiques.

«Le but de notre cadre financier, c’est de démontrer à la population qu’on va tenir parole, que les engagements qu’on a pris, on les a pensés, on les a chiffrés, on les a budgétés et on va les réaliser», a dit M. Dumont.

Il n’est pas question pour l’ADQ de faire des projections sur cinq ans comme le PLQ ou le PQ. Le cadre financier adéquiste «n’est pas soumis aux aléas de l’économie sur une période de cinq ans», a indiqué M. Dumont. «Pour moi, la présentation d’un cadre financier ne vise pas à demander aux partis politiques d’être des prophètes, d’avoir une boule de cristal.»

M. Dumont a souligné que les engagements de l’ADQ, qui totalisent 1,7 milliard par année, ne représentent, lorsque projetés sur cinq ans, que la moitié de la valeur des promesses libérales et deux milliards de moins que le cadre financier du PQ.

Les baisses d’impôt, si elles se matérialisent, seront modestes. Pour qu’elles surviennent, la croissance du produit intérieur brut (PIB) nominal devra dépasser 3,5 %. Les revenus additionnels seront alors répartis également entre les baisses d’impôt, la réduction de la dette et les dépenses en infrastructure. «On souhaiterait baisser les impôts. Jean Charest a promis la dernière fois de baisser les impôts de 27 %. Il a fait rêver bien du monde. Son non-respect de l’engagement a fait rager bien du monde aussi», a rappelé M. Dumont, qui mise sur le «réalisme» compte tenu de l’état «lamentable» des finances publiques du Québec.

Charest et Boisclair répliquent
Jean Charest a ridiculisé le cadre financier de l’ADQ lors de son passage hier soir à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, dans la circonscription de Champlain. Le chef libéral estime que Mario Dumont n’a pas respecté son engagement de chiffrer toutes ses promesses en plus d’avoir attendu le budget fédéral pour le faire, lui qui se dit autonomiste. Ce cadre financier est truffé de surprises qui ne correspondent pas à ce qu’a promis son adversaire, a affirmé M. Charest. «Finalement, le lapin sort du chapeau. M. Dumont avait pris 86 engagements. Il n’y a que 16 engagements qu’il a réussi à chiffrer», a-t-il soutenu. Jean Charest a dit avoir découvert qu’il manquait de l’argent pour les régions, la hausse des prestations destinées aux bénéficiaires de l’aide sociale inaptes au travail et l’efficacité énergétique, entre autres. «Tout à coup, l’argent n’existe plus», a-t-il lancé sous les applaudissements.

Puis, Jean Charest s’est moqué de Gilles Taillon qui a qualifié son chef de «gratteux». «Ben, ça nous explique pourquoi on découvre tant de choses et des trous dans le programme de l’ADQ parce que si vous achetez un gratteux, c’est écrit nul si découvert», a laissé tomber Jean Charest.

En soirée hier à Gatineau, devant quelque 500 militants galvanisés — dont de nombreux employés et élus bloquistes —, le chef du PQ, André Boisclair, a livré un discours énergique dans lequel il s’en est durement pris à Mario Dumont. Il a qualifié ce dernier de Peter Pan de la politique vivant en «culottes courtes» dans un «pays imaginaire».

Selon M. Boisclair, le cadre financier de l’ADQ est «farfelu» et «laisse perplexe». Le chef péquiste estime que l’ADQ offre des «montants ridicules» pour accompagner les nombreuses promesses qu’il a faites durant la campagne. Selon lui, s’il avait présenté son cadre financier au début de la campagne, M. Dumont aurait été disqualifié. Le chef péquiste a sommé M. Dumont de répondre aux questions des Québécois: «Il a cinq jours pour s’expliquer.» Mais puisque la popularité de M. Dumont est «gonflée à l’hélium», la «baloune» devrait éclater tôt ou tard, a-t-il lancé sur le ton de la plaisanterie.
***
Avec la collaboration d’Antoine Robitaille






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  • Rolande Alain
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    mercredi 21 mars 2007 00h32
    J'aurais dont dû.....
    Il y a de cela, oh on peut dire une bonne dizaine d'années, j'ai connu.... mais très bien connu un fonctionnaire du Gouvernement, qui à l'approche d'une retraite anticipée et fortement désirée, décide d'élaborer son cadre financier de retraite.

    Aussi, devait-il définir ses revenus potentiels d'une part et ses dépenses prévisibles d'autre part, de façon à dresser deux colonnes parallèles, l'une étant des plus et l'autre des moins, en s'assurant d'une valeur pondérale nettement supérieure dans la colonne des plus...

    Dans son esprit et pour rassurer sa femme, il fallait montrer qu'il y avait suffisamment de plus que de moins de façon à pouvoir prendre sa retraite en toute sécurité financière.... De retour à la piaule... heureux comme Crésus, il annonce à sa tendre moitié... qu'il pourra prendre sa retraite complète dans ixe années...

    Les semaines passèrent dans l'allégresse, mais voici que les administrateurs responsables des fonds de pension du Gouvernement modifient les paramètres actuariels de la banque des fonds de pension et qu'une donne nouvelle pour demain apparaît dans leurs grands livres ! La nouvelle se diffuse aussitôt d'un cagibi à un autre obligeant notre fonctionnaire à réviser ses calculs et prévisions...

    Vite, il jette dans la poubelle son premier cadre financier et l'on recommence. Heureusement... la poubelle est vidée de son contenu à toutes les semaines.... Le temps passe, on change de Gouvernement, des mises à la retraite anticipée circulent parmi les vieux fonctionnaires, des modifications actuarielles surgissent à nouveau obligeant notre futur retraité à refaire ses calculs.... si bien qu'après moult modifications apportées à son cadre budgétaire....de futur retraité... Enfin, il peut quitter dans la joie et pour toujours son milieu de travail, enfin !

    Que de temps passé à modifier ses colonnes de plus et de moins, que d'espoir déçu, que de temps de travail effectué pour autre chose que son travail véritable propre à lui assurer une bonne retraite..... qui somme toute... malgré ses bons calculs, suffit à peine à lui permettre de vivre décemment...

    Aujourd'hui en écoutant Dumont et Taillon exposer le cadre financier de l'ADQ, j'avais l'impression de revivre un passé pas très lointain en me rappelant une phrase qui ne me quitte plus : Mais j'aurais dont dû......refaire mes calculs.....

    gabymorne@gmail. com

  • Léandre Nadeau
    Abonné
    mercredi 21 mars 2007 02h20
    Une erreur de près de un milliard de $ dans le cadre financier de Dumont ?
    Le cadre financier de l'ADQ, comme ceux du PQ et du PLQ, présentent des montants à la marge par rapport à ceux du dernier Discours sur le budget. On a une addition par rapport à ce budget si on ajoute une dépense, une diminution si on diminue une dépense. Dumont a expliqué son cadre financier à TVA mardi soir. Il ne l'a pas dit, mais sur la base des dernières années, on peut penser que le dernier budget a probablement prévu une baisse de 12 500 assistés sociaux en 2007-2008 et les économies qui vont avec. En promettant une économie de 175 millions de $, cela signifie que Dumont pense sortir 25 000 assistés de plus que ce qui est prévu au budget dès les 9 premiers mois, soit trois fois plus que la moyenne annuelle des années passées. Comment sortir autant d'assistés en si peu de temps ? Il va les pousser un peu, a-t-il répondu. Est-ce réaliste ? Dumont pourrait facilement échouer et il lui manquerait alors entre 100 et 175 millions de $.
    Autre exemple. Dumont veut couper 1 % des dépenses gouvernementales de 54 milliards, soit 560 millions $ (environ 240 millions en santé, 150 millions en éducation et 170 millions dans les autres ministères). Comment ? Il a dit que le budget 2007-2008 prévoit déjà une coupure de 1,5 % qui serait cachée, dit-il. Dumont a dit qu'il va ramener cette coupure à 1 % seulement. Donc, il nous a annoncé qu'il ira chercher 280 millions de moins en économies que ce qui est prévu au budget. Celà représente un deuxième manque à gagner. L'erreur va plus loin. Comme Dumont place dans sa colonne de revenus le montant de 560 millions qui est déjà escompté dans le budget, on a un troisième manque à gagner. On arrive donc à une impasse de près de un milliard de $ dans le cadre financier de Dumont. Il pourra nous dire qu'il s'est mal exprimé et qu'il fera une compression additionnele de 1 % en sus du 1,5 % déjà prévu au budget. En termes monétaires, que sa compression de 540 millions de $ s'ajoutera aux 840 millions de $ déjà prévu au budget et que tout ça sera réalisé dans les 100 premiers jours. Et bien là, on n'est plus dans le monde réel ! Un gratteux de Loto Québec svp.

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 07h08
    70,430 immigrants su'l BS
    En novembre 2006, il avait 70 430 immigrants sur l'Aide Sociale au Québec, soit 18,9% de tous les BS. Une aberration lorsqu'on sait, qu'en théorie du moins, les immigrants constituent une population choisie, triée sur le volet, donc sans déficients, pauvres, délinquants, handicapés et poqués de la vie, comme dans la population normale. Hors justement, plus de 40% des nouveaux arrivants ne sont pas sélectionnés, d'où l'échec du système.

    Il y a plus d'immigrants assistés sociaux(70 430) qu'il y a d'assistés sociaux dans tout l'Outaouais (15 804), l'Abitibi-Témiscamingue (7403) , l'Estrie (15 611) , le Saguenay-Lac-St-Jean (14,448) , la Cote-Nord (3725) , le Bas-St-Laurent (10 882) , la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine (7066) et le Nord du Québec (1237) RÉ-U-NIS

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestatair


    adultes nés à l'extérieur du Canada " soit 18,9% de tous les BS. Une aberration lorsqu'on sait, qu'en théorie du moins, les immigrants constituent une population choisie, triée sur le volet, donc sans déficients, pauvres, délinquants, handicapés et poqués de la vie, comme dans la population normale. Hors justement, plus de 40% des nouveaux arrivants ne sont pas sélectionnés, d'où l'échec du système.

  • Larivée Georges
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 07h17
    Bravo, il est le seul à avoir ce courage
    Le Québec a le championnat canadien des personnes vivant aux crochets de l'état, dix ans en moyenne. Et ceux qui prétendent que c'est parce qu'il n'y a pas d'emplois pour eux ont en partie raison. Il y a pourtant des emplois qui ne trouvent pas preneurs, donc un manque de formation chez ces chercheurs d'emploi.

    Encourager la dépendance, l'assistanat, donner du poisson aux gens plutôt que de leur montrer à pêcher n'a plus de bon sens aujoud'hui. La pauvreté n'est pas une cause mais une conséquence. Le manque de scolarité, de formation professionelle sont les vraies causes et c'est là-dessus qu'il faut travailler.

    Pour combattre la pauvreté, il faut miser sur l'éducation pas uniquement sur la grosseur du chèque.

  • John Hogan
    Inscrite
    mercredi 21 mars 2007 07h47
    "Les pauvres, c'est d' la vermine" Plume Latraverse
    Mario Dumont ne s'y trompe pas en alimentant par budget interposé la rhétorique haineuse envers les itinérants comme ceux que l'on retrouve dans le mail St Rock, il tente tout simplement de soutirer au PLQ ce monopole crasse que lui offrait sur un plateau d'argent le maître de la radio trash à Québec, André Arthur. Les électeurs de Portneuf l'ont d'ailleurs bien récompensé pour ses basses oeuvres en l'élisant député au gouvernement fédéral.

    Dumont veut briser les traditions et récupérer les électeurs libéraux, nombreux dans la région de Québec, qui veulent faire payer les plus pauvres, une obsession largement partagée. La stigmatisation est d'une efficacité hallucinante chez ce genre d'électeur autrefois libéral et qui se dirige justement vers l'ADQ selon le dernier sondage. Ils sont convaincus que les BS passent leur journée sur le bord de la piscine pendant que ces braves auditeurs travaillent fort pour gagner leur vie. En plus ils ont deux TV couleur les salauds. Propos haineux soft mainte fois entendus sur les ondes et dont la popularité ne se dément pas, au contraire.

    Charest se trompe, ce n'est pas avec une baisse d'impôt qu'il va récupérer ces électeurs fuyants dont le taux d'abstention est quasi inexistant. Ce serait plutôt en promettant de taper sur les BS en douce sous n'importe quel prétexte budgétaire, comme le fait Dumont dans son propre budget. Il est temps pour le PLQ de sortir du placard les boubous macoutes si il veut reconquérir la région de Québec.

    Les vrais responsables de cette situation sont ceux qui protestent contre cette stigmatisation mais qui ne prennent même pas la peine d'aller voter le jour des élections. Les gens de gauche et les jeunes en particulier ouvrent la voie à cette droite idiote qui s'installe au Québec par leur indolence démocratique.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 07h57
    LA PEUR DU CADRE
    La peur de la montée de l'ADQ, incite les adversaires à se moquer du cadre financier de l'ADQ, sans le comparer à ceux incomplets des autres partis.

    C'est souvent comme ça dans la vie partisane : On voit la "grosse" paille dans l'oeil de l'autre et on ignore la "petite" poutre qui est dans le sien "deux poids, deux mesures" peut-être ?

    Vaut mieux, pour les fédéralistes et souverainistes pas trop extrémistes, être autonomes éclairés sur le futur du Québec que partisants aveuglés.

  • David Longuépée
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 09h19
    pour tous les Jacques Noel du Québec
    Votre raisonnement est simpliste...
    Vous lire est une insulte pour toutes les personnes qui ont fait le choix de quitter leur pays natal dans l'espoir d'une vie meilleure...et qui ne trouvent au Québec que le mépris des institutions
    Avez vous entendu parler des cas d'ingénieurs, de médecins étrangers qui pourraient soulager le manque flagrant de diplomés de ces disciplines au Québec, et qui faute de reconnaissance de leurs diplomes étrangers par des corporations arcboutées sur leurs privilèges en sont réduits à être chauffeurs de taxi pour survivre.
    Tous les immigrants ne sont pas dans ces cas exceptionnels, mais tous doivent faire face à une popul;ation bien loin de l'image qu'elle aime à véhiculer à travers le monde : une population vieillissante, sclérosante et repliée sur soi.

  • Dominic Marin
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 09h42
    Aveuglement
    Avec un tel cadre financier, il faut être drôlement aveugle pour déclarer que tout va bien madame la marquise. Une seule année chiffrée, une foule de promesses déjà aux poubelles et le reste ne vaut même pas la peine d'être souligné. Bravo, l'aveuglement à toujours été la mère des toute les vertues. S.V.P., haussons les niveau d'instruction et en particulier les mathématiques.

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 10h09
    @David Delonguépée
    Les médecins, chauffeurs de taxi à Montréal, c'est une légende urbaine inventée par Les Bougons

    Tous les "médecins" qui émigrent au Québec sont bien avertis par les ambassades canadiennes qu'ils devront passer les examens du Collège des médecins AVANT de pratiquer. TOUS!

    Au Québec, 11% des médecins sont des immigrants ce qui correspond, mutadis mutandis, à la proportion des immigrants dans la société québécoise. Voilà pour la discimination envers les diplomés étrangers.

    Pour ce qui est du vieillissement de la population c'est une autre légende urbaine:

    Le Québec compte seulement 14% de personnes âgées de 65 ans et plus (1 075 346/ 7 651 531). La France est à 16,4%, la Belgique et la Suède 17,4%, l'Espagne 17,7%, la Grèce 19%, l'Allemagne 19,4%, l'Italie 19,7 % et le Japon (2e puissance économique de la planète ) à 20%. Au top, y'a le pauvre Monaco à 22,4% . Un pays de misère qui sombre dans l'enfer du jeu...
    A l'autre bout de l'échelle, l'Afghanistan a 2,4% de personnes âgées, le Bénin 2,3%, le Niger à 2,1% . Tous des îlots de prospérité...
    http://www.nationmaster.com/graph-T/peo_age_str_65

  • Linda Hart
    Abonnée
    mercredi 21 mars 2007 11h59
    M. Larivée de quel courage s'agit-il ?
    Ce que vous dites concernant la pauvreté est tout à fait vrai. La priorité à l'éducation est la seule solution viable à long terme pour un pays qui veut tirer son épingle du jeu au niveau économique et en conséquence réduire la pauvreté. Cependant, je ne vois absolument rien dans le discours de M. Dumont qui aille en ce sens. Le PQ et QS tiennent ce genre de discours, mais M. Dumont nous demande de le croire sur parole lorsqu'il prétend réduire le contingent d'assistés sociaux. Il n'y a aucune disposition pour les sortir de leur situation de laissés pour compte, rien pour en faire des citoyens autonomes et responsables. Il nous dit tout simplement qu'il y parviendra en neuf mois, en les poussant un peu. Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'il va tout simplement couper dans leurs prestations et qu'on va se retrouver avec plus de mendiants et plus de sans-abri ? Je refuse de donner un chèque en blanc à un gouvernement à l'américaine qui encouragera le clivage entre riches et pauvres et dont le bilan global se réduira à un écrasement des salaires au profit des bénéfices de l'entreprise et à une effroyable augmentation des pauvres et des marginalisés.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 12h39
    Les enteprises sont les plus grands assistés sociaux du Québec
    Les entreprises sont les pires assités sociaux que le Québec n'a jamais connu et personne ne s'en offuque.

    Évidemment, il vaut mieux vaut taper sur le petit monde, c'est moins dangeureux que de taper sur des entrepeises pharmaceutiques dont les emplois coûtent 1 Million chacun à subventionner...

    Jamais on aura vu plus pingres que le Le PLQ qui a mis en place les " Boubous Macoutes" , le PQ qui les a laissés en place et l'ADQ qui renchérit en brandissant une fois de plus ce spectre de la " terreur sociale " qui sert ces marionettes du Conseil du Patronat, ne cherchant qu'à augmenter leur troupeau de "cheap labor" de bêtes de somme, pour leurs jobes de merde, qui laissent les travailleurs et travailleuses en situation de pauvreté même en travaillant 52 heures par semaine.

    À l'époque de Hitler entre 1939 et 1945, losque qu'un juif ne se sentait plus capable de travailler, on le considérait comme "inutile" et on le passait à la chambre à gaz.



    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance
    Christian Montmarquette

    Pour un salaire minimum indexé à 10$ de l'heure

    et un revenu minimm garanti à 850 $ à l'aide sociale

    Un système d'Éducation gratuit jusqu'au niveau universitaire

    La construction de 8000 logements sociaux par année

    La production d'automobiles électriques entièremet Québécoise

    La gratuité des soins dentaires

    La production de nos propres médicaments générique

    La nationalisation de l'énergie éolienne, de l'eau et de toutes les richesses naturelles.

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 12h57
    25,000 assistés pour un goulag
    On l'appelle déjà Mario goulag, et on dort sur la switttttch.
    pour ceusses qui ont pas encore voté, ça presse de le débarquer, même pas sûr d'être élu dans son propre comté.

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 13h10
    ou l'art de diviser les gens
    Linda Hart dit exactement l'agenda caché de Mario Dumont. On est pas des êtres humains pour lui. On est des données qui lui inspirent de la pitié, des statistiques qui lui insire de la grosse compassion. Ce garçon n'a jamais travaillé pour personne. Ni même dans un gouvernement, jamais dirigé un ministère, jamais accepté d'être soumis à quelque règle d'entreprise extérieure. Mie, maiself, and aie! Un égo, un négo, un négationniste, un bel enfant terrible imbu du sentiment de toute puissance qui invite les souverainistes, qu'il déteste et renie en plus, à se soumettre à lui. C'est ça qu'il dit: plongez dans mon nombril! Non mais ça se peut tu! J'ai même pas envie d'en ajouter. Allez vite lire comme le suggère Gilles bousquet de l'adq le programme vision du québec sur leur site internet, de quoi vous figer sur place devant c'est quoi un propos si dictateur qu'il en est décadent. A nous d'ouvrir les yeux. C'est pas monsieur Dumont qui va le faire pour nous, j'te jure! Si nous l'élisions, la première chose qu'il va dire, c'est: Je vous avais prévenu, vous aviez rien qu'à lire.

    Oneil Bouchard

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 13h39
    Libéraux et Péquistes veulent le bonheur des Adéquistes
    Libéraux et Péquistes qui ont augmenté joyeusement l'endettement du Québec depuis plusieurs années, veulent maintenant, avertir les "chers" électeurs que les Adéquistes vont manquer d'argent pour compléter leur cadre financier dévoilé cette semaine.

    Libéraux et péquistes sont, comme l'enfer, remplis de bonnes intentions pour les Adéquistes qui ne les ont pas encore remerciés...ça à l'air.

  • Larivière Bruno
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 14h03
    Les québécois seront-ils aussi naifs?
    Que de croire de telles promesses?

    Belles intentions, personne ne peut être contre la vertue...mais bon dieu comment réussir un tel exploit? Il affirmait aujourd'hui que ce ne serait pas en coupant sur les prestations...alors comment? Il dit vouloir "mettre de la pression" sur les prestataires pour le retour au travail. Comme toujours avec Dumont, de belles phrases vides qui ne trouve pas écho dans la réalité!

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 23h20
    LA BALLOUNE GONFLÉE À L'HÉLIUM
    Pas plus tard qu'hier, le chef péquiste accusait Mario Dumont de porter des culottes courtes et l'imaginait en Peter Pan ayant atteint son complexe d'incompétence, disant que la balloune gonflée à l'hélium allait bientôt exploser. Je ne lui donne pas tort.

    J'ai peur de ce qui arrive aux Québécois émotifs en ce moment.

    Je pense, avec la montée foudroyante de Dumont, encouragée par les langues de vipères derrière le micro dont Stéphane Gendron qui n'a pas d'autres arguments pour faire voter son monde ADQ que d'attaquer la personnalité de Boisclair, que l'électorat va frapper un mur.

    Qu'il s'en prenne à Charest, soit! Il le mérite. Mais dans la foulée des présentes élections, André Boisclair m'apparaît le chef le plus lucide des trois, dont nous devrions être solidaires, sans faire de mauvais jeu de mots.

    Imaginez un instant un 27 mars 2007 qui reproduirait presque tableau par tableau le fond de scène connu par l'électorat québécois en 1970, le jour où Robert Bourassa avait raflé 100 sièges, laissant aux unionistes 18 députés, aux péquistes débutants 6, et un comté à l'indépendant Hanley dans ma circonscription de Saint-Louis-Westmount.

    On risque de connaître un réveil brutal et l'euphorie plus que passagère d'une lune de miel écourtée quand Dumont se mettra à fouiller dans vos poches; vous vous souviendrez de ce qui était arrivé en 1990 quand les Mohawks avaient bloqué le pont Mercier. De grâce, ne votons pas le 26 avec nos tripes mais avec notre tête.

    Je crois à l'autonomie. En ce qui me concerne, je me rappelle l'avoir écrit sous les auspices de notre auguste Devoir électronique, qu'il faudrait éliminer de la carte les libéraux qui sont là depuis 140 ans, le seul vieux parti à l'assemblée nationale, pour laisser la place aux jeunes, mais pas au détriment des autres. Le Québec n'est pas composé uniquement de la génération X à laquelle appartiennent Martin Pouliot et Jeff Filion, et de quelques "baby boomers" écartés, l'un à l'hôpital, Gilles Proulx, et l'autre à Ottawa, comme député indépendant, André Ordure...

    Il ne faut pas voter en bloc pour l'Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont pour renvoyer à l'histoire les libéraux comme on l'a fait jadis à l'Union nationale en mettant fin ainsi au fédéralisme extrême fomenté par les libéraux et à leur polarisation demi-centenaire avec notre idéal souverainiste. Je suis bien d'accord qu'on se retrouve en famille, entre autonomistes et souverainistes, en rayant les libéraux de la carte, mais pas à n'importe quel prix.

    Un vote stratégique à ce moment-ci de notre histoire est de voter adéquiste seulement dans les comtés rouges, et non en remplaçant les comtés péquistes par des adéquistes. De grâce, usons de notre cervelle qui n'est pas supposée être collectivement celle d'un oiseau, ma foi! Il me semble que c'est assez clair pour que je n'aie pas à me mettre à expliquer en long et en large à l'électeur ce qu'il doit faire. Nous sommes des adultes, votons tels.

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