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Déséquilibre fiscal: moins que prévu

20 mars 2007  Québec
Le premier ministre Stephen Harper félicite le ministre des Finances, Jim Flaherty, après la lecture du budget, hier, à Ottawa.
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Stephen Harper félicite le ministre des Finances, Jim Flaherty, après la lecture du budget, hier, à Ottawa.
Ottawa — Le ministre des Finances fédéral, Jim Flaherty, a déposé hier le deuxième budget du gouvernement conservateur, un budget rempli de mesures à court terme, mais surtout marqué par une volonté de faire le ménage dans les nombreux transferts aux provinces. Ottawa s'attaque au déséquilibre fiscal, mais, à 905 millions de dollars de plus prévu cette année, la part du Québec arrive bien en deçà des attentes initiales du camp souverainiste.

Malgré tout, le Bloc québécois s'est empressé d'alimenter la guerre des chiffres pour justifier son appui à ce budget, dont, du coup, l'adoption est assurée. Les libéraux et les néo-démocrates ont rapidement annoncé qu'ils s'y opposeraient, mais leur nombre est insuffisant pour faire tomber le gouvernement minoritaire. Une élection fédérale est pour l'instant évitée.

Le NPD de Jack Layton était peut-être le parti le plus mal placé pour s'y opposer, lui qui obtient satisfaction pour plusieurs de ses demandes (dont l'imposition d'un prélèvement sur les voitures neuves qui est proportionnel à leur production d'agents polluants ainsi que l'annulation progressive du congé de taxes accordé aux exploitants pétroliers et gaziers de l'ouest du pays). M. Layton a justifié son opposition par les réductions d'impôt trop généreuses accordées aux entreprises. «La priorité de ce gouvernement semble être les tables de conseil d'administration, pas les tables de salle à manger», a-t-il dit.

Les contribuables recevront quelques bonbons fiscaux, qui reflètent d'ailleurs les préoccupations traditionnelles du Parti conservateur. Ainsi, un crédit d'impôt non remboursable de 310 $ par année au maximum est instauré pour les parents d'enfants ayant moins de 18 ans. Pour les parents d'enfants en bas âge, cela a pour effet de plus ou moins éliminer l'impôt sur les 100 $ par mois imposables qui leur sont versés depuis un an. Un autre crédit, de 209 $ au maximum, sera offert aux familles dont la femme (ou le mari, c'est selon) reste à la maison.

Déséquilibre... des chiffres

La pièce maîtresse de ce budget demeure toutefois la lutte contre le déséquilibre fiscal. Le Bloc québécois, le Parti québécois et, pendant un temps, le Parti libéral du Québec avaient chiffré ce déséquilibre pour le Québec uniquement à 3,9 milliards de dollars. On est très loin du compte.

Au total, le Québec recevra pour l'année 2007-08 une somme de 905 millions de plus par rapport à un scénario de statu quo. Pour l'année suivante, cette somme atteint 1,044 milliard. La somme représente donc environ à peine le quart des attentes du Québec (voir autre texte en page A 3).

L'équipe conservatrice avance plutôt le chiffre, pour le Québec, de 2,3 milliards cette année (ou 39 milliards sur sept ans pour l'ensemble du Canada). Même le Bloc québécois se range à ce calcul, estimant que, d'ici trois ans, le Québec aura reçu 3,2 milliards.

«Je ne me suis jamais posé la question à savoir si on voulait une campagne électorale ou pas, a-t-il soutenu. Il faut analyser ce qu'il en est et assumer les conséquences. Et moi, je suis prêt à assumer qu'il y ait 3,224 milliards sur trois ans.» M. Duceppe estime qu'«il y a encore du chemin à parcourir», mais il constate que, «quand [il] regarde Stéphane Dion, qui serait le gouvernement de l'alternative, lui ne reconnaît même pas le déséquilibre fiscal».

Reste que cette somme brandie par les conservateurs et les bloquistes comprend des hausses de transferts en éducation, en santé et en péréquation qui étaient déjà prévues par le gouvernement libéral de Paul Martin, gouvernement qui ne reconnaissait pas le concept même de déséquilibre fiscal...

La guerre des chiffres battait donc son plein hier, les partis politiques — et même les différents médias — défendant leur analyse respective. Le chef libéral, Stéphane Dion, a parlé quant à lui de chiffres «gonflés à l'hélium». «Il faut soustraire la croissance automatique et ce qu'ils ont eux-mêmes coupé» pour arriver au vrai chiffre, a-t-il lancé.

Cela n'a pas empêché le ministre des Finances, Jim Flaherty, d'annoncer la fin de cette perpétuelle chicane intergouvernementale. «C'est certainement la fin de la chamaillerie, la fin des discussions, c'est fini», a lancé en anglais le ministre, qui a toutefois prononcé «c'est fini» dans un français cassé.

Prévisibilité

Le budget fédéral a surtout permis d'apporter d'importants changements structurels au fédéralisme fiscal. Par exemple, Ottawa instaure la prévisibilité des transferts sociaux aux provinces en matière d'éducation et de garderie, en s'engageant à les indexer de 3 % par année. Autre changement d'importance: les transferts sociaux seront désormais calculés selon une formule per capita, qui accorde la même somme à chaque Canadien, quelle que soit la province qu'il habite. D'ailleurs, pour la première année, ce changement de régime accorde à l'Alberta, à l'Ontario et aux Territoires du Nord-Ouest une somme additionnelle de 687 millions.

En outre, Ottawa revoit en profondeur la formule de péréquation, qui permet la redistribution de la richesse entre les provinces. Comme les provinces n'étaient pas parvenues à s'entendre entre elles, Ottawa a eu beau jeu d'imposer sa réforme, qui reprend les grandes lignes d'un rapport d'experts qu'il avait commandé sur le sujet.

Ainsi, la richesse de toutes les provinces sera désormais prise en compte dans ce calcul complexe, de même que la moitié de la richesse émanant de l'exploitation des ressources naturelles. Ce dernier aspect, toutefois, est laissé à la discrétion des provinces qui pourront choisir la méthode qui les avantage le plus. Enfin, le programme décennal d'investissement en santé, instauré par Paul Martin et arrivant à échéance en 2013-14, sera reconduit, mais cette fois avec une formule per capita également. Il s'agit du seul nouvel investissement d'importance en santé.

«C'est fini le temps où les budgets des provinces se faisaient dans l'insécurité, s'est réjoui le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier. C'est une approche qui est prévisible.»

Réduction de la dette

La croissance économique prévue pour le Canada est de 2,3 % en 2007 et de 2,9 % l'année suivante. Ces prévisions, notent les documents du ministère des Finances, «supposent que l'économie américaine effectuera un atterrissage en douceur».

Le gouvernement fédéral s'attend par ailleurs à pouvoir rembourser au moins 9,2 milliards de la dette cette année (2006-07) et un minimum de 3 milliards les années subséquentes. Compte tenu des nouvelles dépenses de 5,8 milliards annoncées pendant l'année fiscale en cours, cela signifie que le surplus aurait atteint la généreuse somme de 15 milliards si rien n'avait été fait.

La dette atteindra donc 472,3 milliards le 31 mars prochain. Ce remboursement permet d'épargner un peu plus d'un milliard de dollars en frais d'intérêt, qu'Ottawa consacre à une réduction d'impôt aux particuliers.

À ce chapitre, les contribuables ne reçoivent aucune diminution généralisée. On a plutôt droit à une multitude de diminutions très ciblées vers des clientèles précises, pour un total de 3,7 milliards cette année. Outre le crédit d'impôt pour les familles à un seul revenu (270 millions par an) et le nouveau crédit pour enfant (1,4 milliard), Ottawa instaure, comme l'avait promis le dernier budget, une nouvelle prestation fiscale pour le revenu gagné de 500 $ par personne (550 millions). Le but est de les sortir du piège de l'aide sociale en offrant une incitation à travailler, même pour un petit salaire.

Les personnes âgées ou retraitées sont les autres grandes bénéficiaires. On parle d'augmenter les crédits pour l'âge, d'instaurer le fractionnement du revenu de pension ou encore de rehausser l'âge limite (de 69 à 71 ans) auquel une personne ne pourra plus contribuer à son REER.

Ottawa annonce par ailleurs de très grosses sommes pour la réfection des infrastructures du pays. Toutefois, ces sommes ne seront utilisées que dans trois ans, et la plupart portent sur le renouvellement de programmes qui sont déjà en vigueur et qui arriveront à échéance à ce moment.

Vive la crosse!

Notons que le budget Flaherty est rempli de micromesures, pour ne pas dire de mesures anecdotiques. Ainsi, Ottawa annonce qu'il versera 1,5 million de dollars sur deux ans dans un nouveau fonds canadien du patrimoine sportif qui vise «à encourager les jeunes à participer à des sports faisant partie du patrimoine canadien, par exemple, le football canadien et la crosse»!

On constate par ailleurs chez ce gouvernement une rapidité incroyable à rectifier le tir. Le gouvernement se faisait accuser de ne rien faire pour combattre les gaz à effet de serre? Le ministre Flaherty instaure un régime de taxation des véhicules qui est proportionnelle à leur consommation d'essence. Un Hummer se verrait ainsi frappé d'une taxe supplémentaire variant de 1000 à 2000 $. Ottawa s'est fait reprocher d'avoir nui à l'industrie du congrès en éliminant le remboursement de la TPS pour les voyageurs? Un programme incitatif pour attirer lesdits congrès est créé. Il a été accusé d'avoir charcuté Condition féminine Canada en retirant cinq millions de son budget de base? Ottawa non seulement remet les cinq millions (annoncés il y a quelques semaines par la ministre du Patrimoine, Beverly Oda), mais il double la mise.

Enfin, Ottawa annonce 14 millions de dollars sur deux ans pour mieux contrôler les personnes faisant une première demande de permis d'arme à feu.






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  • Nancy Fontaine
    Inscrite
    mardi 20 mars 2007 07h05
    Le Québec s'est fait piégé par Harper
    « Jean Charest s'est fait piéger à son propre jeu, celui de faire coincer le budget fédéral à une semaine avant le vote! Mais du coup, Harper a piégé aussi les chefs des autres partis ainsi que tous les Québécois. Pour ceux qui croyaient au déséquilibre fiscal, il est très loin d'être réglé.

    Premièrement, Charest ne pouvait pas dire que ce n'est pas assez en pleine campagne électorale. Ça aurait été avouer un échec. Donc, Harper lui a donné le minimum. Charest s'est empressé d'être satisfait. En manipulant les chiffres, on peut leur faire dire n'importe quoi.

    Ensuite, Mario Dumont était lui aussi mal pris. Les membres de l'ADQ sont probablement tous membres du Parti Conservateur. Mario n'a fait que louanger Harper hier. Il semble en admiration totale devant Harper.

    André Boisclair était lui aussi forcé d'admettre quelque chose de positif puisque son collègue Gilles Duceppe du Bloc québécois votera pour le budget, pour des raisons qu'on connait.

    Harper a été un fin stratège, très manipulateur comme à l'habitude. Il savait une chose: tout le monde au Québec était pour regarder le budget avec les yeux de gouvernement du Québec. Personne ne s'est réellement intéressé au fond du budget en le regardant avec les yeux du citoyen moyen.

    Pour le gouvernement du Québec, ça peut sembler un gain, mais lors qu'on regarde de plus près, qu'on soustrait ce qui était déjà planifié et ce que les conservateurs avaient eux-mêmes coupé, il ne reste pas grand-chose. Les chefs de partis québécois s'excitent avec bien peu. Ils devaient rire jaune hier, coïncé par les élections.

    Pour les Canadiens, c'est un bien mauvais budget. Rien pour l'éducation cette année. En environnement, 4.5 milliards sur trois ans, c'est probablement quasi la même chose de ce qui était prévu par le dernier budget libéral en 2005.

    Enfin, une preuve que le supposé déséquilibre fiscal n'est pas réglé, c'est le remboursement de la dette de 9 milliards. C'est étrange, quand on m'expliquait le concepte du déséquilibre fiscal, on me disait que c'était en grande partie dû au fait qu'Ottawa fait des surplus majeurs tandis que les provinces ont tout les misères du monde à faire des budgets équilibrés. Rembourser la dette est une bonne chose puisqu'on doit encore plus de 480 milliards. Mais qu'on arrête de prétendre qu'on règle des problèmes en manipulant les chiffres. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 07h24
    budget
    « Un budget opportuniste, pour rester en place et venir en aide à l'autre ennemi du peuple québécois, le conservateur Jean Charest. Ce budget ne rège rien. Retournes à vos calculettes messieurs. 14 millions pour mieux contrôler... On pourrait-tu les contrôler nos bandits au pouvoir? Je le ferais gratuitement... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 07h24
    Le vol de 6 milliards
    « Selon Stats Can (Stephen West), les Québécois envoyaient il y a deux ans 41,6 milliards à Ottawa et ne recevaient que 35,8 milliards pour un vol (je ne connais pas d'autres mots) de 5,8 milliards. Ces chiffres sont les mêmes que ceux de François Legault qui parlait de 41,2 et 34,6 pour un vol de 6,6 milliards. C'était il y a deux ans. On peut sans doute aujourd'hui parler de 8 ou 9 milliards. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 20 mars 2007 07h49
    Qui va en bénéficier...électoralement parlant ?
    « On a hâte aux prochains sondages sur les intentions de vote des Québécois qui vont révéler l'effet de ce budget fédéral.

    Tous les partis semblent y trouver un raison qui va les favoriser ce qui ne devrait pas s'avérer pour chacun. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 20 mars 2007 11h00
    Le fédéralisme d'ouverture est ... parti prendre son Bovril sans doute !
    « M. Harper vient de nous démontrer qu'il est tout simplement plus hypocrite que les libéraux. En effet, avec eux les choses étaient claires, il n'y avait aucun problème et aucune concession autre que palliative ne serait accordée, le fédéralisme centralisateur n'était pas négociable. M. Harper lui, nous fait cadeau de quelques mesures palliatives, mais où sont les concessions à l'égard des points d'impôt, de l'ingérence du fédéral dans les champs de compétence provinciale et du pouvoir de dépenser ? Nulle part évidemment. On peut penser que le prochain gouvernement du Québec aura énormément de pain sur la planche et que la chicane va pogner et pas à peu près dans les mois à venir.

    Parlons maintenant des réactions, M. Dumont a démontré l'immensité de son insignifiance avec son air de carte pâmée et la séance à la plus grande gloire de M. Harper qu'il nous a offerte. Un vrai ti-cul en culottes courtes pendu aux basques de son grand frère. Assez pathétique merci ! Quant à M. Charest, il a commencé par avoir l'air satisfait, mais après avoir lu le document, ou probablement l'avoir fait lire par des gens qui savent lire entre les lignes (bien qu'en ce qui regarde ce budget, ce n'était pas un exercice trop compliqué), il est devenu plus "cool" et plus critique (les sondages internes ne doivent pas être trop favorables). Il nous ressort donc sa picouille de conseil de la fédération et se pose maintenant en ardent défenseur des pouvoirs du Québec (je me demande si cela inclut l'indivisibilité du territoire québécois ?). Je m'interroge aussi sur l'intervention du PM australien. Il vient faire quoi lui dans notre campagne électorale, il n'a pas appris à se mêler de ses oignons après l'affaire de Barak Obama ? Les fédés doivent être aux abois car il y a quelques jours, c'était Tony Blair qu'on nous flanquait dans les pattes pour son commentaire concernant la supposée impossible souveraineté québécoise. Quand on connaît le niveau de crédibilité de Tony Blair, il faut vraiment être désespéré... Tant qu'à M. Boisclair, je pense qu'il a bien fait ressortir les faiblesses de ce budget et la nécessité pour le gouvernement du Québec de continuer à se battre pour obtenir les vraies affaires et non des nananes. Les déclarations de Flaherty démontrent très clairement que le gouvernement Harper ne fera rien de plus et dans les prochains mois, nous verrons se concrétiser la totale vacuité du concept de fédéralisme asymétrique. Espérons que les québécois sauront cette fois comprendre le message. Si le fédéralisme asymétrique est un leurre, on peut légitimement affirmer que l'autonomie est une voie sans issue, que reste-t-il donc comme marge de manoeuvre, Flaherty vient de nous donner la réponse : le statu quo et quelques nananes de temps en temps. »

  • Jérémy leclerc
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 13h11
    L'argent fait le bonheur, à la bonne heure!!!
    « Il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre. Le gouvernement Harper ne pouvait manquer cette chance. Digne d'un opportunisme certain, M. Harper a finalement écouté ce qui fesait consensus au Québec entre les partis politiques, et ce, durant la campagne éléctorale du Québec. Quel bonne idée, n'est-ce pas? J'entend déjà dans la majorité des médias mentioner que c'est un bon coup de la part du Parti Québecois,ayant eu l'audace et l'idée de mettre sur pied une documentation solide avec le fameux rapport Séguin, et de l'autre côté un M. Charest ayant habilement récupéré le projet, ce que n'importe quel Premier ministre aurait d'ailleurs fait.

    Mais, ce n'est pas tout. Il ne faut pas oublier que cette argent, avant tout, c'est l'argent des contribuables. C'est votre argent à vous. Le vôtre, oui, oui!!! Cela vous étonne peut-être de voir la grande générosité du gouvernement fédérale qui vous remet votre argent, qui se dit en passant avait précédemment pigé dans vos poches.Yé dont bon Charest, yé dont fin Harper de nous donner ce qui déjà nous appartient de droit et de fait! Je trouve un peu désolant l'attitude de ceux qui jouissent littéralement devant cette nouvelle et que peu s'indigne du temps et de la résistance de plusieurs politiciens, Charest en tête qui à publiquement renier le rapport Séguin lors de sa parution.

    Quand j'observe un peuple s'émerveiller devant si peu, je me dis que la prise en charge de l'ensmeble de nos ressources et de notre identité est des plus qu'urgente afin de freiner cet "applatventrisme" devant les bonzes fédéralistes. Je fait confiance aux Québecois et aux Quécoises qui ne vont se laisser bernés par une telle manoeuvre, qui ne fait que répéter la situation du Québec face au Canada: celle d'un quêteux face au pouvoir de dépense du Canada, qui lui va assurément avoir encore une bonne dixaine de milliard en surplus apparu magiquement afin de payer la dette... »

  • Alain Carré
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 17h40
    M. Noël...
    « J'aimerais bien avoir le lien de cette étude car ça nous permettrait de réveiller bien des Québécois.

    Vous pouvez m'envoyez le lien à cette adresse...

    Merci »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 00h45
    Le budget fédéral pendant nos élections - UNE ÉNORME INJURE
    « Il faut toujours se méfier de Harper (et de ses semblables, les conservateurs). Pendant qu'il nous endort avec des cadeaux trompe-l'oeil, ils donnent à ses vrais amis les pétrolières, les entreprises du complexe militaro-industriel, aux financiers et aux riches, des dizaines de milliards de dollars. Par exemple, 4 avions Boeing C-17 (dont on a n'a pas besoin) coûteront aux Canadiens 4 milliards. À qui cela profitera-t-il? Aux Américains et à quelques Canadiens privilégiés!

    Le budget est une manoeuvre habile pour tromper les Québécois et les autres Canadiens.

    Tout le processus d'attente du budget fédéral pendant une élection au Québec m'a HULILIÉ profondément, m'a INSULTÉ même. Ce n'est pas acceptable d'être traité comme des BÉATS-IDIOTS-DÉPENDANTS par quiconque, incluant Stephen Harper et sa gang. C'est une FAUTE grave envers la démocratie et les Québécois que ce budget fédéral pendant nos réflexions en vue d'élire un gouvernement. C'est une FRAUDE électorale, ni plus, ni moins.

    Harper reconnaît la nation Québécoise! Wow! Qu'est-ce que cela nous donne de plus? Rien! ON DOIT ENCORER SE SOUMETTRE À LA VOLONTÉ, AU JOUG D'UN AUTRE GROUPE QUE NOUS-MÊME.

    Quand cesserons-nous de croire au Père Noël et d'attendre béatement d'Ottawa des cadeaux faits de notre propre argent?

    Quand prendrons-nous en main notre destiné, puisque nous sommes une NATION reconnue?

    La NATION que nous formons mérite un PAYS! »

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