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Perspectives - Merci mon'oncle

Michel David   20 mars 2007  Québec
Il y avait quelque chose d'un peu gênant dans la façon paternaliste dont Michael Fortier avait rassuré le premier ministre Charest sur le contenu du budget Flaherty, dimanche, lors du défilé de la Saint-Patrick. Ne t'en fais pas, mon petit gars, mon'oncle Stephen s'occupe de tout!

Dans la situation précaire où se trouve le PLQ, à une semaine du 26 mars, M. Charest n'avait pas d'autre choix que d'accepter avec reconnaissance tout ce que le budget fédéral daignerait lui apporter, même si la contribution fédérale au financement de l'éducation postsecondaire l'a manifestement déçu.

Heureusement, il y en a suffisamment au total pour lui éviter d'avoir à pavoiser pour des peanuts. Le débat n'est certainement pas clos, mais les 905 millions d'«argent neuf» annoncés par M. Flaherty pour l'année 2007-2008 amélioreront la situation financière du Québec de façon significative.

Sur le fond, le problème du déséquilibre fiscal demeure pourtant entier. M. Charest avait déjà renoncé depuis un bon moment aux points d'impôt qu'il réclamait si ardemment jusqu'à ce que Stephen Harper devienne premier ministre. De toute manière, une simple augmentation des transferts fédéraux, que ce soit par la péréquation ou autrement, correspond sans doute mieux à son désir de renforcer l'intégration politique du Québec à l'ensemble canadien.

Il soutient que le Conseil de la fédération a «dynamisé le fédéralisme canadien», mais son rapport de l'été dernier a plutôt sonné le glas du transfert de points d'impôt dont le Québec pourrait utiliser les revenus à sa guise. Toute la question de la limitation du «pouvoir de dépenser» du gouvernement fédéral demeure également ouverte.

Mario Dumont, lui, avait commencé à applaudir M. Harper dès la semaine dernière, sans se soucier davantage que le premier ministre de savoir combien le Québec recevrait. Mais en quoi l'autonomie réclamée par l'ADQ trouve-t-elle son compte dans le budget Flaherty?

La commission Séguin avait parfaitement démontré que l'autonomie financière des provinces passait non seulement par une amélioration de la péréquation, mais surtout par un nouveau partage irréversible de l'assiette fiscale. Elle proposait de leur céder la totalité du champ fiscal de la TPS. La contribution au débat de l'ADQ a été pour le moins limitée. Une déclaration de revenus unique simplifierait sans doute la vie des contribuables, mais elle ne donnerait pas un sou au Québec.

***

Personne ne s'attendait à ce que le Québec reçoive les 3,9 milliards réclamés par le PQ et le Bloc québécois. En revanche, André Boisclair avait tout à fait raison de dire que le mérite d'avoir lancé le débat sur le déséquilibre fiscal revient à un gouvernement péquiste.

Quand Bernard Landry avait annoncé la création d'une commission présidée par un ancien ministre libéral, Yves Séguin, M. Charest avait déclaré de façon particulièrement mesquine que cela ferait au moins un chômeur de moins.

Dans un paysage politique canadien qui semblait figé à jamais, l'idée de cette commission était loin d'être mauvaise. À défaut de pouvoir susciter un nouvel échec constitutionnel comparable à celui de l'accord du lac Meech, une fin de non-recevoir opposée à des revendications d'ordre financier qui faisaient consensus au Québec pourrait apporter de l'eau au moulin souverainiste.

À l'époque, personne ne semblait imaginer la chute de l'empire fédéral à Ottawa. M. Landry répétait presque quotidiennement que le déséquilibre coûtait 50 millions par semaine au Québec. Seule la souveraineté lui assurerait les ressources pour répondre à ses besoins.

Maintenant que M. Harper est disposé à régler le problème, André Boisclair en est réduit à renverser la proposition. À l'entendre, c'est plutôt la correction du déséquilibre qui favoriserait la souveraineté.

Cette pirouette n'est malheureusement pas très crédible. Le dramaturge Michel Tremblay déplorait l'an dernier que tout le discours souverainiste ait été ramené à une question d'argent. L'expression de Mario Dumont était juste: «Le PQ a la culotte aux genoux.»
***
Le mieux qu'André Boisclair puisse espérer est que l'effet du budget Flaherty soit neutre. L'attention des électeurs a déjà été sollicitée de façon très intensive depuis le début de la campagne, de sorte que cette nouvelle valse des milliards risque d'en laisser plusieurs sceptiques.

Il suffisait d'entendre les calculs compliqués des uns et des autres, hier pour comprendre que les derniers jours de la campagne se dérouleront dans le brouhaha d'une bataille de chiffres. Même Stéphane Dion, qui continue à nier l'existence du déséquilibre fiscal, prétendait qu'il aurait fait mieux pour les provinces!

Jean Charest aura beau chanter les louanges du «fédéralisme d'ouverture» et actualiser sa plateforme à la lumière du budget Flaherty, les dernières semaines ont montré que sa crédibilité était sérieusement entamée par les engagements non tenus de 2003. Tout le monde sait très bien que ce n'est pas lui, mais mon'oncle Stephen qu'il faudra remercier.
***
mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 01h27
    Charest mauvais administrateur
    Le gouvernement Charest à beau avoir tout l'argent du monde quand on est malhonnête avec des promesses en l'air même avec des milliards rien ne changera sauf plus d'argent gaspiller. Le pire menteur au lieu de baisser les impôts ils augmentent hypocritement comme avec Hydro qui en 2003 donnait au gouvernement 600 millions et maintenant près de deux milliard et demi. Calculez...Hydro est dans la mire des corporations et de privatisation. Le mur pour le Québec si des conservateurs prennent le pouvoir.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 01h29
    Quand les Tartuffes faussent les cartes...
    L'autonomie c'est « le fédéralisme »

    Qu'on ne s'y laisse pas prendre, l'autonomie de Dumont, c'est du fédéralisme. Le gens de mon âge reconnaissent bien cette mélodie vieillotte, écho d'un passé révolu. Tenter de jouer à cache cache avec les mots comme le fait ce conformiste et mesquin personnage prouve sa malhonnêteté puisqu'il tente constamment de jouer sur cette ambiguïté de « l'autonomie » donnant l'impression par des mots creux que le Québec y gagnera quelque chose ; alors que le renouvellement politique devrait passer par l'intégrité la franchise et la transparence de ceux qui nous représentent. Est-ce bien cela que nous voulons au Québec ? Est-ce désormais en des gens biaisés que le Québec se reconnaît ?

    Il ne faut pas s'y tromper, l'autonomie n'existe que dans la tête des « autonomistes », car il ne suffit que « d'une province sur dix » au Canada, pour mettre en échec toute modification constitutionnelle, et qui plus est, toute demande de pouvoirs supplémentaires pour le Québec tel plus « d'autonomie ». Non, je vous le dis mes chers amis-es il y a autant de différence entre « L'autonomie » et « l'indépendance » qu'entre être « boss » ou « employé-e » ou entre être locataire ou propriétaire. Les autonomistes seront heureux de recevoir quelques deniers de plus du fédéral, comme un employé une augmentation de salaire. Mais, « le boss » lui, a toujours le loisir de congédier un employé à tout moment ou de couper les vivres ou le proprio de vous transformer en condo pour vous expulser.

    Mais notre petit Mario national lui, sait bien tout ça. Comme il est facile de miser sur l'ignorance politique de l'électorat. Et je crois que c'est bien là le pire qu'il pouvait nous arriver. Pas étonnant que les gens se désintéressent de la politique et que nous avons assister au pire taux d'absentéisme en 2003 avec de pareils tartuffes pour nous diriger.

    Les gens, fiers de se dire « de droite » sont ignares ou des amnésiques. Ils se disent sûrement « de droite » à cause de ce populiste Mario Dumont et qu'ils n'en connaissent sûrement pas le sens. Car s'ils savaient que « être de droite » correspond à : capitalisme sauvage, congédiement arbitraire, racisme, autoritarisme, profit à tout prix et conséquemment anti-écologie, individualisme, la loi du plus fort, Maurice Duplessis ou Georges Bush,je crois qu'ils y penseraient deux fois avant de faire leur petite croix sur leur bulletin de vote. Mais, il n'est rien comme l'ignorance pour faire avancer le capitalisme...

    Le PQ s'est lui aussi laissé glissé à droite : Laisser l'aide sociale désindexée à 500$ par mois durant 30 ans, couper les médicaments au plus pauvres de la société, laisser en place les « boubous macoutes » pour couper l'aide sociale à des mères monoparentales, donner 10 cennes de l'heure d'augmentation au salaire minimum, foutre 15,000 infirmières à la porte du système de Santé : tel est le bilan de droite du PQ.

    Mais désormais, et « beaucoup » sont d'accords, comme le rappelait l'animateur Daniel Pinard à la radio récemment, « ....mis à part la souveraineté...il n'y a plus de différence entre le Parti libéral et le PQ » affirmait-il fort justement.

    L'abération des Verts de Droite

    Avec des Verts opportunistes de la droite fédéralistes, ces apôtres « la sagesse écologique » dépourvus de « moralité économique » et une ultra conservatrice ADQ qui se pointe à l'horizon, prétendant indûment incarner le renouveau, alors qu'on a jamais vu un tel retour en arrière au Québec, sans Québec solidaire, il n'y aurait « aucune » alternative de vote, et aucune représentation des la couches populaires et des personnes les plus précarisées de notre société.

    Pour sauver notre environnement, remettre de l'ordre et consolider notre filet social, rétablir l'équilibre fiscal entre les grandes entreprises et les gens ordinaires et faire tous les liens nécessaires entre la souveraineté, la répartition de la richesse et la justice sociale, c'est d'une « gauche souverainiste » comme Québec solidaire dont le Québec a désespérément besoin.

    Et cela, en nationalisant notre l'hydro électricité, tout comme Québec solidaire veut la nationalisation de l'énergie éolienne et Pharma-Québec, même René Lévesque, l'avait compris. L'indépendance du Québec ne pourra se faire sans la gauche.

    Qui ne fait pas l'indépendance la combat... - Gaston Miron

    La réconciliation étant désormais « impossible » entre le PQ et Québec solidaire, il faudra « à partir de maintenant », que l'unité des souverainistes se fassent sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats « dits souverainistes » assument leurs positions constitutionnelles et portent sans équivoque la Question nationale en période électorale. Pour cela, ils devront en prendre clairement contrat avec la population.

    Pour déclancher le processus, faire le plein de nos votes souverainistes et en finir avec le « vote stratégique », nous n'avons même pas besoin du PQ. Il faudra que Québec solidaire déclare formellement lui, et avant le jour des élections que :

    « Un vote pour Québec solidaire = un vote pour la souveraineté du Québec ».

    Dans ces circonstances, nul ne pourra plus accuser Québec solidaire de diviser le vote souverainiste et c'est le PQ lui-même qui devra porter l'odieux de refuser la souveraineté. Ainsi seront aussi démasqué ces « tartuffes » prétendument souverainistes et qui n'osent même pas en porter le mandat aux élections.

    Dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire, une « démarche référendaire », un projet alambiqué par la taupe de la GRC Claude Morin, toute progression substantielle de Québec solidaire se traduira inévitablement par une perpétuelle division du vote souverainiste et une éternelle remise en échec du projet d'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes. Et pendant ce temps... Les Verts eux, progresserons sans entraves et sans véritables adversaires.


    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003



    Références :

    David courtise les adéquistes - Le Devoir 16 mars 2007
    http://www.ledevoir.com/2007/03/16/135196.html


    Le Parti vert du Québec : Le « Ponce Pilate » de la politique
    http://pressegauche.org/spip.php?article550


    Quand les Verts nous donnent les bleus...
    http://www.cmaq.net/fr/node/26977


    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo


    Articles personnels sur la Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » : Ou réfléchir à la question nationale :

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article45

    http://www.cmaq.net/fr/node/26577


    « Référendum : Strike 3 » : Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459


    Débats sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php


    Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse !
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441


    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

  • Jean-Marc Pineau
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 01h40
    Quel culot, ce Jean-Charest
    Non seulement Jean Charest a-t-il trompé les Québécois en 2003 en faisant des promesses qu'il savait très bien ne pas pouvoir respecter, il a trahi la confiance des citoyens en ne remplissant pas ses engagements. Son bilan en matière de santé est loin d'être reluisant. Ses promesses de réduire les impôts, il a cyniquement tenté de les cacher sous le tapis en voulant faire comme si elles n'avaient jamais existé. Il a augmenté les frais de garde après avoir promis de les maintenir à 5 $. Maintenant qu'il est en campagne électorale, il ose dire qu'il a rempli ses engagements. Il ment effrontément à la population en se disant que de toute façon les Québécois sont des crétins qui ont l'habitude de toujours accorder un deuxième mandat au parti au pouvoir, si minables et cyniques soient-ils. Il ne prend même pas la peine de faire une vraie campagne électorale comme si son charme personnel devait suffire à le faire réélire. C'est vrai qu'il comptait beaucoup sur la générosité de l'Uncle Stehen. Et comme Uncle Stephen a aussi de bonnes raisons de vouloir gagner l'affection des Québécois, Jean Charet se dit que les bonbons seront distribués en bonne quantité.
    Alors que tout le monde sait que c'est grâce aux revendications des Québécois, savamment orchestrées par Bernard Landry et le Parti Québécois, que le gouvernement canadien a fini par admettre qu'il pourrait y avoir un déséquilibre fiscal, Jean Charest tente de s'attribuer tout le mérite de la générosité de Uncle Harper ! Personne n'est dupe ; si Uncle Harper donne des bonbons, ce n'est pas pour plaire à Charest, mais pour tenter de séduire les Québécois tout en essayant d'enlever des arguments à André Boisclair et aux souverainistes.
    Ce n'est donc pas pour répondre favorablement aux demandes timides et humiliantes de Jean Charest (humiliantes pour les Québécois, pas pour Charest qui au fond ne demande rien qu'un peu d'attention d'Uncle Harper), que Harper distribue le sucre, mais pour nuire aux souverainistes et surtout à André Boisclair au cours de cette campagne. Non seulement Harper arrive-t-il grossièrement dans cette campagne électorale comme un gros oncle épais venu de loin pour acheter la conscience des Québécois, mais il voudrait laisser entendre à ceux-ci qu'ils sont très chanceux que l'argent qu'il a pris dans leurs poches leur procure au moins aujourd'hui assez de bonbons pour avoir toutes les dents cariées à défaut de pouvoirt leur offrir les soins dentaires.
    Cynisme de la part de Uncle Harper, donc, et cynisme de la part de celui qui durant quatre ans a essayé d'endormir les Québécois en essayant de les transformer en Canadians. Non seulement Jean Charest est-il un fieffé menteur, un homme politique qui n'a pas su remplir ses promesses et qui, quatre ans plus tard, ne trouve pas d'autre excuse que de blâmer le gouvernement précédent, un politicien cynique qui ne propose rien d'autre aux Québécois que de se fondre dans le moule de l'identité Canadian, encore faut-il qu'il s'attribue le mérite du travail de Parti Québécois et des études qu'a réalisé l'ancien ministre Séguin « démissionné » par Jean Charest. J'espère que les Québécois verront assez clair d'ici le 26 mars pour renvoyer chez lui ce sinistre politicien, qui prendra sa retraite à Ottawa s'il le désire.

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 03h13
    Qu`est que la richesse? par Benoît Gagnon
    La richesse, c`est la capacité de satsfaire ses besoins essentiels humains, soient le corps et l`esprit. Pour le corps elle provient du travailleur,pour l`esprit de son éducation.Alors sans vouloir faire simplice donnons-nous les moyens pour réalser équitablement notre aventure sur cette planète. Par conséquent nous deviendrons tous desécologistes.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 04h46
    Chacun son métier, et ....
    Selon Michel David, il n'y a plus aucun leader potique québécois qui soit crédible. Il faudra bien que les citoyens comprennent, qu'avant comme après les élections, c'est sur eux-mêmes et sur des gestionnaires compétents de la choses publique qu'ils doivent compter pour assurer leur bonheur, leur sécurité et leur avenir.

    Résumons: M. David soutient que la crédibilité de M. Charest est entamée à cause de promesses non tenues. Celle de M. Boisclair est affaiblie à cause de pirouettes idéologiques, celle de M Dumont à cause du manque de promesses chiffrées, celle de Stéphane Dion à cause de sa négation du désiquilibre fiscal. Reste la crédibilité de Gilles Duceppe, dont il ne parle pas. Mais quand on voit que MM Boisclair et Duceppe se seraient entendus, l'un pour appuyer la budget Harper et l'autre pour le critiquer tout en affirmant qu'ils sont sur la même longueur d'onde, Michel David aurait surement des doutes sur leur crédibilité.

    Donc, CQFD, la crédibilité fout le camp. Il faut donc souhaiter une bonne gestion de la chose publique, et à chacun une bonne dose de réalisme et de la détermination à participer chacun dans son domaine et chacun selon ses moyens et ses talents au progrès individuel, familial et collectif.

    Je crois qu'Yvon Deschamps serait d'accord: Il faut rêver, mais réveillé.

    Georges Paquet

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 07h53
    La politique de la mendicité.
    La proposition économique du fédéralisme tient en 2 chiffres et, une considération. Le Québec gagne 2,1 $ milliards du fédéralisme (STACAN : L observateur économique canadien :2004). Le budget 2007 change peu de chose à cet égard. S il en sort il épargne 2,5 $ milliards en frais de dédoublement.

    Le Québec ne gagne rien du fédéralisme, au contraire.

    Ce que le Québec perd dans le système fédéral c est sa capacité d utiliser tous ses pouvoirs et ses moyens pour ce donner une stratégie cohérente de développement. Ce système pèse donc très lourdement sur notre capacité d augmenter notre productivité et, donc notre richesse collective. Et ça il n y a aucune étude pour en mesurer les coûts.

    Il n'y a rien à gagner de pratiquer une politique de la mendicité.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 09h11
    Pourquoi Duceppe a dégainé aussi rapidement?
    Pourquoi Duceppe n,a pas attendu quelques journées avant de se prononcer, le temps de mettre Dion sur le qui-vive?

    Quant au déséquilibre, il était de 6,6 milliards dans le rapport Legault (on envoyait 41,2 milliards et on recevait 34,6). Il doit être près de 8 ou 9 milliards aujourd'hui

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 09h47
    Allez au fond des choses
    Sans parti souverainiste, sans menace de faire la souveraineté et j'ajouterais sans gouvernement minoritaire à Ottawa, oubliez tout ce qui vient de se passer et même l'expression déséquilibre fiscal.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 10h06
    La fin des chiffres ?
    Peut-être cette bataille des chiffres sonnera-t-elle le glas d'une mauvaise stratégie indépendantiste, à savoir convaincre les Québécois et Québécoises de la nécessité de la souveraineté en leur faisant miroiter qu'ils seraient plus riches en dehors de la con-fédération. Peut-être les Duceppe et Boisclair, ou d'autres au besoin, reprendront-ils l'argument fondamental qui veut que la souveraineté est d'abord une question de dignité.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Jean-François Dubé
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 10h08
    être « boss » ou « employé-e » Réponse à M. Montmarquette
    'Il y a autant de différence entre « L'autonomie » et « l'indépendance » qu'entre être « boss » ou « employé-e » '
    http://www.ledevoir.com/2007/03/20/commentaires/07


    Quelle est la différence? Quand la 'shop' fait faillite..., les deux tombent à la rue...

    Avec la dette des générations qui nous précèdent (je suis de la nouvelle génération) je ne vois tous simplement pas comment vous pourriez vous payer vos beaux programmes.

    Sur l'échiquier politique Québécois, être à droite signifie être pour une économie plus ouverte sur les lois du marché qui régissent l'incontournable économie globale. Je suis fier de me dire de droite parce que je suis fier de me sentir concerné par ce 'sur-siphonage' des biens publics par une administration publique qui ne m'en donne pas pour mon argent...

    Je ne suis ni amnésique, ni apolitique, raciste, anti-écologie, autoritariste, ou stupide. Je veux changer les choses, je suis à droite.


    Jean-François Dubé,

  • Jean Pierre Ethier 55-64 ans
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 10h09
    En final des motifs plus transcendentales guideront les électeurs.
    Je ne crois pas que cette ronde des dollars sera un élément clé parmi les motifs qui guideront la main des électeurs. Nous savons tous que les souverainistes seront guidés par une volonté d'être maître de leur destin pour le meilleur ou pour le pire, ce qui est légitime pour un peuple. Pour les fédéralistes il en sera de même, mais je ne comprend toujours pas que ces derniers s'identifient au Canada qui ressemble de plus en plus à un État américain.

  • nilo
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 10h36
    la soupe aux pois
    André Boisclerc a la chance inestimable d'avoir à Ottawa un support et un guide. La tombée stratégique du budget fédéral était une pierre de taille dans la mare électorale québécoise. Duceppe l'a attrappé au bond, ce budget cosmétique aux bonnes intentions. Rien d'une lame de fond sur la peréquation. Quels champs de compétence, quels points de taxation ont été rétrocédés?

    S'il faut y voir des signes, André Boisclerc suit la virgule de son plan de match, l'aplomb de Gilles Duceppe, le néant avéré de Mario Dumont, et, comble d'ironie, Jean Charest qui emprunte le veston du conseil de la fédération pour souquer de l'aviron un brouhaha d'outre-mer. J'aime ou j'aime pas? Pas vraiment! Non pas du tout! Moi j'aime ce qui est vrai, comme la soupe aux pois, quelques biscuits soda et un morceau de lard.

    Oneil Bouchard

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 11h15
    Voici pourquoi le Canada peut maintenant aider plus le Québec!
    Le Canada, un pays en santé



    Vous vous rappelez peut-être de Jacques Parizeau, durant la campagne référendaire de 1995, qui ne cessait de répéter que le Canada était un pays au bord de la faillite avec un déficit annuel de 30 milliards de dollars et une dette accumulée de près de 600 milliards $.

    Aujourd'hui les choses sont bien différentes, le pays ne fait plus de déficit depuis 1997 et la dette qui était de près de 600 milliards est aujourd'hui à environ 480 milliards $. Le pays a donc remboursé sa dette de plus de 100 milliards $ depuis.

    Qu'a fait le Québec durant la même période de temps? Le Québec en principe ne fait plus de déficit annuel depuis 1998. Mais avec des jeux comptables, des dépenses considérées comme immobilisation sont empruntées et passées à la dette. Cette dette qui en 1998 était de 98 milliards $ frôle aujourd'hui les 120 milliards $. La province a donc augmenté sa dette de 22 milliards $ depuis. Et c'est sans compter la part du Québec dans la dette canadienne qui est d'environ 110 milliards $.

    Pourquoi le Canada a-t-il si bien performé? Le contexte énergétique y a contribué beaucoup. En 1995 le baril de pétrole valait environ 20 $, aujourd'hui il vaut près de 60 $. Le Canada est actuellement considéré comme le pays qui a la plus grande richesse pétrolière au monde après l'Arabie Saoudite, surtout grâce aux sables bitumineux de l'Alberta. Au rythme où le pétrole canadien est exploité actuellement, la réserve pourrait durer plus de 200 ans.

    Le Canada est dans une position très avantageuse, il est très envié à travers le monde pour ses immenses ressources pétrolières et gazières et les capitaux y affluent. Des investissements des plus importants, de l'ordre d'une dizaine de milliards de dollars par an, sont en cours en Alberta dans les sables bitumineux principalement. Les Albertains d'abord, mais aussi tous les Canadiens du reste du pays commencent à en profiter, et ce n'est qu'un début.

    Le Canada est un pays exportateur net de pétrole et de gaz naturel. La hausse du prix du pétrole et du gaz est en train de propulser le pays à des niveaux de prospérité jamais vus. Plusieurs analystes économiques pensent qu'il est le pays ou il faut investir dès maintenant pour profiter de cette prospérité qui débute, non seulement à cause du pétrole et du gaz naturel de l'Alberta mais aussi grâce à ses nombreuses autres ressources naturelles dont, en Saskatchewan, la potasse (premier producteur mondial) et l'uranium (premier producteur mondial), pour ne nommer que celles-là. Le charbon de la Colombie Britannique et de l'Alberta n'est pas en reste puisque la forte demande de la Chine pour les besoins de son industrie sidérurgique a même fait rouvrir des mines abandonnées.


    Nos partis politiques souverainistes continuent de nous proposer de laisser tomber la citoyenneté canadienne, celle d'un grand pays, riche et prospère pour ne garder que la citoyenneté Québécoise, celle d'une province relativement pauvre (1) et très endettée. Les Québécois sentent d'instinct qu'il ne s'agirait pas là d'un choix de gagnants et qu'ils seraient ceux-là mêmes qui auraient à en supporter les conséquences! Ils ne veulent plus de référendum sur cette option.

    Non, les Québécois ne sont pas aussi peureux que certains souverainistes le prétendent mais ils sont prudents par nature et ils se disent quelque chose comme :
    «Il vaut mieux ne pas quitter le pays où nous sommes, parce que personne n'est capable de nous dire comment serait le pays que les souverainistes nous improviseraient!»


    .
    (1) Le Québec va recevoir en 2007, plus de 7 milliards $ annuellement (135 millions par semaine), du système de péréquation du Canada pour maintenir les services à sa population au niveau canadien. Et il ne s'agit pas du retour de nos impôts mais plutôt de la redistribution de la richesse des provinces riches envers les provinces pauvres.



    Gilbert Belzile.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 12h12
    La tartine ...
    Monsieur David.

    On comprend facilement que ce budget Harper est, en fait, une bonne tartine aux confitures pour aller chercher des votes au Québec tout en rassurant les autres provinces. En ce sens, je lève mon chapeau à monsieur Harper pour son sens de la stratégie. Voilà un gars qui sait faire la différence entre sa 'recherche de résultats' et 'l'entêtement buté à la sauce PLC'.

    En effet, reconnaissons que ce (très méchant) premier ministre canadien issu de (l'immonde) philosophie de droite est celui qui, depuis Brian Mulroney, réussit le mieux à dépolariser le débat stérile entre Ottawa et Québec. Il me semble qu'on est soudainement loin des attitudes baveuses à la Trudeau, Chrétien, Dion et compagnie du PLC. Se pourrait-il que le Québec soit mieux servi à Ottawa par un vrai Anglo-Canadien que par des Franco-Canadiens résolument colonisés et vendus à la cause 'anti-souverainiste à tout prix' ? Au moins, avec lui, on sait à qui on a affaire.

    Revenons à nos moutons (sic).

    Le PLQ.

    Je trouve pour le moins incongru que Jean Charest et le PLQ se tapent sur la bedaine en s'attribuant effrontément la paternité des transferts du budget fédéral qui sont davantage le résultat de démarches entreprises par leurs prédécesseurs. C'est la répétition du même scénario que dans le dossier de l'équité salariale, quoi ! Bref, rien de nouveau pour ces cigales du PLQ qui n'ont à peu près rien à pavoiser en regard de la partie du bilan qui leur appartient en propre. De vrais pique-assiettes ...

    L'ADQ.

    Je ne suis pas un fan de Mario Dumont et de ses promesses tout azimut. Je dois cependant admettre que le petit touche quand même la cible quand il prétend que ces transferts fédéraux devraient être 'avalisés' en les incorporant dans la Constitution canadienne. Ou quelque chose comme ça, je ne sais trop. En effet, tout geste formel visant à se prémunir des interventions intempestives futures du Fédéral dans les champs de compétences provinciales est un pas en avant. Qu'on soit souverainiste ou autonomiste, fédéraliste décentralisateur, n'importe. Par exemple, imaginons juste un instant que l'ineffable Stéphane Dion et le PLC (avec 'ti-Jean le plussss meilleur pays' comme conseiller spirituel...) reprendrait le pouvoir à Ottawa. Avec ces tristes sires, se pourrait-il que le débat de l'hyper-centralisation des pouvoirs d'Ottawa soit appelé à reprendre de plus belle ? Désolant, non ? Il me semble que les Québécois ont assez donné comme ça !

    Bien sûr, je pense que Mario rêve en couleurs quand il dit vouloir convaincre le Canada anglais de 'rouvrir' la Constitution. Mais, au moins, il est conscient qu'un simple transfert d'argent n'est d'aucune manière un transfert de 'points d'impôt', beaucoup plus significatif. Il n'y a donc pas à pavoiser tant que ça. Et il le dit haut et fort. C'est déjà ça de pris.

    Enfin, Mario Dumont est tout à fait sur la plaque quand il dit que ce budget fédéral est l'unique patente à Stephen Harper et non celle de Jean Charest qui n'a rien à voir là-dedans.

    Le PQ.

    J'avance une hypothèse. Ce budget Harper aurait été identique ...même si le PQ avait été au pouvoir à Québec. En effet, il en va l'intérêt de monsieur Harper d'aller chercher des votes au Québec pour se faire réélire avec une majorité absolue en prévision de l'inévitable prochaine campagne électorale fédérale. Et ce, quel que soit le parti au pouvoir à Québec. Certes, si j'étais Stephen Harper, je trouverais plus commode de discuter avec un Jean Charest 'à-plat-ventre' qui se contente béatement du statu quo constitutionnel que d'avoir affaire à un parti souverainiste beaucoup plus coriace. Il sait très bien que le rapport de forces n'est pas le même avec l'un et l'autre. Quand même futé, le gars !

    Dans cette perspective, je pense que le Parti Québécois et le Bloc Québécois ont raison de recevoir ce budget fédéral de manière pragmatique. Dans la conjoncture actuelle, il est tout à fait légitime et souhaitable que le PQ et le BQ appuient ces transferts monétaires pour le bien de l'ensemble des Québécois. Après tout, ce sont nos impôts. C'est certainement un pas en avant. Par ailleurs, il est tout aussi pertinent qu'André Boisclair dénonce le fait que ces transferts 'bona fide' ne règlent en rien la question des transferts permanents de points d'impôt , donc, de pouvoirs accrus pour le Québec. Ce n'est pas du 'chiâlage', ...ça s'appelle être perspicace et savoir reconnaître ses intérêts, là où ils sont, au moment opportun. Bravo, messieurs Boisclair et Duceppe. Félicitations pour votre maturité et votre bon jugement. Ça aussi, c'est être futé !

    Conclusion.

    Je suis d'avis que ce budget fédéral devrait être considéré comme un 'non-événement' dans la campagne électorale québécoise en cours dans la mesure où les trois partis qui aspirent au pouvoir peuvent en tirer un bénéfice à court terme pour l'ensemble des Québécois, quelle que soit l'option qu'ils défendent.

    Le seul vrai 'événement' de ce budget, c'est qu'enfin, on ne se lance pas dans des dépenses à fond perdu et, signe des temps j'espère, on se retrouve avec un gouvernement Central qui ne se fait pas prier pour retourner des sommes significatives tirées à même nos impôts vers notre Gouvernement ...pour l'instant provincial.

    Et, de grâce. Trêve de partisannerie bête et méchante. Que ça continue dans la bonne direction pour le bien collectif des Québécois, merde!!!


    Jean Desjardins

    Laval


    P.S. Admettons que Stéphane Dion est vraiment culotté de prétendre qu'il aurait donné davantage au Québec... Faut le faire !!! Plus cynique que ça...

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 12h49
    À ceux qui choisissent la mendicité dans leur 'plussssss meilleur pays' ...
    Parlons-en de la péréquation !

    Comment se fait-il qu'au fil des années, le Québec soit devenu un assisté social du 'plussssss meilleur pays au monde' alors qu'il en est un des principaux fondateurs et que ça n'a pas toujours été ainsi ?

    À ceux qui choisissent la mendicité dans leur propre pays ...

    (1) Se pourrait-il que des décisions politiques qui ont une incidence économique déterminante pour le Québec (ou les autres provinces, selon...) se prennent à Ottawa et, qu'en bout de ligne, notre sacro-sainte Confédération n'apporte pas autant d'équilibre que ce qui était prévu à l'origine ? Voie maritime, pacte de l'automobile, investissement massif dans les sables bitumeux, etc... Ça vous dit quelque chose ?

    (2) Se pourrait-il que sans le contrôle des leviers requis pour assurer son développement économique, le Québec soit condamné à une dépendance indigne et dégradante en tant que Société adulte moderne ?

    (3) Se pourrait-il enfin qu'il soit légitime que les Québécois (de souche ou non, peu importe) aient, eux-aussi, le privilège d'accéder à la prospérité sur leur propre territoire ?


    Désolé. Moi, je refuse de m'associer à ceux qui ont la conviction d'être nés pour un p'tit pain...


    Jean Desjardins

    Laval

  • Mario Bruyère
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 14h47
    Un "Willy Waller" de bon "deal" !
    Maintenant que Jean Charest s'approprie le mérite des retombées du budget Flaherty, les Québécois peuvent lui ânonner, à l'instar de la blonde pneumatique des Têtes-à-claques : "Merci Oncle Tom ! Merci !"

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 14h48
    @Michelle Bergeron
    Que Charest soit un piètre administrateur, beaucoup seront d'accord là-dessus. Par contre, il ne faut pas tout mélanger: c'est l'impot sur le revenu de travail qu'il faut baisser. Pas les tarifs d'Hydro-Québec, au contraire. Cela procède de la logique économique la plus élémentaire. En fait, la baisse de l'un doit être en partie compensée par l'augmentation des autres.

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 16h15
    en réponse à M. Montmarquette
    Vous dites:''Car s'ils savaient que « être de droite » correspond à : capitalisme sauvage, congédiement arbitraire, racisme, autoritarisme, profit à tout prix et conséquemment anti-écologie, individualisme, la loi du plus fort, Maurice Duplessis ou Georges Bush,je crois qu'ils y penseraient deux fois avant de faire leur petite croix sur leur bulletin de vote. Mais, il n'est rien comme l'ignorance pour faire avancer le capitalisme...''

    Je vous réponds qui si vous saviez que ''être de gauche'' signifie ultimement socialisme à outrance et même communisme, faillite économique, dégradation environnementale ( Tchernobyle ça vous dit quelque chose?) corporatisme syndical ( les cols bleus de Mtl entre autres)autoritarisme, partage de richesse avant de se soucier de la créer, niveler par le bas, découragement de l'initiative et de l'entrepreneurship, Erich Hoeneker et Joseph Staline, grèves générales, misère humaine, je crois qu'ils y penseraient deux fois avant de faire leur petite croix sur leur bulletin de vote. Mais, il n'est rien comme l'ignorance pour faire avancer le socialisme...''

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 17h15
    @ monsieur Montmarquette ...
    Monsieur Montmarquette.

    De grâce, restez à QS, avec votre petit livre rouge poussiéreux sous le bras, sans-compromis-aucun bien sûr !

    Bon débarras. La lutte des classes 'à la go-gauche' n'a pas sa place au Parti Québécois qui doit composer avec une Société beaucoup plus ouverte, nuancée et équilibrée que ce que vous prêchez à tout vent, comme la cigale de la fable. Ce méchant PQ 'si à droite'. Eh Ben! J'savais pas !!! Moi, petit bourgeois qui a tant de difficulté à m'y retrouver.

    Je pense cela profondément de vos écrits alors que je ne suis même pas membre du PQ. Alors...

    Si vous m'en donnez le privilège j'aimerais peut-être vous visiter un de ces jours, à votre luxueuse dacha, pour des vacances exotiques ... On se bidonnera sûrement.

    Sans-regret-aucun et bourgeoisement Québécois,


    Jean Desjardins

    Laval.

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 20 mars 2007 18h59
    M. Belzile, portrait d'un colonisé
    M. Belzile, il y a des pays qui performent très bien économiquement... sans pétrole. Je sais que cela doit vous sembler étrange, mais c'est le cas. Je vous donne l'exemple de notre voisine, l'Ontario qui verse 20 milliards annuellement au titre des paiements de transfert, alors que l'Alberta n'en verse que 9. Il faudrait arriver un peu en ville et considérer que les économies, dans un futur peut-être plus près que vous le pensez, se devront d'être moins polluantes si l'humanité veut survivre.

    Le Canada est un pays en santé économique parce que depuis une dizaine d'années, il a sabré comme un malade dans les sommes qu'il versait aux provinces ce qui en a obligé certaines, dont le Québec, à s'endetter lourdement pour survivre. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Notre argent et celui de l'assurance-emploi a été transformé non seulement en déficit zéro, mais en surplus gigantesques et nous continuons à nous endetter, maintenus en vie grâce au respirateur artificiel qui consiste en aumônes gracieusement versées par les riches. Personnellement je préfère respirer par mes propres moyens et je crois, comme d'ailleurs notre actuel premier ministre, que le Québec possède d'excellents atouts, tout le talent et toutes les énergies nécessaires à assumer sa propre destinée et à en faire un succès. Vous nous tracez un bien triste portrait du Québec, un Québec de pauvres, d'asistés sociaux à la remorque du pétrole albertain. Cette attitude frileuse, qui consiste à se décrier, à se faire une gloire de n'être rien, à vanter les succès des autres et à se contenter de compter sur les autres, au lieu de s'assumer, a reçu de nombreuses appellations plus ou moins contrôlées : porteur d'eau, nègre blanc, né pour un petit pain, cocu content, bande de caves et d'autres que j'oublie, mais qui peuvent aisément tenir en un seul mot : colonisé.

  • Linda Hart
    Abonnée
    mardi 20 mars 2007 19h35
    M. Paquet rêve maintenant ... éveillé
    Il n'y a pas si longtemps M. Paquet vous ne rêviez pas, vous rêvez maintenant éveillé. C'est un pas dans la bonne direction, toutefois votre rêve semble vous entraîner un peu loin. D'après votre texte, personne n'est digne de gouverner et nous devons remettre notre destinée entre les mains de bons gestionaires. C'est qui ça ? Les hauts fonctionnaires, les sous-ministres ? Ce sont peut-être de bons gestionnaires (bien que parfois on puisse en douter fortement), mais je vous signale qu'ils ne sont pas élus. Et nous voilà revenus à la case départ car il faut bien voter pour quelqu'un, à moins que votre nouveau rêve vous suggère une nouvelle avenue qui consisterait à tous rester chez nous le 26 et à laisser faire les ... fonctionnaires que vous assimilez à de bons gestionnaires, enfin je suppose, étant donné que tous les autres sont condamnés pour incompétences diverses. Un bien drôle de rêve. Si j'étais vous, je le recommanderais comme solution de rechange pour les rêveurs de l'ADQ qui rêvent éveillés de la grande noirceur et pour ceux du PLQ qui rêvent éveillés d'un gouvernement majoritaire.

  • Dane Kennedy-Tremblay
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 22h28
    Réponse à la réponse de M. l'Épine répondant à M. Montmarquette
    Vous citez tous deux des extrêmes qui ne sont pas représentatifs de l'application possible et réaliste des idéologies.

    N'importe qui peut percevoir que la droite ne peut être que substantiellement inclusive... alors que le socialisme modéré est, peut être, plus humaniste.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 23h49
    Quand tout s'écroule ...
    Monsieur Georges Paquet sombre dans le désespoir ! Aïe, aïe, aïe ...

    Je le comprends, surtout après avoir craché ad nauseam sur tout ce qui pouvait ressembler à une remise en question du statu quo. Mettons-nous à sa place. Ça devient quelque peu gênant de défendre l'à-plat-ventrisme de Jean Charest face à mon oncle Stephen. Seule voie de sortie: Tout le monde, il est pas bon. Ké, là ?

    Réalité, quand tu nous rattrapes, c'est la débâcle ! Désolé pour vous monsieur Paquet mais, quand on crache en l'air ...

    Une idée: Avez-vous déjà songé à émigrer en Alberta ? Là-bas, on est prospère et les méchants séparatisssses sont rares, quoiqu'il se peut que ce soit les Albertains qui, finalement, mettront la hache dans ce si 'plusssss meilleur pays'. Ah ben, merde! Pas moyen de s'en sortir ...

    Désolé pour vos sombres états d'âme. Souriez. La vie continuera, anyway ...


    Au plaisir.


    Jean Desjardins

    P.S. Cette fois-ci, je vous garde hors du bol. C'est bon pour le petit côté sadique obscur de mon âme ...

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 09h12
    @ Jean-Francois Dubé / Quand les capitalistes décampent avec le magot.. Ou Take the mony and run ! ...
    Merci pour ton commentaire Jean-François et excuses-moi du délais pour la réponse.

    Quand les capitalistes décampent avec tout le cash prélevé sur le dos des Québcécois durant des années, la solution est l'expropriation et la prise de contôle de cette entreprise pas l'État ou les travailleurs et travailleuses.

    C'est ce qui aurait du se passer à la Gooyear, à Olymel ou lors de la fermeture de la GM.

    La plupart des gens croit que les entrprises devraient avoir de droit de faire des millions en étant totalement irresponsables socialement... Or cela est un choix politique et la droit encourage et applaudie cette abérante irresponsabilité sociale.

    Je pourrais en dire long... Mais je crois que vous voyez ce que que je veux dire...

    Voilà entre autre pourquoi le PQ n'arrivera jamais à vendre l'indépendance à droite, qui correspond à une pseudo-indépendance superficielle sans changement et sans avantages pour les travailleurs et finalement pour la société..

    Christian Montmarquette

    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Porte-parole homme de l'assocoation de circonscription électorale Québec Solidaire / Saint-Henri-Sainte-Anne

    Sites pretinent :

    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    http://www.pourunquebecsolidaire.org/include/inc_e

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