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Trop peu trop tard

Jean-Robert Sansfaçon   20 mars 2007  Québec
Le premier ministre Jean Charest attendait beaucoup de ce deuxième budget Flaherty pour convaincre les électeurs que son gouvernement est le mieux placé pour négocier le règlement du déséquilibre fiscal avec Ottawa. Malheureusement pour lui, le budget du ministre Flaherty rendu public hier ne lui sera d'aucun secours.

Comme tous les budgets fédéraux depuis le début de la décennie, ce deuxième budget Harper distribue les millions comme des bonbons, et ce, même après avoir consacré 22,5 milliards en deux ans au remboursement de la dette.

Comme promis, les économies annuelles d'intérêts réalisées grâce au remboursement de la dette iront à des baisses d'impôts des particuliers qui atteindront 3,7 milliards au cours du prochain exercice et autant l'an prochain. Les principaux bénéficiaires sont les personnes âgées, les familles avec enfants et les assistés sociaux qui réintègrent le marché du travail. Les baisses sont modestes et ne changent en rien les taux d'imposition de chacun, Ottawa ayant fait le choix implicite d'augmenter ses dépenses et de rembourser la dette au lieu d'agir à ce niveau.

Pour les entreprises, le budget tient compte des difficultés du secteur manufacturier en autorisant une déduction accélérée des dépenses d'investissement, une facture de 565 millions sur une base annuelle. Une foule d'autres mesures s'ajoutent au chapitre des dépenses, dont la tentative de retenir ou d'attirer les diplômés d'origine étrangère, ou encore l'injection de fonds pour encourager les provinces à respecter leur engagement de réduire l'attente en santé.

Pour l'exercice 2007-2008, les dépenses de programmes augmenteront de 5,6 % au total, ce qui est bien supérieur au taux de croissance de l'économie. Depuis la présentation du premier budget, il y a un an, Ottawa a procédé à des annonces qui totalisent 15 milliards dont 12,5 milliards dans le budget d'hier. Autre illustration de la situation excédentaire chronique, pas moins de 6 milliards de ces mêmes dépenses sont tirés de l'excédent de l'année en cours qui se termine à la fin du mois! C'est dire que le surplus fédéral réel par rapport aux prévisions faites l'an dernier n'est pas de 9 milliards, comme le dit le ministre, mais bien de 15 milliards!

Avec des résultats semblables, on se demande pourquoi le gouvernement Harper n'a pas mis plus d'énergie à régler le fameux déséquilibre fiscal auquel il a choisi de ne consacrer que 3,1 milliards au total en 2007-2008. Sur une période de sept ans, Ottawa prétend consacrer 39 milliards pour régler ce problème, mais, de ce montant, un peu moins de la moitié servira à la prolongation du programme d'infrastructures et au Fonds de la taxe sur l'essence pour les municipalités. Et du reste, la majeure partie sera constituée d'augmentations déjà prévues.

Au Québec, on attendait entre 2 et 3,9 milliards de plus par année que ce qui avait déjà été calculé grâce aux anciennes formules de péréquation et de transferts en santé et en éducation. Or, si le budget Flaherty parle de 2,3 milliards de plus, il s'agit là d'une simple comparaison avec l'an dernier. En fait, ce sont tout au plus 905 millions de plus que prévu cette année, et un milliard l'an prochain, qui serviront à corriger le déséquilibre fiscal. Nous voilà bien loin du compte. Pire, au chapitre de l'éducation postsecondaire, il faudra attendre l'an prochain pour profiter d'une bonification, puisque seulement 7 misérables millions sont ajoutés en 2007-2008.

Est-ce assez malgré tout? Ce sera aux électeurs de trancher. En modifiant la façon de calculer la péréquation et les paiements par habitant en éducation, le gouvernement Harper met en place une structure plus logique et prévisible à long terme, ce qui est fort bien. Pour autant cependant que cette structure se révèle aussi plus intéressante pour le Québec. Or, à l'évidence, ces nouveaux modes de calculs ne changeront pas grand-chose à la «marge de manoeuvre» dont disposera l'équipe qui sera élue la semaine prochaine.

Ottawa aurait eu les moyens de régler le problème «une fois pour toutes» comme l'annonçaient les membres du cabinet Harper depuis quelques jours. Il ne l'a pas fait, et il devra s'en expliquer.

***

j-rsansfacon@ledevoir.com






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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 01h38
    Quand on gère mal....
    « Plus d'argent pour Charest est dans ma tête plus d'argent pour gaspiller. Peut-on faire confiance à un menteur? Baisser les impôts et tout augmenter sur son passage? Nous ne sommes pas tous des niaiseux. Il récolte presque deux milliards de plus d'hydro au lieu de 600 millions en 2003 et faites la liste, elle est longue. Au delà de l'argent le climat social c'est grandement détérioré durant son mandat même à en faire exploser les bactéries... »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 05h29
    Pas de quoi se péter les bretelles M Harper!
    « Même pas un petit milliard pour l'année en cours et juste assez pour combler le déficit budgétaire de l'an prochain.
    Beaucoup d'enflure verbale autour de ce budget et les médias électroniques en particulier y ont contribué en grande partie.
    Pauvre de nous!
    Comment le PLQ et l'ADQ vont ils pouvoir vanter une telle vessie? et le PQ alors qui doit défendre l'indéfendable pour couvrir le Bloc qui s'est peinturé dans le coin.
    Harper un fin stratège? You Bet. »

  • Larivée Georges
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 06h09
    Pas de réduction de taxes, faut pas tuer le vache à lait.
    « J'ai l'intention de lancer un nouveau parti politique au Québec. Il prônerait que le Québec se comporte comme un état devrait le faire dans une fédération. Un seul rapport d'impot au gouvernement du Québec qui se charge par la suite de payer au gouvernement fédéral notre part des services communs. La guerre en Afghanistan, si les Québécois se prononcent contre par référendum, nous n'y contribuerons pas. Fini les empiètements du fédéral, fini les querelles pour qu'on nous rende notre juste part pour nous permettre de nous développer et de maintenir les services que nous avons choisis. Fini les politiques nationales qu'il faut appliquer partout de façon uniforme.

    Cette veille façon de faire la politique qui consiste à acheter le vote des citoyens est dégoutante. Les libéraux de Chrétien et Martin ont coupé les vivres au Québec, l'ont asphyxié au point de mettre le système de santé à terre alors que le fédéral volait les chomeurs et empochaient les surplus. Le Canada est devenu une honte en matière de chantage politique sur le dos des provinces. Il me reste à lui trouver un nom. Merci.

    Georges Larivée »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 07h20
    Duceppe avec brio
    « Avec la chaleureuse assurance que procure l'argumentaire serré, Gilles Duceppe n'a pas craint d'appuyer le budget fédéral, de sauver ce Gouvernement et de permettre à la campagne électorale québécoise de suivre son chemin. Il voit bien devant lui ce chantier historique que nous devons terminer. Ainsi agit le parent lucide et responsable.

    Monsieur Charest esquive le vrai du dossier en donnant à penser que "tout est déjà en partie réglé", mais la réalité crue du jour vient de lui confirmer que l'an prochain pour lui tout serait de nouveau encore et encore à recommencer.

    Comment ne pas ressentir la force du courant placide de la souveraineté.

    Oneil bouchard »

  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 07h29
    Budget 2007
    « Continuez conne ça à Ottawa. Comtinuez de nous faire manger de la schnoutte! Quand le bon peuple d'endormis se réveillera enfin, il aurat sans doute compris. Le Québec se séparera du Canada. Bye! B ye! Canada... »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 08h12
    Contradiction entre PLQ et PLC !
    « M. Charest, un conservateur dans l'âme, n'en a que faire des doléances de son cousin fédéral. Quand on en est rendu à constater que Stéphane Dion... oui Stéphane Dion!, est plus diligent dans l'analyse de ce budget en ce qui en concerne les attentes des québécois en mesure de fiscalité, nous sommes bien loin du compte. Mais les surplus indécents qu'engrange le gouvernement fédéral devrait servir à justifier à continuer le combat; à la fois pour récupérer ce qui nous revient de droit, nos transferts d'impôts; mais surtout la réalisation de la seule solution au "déséquilibre fiscal" et à l'intrusion honteuse du fédéral dans les champs de compétence provinciaux: la souveraineté.

    Quant à M. Dumont, ses voeux pieux de vouloir enchâsser dans la constitution canadienne la solution au déséquilibre fiscal et au pouvoir du fédéral de dépenser, quelqu'un devrait lui rappeler que le Québec en est exclus et que, comme le soulignait Norman Spector dans ce journal, les canadiens n'en ont que faire des revendications du Québec. »

  • Claude Collin
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 08h14
    Une intervention humiliante pour le Québec
    « À peine quelques jours avant l'élection, une telle intervention de la part du gouvernement fédéral est aussi humiliante pour le Québec que le scandal des commendites des libéraux.Encore une fois nos partis fédéralistes provinciaux ont joué le jeu avec un certain cynisme comme si la manoeuvre n'était pas évidente. On passe assez facilement ici de la carotte (scandal de la Brinks des années '70) au bonbon (commendaites) »

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 09h02
    on se scandalise pour pas grand chose...
    « Le Québec dépense 1 500 $ par habitant par année de plus que sa riche voisine l'Ontario. Si nous pouvions contrôler nos dépenses comme l'Ontario le fait, alors nous aurions des bons surplus budgétaires. Mais non, au Québec il faut que notre gouvernement dépense plus que partout ailleurs au Canada et en plus il faudrait que les autres Canadiens paient par l'entremise de la péréquation. Sinon, on se scandalise et on exige qu'Ottawa nous remette notre argent. Pas fort comme fondement économique d'un pays indépendant! »

  • Robert Grignon
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 09h08
    Une goutte d'eau au moulin
    « Reconnaissons que 2.2 milliards est beaucoup mieux que rien. C'est le résultat d'efforts commençés sous l'ancien régime péquiste et continués par le présent régime libéral; aucun des deux parties ne peut s'en accaparer l'exclusivité.
    Il faut cependant être conscient que ce sont des milliards de surtaxe systématique qu'on retourne là où les besoins sont plus pressants; ce n'est pas un cadeau, c'est simplement un processus pour envoyer nos taxes là où on veut qu'elles soient dépensées (santé, éducation et infrastructure plutôt qu'en matériel de guerre).
    Les 2.2 milliards représentent environ 300$/an par québecois, loin de ce qui est nécessaire pour remettre notre système de santé sur pied, et cela en supposant que notre gouvernement provincial ne le saupoudrera pas en augmentations de salaires sans obtenir les gains d'efficience nécessaires pour réformer un système de santé qui fait du sur place. »

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 09h58
    Veulent-ils vraiment le régler le problème?
    « Ils auraient pu le régler le déficit fiscal, ils ne l'ont pas fait.

    Le voulaient-ils vraiment malgré ce qu'ils en disaient?

    C'est moins sûr maintenant.

    C'est à nous Québécois d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

    Si on se débarrassait d'Ottawa, est-ce qu'on ne serait pas mieux?

    On aurait encore des problèmes bien sûr. C'est la vie. Mais au moins, on aurait le contrôle sur toutes nos affaires. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 11h55
    Charest le béat!
    « Quand je regarde la nouvelle allure qu'a pris Charest en seu-
    lement 24 heures, ça frise l'indécence. Le revoilà en
    point de presse ce matin avec sourire béat, voir niaiseux,
    de celui qui pense avoir joué un bon tour aux Québécois
    en tentant de nous faire avaler cette longue couleuvre
    qu'est le pseudo budget sauveteur de son complice, le
    grand Harper. Ça fait peine à voir et à entendre.
    Dans son papier de ce matin, Monsieur Sansfaçon met les points sur les «i» et les barres sur les «t» en ce qui
    concerne les très petits gains pour le Québec qui nous
    viennent du grand-papa fédéral.
    Franchement, il n'y a qu'une solution pour en finir avec
    tout ça, l'INDÉPENDANCE et que ça saute. »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    mardi 20 mars 2007 13h52
    Les marchands de tapis du Canada
    « Et pendant ce temps, les « Peddlers » du Canada de la rue St-Jacques (les André Pratte, Lysiane Gagnon et autres Alain Dubuc) crient Victoire ! en affirmant, sans rire, que le problème du déséquilibre fiscal est désormais chose du passé.

    Surréaliste...

    Une pareille malhonnêteté intellectuelle fait mal au sein d'un conglomérat de presse qui se targue d'être hautement respectable. Car un aveuglement volontaire de cette nature constitue rien moins qu'un affront brutal à la démocratie de manière générale.

    Et c'est sans compter le mépris manifeste ainsi révélé, du même élan, à l'égard des lecteurs de « La Presse » ainsi que des six autres quotidiens du groupe par-delà l'ensemble du territoire québécois (tirage papier quotidien total qui dépasse les 800,000 exemplaires !).

    Ces gens-là ne réfléchissent pas, ne réfléchissent plus, lorsqu'il est question du « dossier » québécois. Au contraire, en ces occasions-là les idéologues de Gesca/Power Corporation deviennent soudain de vulgaires boutiquiers.

    De simples marchands de tapis.

    Comment peut-on ainsi ériger la fourberie en système, c'est là pour moi une interrogation qui participe de la tragédie nationale.

    Hélas ! pour un Jean-Robert Sansfaçon, en Québec on a droit à quatorze André Pratte (munis de moyens financiers autrement plus puissants, comme par sucroît). »

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 14h25
    Dumont songera-t-il à repenser ses promesses?
    « À moins bien sûr qu'il ait été dans le secret des dieux, l'homme qui faisait des projets en signant des chèques en blanc, car il n'avait pas chiffrer ses promesses, Dumont se montre-t-il heureux ou déçu des chiffres qu'il reçoit? Son argent de Monopoly se change-t-elle en "REAL CANADIAN MONEY"? On l'accusait d'avoir créer un plan monétaire de parti en fonction du règlement fiscal. Maintenant que l'argent est annoncée, lui suffira-t-il de 24 heures pour créer un plan de parti convainquant, un plan neuf, tout frais pour le vote? Suicide politique ou geste stratégique? »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 16h25
    La carotte au bout du bâton...
    « Au sujet des milliards retenus par Stephen Harper et du soit-disant règlement du déséquilibre fiscal...

    Quand avez-vous vu un bon stratège distribuer toutes ses billes quand il a besoin de s'en servir pour mieux assujettir le bon peuple, le moment venu ? Le bâton et la carotte, ça vous dit quelque chose ?

    Je n'en reviens pas jusqu'à quel point une Société qui a accès à autant d'information vérifiable est dupe (ou complice, peut-être ?) de ce genre de manipulation !

    "Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves ?"

    Bravo, monsieur Sansfaçon, pour votre analyse éclairante. Dieu qu'il est difficile d'en trouver plusieurs, comme vous et certains de vos collègues du Devoir, dans la communauté journalistique !


    Jean Desjardins

    Laval »

  • Line Bastrash
    Inscrite
    mardi 20 mars 2007 17h29
    La distribution de bonbons pour les entreprises, c'était l'an dernier!
    « Habile, M. Harper avait déjà annoncé dans son budget de l'an dernier les "bonbons" qu'il entendait distribuer aux entreprises au cours des prochaines années. En effet, dans le Budget fédéral de 2006-2007, il annonçait, entre autres, les mesures suivantes pour les entreprises:

    "À compter du 1er janvier 2006, élimination de l'impôt fédéral sur le capital, 2 ans plutôt que promis;
    "À compter du 1er janvier 2007, hausser le montant des bénéfices des petites entreprises admissibles au taux de 12 % de 300 000 $ à 400 000 $. Ce taux sera réduit à 11,5 % en 2008 et à 11 % en 2009;
    "À compter du 1er janvier 2008, élimination de la surtaxe des sociétés pour l'ensemble des entreprises;
    "D'ici 2010, réduction du taux général d'imposition du revenu des sociétés, qui passera de 21 % à 19 %;" (soit une réduction de 0,5% par année; alors que, dans le même budget, il annonçait que le plus bas taux d'imposition pour les particuliers allait passer de 15% à 15,5% en date du 1er juillet 2006). Etc., etc.
    Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/budget/federal2006/economie.shtml

    Selon le Centre canadien de politiques alternatives, "l'écart de revenu entre les riches et les pauvres au Canada ne cesse de s'agrandir, surtout parce que la plus grande partie de la croissance économique du Canada profite aux 10 % des familles les plus riches, et non à la majorité, c'est-à-dire aux 80 % des familles qui touchent moins de 100 000 $ par année."
    Source : http://policyalternatives.ca/index.cfm?act=news&call=1563&pa=BB736455&do=Article

    Et comme ce sont les particuliers de la classe moyenne qui continueront à assumer le gros du fardeau fiscal fédéral avec le plus récent budget de M. Harper, on n'est pas prêt de voir cette tendance s'inverser! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 18h47
    Le plat de lentilles
    « Le Québec n'a jamais reçu un sou du fédéral pour développer l'énergie hydro-électrique au Québec.Les compagnies pétrolières de l'Alberta continuent de recevoir des centaines de millions de dollars d'Ottawa pour tirer du pétrole. Le fédéral a dépensé en Ontario des milliards de dollars pour l'énergie nucléaire dans cette province. Trois poids, trois mesures.

    Le Québec est la 18e économie mondiale quant au produit intérieur brut par habitant (PIB), comme plusieurs pays européens de taille comparable (Norvège, Danemark, Suède, Suisse, Irlande, etc). Cela malgré le fait que nous n'ayons pas le plein contrôle de nos impôts, et malgré l'histoire séculaire d'un Québec rapetissé par les politiciens fédéraux. Et malgré le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme, qui s'acharnent à rapetisser le Québec.

    Il ne faut pas être dupe. Ce n'est pas le 100$ par Québécois que M. Harper vient de leur offrir (à même nos contributions!) qui nous endormiront. Nous méritons et sommes capables de mieux.

    Vive le Québec, 18e puissance économique mondiale, bientôt maître de son destin! »

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