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Boisclair, victime de la «méthode du sablier»

Le chef du PQ prend ses distances par rapport au «renouveau pédagogique»

Antoine Robitaille   19 mars 2007  Québec
Le chef péquiste André Boisclair a soutenu hier que comme jeune élève, il avait été «victime» de la «méthode du sablier» et que cette épreuve l'a rendu sceptique à l'égard des expériences pédagogiques radicales.

«J'ai appris à écrire au son à l'école primaire: fa fe fi fo fu. Ba be bi bo bu.... », a-t-il expliqué hier pour décrire la méthode en question, lors d'un point de presse à L'Espace GO à Montréal. Cette méthode avait été conçue dans les années soixante par les chercheurs québécois Robert et Gisèle Préfontaine, et a été introduite dans de nombreuses écoles dans les années 70.

Elle est souvent désignée comme étant à la source de nombreuses carences linguistiques de Québécois qui ont aujourd'hui entre 35 et 45 ans. M. Boisclair, qui aura 41 ans le 14 avril, s'est dit content hier que cette méthode ait été «condamnée». Il estime avoir eu la «chance», après le primaire, de recevoir un enseignement du français «très très classique avec la grammaire Grevisse, les règles que j'ai apprises les unes après les autres, par coeur». Grâce à cet enseignement et à des «exercices de stylistiques», il estime avoir pu «rattraper un certain retard». Mais des lacunes demeurent, croit-il: «Encore aujourd'hui, je suis constamment dans le dictionnaire... deux ''m'' ou un ''m'' ? deux ''l'' ou un ''l''? — pas constamment, mais régulièrement — pour être sûr que j'écris correctement mon français», avait-il précisé lors d'un entretien au Devoir en début d'année. Morale de l'histoire : «Je ne vois pas pourquoi les Québécois devraient toujours être les premiers à innover en tout. [...] Sur ces questions, je suis plutôt conservateur», avait-il ajouté.

D'ailleurs, hier, il s'est dit «extrêmement sceptique» face à ce que le ministère de l'Éducation appelle maintenant «le renouveau pédagogique». Selon lui, «sous l'administration libérale», la réforme a connu «des dérapages» et du «flou». Il faut revenir à l'essentiel de la réforme, qui n'était pas «pédagogique» au départ, puisqu'elle portait sur le contenu et non le contenant de l'éducation. «C'était un recentrage sur les matières de base. Plus d'heures de français, plus d'heures de mathématiques, plus d'enseignement des sciences», a-t-il expliqué. Ainsi, pour réussir la réforme, il faudrait selon lui la recentrer, corriger les dérapages, «faire preuve de leadership sur la question du bulletin». Ensuite, offrir un meilleur soutien, «en particulier dans les milieux défavorisés», notamment en diminuant les «ratio prof-élèves». Dans sa «feuille de route» — la plateforme électorale — le PQ dit vouloir garder l'école ouverte de 8 heures à 17 heures et offrir un meilleur encadrement au secondaire grâce à la création de postes de tuteur en première et deuxième secondaire.

Par ailleurs, M. Boisclair s'est avoué «renversé» par les fautes sur le blogue du Parti québécois. «Je ne veux pas faire la leçon à personne mais une des façons de respecter et de célébrer notre fierté c'est de bien écrire et parler notre langue.»
 
 
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  • Madeleine Monote
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 08h16
    Apprentissage du français
    La "méthode de sablier" n'est pas mauvaise en soi.
    L'apprentissage du français comme toutes les langues demande beaucoup d'investissement. A part les acquis de l'école, il faut que l'apprenant travaille de façon assidue en dehors de l'école, écoutez les natifs parler pour acquérir le maximum de vocabulaire (radio RFI à titre d'exemple)
    Au Bénin où la méthode a été abandonnée, c'est la désolation totale : jusqu'en classe de cours moyen 2è année(CM2), les écoliers sont incapables de lire et d'écrire leur propre nom.
    Présentement, les possibilités sont étudiés pour renforcer l'actuel programme par la méthode sablier.
    M. MONOTE

  • Julienne Vigneault
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 09h31
    Bravo M Boisclair
    Enfin du bon sens au Parti Québécois qui a introduit la réforme pédadogique avec le bulletin en lettres d'alphabet.
    Ex-enseignante,je délore que les contenus des matières académiques soient devenus aussi dilués, surtout en littérature française et québécoise et l'histoire,
    durant la réforme de l'éducation après les années 70.
    A ce chapitre,le cours classique offrait la meilleure qualité d'enseignement des humanités,de la philosophie, et de la langue française, et des langues anciennes le latien et le grecque.

  • Jacques Patenaude
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 11h03
    Les vielles méthodes d'enseignement n'étaient pas le nirvana
    M. Boisclair a été victime de la méthode su sablier, moi j'ai été victime des vielles méthodes d'enseignement d'avant la révolution tranquille. Essentiellement elles visaient à humilier les élèves qui étaient faibles en français et à glorifier ceux qui de toute façon auraient réussit à apprendre le français même sans prof. Est-ce que quelqu'un se souviens du sujet du livre du Frère Untel? c'était sur la piètre qualité de l'enseignement du français dans les écoles. Ça fait quarante ans que toutes les gérémiades de prof qui trouvent difficile l'enseignement de la langue françaises sont publiée ad nauseam. Peut-être serait-il temps de poser autrement le problème. J'ai appris difficilement à écrire le français mais s'il en avait tenu uniquement à mes prof de l'époque, je serais aujourd'hui un "poseur de tapis" qui n'écrirais pas un français lisible car pour moi cet apprentissage était difficile. Mes enfants ont appris à écrire beaucoup mieux que moi avec les méthodes modernes. Quel est le vrai problème? Pour moi la différence est que aujourd'hui même un "poseur de tapis" doit savoir lire et écrire, mais on n'a fait aucun effort pour adapter le français à sa nécessaire démocratisation. Ce n'est pas en posant les faux problèmes de méthode qu'on va règler la question.

    Ceux qui nous rabâche toujours ces discours sur le bon vieux temps où tout semblait merveilleux devraient relire le livre du frère Untel. Moi, si j'ai fini par apprendre à lire et écrire de façon relativement correcte je l'ai fait malgré mes prof plutôt que grâce à mes prof.

  • Richard Arès
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 11h20
    Attention Mme Vigneault
    Il faut être prudent lorsqu'on juge trop durement un système, en vantant celui qui nous a éduqué.

    "A ce chapitre,le cours classique offrait la meilleure qualité d'enseignement des humanités,de la philosophie, et de la langue française, et des langues anciennes le latien et le grecque."

    Je me dois de supposer que les erreurs d'orthographe et de syntaxe que comportent cette affirmation ne sont attribuables qu'à la nouvelle technologie, et non aux anciens enseignements classiques.


    Loin de moi l'Intention de réfuter toute critique du système actuel, mais le passé semble souvent plus vertueux à mesure qu'il nous échappe...

  • Linda Hart
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 13h35
    Il est temps qu'on le dise
    D'accord avec M. Boisclair, j'ai appris ma langue en faisant des milliers de dictées à l'école et de l'analyse grammaticale. J'ai participé à des centaines de combats d'épellation où celui qui se trompait avait l'air un peu fou, mais avoir l'air un peu fou, cela ne tue pas, c'est plutôt formateur, car on construit sur l'échec bien mieux et plus sûrement que sur des succès répétés et trop facilement obtenus. C'est la seule façon d'apprendre à écrire sans faute et à construire une phrase française. Tout le reste n'est qu'une sinistre farce, en commençant par ces fameuses dictées trouées qui sont du plus parfait ridicule. Je donne des cours de français à une petite fille qui est actuellement en 5e primaire, je lui donne une dictée du niveau 3e primaire , on y compte une nombre affolant de fautes d'orthographe. Je lui donne ensuite une dictée trouée du niveau 5e primaire et les fautes d'orthographe disparaissent presque complètement. Les dictées trouées participent à une tentative dégueulasse de nivelage par le bas, elles stimulent la paresse intellectuelle et contribuent, comme le reste de l'enseignement du français, à créer une génération d'analphabètes techniques.

    Cette fascination malsaine des fonctionnaires du ministère de l'éducation et de certains enseignants pour la nouveauté me laisse perplexe quant à leur jugement. L'apprentissage du français comme celui des mathématiques demande un effort, il serait temps qu'on le dise. Les verbes, cela s'apprend par coeur, comme les tables de multiplication, c'est d'ailleurs un excellent exercice pour la mémoire. Il serait peut-être temps qu'on cesse de taper sur les anciennes méthodes, leur seul péché étant le peu de soutien qu'on accordait aux élèves en difficulté. Ces anciennes méthodes ont donné la génération de la Révolution Tranquille, l'Hydro-Québec, la Caisse de dépôt, les organisations syndicales, elles ont permis d'opérer en quelques années un virage complet qui a donné naissance au Québec moderne. Avec les anciennes méthodes, il n'y avait pas 37% de décrocheurs. Que les amateurs de nouveauté et de renouveau m'expliquent ce qu'ils font à nos jeunes pour les amener à décrocher si massivement. On juge une méthode à ses résultats et les résultats de la nouveauté sont lamentables.

  • Mélanie Brisebois
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 15h58
    Pour voir plus claire en français et l'enseignement scolaire
    Que ce soit les veilles méthodes ou celles présentes en ce moment ou bien celles que tous aspirent, je ne suis pas la meilleur,bref lorsque j'étais au primaire je prenais des cours en dehors de l'école après les classe pour parfaire mon français. Je terminais l'école à 15h05 pm et me rendait chez une soeur religieuse à 3 rues de l'école pour terminer mes cours à 17h pm. J'ai beaucoup apris et aujourd'hui, je me donne encore la peine de corriger par windows mes textes en générales.

    Nous aprenons toujours et toute notre vie.

    Ce que je déplore, c'est que pendant l'été le système ne donne pas accès aux cours de rattrapages scolaire aux enfants et parents assistant leurs enfants en matière de qualitée d'enseignement et de fréquentation. J'ai communiquée avec la commission scolaire de Montréal et celle-ci me dit que seule les écoles peuvent référer des élèves vers ce genre de cours et que normalement il est mentionné aux parents désireux pour leurs enfants sinon faut faire appel au priver et durant l'année scolaire discuter avec l'école sur les différents aspects possibles en cour d'année pour soutenir l'enfant. Mais le priver n'est pas toujours donner à tout le monde!

    Aussi le système anti-doublage de 1ere année jusqu'en 3 ieme année est révoltant lorsque notre enfant n'a pas fait d'acquis pendant l'année scolaire et montre de grade sans avoir les acquis pour affronter ce niveau supérieur qui en occurence le mettra dans une situation de carences des acquis nécessaire lorsqu'il arrivera en 4 ieme annés, il aura de la difficulté pour finir son primaire et s'enira en cheminement particulier comme ma fille présentement car à 13, elle doit aller au secondaire en C.P.F puuisque qu'elle a l'âge supérieur prévu pour terminer au primaire et etc avec le temps au fil des années au secondaire encore et encore des carences. Alors un enfants, un ados, comment peut-il ne pas être découragé et ne pas être décrocheur? Comment peut-il aspirer aller au cégep, l'université s'il croit quil aura terminer ses études que vers l'âge de trente ans et plus? ça parrait long...

    Bref, là a été ma propre situation à l'époque le cheminement particulier parceque j'ai doublée deux annés au primaire,une chance que je me suis quand même rattaper et quand ce temps là l'anti-doublage existait pas! Puis faut croire maintenant que les interventions futur peut résulter que le meilleur en soi? Je suis pas certaine complètement.

    Le but de mon commentaire n'est pas de vous dire de revenir à l'ancienne ni de trop évoluer pour être dépassé dans les temps modernes mais bien d'ajuster le tout avec un équilibre convenable pour tout le monde et surtout sans anti-redoublage et mettre l'accent sur un nombre d'élève approprié pour un enseignant, avoir des classe débutant à 08ham et se terminant à 16h40 pm avec juste des leçons a apprendre à la maison et non des devoirs car ceux-ci auront été fait entre 15h45 admettons jusqu'à 16h30 pm et en même temps mettre l'accent les professeur dans les deux dernières heures sur les difficultés des élèves et les renforcirs à ce niveau de façon impérative avec pendant ce temps des professionnels tout au long de la journée et surtout pendant le prolongement jusqu'à 16h30 pour que les enfants et professeurs puissent bénéficier d'une aide constructive et adapté à leur besoin en soutient nécessaire.

    Aussi pendant l'année donner des informations claires et points ( avec feuillets) de services d'informations etc pour le rattrapage scolaire d'été en fesant travailler des étudiants en études ou en stage apres études pour venir aider les jeunes soit dans des centres communautaires, des gymnasse d'écoles, sous-sol d'églises, n'importe quoi mais faut que ça bouge!!! Car il est important de prendre au sérieux et plus que seulement considérer ce fait en carence scolaire et permettre à nos jeunes et la population un accès facile,accèssible et organiser genre par inscriptions et volontaire pour se faire et contribuer à l'objectif que les élèves puisse commencés une nouvelles années scolaire bien préparer et renforcis.

    Cela peut se faire du lundi au vendredi l'été dans les matinées et ou toute la journée dépendament des inscriptions et en raison de deux jours chaque élève pour un bloc de 3 heures de temps maximum environ pour se faire par quartier etc. exemple mardi et jeudi matin de 09ham à midi rattrapage de 1h30 chaque séance de français et mathématique. De cette façon on porrait garder l'intérêt et la motivation des jeunes sans trop exagérer dans leur temps de vacances d'été et faire ce qui est à faire quand même pour le meilleur avenir de tous et chacun. Cela va faire profiter deux types de besoins, la population et les étudiants qui vont occupés des postes d'enseignements en ce sens. Cela serait très prometteur!!!!

    Voilà le message que je voulais passer et dont je ne suis pas la seule à y penser!

    Mélanie brisebois!

  • Hélène Perras
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 17h49
    Enfin, on en parle !
    À quelques jours des élections, on parle enfin du français, des programmes et des conditions d'enseignement. Il était temps. Alors, si on faisait passer des tests de français ? À qui ? À tous ceux qui s'expriment en public, qui écrivent dans les médias ou en publicité, aux enseignants, aux directeurs d'école. Ça ferait bien du monde à inscrire aux cours de français correctif. N'est-ce pas ! Autre chose, si M. Boisclair est élu, il pourrait redonner un nom et un rôle au <Conseil de la langue française>, chétif survivant matraqué par un impuissant gouvernement complice de l'oppression de notre langue. Sans donner carte blanche dans tous les cas à l'<Office de la langue française>, il ne fallait pas l' étouffer. Il faut lui redonner des dents ! Si je vote PQ, c'est en souvenir, en reconnaissance pour ce que ce parti avait commencé à faire pour valoriser le français. C'est avec l'espoir aussi que le manque de bon français actuel devienne une urgence nationale pour le gouvernement de M.Boisclair. Comment peut-il vouloir pousser l'instruction des Québécois, si la langue qui véhicule cette instruction est boiteuse, approximative et réduite aux infirmités qu'on retrouve sur les blogues ? M. Boisclair, vous et moi, et tous ensemble, à nos dictionnaires ! Au rattrapage ! Très cordialement.

  • jocelyne veilleux
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 20h39
    l'essentiel de la réforme
    Merci M. Boisclair de parler d'éducation à l'intérieur de cette campagne électorale. Je ne commenterais pas trop sur vos connaissance en matière de pédagogie, mais, sachez que tout bon enseignant doit être en mesure de diversifier ses approche. Par la méthode le Sablier l'enseignant travaille la phonétique et par la méthode Grévisse il travaille au niveau de la grammaire et la syntaxe. L'un n'exclus pas l'autre et je pourrais vous énumérer une panoplie de méthode tous plus efficace les unes que les autres, mais je préfère laisser à l'enseignant le choix des méthodes. S'il vous plaît laissons lui son autonomie professionnelle.
    Merci mille fois de nous rappeller que l'essentiel de la réforme était de recentrer sur les matières de base et le temps de présence à l'école pour l'élève.
    Oui à de meilleurs services offert aux élèves en difficulté. Oui a une diminution du nombre d'élèves par classe, ce qui permettre à l'enseignant de ne pas consacrer tout son temps pour les élèves en difficulté mais bien à tous les élèves du groupe...
    Une remise en question du système scolaire passe obligatoirement par une remise en question de notre investissement sociale dans la défense des services publiques de qualité.

  • roger girard
    Abonné
    mardi 20 mars 2007 12h42
    La réforme a commencé dans le flou
    Il est surprenant que M. Boisclair, tout comme le chef de l'ADQ lors du débat télévisé, prétendent que les dérapages de la réforme aient commencé avec le gouvernement libéral. Il faut se rappeler que dès le début, la réforme a suscité bien des questions sur la clarté des concepts mis de l'avant et sur la manière de disqualifier le savoir enseignant. Soufflant avec fierté dans leurs voiles, les responsables de la réforme ont alors prétendu diriger le gros bateau de la réforme sans tenir compte du tirant d'eau et des récifs... Il était présomptueux de lancer un nouveau programme d'étude en repoussant la nécessaire mise au point des modalités d'évaluation. De plus, que le ministre Legault doive se résoudre à réécrire en 2001 la première version du programme pour le primaire montre à l'évidence que tout ne baignait pas dans l'huile. Quand les choses ne demeurent claires que pour ceux et celles qui s'évertuent à les expliquer, il y a lieu de douter à tout le moins autant de la pertinence du discours que de l'intelligence des destinataires. On peut souhaiter que le PQ revienne au pouvoir, mais pour être en mesure d'apporter les correctifs adéquats à la réforme, il devra scruter ce qui peut causer les problèmes en étant prêt à faire son «mea culpa» en ce qui concerne l'amorce de l'opération.

    Roger Girard

  • Scheen Mireille
    Inscrite
    jeudi 22 octobre 2009 18h55
    Erreur sur la personne
    Gisèle et Robert Préfontaine n'ont pas été les "concepteurs" de la méthode Le Sablier. Ils l'ont achetée de la France et l'ont importée ici.

  • Dominik Prefontaine
    Inscrit
    samedi 12 février 2011 20h43
    Correction de "Erreur sur la personne".
    C'est bien tardivement, ce soir, que je découvre cet article et les commentaires s'y rapportant. Robert Préfontaine et Gisèle Côté sont mes parents. Au début des années soixante, mes parents étaient professeurs et directeur d'école ici au Québec. À cette époque, le matériel didactique et les manuels d'enseignement provenaient de France et n'étaient aucunement adaptés aux spécificités du Québec. Le premier ouvrage publié par les Éditions Le Sablier fut, en 1968, le fameux dictionnaire Je doute, Je cherche, je trouve. Vers cette même époque, fruit d'un très long travail de recherche réalisé dans des centaines de classes de toutes les régions du Québec et de l'Ontario francophone, fut publié l'échelle d'acquisition du vocabulaire orthographique. Bien que beaucoup copiée, cette échelle est une référence importante encore et toujours utilisée de nos jours. La méthode du Sablier est née ici pour les besoins d'ici. Appliquée correctement, sans y mêler d'éléments de Simone-Bussière ou autres salades rapportées, cette méthode offrait de très bons résultats. Les enfants savaient lire avant le Noël de leur première année. L'utilisation de la phonétique, les costumes des sons où l'on regroupaient les différentes graphies des sons, l'analyse spatiale... Oh ! Que de vilains concepts nés ici et offerts par la Méthode du Sablier. Le Sablier acheté de France ? C'est bien le contraire! La Méthode du Sablier a connue une grande diffusion partout en francophonie. Hatier en France était le rééditeur de mes parents et non le contraire.

    La colonie enseignant le français à la mère patrie... Il vous est bien facile de l'oublier madame Scheen ou peut être ne l'avez-vous jamais su ?

    Dominik Préfontaine

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