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Budget Harper: à qui le mérite?

André Boisclair et Jean Charest en pleine conversation devant des oreilles indiscrètes. Leurs campagnes se sont croisées hier à Montréal à l’occasion de la Saint-Patrick.
Photo : Jacques Nadeau
André Boisclair et Jean Charest en pleine conversation devant des oreilles indiscrètes. Leurs campagnes se sont croisées hier à Montréal à l’occasion de la Saint-Patrick.
Le budget Harper-Flaherty n'était pas encore présenté hier que les chefs péquiste et libéral en campagne électorale tentaient déjà de s'attribuer les mérites d'une solution au problème du déséquilibre fiscal.

Le premier ministre Jean Charest a soutenu que c'est grâce au leadership de son gouvernement que les Québécois peuvent espérer aujourd'hui «une avancée significative» dans ce dossier. Alors qu'André Boisclair a affirmé que le mérite revenait aux souverainistes.

Le chef libéral a affirmé que, dès son élection en 2003, il s'était attelé, a-t-il rappelé, à établir «un nouveau rapport de force avec Ottawa». C'est à son initiative que l'ensemble des provinces ont fait front commun au sein du Conseil de la fédération qui «a dynamisé le fédéralisme canadien», a-t-il dit. «Ça nous a permis de faire avancer des priorités communes», a expliqué Jean Charest.

Le ministre fédéral des Travaux publics et responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, a tenu à souligner hier, en marge du défilé de la Saint-Patrick, le rôle de M. Charest dans le règlement de ce dossier. «Je travaille avec des ministres de l'équipe de M. Charest depuis un an. Ce sont des gens qui défendent bien les intérêts des Québécois. Ils le font avec convivialité, avec collégialité et font avancer les intérêts de tous les Québécois», a fait valoir M. Fortier.

Ce dernier a croisé le chef libéral à la basilique Saint-Patrick, où il assistait à la messe célébrant la fête des Irlandais. «Lundi, ça va bien se passer M. Charest. Ça va très bien se passer», a dit Michael Fortier à Jean Charest en lui serrant la main. Aux journalistes, M. Fortier a donné l'assurance que le budget fédéral présenté aujourd'hui réglerait le déséquilibre fiscal. «Le budget va certainement régler une promesse. C'est un autre engagement que nous allons maintenir, celui de régler le déséquilibre fiscal», a-t-il affirmé.

M. Fortier a précisé que «le budget n'a pas été dessiné» pour aider M. Charest, mais il reconnaît que c'est un sujet très important pour le premier ministre québécois, qui est dans le dernier droit de la campagne électorale. «Si M. Charest est satisfait du budget et qu'il croit qu'il a réglé le déséquilibre fiscal, c'est qu'il a eu un rôle pour faire avancer le débat», a souligné M. Fortier.

En point de presse, M. Charest a dressé une chronologie détaillée des événements qui ont marqué le débat des dernières années. Sous son impulsion, le fédéralisme a été rentable pour la population du Québec, a soutenu M. Charest. À preuve selon lui, la reconnaissance du Québec comme nation, l'entente sur la santé (4,2 milliards sur six ans), le rapatriement de la responsabilité des congés parentaux, l'entente de mobilité de la main-d'oeuvre avec l'Ontario, la protection de la diversité culturelle à l'UNESCO et la contribution de 350 millions pour le plan de lutte contre les changements climatiques.

La souveraineté facilitée?

Mais pour le chef péquiste, André Boisclair, le mérite d'un règlement du déséquilibre fiscal devrait revenir aux souverainistes. «À Gilles Duceppe, qui a mené une vraie bataille à la Chambre des communes. [...] À Bernard Landry, lorsqu'il était ministre des Finances, qui [a pris] son bâton de pèlerin, qui est allé parler du déséquilibre fiscal à ses homologues des autres provinces», a affirmé M. Boisclair en après-midi au Théâtre L'Espace Go, où il avait rappelé ses priorités en matière de Culture. Décidément élogieux à l'égard de son prédécesseur, M. Boisclair a rappelé que Bernard Landry avait aussi obtenu «la meilleure entente» sur le financement de la santé, à l'époque où Jean Chrétien était premier ministre fédéral.

Il a répété que c'étaient «les souverainistes qui avaient mis cette question sur la table». «C'est parce que les souverainistes ont fait des pressions que M. Harper a pris ce genre d'engagement. Nous allons récolter le fruit de mois de travail, d'années de travail, s'il y a un règlement», a-t-il dit.

M. Boisclair a aussi affirmé que ce règlement faciliterait la souveraineté du Québec. «On sera juste mieux placés pour faire la souveraineté du Québec. [...] On aura encore plus de moyens pour la faire, encore plus d'outils pour pouvoir construire ce pays. Les choses seront d'autant plus simplifiées», a-t-il insisté.

Encore faut-il que le résultat soit satisfaisant, a précisé le chef péquiste. Or, pour qu'il le soit, la barre a été placée haut par lui et la classe souverainiste. D'abord, il faudrait selon M. Boisclair que la solution soit accompagnée d'une dévolution fiscale «pour éviter que l'exercice soit à reprendre tous les trois ans ou tous les cinq ans». Sans règlement de cette dimension, le Québec serait contraint périodiquement de réclamer son dû à Ottawa. «Est-ce que c'est ça, l'avenir du Québec? Ce qu'on recherche, c'est un règlement sur la fiscalité, pas juste un règlement monétaire.» Ensuite, le règlement devra correspondre à une des évaluations effectuées par le Conseil de la fédération déjà évoquée par le ministre des Finances, Michel Audet, à l'Assemblée nationale: on y fixait le règlement à 3,9 milliards «annuellement», a spécifié le chef péquiste hier. Enfin, M. Boisclair a réclamé des transferts de points d'impôt.

Selon lui, le problème de fond demeure le même: «Nous nous sommes fait imposer il y a 25 ans par le peuple canadien une Constitution qui a été rejetée par le quart de la population canadienne, à savoir nous les Québécois.» Il n'a pas manqué aussi de décocher une flèche à l'endroit du chef adéquiste Mario Dumont, qui a appuyé le budget de lundi avant même d'en avoir pris connaissance. «Ce qui est clair, c'est qu'il y a de la confusion chez les fédéralistes; nous, on parle d'une même voix», a-t-il assuré, précisant plus tard que les bloquistes de Gilles Duceppe travaillaient de concert avec le PQ sur cette question. Il a toutefois refusé de s'avancer sur la stratégie d'adoption ou d'opposition au budget.

Charest reste imprécis

Quant à Jean Charest, il a refusé d'établir un plancher ou même les critères afin de mesurer à quel point le règlement du déséquilibre fiscal présenté aujourd'hui serait satisfaisant. Il semblait vouloir réduire les attentes. «Est-ce que ça va régler le déséquilibre fiscal pour toujours? Ça m'étonnerait que tout soit réglé dans un seul budget», a-t-il noté. Ce dossier prioritaire s'inscrit dans «une stratégie globale qui doit se poursuivre», selon lui.

«Défendre les intérêts du Québec, ce n'est pas improviser. Ce n'est pas sortir un lapin du chapeau. C'est connaître nos responsabilités et préparer le terrain pour avoir des résultats», a rappelé Jean Charest.

***

Avec la Presse canadienne






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Vos réactions

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  • l poisson
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 00h08
    A ou B ?
    « " Et si vous n'êtes pas entièrement pas satisfaits, vous serez remboursés"
    Est-ce que je suis;
    A) un ancien slogan publicitaire de la compagnie de rasoir Gillette à la télé;
    ou
    B) l'avenir du Québec ?

    Faire parvenir la réponse près de chez-vous avant le 26 mars 2007,s.v.p. »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 00h32
    encore la demagogie pequiste
    « Comment comprendre le désire de Messr. Boisclaire & Co. d'un règlement permanent du déséquilibre s'il entend gagner un referendum prestement? N'en aura-t-il plus du déséquilibre fiscal, de la péréquation à discuter? Il nous dit « On sera juste mieux placés pour faire la souveraineté du Québec...On aura encore plus de moyens pour la faire »,
    Peut-être M. Boisclaire oubli-t-il que le budget fédéral a une validité pour le Québec en tant que province?
    Mesdames messieurs les enchantés de la souveraineté, encore une fois on nous jette de la poudre aux yeux. Au-delà de toutes autres considérations, il y a 2 faits au sujet de nos relations financières avec le centre fédéral qui restent entiers:
    1. le Québec est le récipient net de la péréquation
    2. il n'en aura plus advenant un referendum réussi.
    Le déséquilibre, quant à lui, touche toute les provinces et par conséquence, ne saurait inviter la séparation d'une seule comme panacée.

    Serge Manzhos
    Longueuil »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 07h21
    De l'autre côté de pont d'or
    « Laval, le 19 mars 2007

    M. Jean Charest
    Premier Ministre du Québec


    Objet: Votre pont d'or menace ruine

    Monsieur,

    Dans quelques heures, le ministre des finances du Canada va annoncer un budget qui vous comble de joie depuis 48 heures. Vous nous avez annoncé que vous êtes l'artisan du transfert de ces sommes et vous allez vous cramponner, seul, à cette idée en espérant que le citoyen vous suive et oublie que ces sommes ont été textuellement, presque mot à mot, habilement réclamées par le gouvernement Landry. Vous allez comme les péquistes avant vous, vous couronner sceptre en main comme Napoléon au sacre en espérant vous faire percevoir comme le Moshe de la Bible, faisant traverser la mer rouge en terrain sec à son Peuple entre Québec et Ottawa. Le seul viaduc valable pour les transfert et la prospérité.

    Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire:

    Lorsque le métro reliant Laval et Montréal finissait de sécher sur ses blue prints, l'agence de transport a informé les citoyens du tracé. Vous nous avez donné un couriel dans une publication afin que nous puissions poser nos questions.

    Je suis alors allé consulter la carte géologique de la Région de Montréal. Puis j'ai accédé au terrain du creusage du puit technique pour consulter les cailloux qui étaient en fait de la pierre sédimentaire richement fossilifère.

    J'ai alors écrit à l'agence pour leur dire qu'en passant du coté droit du Pont-Viau, le tunnel du métro se construisait en sol instable à travers plusieurs failles géologiques que j'ai précisément nommé (elles étaient sur la carte, et elles le sont toujours). J'ai aussi souligné la présence d'une rivière souterraine dans le terrain du Marigot (station Cartier) en soulignant que la station elle-même se construisait en terrain de remblais qui était autrefois la fin d'une petite invagination de la Rivière des Prairies.

    Le coût du métro a éclaté car devant la menace pour la sécurité publique on a coulé des piliers de béton dans le lit de la Rivière des Prairies afin de stabiliser le sol en zone de failles. On a endigué la rivière souterraine et renforcé le système de pompage. Officiellement l'équipe a déclaré que le sol du secteur Marigot était moins stable que prévu et que des travaux supplémentaires non prévus ont dû être fait ...et le lit de la rivière...et trois petits bateaux ...frère Jacques dormez-vous...

    Lorsque je suis retourné sur le terrain pour recueillir d'autres cailloux, on ne m'a plus donné la permission d'accès et l'on avait concassé tous les cailloux en screening. Donc pas de suivi après les annonces. Mais une augmentation faramineuse de mon comte d'évaluation foncière et une mésentente Laval Montréal pour payer le surcoût qui vient d'être réglée car devant le refus de Montréal de changer le tracé et construire le tunnel du côté gauche du Pont-Viau, Laval ne voulait pas contribuer à la facture de façon satisfaisante pour la métropole.

    Dans ce dossier, vous rouliez à fond de train et sans l'intervention citoyenne, vous alliez exposer les usagers à des risques d'effondrement du tunnel par infiltration progressive des eaux. Tout a un prix, me direz-vous.


    Or dans ce dossier, la question du Pont-Viau a aussi fait surface car ce dernier:

    - éprouve un problème d'assises en terrain géologiquement instable (voilà pourquoi l'ancien pont était à gauche du présent) car à cette époque l'on consultait les géologues
    - Le tablier du pont est en très mauvais état et les deux villes ne veulent plus assumer la très coûteuse réfection requise
    - La structure globale du pont menace ruine et la corrosion gagne l'infrastructure d'armature de métal

    Lorsque la structure Concorde s'est écroulée, le maire de Laval, à l'extérieur, était persuadé que c'était le Pont-Viau.

    Qu'allez-vous faire pour assurer la sécurité publique vous qui venez de disperser les experts du Laboratoire de la rue Louvain en fermant ce dernier.

    Dans ce transfert d'argent fédéral provincial qui va vous propulser, il y a autant de vices de formes que dans l'infrastructure du pont Viau.
    Je vous attend...de l'autre côté du pont d'or.

    Pierre Castonguay
    Laval QC »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 08h18
    Ottawa nous vole 6 milliards par année
    « Selon une étude de Stats Can sortie récemment, on envoie 41,6 milliards à Ottawa et on ne reçoit que 35,8 milliards pour un vol (je ne connais pas d'autres mots) de 5,8 milliards.



    http://www.lapresseaffaires.com/article/20070216/LAINFORMER0202/702160766/5976/LAINFORMER0202 »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 10h28
    Non Ottawa nous vole rien
    « Pour les adeptes de la simplicité volontaire Ottawa nous vole 5,8 milliards par année. C'est simpliste et ne regarde pas tout.

    Les services gouvernementaux que l'on recoit ne sont pas comptabilisés et l'éventuelle accession à une souveraineté nous obligerait à les créer.

    Un service ppostal québécois, un service douanier québécois sur plus de frontière qu'actuellemnt, une marine de la garde côtière québécoise, un hôtel de la monnaie québécois, l'émission de passeport québécois, les enquêtes policières de la GRC, un registre québécois des armes à feu, ect...

    Simpliste ces propos car on a oublié la partition du Québec et l'effet négatif sur les finances du Québec . Enfin on a oublié les milliards du déséquilibre fiscal qui réparti avantageusement la richesse des provinces les plus riches aux plus pauvres dont Québec fait partie.

    On a oublié qu'en 1995, Parizeasu avait utilisé la Caisse de Dépôt en transférant 18 mmilliards liquides en Ontario pour éventuellement amortir le choc d'un OUI référendaire. EN 2007, faudra t'il les 60 milliards de notre bas de laine collectif pour pallier à 5 ans d'incertitudes provoquées par une telle décision. C'est Pauline Marois qui a avancé 5 ans mais je sais que la Slovaquie après 14 ans de séparation ne s'est pas encopre remise de sa décision.

    Un rêve demeure un rêve de plus en plus irréalisable maintenant que l'harmonie et la saine collaboration entre les gouvernements de ce pays a été rétablie grâce à notre Premier Ministre, il n'est pas temps de quitter le narive vers des cieux nébuleux remplis d'écueils.

    Monsieur Charest est le Premier Ministre qui a ramené le plus au Québec en un seul mandat de toute l'histoire du Québec. Nous sommes sur une bonne lancée, il est temps que ca continue... »

  • Carole Audet
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 10h29
    Question à M. Noël
    « Je lis souvent vos commentaires M. Noël, et je les trouve très instructifs. Celui que vous faites aujourd'hui m'intéresse au plus au point, car habitant l'Alberta depuis 18 ans, j'entends le contraire de ce que vous dites ici...c'est-à-dire que le Québec est une province «Have not» ce qui veut dire qu'elle reçoit plus que ce qu'elle donne au Fédéral. J'aimerais pouvoir vérifier vos sources...pourriez vous les préciser un peu plus. En terminant, j'aimerais dire que je compte revenir m'établir au Québec prochainement...Ma culture et mes racines me manquent...Qui prend mari prend pays, j'ai suivi mon mari il y a 18 ans en raison de la saturation du marché dans l'enseignement à cette époque.

    Carole Audet »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 11h00
    il faut lire pour le croire
    « Marc Bélanger, avocat, fiscaliste, membre du Conseil exécutif du Parti Libéral du Canada, écrit ce matin dans le Devoir que le déséquilibre fiscal n'existe pas... Tiens, on l'attendait celle là!

    Aurait-il cependant un peu raison?... Stephen Harper vient d'engloutir en un an sans le consentement véritable des Québécois, à très forte majorité pacifistes, environ 20 milliards en armements de toutes sortes. Autant d'argents qui manquent pour les provinces pour la santé, les jeunes et l'éducation, les personnes âgées et l'environnement, la diminution des écarts grandissants entre les revenus des petits salariés et des grands de ce monde. C'est sans doute ce que Stephen Harper nous dira cet après-midi: "Et je suis désolé de ne pouvoir vous donner davantage"..... Astuce ou faiblesse?

    Au troisième paragraphe de son opinion, Marc Bélanger tient un propos inquiétant sur la mentalité politique des fédéralistes:

    ...À cet égard, le Québec bénéficie d'un avantage: sa population francophone, plus captive à cause des barrières linguistique et culturelle, acceptera un écart fiscal raisonnable avant de considérer une émigration vers un autre territoire fiscal. (Marc Bélanger, conseil exécutif du Parti Libéral du Canada.)...

    Écrire "bénéficie d'un avantage" au lieu de "souffrir d'un désavantage" est une inversion de sens que fait le partisan fédéraliste. L'auteur nous avait prévenus par son titre: "L'art de tromper la population!"

    Nous sommes 7.5 millions de Québécois à découvrir comment travestir subtilement le réel est une vertu fédéraliste. Comment espérer supporter la campagne de Charest et Dumont par ce cabotinage. L'arbitre Ponton donnerait à Marc Bélanger une pénalité d'inconduite de saison.

    Oneil Bouchard »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 11h18
    @Carole Audet
    « L'Alberta envoie 9 milliards de plus qu'elle ne reçoit
    L'Ontario 21 et le Québec 6.

    Facile à comprendre. Le cout de la dette est de 36 milliards, l'aide internationale 4 et les surplus un dizaine de milliards. Traduction: les contribuables canadiens envoient à Ottawa une cinquantaine de milliards de plus qu'ils ne recoivent d'Ottawa.

    Dans le cas des Québécois c'est environ 6 milliards. Ca devrait être le thème de la campagne du PQ. Ca devrait être sur tous les poteaux du Québec.
    OTTAWA NOUS VOLE 6 MILLIARDS PAR ANNÉE , l'équivalent de 10 autoroutes entre Québec et Chicoutimi, payées cash
    Mais faut pas trop en demander au PQ et à Boisclair. De tout temps au PQ on a aimé ça compliqué, 153 pieds au-dessus de la tete du bon peuple. On n'aime pas garder les choses simples pour aller chercher le vote des gens simples.
    Faut compliquer avec des mots compliqués comme le "déséquilibre fiscal", expression qui ne veut pas dire grand chose pour le bon peuple lorsque chaque jour les feds lui disent qu'on recoit un beau 5 milliards d'Ottawa en péréquation parce qu'on est une province pauvre. Les feds font même accroire que l'argent de la péréquation vient du pétrole albertain! lol Tant qu'à croire aux Bonhomme Sept Heures! »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 11h59
    Méditez s.v.p.
    « Supposons que les souverainistes n'existent pas et que le fédéral réponde aux québécois à l'aune des réclamations de nos partis fédéralistes.

    Demandez-vous maintenant si l'expression déséquilibre fiscal existerait. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 12h11
    @Trudel au sujet de la Slovaquie: 6,1% de croissance économique en 2005
    « Voici ce que raconte le Ministère des Affaires extérieures de votre beau Canada bilingue à propos de la Slovaquie de Stastny

    http://www.dfait-maeci.gc.ca/canada-europa/mundi/country_slo_b-fr.asp

    Situation économique
    La Slovaquie affiche l'une des plus fortes croissances économiques d'Europe. Elle est connue pour son industrie automobile et devrait être le plus grand pays constructeur automobile par capita en 2008.

    Une augmentation de l'investissement des entreprises ouvre la voie à un accroissement de la productivité et à une hausse des salaires réels. Il en résultera une plus forte demande intérieure. En 2005, la croissance du PIB était de 6,1% et l'inflation a augmenté de 3,7%. L'adoption de l'euro prévue pour janvier 2009, constitue un incitatif puissant et les politiques budgétaires slovaques sont adaptées de manière à satisfaire aux critères de Maastricht, c'est-à-dire ramener le déficit à moins de 3 %. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 13h00
    « Cons, mais contents »
    « Suite au budget fédéral de M. Harper qui sera déposé aujourd'hui, M. Stéphane Dion sera-t-il tenté de se joindre aux "Quebec bashers" du National Post et autres journaux ontariens pour casser du sucre sur le dos du Québec dans l'espoir de mousser sa popularité en Ontario?

    À moins que M. Dion n'ait inspiré M. Marc Bélanger, membre du conseil de direction du Parti libéral du Canada, qui a déjà pris les devants en écrivant aujourd'hui (19 mars 2007) dans Le Devoir:
    "Le Québec bénéficie d'un avantage (sic! ): sa population francophone, plus captive à cause des barrières linguistique et culturelle, acceptera un écart fiscal raisonnable avant de considérer une émigration vers un autre territoire fiscal".

    En d'autres mots : « Cons, mais contents »

    À voir le copinage des libéraux et conservateurs, aussi bien fédéraux et québécois, la phrase du poète me revient à l'esprit: «Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ? C'est assez! ».

    « Je me souviens » »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 14h09
    méditez bis
    « Est-ce que vivre le pays n'est qu'une comptabilité de caisse d'entreprise. Est-ce que une entreprise n'est qu'une balance de paiement? Est-ce qu'une industrie n'est qu'une cote en bourse?

    Est-ce que la bourse n'est qu'un jeu d'ados habiles comme ce jeune du Japon qui a fait trembler la devise nipponne? Est-ce que au dessus d'eux il n'y aurait que des cadres aveugles de transnationales, non j'espère, comme ce président de Pfizer qui est parti à la retraite avec un modeste cadeau de 180 millions de dollars, on parle même de 200 millions?

    Il me semble qu'il faut comme personnes humaines et citoyens électeurs d'un état ou pays, comme chacun le souhaite, vite trouver des moyens simples pour qu'on puisse fraterniser sans avoir à se brûler les yeux quotidiennement sur une actualité à scandales. Des gens meurent vous le savez, chaque fois qu'un aventurier s'en retourne sur son île Berlusconienne avec des milliards carrément volés à son peuple. En finances comme dans la nature, rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme. C'est rien que ça que Jean Lesage voulait dire par Maître chez-nous, et René Lévesque après lui. La souveraineté est bien autre chose qu'une chicane de ligne de voisinage, et tellement plus simple.

    On peut pas détruire maisons, ponts, routes, gens, familles, femmes et enfants et se retrouver plus riches le lendemain. Cela répugne au bon sens commun. Qui a gagné en Irak, qui a gagné quoi? Lancet parle de plus de 500,000 morts Irakiens. Ce n'est pas cela un génocide bilatéral?, comme au Rwanda peut-être? La question n'est pas de s'autodétruire dans la querelle, mais de se remettre en question, de trouver ce qui procure à chacun sa paix.

    Quand j'avais 20 ans, mes éducateurs, des religieux instruits, me disaient que la solution Irakienne de l'après guerre rebondirait un jour fatalement parce que réglée à la manière des gagnants. Pourquoi les forts, les riches, les puissants s'obstinent à imposer des solutions simplistes plutôt que d'écouter les peuples au sujet de ce qui fait leur petit bonheur. Après des millions d'inventions qui augmentent l'efficacité dans tous les domaines, pourquoi tant de pauvres? Et si nous cessions la guerre. C'est mon souhait et c'est pourquoi j'irai voter pour ce qui m'apparaîtra le plus prometteur de paix pour le Québec que j'aime de tout mon coeur, sans rien détester au contraire des autres pays et autres peuples dont nous avons chez nous des ambassadeurs citoyens citoyennes d'un valeur humaine qui chaque fois me touche l'âme.

    Allez-vous me conspuer si je vous dis que le Québec peut facilement se passer du nucléaire, au point de fermer lentement et sûrement Gentilly II, et refuser tout déchet nucléaire extérieur sur son territoire, promouvoir les énergies renouvelables, faciliter l'interconnexion entre Hydro-Québec et les citoyens qui désirent participer aux énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire, comme cela se fait au New-Jersey, par exemple, le solaire notamment subventionné à hauteur de 75% par cet État Américain, pendnat que nous dormons au gaz.


    Oneil Bouchard »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 14h47
    @Trudel au sujet du Passeport
    « Le Canada nous charge la somme de 87 $ pour nous délivrer un passeport. Assez cher merci! Ça aide à engranger des milliards à Ottawa.

    Et si c'était le Québec qui recueillait ces sommes? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 15h34
    Fernand Trudel : Ottawa nous dérobe notre bien le plus précieux... notre âme
    « Il y a des fonctionnaires fédéraux qui travaillent à des niveaux de services dédoublés comme l'éducation et la santé. Nous nous passerons très bien de leurs services. On ne cesse de parler que notre fonction publique emploie trop de gens, ce sera une excellente opportunité de recyclage de ceux qui ne travaillent pas fort. Les gens comme vous sont généralement très en faveur de l'intervention du privé, on pourrait donc favoriser le privé en ce qui concerne le service postal. Les services douaniers québécois, pourquoi devrions-nous en avoir tellement plus que ceux qui sont déjà là ? Quelques-uns de plus peut-être, mais pas à tous les pouces carrés comme vous le prétendez. Les enquêtes de la GRC, oh là là, ces gars-là retourneront gentiment à Ottawa pour continuer à démontrer leur compétence, dont on a vu un exemple avec l'affaire Arar et on les remplacera par la SQ. Nous avons un excellent réseau de formation policière incluant les techniques policières au Cegep, l'École de police, les certificats de spécialisation offerts par le réseau des UQ et finalement l'excellent et unique baccalauréat en sécurité et police de l'U de M. Il ne sera pas trop difficile de faire mieux que la GRC qui n'a pas daigné écouter les bons conseils de la SQ et qui s'est mis les pieds dans le plat pour une énième fois chez nos amis autochtones, sans compter les bourdes innombrables connues et inconnues de ce service de police qui se prend pour le nombril du monde, alors que notre SQ fait une bien meilleure job. Le registre des armes à feu, ou l'art de se tirer dans le pied. Je pense que n'importe quel quidam serait en mesure d'opérer une patente comme ça pour pas trop cher.

    Quant à la Slovaquie, M. Noël m'évite d'avoir à vous répondre.

    Quant au rêve monsieur, je crois que vous devez être un copain d'un certain M. Paquet qui sévit d'habitude et dont le silence nous inquiète, serait-il malade ? Vous n'ignorez sans doute pas que les gens qui ne rêvent pas meurent ou deviennent fous. Je vous conseille le rêve comme une excellente thérapie à la frilosité et à la peur de votre ombre. Vous verrez, cela est très efficace et le désir d'un pays du coeur et des tripes vaut certainement mieux que la satisfaction béate et le contentement pathétique que manifestent ceux qui limitent leur avenir à être des assistés sociaux institutionnels attendant l'aumône des autres pour exister ou pour boucler leur budget. Il y a en filigrane de votre commentaire une grande peur du risque, qui vous amène en état de panique et vous fait contempler la souveraineté comme le font tous les partisans du petit pain, en y voyant que des difficultés, sans jamais tenter d'en analyser les nombreux et indéniables avantages. La vie monsieur au cas où vous ne l'auriez pas encore réalisé est une aventure semée d'embûches et de risques divers, le plaisir et la satisfaction de vivre étant de les affronter et de les maîtriser, afin d'aller de l'avant et de devenir meilleurs et plus compétents à en affronter de nouveaux. Les cocus contents n'ont jamais fait avancer la cause de l'humanité, ils se font complices de ceux qui prônent l'immobilisme, de ceux qui exploitent et trompent, des menteurs et des tricheurs qui s'engraissent sur le dos de la crédulité et de la couardise. Comme citoyenne, ce n'est pas un tel rôle que je veux, je vous l'abandonne donc avec plaisir. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 15h53
    M. Manzhos pousse le bouchon et se noie dans l'insignifiance
    « M. Manzhos a-t-il quelque chose à offrir ? Pas du tout. Le statu quo, le fermez vos gueules, le prenez ce qu'on vous donne et retournez dans vos chaumières. Wow, un beau projet de société que voilà ! Ben voyons, nous morigène-t-il, vous n'avez rien à dire, vous êtes juste des pauvres, ceux auxquels on fait la charité. Alors soyez reconnaissants à l'Ontario et à l'Alberta et surtout cessez de rêver à des affaires impossibles comme cette patente de souveraineté, une affaire de pas d'allure, un rêve complètement irréalisable.

    Il y a juste un petit problème monsieur, vous n'avez rien de mieux à proposer que de vagues menaces et un statut de quêteux. Je suis désolée, mais le con c'est vous et tous les fédérastes qui s'imaginent que ce pays va durer encore très longtemps en offrant du pain et des jeux à cette populace québécoise jugée sotte et médiocre. Vous allez devoir aiguiser vos crayons et proposer quelque chose d'un peu plus consistant que votre habituel chapelet d'insignifiants cadeaux, votre chansonnette est périmée, on l'a tellement entendue, elle ne fait plus le hit parade. Un bon conseil, changez-en avant qu'il ne soit trop tard. »

  • Marc Beauregard
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 20h53
    Doublement bravo Mme Hart! et... un hommaeg à M. Séguin
    « Pour en ajouter à la chansonnette périmée, j'inviterais messieurs Trudel et Manzhos à louer le coffret de la série "Duplessis" en bibliothèque (gratuit). On y remarque qu'en 1937, à peine cent ans après que ces barbares loyalistes dont les descendants tirent aujourd'hui les ficelles du pouvoir à Ottawa aient assassiné femmes et enfants en brûlant l'église de St-Eustache, les mêmes discours servile se faisaient entendre en éloges au fédéral. On reconnaît aussi les tactiques de peur et de désinformation qui se sont retrouvées dans les discours de Trudeau et Chrétien quelques décennies plus tard.

    Je sentait aussi le besoin d'y mettre ma statistique préférée afin d'instruire ces messieurs dans la réalité Québécoise d'aujourd'hui. Il est à noter que lorsque Yves Séguin a sorti ces chiffres en 2003 qui donnaient un peu trop raison aux souverainistes, il a été sommairement limogé par le grand homme politique que l'on reconnaît en Jean Charest. M. Séguin avait chiffré le petit "oubli" dans les transferts fédéraux au Québec à $52 millions/semaine. Faites le calcul depuis 2003 et vous arriverez à un montant légèrement plus élevé que ce généreux M. Harper nous a remis dans son budget.

    Ce qui m'oblige à conclure qu'au Québec, en ignorant volontairement l'histoire et la politique économique... on devient fédéraliste. »

  • Sylvain Tremblay
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 23h58
    Un Québec trop glouton?
    « Bonjour

    Durant sa campagne, n'ai-je pas entendu M. Charest mentionner que si le Parti québécois devenait au pouvoir, les transferts fédéraux n'existeraient plus ou, du moins, seraient beaucoup moins élevés? En tout cas, bien que le budget semble avantageux pour le Québec, certains domaines ont été oubliés, notamment l'éducation où un manque à gagner de 1,4 milliard de dollars tel que promis par le premier ministre québécois. Serait-ce une autre pensée gourmande de Charest non rassasiée? »

  • marc caron
    Inscrit
    mardi 20 mars 2007 16h55
    reponse aux questions de madame audet
    « voici les informations que le fumiste noel a neglige de vous donner.
    a l'aide de google effectuer recherche en francais sous pages:canada. recherchez...gagnants et perdants dans la confederation...a la premiere page des resultats cliquez en premier sur ...les quebecois gagnants... c'est la reference qui apparait en bas de...ottawa nous vole... comparez le code a 9 chiffres 702 160 766. eureka vous voila sur la bonne piste et ce n'est pas tout.
    d'ou viennent les informations de claude picher?
    revenez sur la page de google si vous l'avez quitter.
    cliquez maintenant sur le premier lien...revenus et depenses...vous voici maintenant a statistique canada.
    dans la fenetre de l'observateur cliquez sur ...visualiser html.
    sur la nouvelle page cliquez sur...etude speciale... et finalement sur ...revenus et depenses...
    c'est un document de 10 pages que vous devriez telecharger.

    bonne lecture vous reviendrez au quebec en toute connaissance de cause.

    camaro »

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