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Jacques Parizeau vient prêter main-forte à François Rebello dans La Prairie

19 mars 2007  Québec
Dans une allocution de près de 30 minutes, dans la circonscription de La Prairie, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a vanté le progressisme du Parti québécois. L’organisation de François Rebello, le candidat du coin, a également reçu
Photo : Pascal Ratthé
Dans une allocution de près de 30 minutes, dans la circonscription de La Prairie, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a vanté le progressisme du Parti québécois. L’organisation de François Rebello, le candidat du coin, a également reçu
Discret depuis le début de la présente campagne électorale, Jacques Parizeau a fait une entrée remarquée, hier, en y allant d'un long discours lors d'une assemblée partisane dans la circonscription de La Prairie, afin de prêter main-forte au candidat péquiste François Rebello.

L'organisation de François Rebello a également reçu l'appui des ténors souverainistes Monique Richard et Louise Harel au cours de cette assemblée, où environ 150 militants étaient réunis.

Dans une allocution de près de 30 minutes, l'ancien premier ministre a vanté le progressisme du Parti québécois, rappelant que plusieurs mesures récupérées par les libéraux avaient d'abord été instaurées par les différents gouvernements péquistes dans le passé.

«Les garderies à 5 $ — c'est 7 $ maintenant —, c'est le Parti québécois ça, a déclaré M. Parizeau. L'assurance médicament aussi. On peut bien se chicaner et dire que ça a coûté plus cher que prévu, je comprends tout ça. Mais il reste que c'est une mesure unique, mise de l'avant par le PQ. Et que dire de l'équité salariale dans la fonction publique. Oui, il faut féliciter Mme [Monique] Jérôme-Forget d'avoir bien complété la négociation avec les syndicats, mais c'est le PQ qui a lancé ce projet.»

L'économiste a dénoncé la mauvaise situation économique dans laquelle les libéraux ont plongé le Québec, avec «les fermetures d'usines qui se succèdent depuis qu'ils sont au pouvoir».

M. Parizeau a également profité de cette tribune pour répliquer aux critiques du PQ qui l'accusent de se ranger vers la droite et de «s'embourgeoiser» en spécifiant qu'il n'y avait pas, sur l'échiquier politique québécois, de parti plus progressiste et privilégiant davantage les mesures sociales que le Parti québécois.

«Le Parti québécois reste, sur le plan des programmes, des idées et de la vision qu'il a de la société, le parti le plus progressiste dans notre société.»

N'abordant le sujet d'un éventuel référendum qu'en toute fin de discours, il a rappelé que la seule façon pour les souverainistes d'obtenir un pays était de porter le PQ au pouvoir le 26 mars prochain, invitant au passage les électeurs qui se disent souverainistes mais qui comptent voter en faveur de l'ADQ — ou ne pas voter du tout — à «montrer un peu plus de sérieux».

«On a un objectif qui est de construire notre pays. Pour construire notre pays, ça prend un référendum. Pour tenir un référendum, il faut que le PQ soit au pouvoir. S'il fallait que tous les couples se séparent à chaque fois qu'il y a un conflit, il n'y aurait pas beaucoup de couples. Alors, pendant ces cinq semaines de campagne, il faut tous pousser dans la même direction. De pouvoir dire à vos enfants et à vos petits-enfants que vous étiez là serait une très belle histoire à raconter.»
 
 
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