lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 22h15


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le budget fédéral dénoncé par des militants souverainistes

Alexandre Shields   19 mars 2007  Québec
Un regroupement de militants souverainistes dénonce la décision du gouvernement conservateur de Stephen Harper de déposer aujourd'hui même son budget, qualifiant le geste de «grossière manoeuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l'opinion publique, pour acheter l'allégeance des Québécois avec leur propre argent».

«Stratégiquement placé une semaine jour pour jour avant l'élection au Québec, il est clair que ce budget visera à faire miroiter aux Québécois des milliards, par ailleurs déjà payés par nos impôts, dans le but de démontrer les grands avantages du régime fédéral, de soutenir les partis fédéralistes québécois et de préparer la campagne fédérale qui suivra», écrivent les auteurs d'un texte que Le Devoir publie aujourd'hui en page A 6.

Le texte en question est cosigné par le Conseil de la souveraineté du Québec, les Intellectuels pour la souveraineté, L'Aut'journal, le Mouvement national des Québécoises et Québécois, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l'Union des écrivaines et écrivains du Québec.

Les auteurs soutiennent essentiellement que «le gouvernement de la nation québécoise est assujetti aux décisions d'une autre nation — la nation canadienne-anglaise — pour boucler son budget. Le "cadre financier" des promesses électorales de Jean Charest le fédéraliste et de Mario Dumont qui se dit "autonomiste" sera finalement défini par le "cadre financier" fédéral qu'il faudra quêter d'année en année, sans aucune garantie de succès».

Les auteurs rappellent qu'entre 1993-94 et 2003-04, «les revenus fédéraux perçus au Québec ont augmenté de 58 % et les transferts fédéraux de 5,8 %». Ils évaluent donc à près de 3,9 milliards par année l'augmentation des transferts des impôts fédéraux au gouvernement du Québec, comme «minimum» pour rétablir les paiements de transfert à leur niveau antérieur.

Quoi qu'il en soit, ajoutent-ils, «[...] que le budget Harper rétablisse totalement ou partiellement ses contributions à la santé, à l'éducation et à la péréquation, cela n'empêchera jamais ce gouvernement ou un autre qui le remplacera de recommencer à recréer un autre déséquilibre fiscal dans un an ou deux, comme le gouvernement Chrétien-Martin l'a fait contre les intérêts du Québec il y a quelques années. Encore moins d'effacer les dix années de turbulences et de souffrances dont les malades et les jeunes du Québec ont fait les frais».

Et selon eux, si «l'encadrement du pouvoir de dépenser du fédéral» était annoncé dans l'énoncé budgétaire, cela «ne ferait qu'empêcher le gouvernement canadien de dépenser dans des champs de compétence du Québec sans son accord. Cela pourrait ralentir la centralisation, mais ne donnerait aucun pouvoir à notre État national pour s'attaquer à nos problèmes de société». Dans ce contexte, la seule option souhaitable pour les Québécois consiste à se «construire un pays», concluent-ils.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • l poisson
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 00h48
    OUI ou NON ? M. Charest. Pis prenez votre temps pour pas répondre...
    « Grosso modo,

    1) je n'ai rien contre la nation canado-anglaisie ( ni contre Hérouxville);
    2) ça ne doit pas être si compliqué que ça les budgets puisque l'ADQ va calculer tous les
    impacts en moins d'une journée... grâce à son équipe...
    3) ce que M. Boisclair fait seul en 5 minutes ou moins
    4) et si le budget fédéral était vraiment si important, on reportait les élections, n'est-ce pas M. Charest ?

    OUI ( )

    (ou)

    NON ( ) »

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    lundi 19 mars 2007 06h35
    Tout à fait vrai...
    « Le gouvernement fédéral achète les votes des québécois avec leur propre argent et je suis certaine que tout cela a été orchestré par les deux amis premiers ministres. Le fédéral a tout intérêt à voir Jean Charest réélu alors un petit service en passant... C'est indécent et complètement irrespectueux des contribuables. Cet argent est le nôtre et nous revient. Même si le fédéral transférait 10 milliards au provincial, je ne voterais pas libéral. Je ne suis pas à vendre. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 07h41
    Et pendant ce temps, le supposé chef du Parti Québécois. . . .
    « Il était plus que temps que des souverainistes dénoncent cette intrusion inacceptable dans notre campagne électorale, à une semaine du vote! Mais voulez-vous bien m'expliquer comment il se fait que notre ineffable chef du PQ se pavane devant les journalistes sans crier, sans "gueuler" contre cette entente, longtemps planifiée d'avance, entre Charest et ses amis du fédéral pour lui donner le coup de pouce dont il a de plus en plus besoin à ce moment-ci de la campagne! C'est exactement pour ce comportement de "looser" que je lâche le PQ, pour la première fois de ma vie depuis les années 1968-70, année de la fondation du Mouvement Souveraineté-Association! Le 27 mars sera plus important que le 26 mars 2007 pour le PQ, parce que ce sera, enfin je l'espère, la journée pour foutre dehors cet imposteur au Parti Québécois! »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 07h56
    La politique de la mendicité.
    « Ce budget illustre, jusqu' à la caricature, l'état de dépendance du Québec (18 nième économie au monde) envers une autre nation qui l'a annexé. Ce qui me dérange c est que le BLOC et le PQ, deux partis indépendantistes, n arrivent pas à dénoncer clairement ce lien aliénant de dépendance envers un gouvernement de tutelle. Et de nous dire haut et fort que l'indépendance est le seul moyen que le Québec a pour en finir définitivement avec cette politique de la mendicité »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 08h28
    les fédéros et la désinfo
    « Dans le Devoir de ce matin, lundi 19 mars 2007, Marc Bélanger, avocat, fiscaliste et membre du Conseil exécutif du Parti Libéral du Canada, exprime au 3e paragraphe de son Opinion adressée aux électeurs québécois :

    À cet égard, le Québec bénéficie d'un avantage: sa population francophone, plus captive à cause des barrières linguistique et culturelle, acceptera un écart fiscal raisonnable avant de considérer une émigration vers un autre territoire fiscal... (Marc Bélanger, conseil exécutif du Parti Libéral du Canada.)

    S'agit-il d'un lapsus ou d'un propos discriminatoire ?

    Oneil Bouchard
    St-Joachim de Montmorency
    Charlevoix »

  • André Doré
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 09h15
    À la guerre comme à la guerre...
    « Je veux bien croire que de présenter le budget fédéral à une semaine des élections c'est une tentative du gouvernement Harper pour manipuler l'opinion publique et acheter l'allégeance des québécois avec leur propre argent, mais... à la guerre comme à la guerre... !!! Ceux qui s'étonnent encore des sombres manoeuvres, parfois même illégales, pratiquées par les partis fédéralistes, sont à mon avis un peu naïfs.

    Mais si les québécois sont de cette race de monde, qu'ils se laissent acheter peu importe que ce soit avec leur argent ou non, je me dis qu'il nous manque vraiment quelque chose entre les deux oreilles et au niveau du coeur... On dit qu'on mérite ce qu'on a...

    Une amie cubaine, nouvellement arrivée au Québec, lorsqu'on a démontré clairement que le référendum de 1995 avait été "volé" par les fédéraux avec l'histoire des commandites, s'attendait à voir les québécois descendre en masse dans la rue et réaliser leur indépendance... Dans les jours qui ont suivi, elle essayait, mais était incapable de comprendre cette complète absence de réaction des québécois, qui, avec toute la liberté qu'on dit avoir ici, en pays démocratique, encaissaient le coup sans rien dire... Elle ne voyait pas beaucoup de différences avec ce qu'elle avait vécu à Cuba... Pendant quelques jours, elle ne m'a plus questionné... puis... un soir, elle me lance: "Ils ne l'ont pas volé: si les fédéraux ont acheté le référendum, c'est qu'on le leur a vendu...!!!" Je n'ai pas dormi de la nuit...

    Il est tout à fait normal que les fédéraux agissent comme ils agissent... rien ne sert d'argumenter et d'essayer d'attribuer nos propres fautes à d'autres que nous... Ça s'appelle de l'irresponsabilité. S'il y avait plus de Sylvie Provost (commentaire "Tout à fait vrai...") au Québec, il y a longtemps que nous aurions retrouvé notre dignité... Ce genre de discours et ce type d'interventions seraient complètement futiles... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 12h11
    À M. Gilles Delisle ... et à
    « On pourra ainsi tirer parti du proverbe chinois : Quand une personne montre la lune du doigt, le sot regarde le doigt, le sage regarde la lune. Dans cette campagne électorale, cessons de ne regarder que le doigt (le chef) et regardons l'objectif (le programme). »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 12h13
    À M. Gilles Delisle ... et à tous!
    « Selon un dicton chinois : Quand une personne montre la lune du doigt, le sot regarde le doigt, le sage regarde la lune.

    Dans cette campagne électorale, cessons de ne regarder que le doigt (le chef) et regardons l'objectif (le programme). »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 12h42
    les fédéros, la désinfo et M. Stéphane Dion
    « Dans le temps où se discutait la Loi sur la clarté au Parlement d'Ottawa, Mme Maud Debien (Laval-Est, BQ) , dans une Question à la Chambre des communes (le mercredi 15 décembre 1999, 36e Législature, 2ième Session, HANSARD RÉVISÉ NUMÉRO 40, @1510.), mentionne un article du Ottawa Citizen du 20 octobre 1999, dans lequel le ministre des Affaires intergouvernementales du Canada Stéphane Dion avertit les Québécois et le gouvernement du Québec qu'il posera des gestes unilatéraux et tentera de faire mal aux Québécois. Pour lui, faire mal au Québec représentait un remède contre la souveraineté du Québec.

    Cette fois-ci, suite au budget fédéral de M. Harper qui sera déposé aujourd'hui, M. Stéphane Dion sera-t-il tenté de se joindre aux "Quebec bashers" du National Post et autres journaux ontariens pour casser du sucre sur le dos du Québec dans l'espoir de mousser sa popularité en Ontario?

    À moins que M. Dion n'ait inspiré M. Marc Bélanger, membre du conseil de direction du Parti libéral du Canada, qui a déjà pris les devants en écrivant aujourd'hui (19 mars 2007) dans Le Devoir:
    "Le Québec bénéficie d'un avantage (sic! ): sa population francophone, plus captive à cause des barrières linguistique et culturelle, acceptera un écart fiscal raisonnable avant de considérer une émigration vers un autre territoire fiscal".

    En d'autres mots : « Cons, mais contents »

    Devant cela, la phrase du poète me revient à l'esprit: «Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ? C'est assez! ».

    « Je me souviens » »

  • Yannick Simard
    Abonné
    lundi 19 mars 2007 13h45
    Ne soyons pas dupes
    « Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de M. André Doré qui déclare qu'il soit totalement normal pour les forces fédéralistes d'agir de la sorte. Dénoncer un budget fédéral simplement parce qu'il est adopté à la veille des élections provinciales me semble tout à fait inutile et enfantin, de la part des militants souverainistes. Les tactiques malhonnêtes des fédéralistes utilisées dans presque tout ce qui touche le dossier de "l'unité nationale" ont été démasquées depuis belle lurette et on en a entendu parler maintes et maintes fois dans les médias. Si les québecois ne sont pas assez alerte pour se rendre compte que ce "nanane", tendu au bout d'une perche par l'administration Harper, n'est qu'une partie de l'argent que nous avons dûment payé avec nos impôts et qui nous revient de droit...eh bien je suis désolé, mais le Québec ne mérite tout simplement pas de faire l'indépendance. Car on s'entend...la cause indépendantiste est bien mince, si elle ne tient qu'à un simple budget fédéral. »

  • David Lépine
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 15h24
    depuis 50 ans combien de budgets fédéraux tombent en mars?
    « Poser la question c'est y répondre. Je comprendrais mieux tous les propos outragés de l'industrie de la souveraineté si notre élection était en septembre et le fédéral sortait son budget en même temps.

    De toute façon ce ne sera qu'un autre incident à renforcer la mythologie souverainiste qui voit tout geste du gouvernement fédéral comme une attaque planifiée contre les souverainistes.

    Si un jour je votais pour la souveraineté ce sera sans doute pour l'unique raison de faire cesser ce sempiternel chiâlage enfantin qu'est devenu le fer de lance du mouvement. Cela commence à ressembler à une grosse collection de loosers incapables de se trouver des vrais jobs. »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 19 mars 2007 15h41
    Laissons la chance au coureur...
    « Moi, je trouve que Monsieur Boisclair fait une très bonne campagne et j'ai bien aimé ce qu'il a dit sur ce budget hier: que c'est notre argent, que le désiquilibre fiscal, c'est Bernard Landry qui l'a évoqué en premier, le Bloc qui l'a défendu a Ottawa et qu'avec cet argent, nous serons en meilleure position pour réaliser la souveraineté. Il n'a pas déchiré sa chemise, c'est pas le genre de la maison. Mais, il fait sa campagne comme il l'entend, il est le chef. Nous le jugerons au fil d'arrivée. Laissons la chance au coureur. Ne faisons pas comme les journalistes et les médias qui l'ont pris pour battu avant le début. Je vous rappelle que le PQ est premier selon le dernier sondage. Que depuis le début de cette campagne, il est le seul parti à ne jamais avoir reculé dans les 6 sondages (28%, 29%, 29%, 30%, 30% et 32%)et à avoir gagné 4 points. Pendant ce temps, l'ADQ est passé de 24%, pour arriver à 26%, un gain de 2points seulement. Et les Libéraux ont reculé de 7 points (de 37% à 30%). Ce n'est pas du tout l'impression que l'on a quand on regarde les médias, vous en conviendrez. Je déteste le défaitistes... et surtout les gens de mauvaise foi, qui sont légion dans les médias. »

  • Paule Savignac
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 17h59
    Le retour des camions de la Brinks
    « Je fais référence dans mon titre aux camions de la Brinks qu'on a aligné pour la photo le long de la frontière ontarienne la veille du référendum de 80, pour faire croire aux Québécois qu'on vidait les coffres des riches pour l'Ontario. Et semer la peur dans la population (toujours elle).

    On a donc aujourd'hui (si on est assez vieux pour avoir cette mémoire), comme du déjà-vu, mais à l'envers en quelque sorte!

    Il faut bien comprendre que la collusion entre les deux partis conservateurs (après tout Charest en est bien un, n'est-ce pas?), n'est qu'une collusion d'intérêt bassement électoraux: les deux partis ont besoin du Québec pour se faire réélire. Pour le PLQ cela va de soi évidemment. Pour le PC, le Québec est sa seule chance pour être réélu: nulle part ailleurs au Canada où il pourra gagner suffisamment de nouveaux comtés pour s'assurer d'une majorité de comtés. Le Québec lui est crucial. Harper est un fin politique, il le sait bien. Le québec est dans un alignement d'étoiles formidable, il faut jouer 'stratégique'...

    La question donc est quel est le parti le mieux placé pour négocier avec une position forte: bien sûr, pas le PLQ qui a terriblement besoin de ce grand frère fédéral pour essayer de se faire, prêt à bien des compromissions d'autant plus que le chef, dit-on viserait un poste canadie. Pas l'ADQ, ça ne demande pas de démonstration. Reste qui vous pensez?

    Eh oui! on a tout intérêt à voter pour le PQ. Il faut être très stratégique ici. Être au delà des lignes partisanes. Seul le PQ pour vraiment nous faire avancer dans ce conflit qui perdure et perdure, et non maquiller la réalité.

    Les étoiles sont superbement alignées pour le Québec, saura-t-il jouer ses cartes, ses atouts, et non ses deux de pique? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    lundi 19 mars 2007 18h01
    M. Lépine se soulage
    « M. Lépine, comme tous les fédéralistes, aime bien faire usage de mauvaise foi quand cela fait son affaire. M. Charest avait déclaré qu'il attendrait le dépôt du budget fédéral avant de déclencher une élection. Comme d'habitude M. Charest a trahi sa promesse. Il est de plus évident que la date de dépôt du budget a fait l'objet d'une entente Harper/Charest et qu'elle visait à donner un coup de pouce à celui-ci. M. Lépine ne semble pas réaliser que le mois de mars a 31 jours, le budget aurait donc pu être déposé le 27, 28, 29 ou 30 (impossible le 31 car cela tombe un samedi). Il était donc possible de déposer le budget en mars sans intervenir dans une campagne électorale provinciale et une manoeuvre comme celle-là porte un nom pas très joli : ingérence et on peut aussi y ajouter tentative de manipulation, pas très joli non plus.

    Du court chapelet d'injures concernant les souverainistes, on peut dire deux choses : sa longueur plus ou moins grande dépend de la richesse de vocabulaire de son auteur et son expression soulage vraisemblablement ledit auteur, mais ne convainc que lui. C'est l'équivalent du classique "va donc c****" typique de celui qui est à court d'arguments. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Idées
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009