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Les châteaux forts s'effritent

Antoine Robitaille   17 mars 2007  Québec
Si la tendance se maintient, les élections du 26 mars s'annoncent comme une véritable boîte à surprise. Les résultats des derniers sondages ont remis en question ou fragilisé plusieurs habitudes et notions clés de la politologie québécoise, par exemple «un deuxième mandat automatique» et «un château fort». Au point où il n'y a plus que les ordinateurs à se risquer au sport extrême de la prédiction.

Québec — Quelques heures avant le débat des chefs, mardi à l'Assemblée nationale, votre humble serviteur, liste des 125 circonscriptions en main, circulait à travers les collègues, recueillant leurs impressions de campagne, tentant de prévoir les résultats comté par comté. «C'est inutile, ce que tu fais. Impossible de faire quelque prédiction que ce soit avec les résultats actuels», m'a lancé un chroniqueur d'expérience (il a couvert «huit élections fédérales, six élections québécoises, trois référendums» et des élections américaines).Et ça, c'était «avant» le débat. Pis encore, avant le sondage Léger Marketing révélé jeudi soir, qui concède 33 % des intentions de vote au PLQ, 30 % au PQ et 30 % à l'ADQ. Ces chiffres fascinent les politologues. Mais ils les ont aussi refroidis: aucun n'a accepté de faire de prédictions globales au Devoir hier. «Je ne suis plus prêt à gager sur qui que ce soit», a lancé Réjean Pelletier, politologue à l'Université Laval. Reconnu pour sa prudence, M. Pelletier a souligné que le vote libéral est probablement sous-estimé, comme toujours. Les «discrets» de la politique québécoise sont souvent libéraux par pudeur ou tout simplement parce qu'ils sont plus difficiles à joindre (pour des raisons linguistiques, notamment). Malgré tout, «avec les derniers chiffres, c'est libéral minoritaire ou peut-être péquiste ou même adéquiste minoritaire. On ne sait plus».

Dans cet environnement électoral instable, seuls les ordinateurs acceptent de se livrer au sport extrême qu'est devenue la prédiction. Par exemple, la firme de relations publiques HKDP a mis en ligne depuis le début de la campagne électorale un «election predictor». La méthode est simple et parfaitement «cartésienne»: il s'agit d'une «formule mathématique basée sur le concept des transferts proportionnels»... Autrement dit, on prend les résultats d'un sondage, plus précisément les pourcentages de votes recueillis par chacun des partis, et on les entre dans le simulateur, qui les compare aux résultats des dernières élections. Résultat avec le Léger Marketing d'hier? Selon HKDP, c'est le PQ qui obtiendrait la pluralité des sièges et qui formerait donc un gouvernement minoritaire avec 49 sièges (il en avait conservé 45 en 2003). L'ADQ passerait de cinq sièges à 33! Et le Parti libéral, lui, tomberait de 76 sièges en 2003 à 43!

Un autre outil comparable est celui de Greg Morrow, un chercheur ontarien résidant actuellement en Californie et qui anime le formidable site Democratic Space. Hier, il a mis à jour ses «projections» (il rejette le mot «prédictions»), sensiblement différentes de celles de HKDP. Résultat: 54 sièges au PLQ, 47 au PQ et 24 à l'ADQ. M. Morrow refuse de ne se baser que sur un sondage, comme l'outil de HKDP. Il fait une moyenne pondérée des cinq derniers coups de sonde. Pour raffiner son outil, M. Morrow prend en compte plusieurs variables: les différences régionales, les candidats-vedettes aux dernières élections, etc. «On sait que le vote libéral a toujours été un peu sous-estimé dans les sondages. On en tient compte. Aussi, on tient compte du fait que le PLQ a une bonne machine électorale et est meilleur pour "faire sortir le vote"», a expliqué M. Morrow.

Si les élections avaient eu lieu le 21 février (jour du déclenchement), les Québécois, selon le modèle de M. Morrow, auraient élu un gouvernement minoritaire libéral. Dans les projections suivantes, toutefois, les libéraux étaient tranquillement retournés à des scénarios de gouvernement majoritaire. Mais tout a changé avec l'introduction des données du dernier sondage Léger Marketing, qui révèle d'ailleurs que près de 70 % des Québécois entrevoient un gouvernement minoritaire libéral.

Le scénario évoqué par les modèles mathématiques est presque inédit. La dernière fois que le Québec a connu un gouvernement minoritaire, c'était en 1878. Le lieutenant-gouverneur Luc Letellier de Saint-Just avait dissous la Chambre et, le 8 mars, avait demandé au chef libéral Henri-Gustave Joly de Lotbinière de former le gouvernement. Le lendemain, les conservateurs de Charles-Eugène Boucher de Boucherville, majoritaires en Chambre, renversaient le gouvernement. Joly de Lotbinière devait ensuite annoncer des élections générales pour le 1er mai. Mais à cette date, 32 libéraux et 32 conservateurs ont été élus! Joly de Lotbinière a donc décidé de se maintenir au pouvoir avec l'appui d'indépendants et a réussi à tenir jusqu'à la fin d'octobre 1879.

Revenons à aujourd'hui. Tout peut changer en une semaine. Le chef péquiste André Boisclair comptait d'ailleurs là-dessus jeudi lorsqu'il a souligné que plusieurs électeurs interrogés dans les sondages révélaient que leur choix n'était pas encore fixé. Toutefois, plus on se rapprochera de la date du 26 mars, plus le «ciment prendra».

Il reste cependant un moment fort dans cette campagne: le budget Harper-Flaherty de lundi. Comme plusieurs, M. Morrow se demandait hier comment celui-ci pourrait influer sur le vote. Comment les Québécois interpréteront-ils le règlement du déséquilibre fiscal total ou partiel qu'il pourrait contenir?

Selon Christian Bourque, de Léger-Marketing, et Jack Jedwab, directeur de l'Association d'études canadiennes, le budget profitera sans doute à M. Charest. D'autres, dans l'entourage du chef péquiste, racontent que l'opération budgétaire donnera aux Québécois «la ridicule impression» de jouer au jeu «Le Banquier» (métaphore évoquée aussi par l'ancienne ministre Lise Payette dans une chronique du Journal de Montréal). Accepteront-ils ou refuseront-ils l'offre du banquier Stephen Harper? En lieu et place de Julie Snyder, le chef libéral Jean Charest, qui incite les Québécois à choisir... D'autres, comme Jack Jedwab, soulignent que l'offre du banquier Harper pourrait aussi bien aider Mario Dumont, qui en profitera à ce moment pour révéler son «cadre financier» tant attendu et qui pourrait alors gagner en crédibilité.

Michel Fréchette, communicateur-conseil chez Girard & Fréchette, estime que le budget fédéral, le travail de comté des libéraux, leur «prime à l'urne» historique ainsi que les considérations stratégiques pourraient bien faire décroître le vote adéquiste la semaine prochaine. Il n'est pas impossible que les libéraux se retrouvent avec la «majorité pile» en Chambre, soit 63 députés. Suprême ironie: c'est alors Pierre Paradis qui détiendrait «le sort du gouvernement entre ses mains. Un nouveau rapport s'établirait alors avec son chef».

Du reste, selon M. Fréchette, le vote par anticipation qui se déroulera dimanche et lundi devrait donner des indications quant à la capacité des machines électorales à inciter les électeurs à aller voter. Le PLQ et le PQ ont des ressources que l'ADQ n'a pas.

Christian Bourque, de Léger Marketing, évoquait à LCN hier un «réveil» possible de plusieurs électeurs à la suite du sondage de jeudi. Voulaient-ils vraiment un gouvernement adéquiste ou souhaitaient-ils simplement protester?

La perspective d'un résultat serré a toujours une influence sur la participation électorale. Il se pourrait donc que le Québec renoue avec les taux des années 70 et 80, qui tournaient autour de 80 %, alors que les derniers avoisinaient plutôt les 70 %. Cela rend les résultats encore plus difficiles à prévoir, a noté M. Bourque.

Avec de tels chiffres, la notion de «château fort» devra sans doute être relativisée. Certes, le Parti libéral peut compter sur l'ouest de l'île de Montréal. Des maires de villes défusionnées se sont déclarés en faveur de Mario Dumont pour protester contre les défusions partielles et la création des «monstres» nommés «conseils d'agglomération». Mais le PLQ, selon les observateurs, n'a rien à craindre avec des majorités de quelque 30 000 voix, comme celle de Geoffrey Kelley dans Jacques-Cartier. Réjean Pelletier souligne aussi qu'une partie de l'Outaouais restera un bastion du PLQ. Un autre politologue, Richard Nadeau, de l'Université de Montréal, affirme que cela confère au parti de Jean Charest une sorte de «plancher» de quelque 45 sièges.

Des châteaux forts à la Jacques-Cartier, le PQ, lui, n'en a plus vraiment. Il y a l'est de l'île, mais certains prétendent que Rosemont n'est plus acquis au PQ. L'autre qui nous venait spontanément à l'esprit, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pourrait même livrer au PLQ ses seuls gains le 26 mars. Réjean Pelletier fait remarquer que lors des dernières élections fédérales, le Bloc avait perdu plusieurs voix dans cette région. Pour le reste, la montée de l'ADQ menace plusieurs sièges péquistes traditionnels dans les régions du 450. M. Pelletier fait remarquer que les appuis de Québec solidaire semblent décliner, même si les chiffrent sont dans la marge d'erreur. Cela pourrait signifier selon lui que certains souverainistes de gauche songeraient à rentrer au bercail.

On a beau faire des sondages, tout se joue dans les circonscriptions. Jack Jedwab estime que les libéraux ont encore au moins 40 sièges garantis. Avant le dernier sondage Léger Marketing, une étude comté par comté l'avait mené à la conclusion suivante: les libéraux avaient 41 sièges acquis et six comtés où ils menaient. Le PQ pouvait compter sur 27 sièges acquis et 12 comtés où il se trouvait «en avance». Quant à l'ADQ, elle en avait selon lui 11 d'acquis et 12 où elle menait. Le reste? Imprévisible.

Le Léger de jeudi a sans doute changé la donne. Avec sa mise à jour d'hier, Democratic Space «accorde» désormais Chambly, La Prairie et Matane au PQ. L'ADQ ravirait au PQ les circonscriptions suivantes: Champlain, Drummond, Iberville, Nicolet-Yamaska et Saint-Hyacinthe. Au PLQ, la formation de Mario Dumont enlèverait les Jean-Lesage (siège du ministre Després), Kamouraska-Témiscouata (siège du ministre Béchard!) et Maskinongé.

Le Devoir

Avec la collaboration de Kathleen Lévesque






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Vos réactions

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  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 16 mars 2007 23h34
    Tout est possible
    « Attendons le candidat Harper qui a la bourse sous le bras, il vas décider comme par hasard du vote des québécois, qui aime gratter sa bourse plutôt que de gratter le fond de leur tirelire.
    Et venez me dire que le Québec est pas à la traine du Canada... »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 23h39
    un test
    « si chaque électeur faisait le petit test "Mon choix" disponible sur "vivrelequébec.net", je crois que les résultats seraient encore tout chamboulés. J'ai été épaté du test... Il suffit de le faire sans tenter de deviner. surprenant.

    Oneil Bouchard »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    vendredi 16 mars 2007 23h54
    Si la tendance se maintient...
    « Je me risque a un gouvernement PQ a la limite de la majorite, a cause de l'effritement de Q.S. et Du Parti Vert. Et je dirais que je balance entre le Parti liberal et l'ADQ pour l'Opposition officielle... Disons liberale. »

  • Léandre Nadeau
    Abonné
    samedi 17 mars 2007 05h02
    Une chute de 30 sièges au PLQ, une augmentation de 28 sièges à l'ADQ et de 2 au PQ
    « Selon les derniers sondages au 15 mars et les outils de prévision tel que DemocraticSpace et Prédictions HKDP, le PLQ perdrait environ 30 sièges, l'ADQ en gagnerait environ 28 et le PQ en obtiendrait 2 de plus qu'aux dernières élections. En termes de sièges, on peut bien voir avec ces outils que l'ADQ ferait des gains (21) surtout au dépens du PLQ : 2 en Abitibi, 1 dans le Bas-Saint-Laurent, 8 dans la Capitale Nationale, 1 dans le Centre du Québec, 5 en Chaudières-Appalaches, 1 en Mauricie et 3 en Montérégie. L'ADQ arracherait quelques comtés au PQ (7) au Centre du Québec, sur la Côte-Nord, dans Lanaudière et Laurentides, en Mauricie et en Montérégie. Le PQ compenserait ces pertes par 9 gains au dépens du PLQ dans les diverses régions, mais en particulier en Montérégie. Total: 47 au PQ, 46 au PLQ et 32 à l'ADQ. Mais, ce n'est pas fini, il reste 11 jours de campagne après le 15 mars. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 05h49
    Une impossible promiscuité politique
    « Une impossible promiscuité politique

    Qui ne fait pas l'indépendance la combat - Gaston Miron

    Je profite de cette tribune pour dire que suis en complet désaccord avec les propos de la présidente péquiste, Sylvie Brousseau dans le Devoir du 16 mars 2007, qui désire « ramener les brebis souverainistes égarées » et déclarait que : « Les objectifs de QS et du PV ne sont pas si loin de ceux du PQ et il y aurait certainement moyen de s'entendre avec eux au lieu de diviser le vote... »

    Il ne pas faut avoir suivi l'histoire de bien près pour affirmer que le PQ, Québec solidaire, et ces « Verts-bleus » de droite du Parti vert du Québec, dont au moins deux des lapins sont directement sortis du chapeau de l'ADQ, ne sont pas loin l'un de l'autre.

    Les ruptures de la gauche avec ces « Ponce Pilate verts » remonte à 5 ans, et celle d'avec le PQ elle, remonte à plus de «10 ans » de mûres réflexions et sont désormais entièrement articulées.

    Les intérêts de gauche et de la droite sont des intérêts « irréconciliables ». Et il faut être bien naïfs pour croire que le SPQ-Libre va réussir à ramener un bateau de droite comme le PQ, en le tirant vers la gauche avec une chaloupe et deux branches pour ramer.

    Laisser l'aide sociale désindexée à 500$ par mois durant 30 ans, couper les médicaments au plus pauvres de la société, laisser en place les « boubous macoutes » pour couper l'aide sociale à des mères monoparentales, donner 10 cennes de l'heure d'augmentation au salaire minimum, foutre 15,000 infirmières à la porte du système de Santé : Voilà le bilan de droite du PQ.

    Désormais, et « beaucoup » sont d'accord, comme le rappelait récemment l'animateur Daniel Pinard : « ....mis à part la souveraineté...il n'y a gère de différence entre le Parti libéral et le PQ » affirmait-il fort justement.

    Avec une conservatrice ADQ qui se pointe à l'horizon, prétendant indûment incarner le renouveau, alors qu'on aura jamais vu un tel retour en arrière, sans Québec solidaire, il n'y aurait « aucune » véritable alternative de vote pour le Québec, et aucune représentation des la couches populaires et des personnes les plus précarisées de notre société, qui constituent pourtant plus de 20% de la population sinon plusse, puisque 40% de nos travailleurs et travailleuses les plus pauvres ne gagnent même pas assez d'argent pour payer des impôts.

    Pour sauver notre environnement, remettre de l'ordre et consolider notre filet social, rétablir l'équilibre fiscal entre les grandes entreprises et les gens ordinaires et faire tous les liens nécessaires entre la souveraineté, la répartition de la richesse et la justice sociale, c'est d'une « gauche souverainiste » comme « Québec solidaire » dont le Québec a désespérément besoin.

    En nationalisant notre l'hydro électricité, tout comme Québec solidaire veut la nationalisation de l'énergie éolienne et Pharma-Québec, même René Lévesque, l'avait compris.

    La réconciliation entre le PQ et Québec solidaire étant désormais « impossible », il faudra « à partir de maintenant » que l'unité des souverainistes se fasse sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats « dits souverainistes » assument leurs positions constitutionnelles, portent sans équivoque la Question nationale. Ils devront en prendre clairement contrat avec la population en déclarant formellement et avant le jour des élections que :

    « Un vote en faveur d'un parti ou d'un candidat souverainiste = un vote pour la souveraineté » du Québec.

    Sinon, nous assisterons à la division perpétuelle du vote souverainiste et à une éternelle remise en échec de l'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes.



    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Candidat de l'Union des forces progressistes / Laporte 2003


    Articles personnels sur la Question nationale :

    « Référendum : Strike 3 » : Ou réfléchir à la question nationale :

    http://www.pressegauche.org/spip.php?article45

    http://www.cmaq.net/fr/node/26577

    « Référendum : Strike 3 » : Deuxième manche !
    http://pressegauche.org/spip.php?article459

    Débats sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier :

    http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php?lng=fr&pg=184

    Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse !
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article441

    Site personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

    Ancien site électoral :
    http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo

    Le Parti vert du Québec : Le « Ponce Pilate » de la politique
    http://pressegauche.org/spip.php?article550

    Quand les Verts nous donnent les bleus...
    http://www.cmaq.net/fr/node/26977

    Références du présent article :

    David courtise les adéquistes - Le Devoir 16 mars 2007
    http://www.ledevoir.com/2007/03/16/135196.html »

  • julien arsenault
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 06h42
    comté par comté
    « Je crois qu'il y excès quant à l'utilisation des sondages qui a tout fin utile ne servent de fondements au spéculations journalistiques à parti d'une seule photographie. A toutes les élections des revirements de situations se produisent et ce sont la qualités d'intervention des organisations qui font la véritable différence: la teneur décroissante du taux de participation encore va accroitre cette tendance. Surtout s'il y tempète de neige Que le meilleur gagne.

    Julien Arsenault »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 08h22
    Le PLQ élu par... la bêtise suicidaire de Québec Solidaire
    « En 2000, les 2% de votes de gauche à Nader ont permis à Bush d'être élu et de changer la face du monde.
    Cette fois-ci les 4% à QS (et plus de 6 à Montréal) pourraient très bien faire la différence entre une défaite et une victoire du PQ.
    L'art de se tirer dans le pied... »

  • André Lord
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 08h31
    Que de mots!
    « Que de mots! Pour dire à peu près tous la même chose!
    La vérié, je la détiens!!! C'est que dans l'isoloir, l'électeur se retrouve tout à coup seul avec lui-même, la peur l'envahissant, il choisit alors de revenir au bercail, de ne pas sauter la clôture, pas tout de suite... La prochaine fois peut-être? »

  • Denis-Émile Giasson
    Abonné
    samedi 17 mars 2007 09h06
    Avancez en arrière!
    « Quand la mémoire collective fait défaut, la société se condamne à payer le prix ses erreurs plutôt qu'à profiter des richesses de ses enseignements. Le Québec fut déjà duplessiste, donc livré aux mains des autonomistes et plongé dans la grisaille sociale et la pauvreté consécutive aux promesses jamais fondamentales et jamais tenues. Le Québec fut beaucoup crédidtiste, donc soumis aux chantres populistes et abusé par une doctrine qui promettait la richesse livrée à vitesse grand V de la machine à billets. Face à ces abuseurs de Société, de nombreux esprits progressistes se désolidarisèrent de la véritable lutte au nom de leur intérêt et leur puritanisme: ils abandonnèrent le Québec aux mains de ceux-là même qu'ils vouaient aux gémonies. »

  • Robert Libersan
    Abonné
    samedi 17 mars 2007 11h01
    Réplique au commentaire de Christian Montmarquette
    « Vous souhaitez que le Québec devienne souverain en autant qu'il soit à gauche.La gauche souverainiste n'existe pas tout comme la droite souverainiste.

    Être souverainiste, c'est d'abord se donner un pays, le Québec. Ensuite, on débattra de la façon de le gérer.

    On n'ira pas loin avec un Québec de gauche dans un Canada à droite. »

  • Léandre Nadeau
    Abonné
    samedi 17 mars 2007 12h19
    57 comtés au PQ, 43 au PLQ et 25 à l'ADQ
    « Selon le sondage du Strategic Council publié dans le Globe and Mail de ce matin, le PQ récolterait 32 % des votes, le PLQ, 30 %, l'ADQ, 26 %, le Parti vert,7 % et QS, 5 %. Celà signifie que le PQ est en train d'entrer dans une zone extrêmement payante pour lui en termes de sièges. Si l'on utilise le modèle de HKDP pour répartir les sièges et que l'on accorde une prime de l'urne de 3 points au PLQ ( 33 % au lieu de 30 %), la répartition des sièges serait : PQ, 57, PLQ, 43 et ADQ, 25. Et ce n'est pas fini, il reste 11 jours de campagne après le 15 mars, le sondage ayant été fait les 14 et 15 mars. »

  • François Deschamps
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 12h41
    monsieur noel...
    « Pourquoi ne pas interdire les partis autres que PQ et PLQ aussi? Quel raisonnement simpliste...Bush a été élu parce que des gens votent pour lui.La division du vote semble être un virus uniquement de la gauche.Pourquoi devrais-je voter PQ si je suis de gauche et que la souveraineté pour moi n'est pas un dogme divin?

    Avec ce genre de raisonnement, demandons-nous pourquoi les jeunes ne vont plus voter. Parce que le vote stratégique est un échec de la démocratie représentative.Alors svp...assez de l'attitude paternaliste et de grand frère sage du PQ face à QS.Si le PQ perd, la faute ne tient qu'à lui.L'art de penser avec ses pieds... »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 12h58
    En avant toutes !
    « Dire qu'il y des gens qui ont peur de se prononcer dans un troisième référendum et qui se lancent têtes premières dans les bras d'un couple Mario-Stephen. C'est vraiment courir après son malheur.

    On préfère encore se mettre dans les mains des autres que de s'occuper de sa propre affaire. Voter ADQ, c'est avoir peur, encore, et encore. Et qu'on s'y aventure dénote qu'il nous reste encore un peu de travail à faire avant de se réaliser.

    Un souverainiste,c'est indivisible !

    Les grands talents-sondeurs ne sont que des renifleurs. Le réel sondé,c'est vous et moi.

    En avant toutes et tous ! Le bâteau a tout ce qu'il faut pour naviguer.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Christian Charron
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 14h58
    Un gouvernement majoritaire : une très mauvaise décision collective
    « En analysant chacun des trois principaux partis politiques québécois, on se rend compte que d'élire l'un d'entre eux à la tête d'un gouvernement majoritaire serait une très mauvaise décision collective.

    Un gouvernement minoritaire présente des avantages. Le parti qui formera un gouvernement minoritaire devra faire des compromis avec les partis de l'opposition. Cela maximisera les chances de prévenir le favoritisme, les mauvaises décisions et le gaspillage. Les bonnes idées de chaque parti auront plus de chances d'être mises en application. Il serait bon par ailleurs que quelques Solidaires et Verts soient élus.

    Comment s'assurer de diviser collectivement le vote ? Une solution serait de voter pour le candidat plutôt que pour le parti, et que les citoyens vérifient auprès de leur famille et de leurs amis, pour s'assurer que l'ensemble de leurs votes soient répartis entre différents partis politiques.

    Pour plus de détails à l'adresse :
    http://www.christiancharron.com/article.php3?id_article=225 »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 17 mars 2007 14h59
    Réponse à Oneil Bouchard
    « Il est très intéressant ce petit test! Effectivement, j'ai bien aimé les résultats. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 17 mars 2007 18h45
    à M. Noël
    « Vous êtes-vous demandé pourquoi les électeurs se tournent vers QS et délaissent le PQ? Posez-vous les vraies questions et vous aurez les vraies réponses, au lieu de vous enfermer dans votre tour d'ivoire et de penser qu'il n'y a que le PQ qui a raison et qui sauvera le Québec des griffes de ces grands méchants du Canada. Le PQ fait son propre malheur et se suicide très bien tout seul en essayant de vendre une salade qui ne pogne plus.
    Le PQ n'est une fin en soi. Ce n'est qu'un parti comme un autre, qui a les mêmes idées et les mêmes priorités que le PLQ, avec la séparation en plus.... »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 17 mars 2007 23h21
    M. Merven, défense d'y voir une tour d'ivoire
    « Vous dites vraiment n'importe quoi quand vous prétendez que nous sommes dans notre tour d'ivoire, nous sommes sur le terrain et nous travaillons, nous n'avons pas peur de nous salir les mains et de mettre de l'eau dans notre vin, afin d'arriver à la souveraineté. Alors, la tour d'ivoire, vous savez ce que vous pouvez en faire ... Évidemment, les fédéralistes apprécient beaucoup QS, aucun doute qu'un parti souverainiste qui divise le vote souverainiste est bienvenu au sein des forces fédéralistes partisanes du statu quo. Les fédéralistes n'aiment pas QS, ils adorent QS parce que celui-ci joue parfaitement leur jeu. Dans une circonscription serrée, la division du vote souverainiste pourrait permettre à un candidat libéral de se faufiler, tout le monde peut voir cela ... sauf QS. QS est donc bel et bien un parti fédéraliste qui désire réaliser la quadrature du cercle consistant en un Québec à gauche et vert dans un Canada à droite et bitumineux, le tout composant de toute évidence un Canada fort et uni. GÉNIAL et simple comme l'oeuf de Christophe Colomb, il s'agissait juste d'y penser ! »

  • Linda Hart
    Abonnée
    samedi 17 mars 2007 23h45
    M. Charron prend nos intérêts à coeur
    « Le Québec n'a jamais élu un seul gouvernement minoritaire et voilà t'y pas que M. Charron nous recommande de diviser notre vote, afin d'en arriver à un gouvernement minoritaire, sous prétexte qu'un gouvernement majoritaire serait une très mauvaise décision collective. Wow, il faut croire que depuis 1867, les Québécois ont pris un maudit gros paquet de très mauvaises décisions collectives. Je ne peux m'empêcher de penser que M. Charron ne voit pas la remontée du PQ d'un oeil très favorable. Tant et aussi longtemps que le PLQ disposait encore d'une chance de former un gouvernement majoritaire et même lorsqu'on lui donnait un gouvernement minoritaire, M. Charron se tenait coi. Mais voilà t'y pas que le PQ remonte. M. Charron s'inquiète, si cette remontée ne cesse pas, on risque d'avoir un gouvernement péquiste majoritaire. M. Charron intervient donc, pour nous expliquer que nous devrions ... nous tirer dans le pied. Je me demande si nous aurions entendu parler de la fumeuse petite théorie de M. Charron, dans l'éventualité d'un gouvernement libéral majoritaire ? »

  • Normand Chaput
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 02h23
    le PQ n a plus de machine
    « Le PQ n a plus de machine pour faire sortir le vote. Ils sont tous partis. Des milliers et des milliers de travailleurs d election sont passes a autre chose desabuses sans doute mais ca va juste etre bon pour la democratie »

  • Claude Boucher
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 04h58
    Du sectarisme de certains militants
    « J'ai lu le commentaire de M. Montmarquette où j'ai pu apprendre que ni les verts, ni les péquistes sont assez purs sur le plan idéologique pour se revendiquer de la mouvance progressiste. Québec solidaire a trop de principes pour frayer avec ce parti impur et petit-bourgeois qu'est, selon eux, le PQ.

    Certains commentaires de partisans indéfectibles de QS me rappellent la littérature de nos amis m-l des années 70. Pas étonnant que les sondages d'opinion les placent en dernière place, juste au-dessus du Bloc pot. »

  • Linda Hart
    Abonnée
    dimanche 18 mars 2007 09h43
    Normand Chaput : un autre qui prend ses rêves pour la réalité
    « Le PQ est connu pour la qualité de sa machine électorale et vos affirmations sont tout à fait gratuites. C'est bien joli de dire "le PQ n'a plus de machine", encore faudrait-il le prouver. La démocratie monsieur encourage la diversité des opinions, alors en quoi le fait que l'opinion d'un grand nombre de Québécois pourrait ne plus être représentée devrait-il être considéré comme une victoire de la démocratie ? »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    dimanche 18 mars 2007 10h02
    À ma chère Madame Hart
    « Je maintiens le terme de tour d'ivoire. Et je suis également convaincu de ce que j'ai dit dans mon commentaire précédent. Il n'est pas question de savoir qui aime qui ni qui fait le jeu de qui, ici.
    Je ne suis qu'un observateur intéressé et je fais simplement un constat : le PQ perd des électeurs, car son projet ne se vend plus aussi bien qu'avant. Il est vague et ne se fonde que sur des promesses et du rêve. C'est beau de rêver, mais il faut aussi bouffer! Les Québécois ne croient plus le PQ lorsqu'il dit : « Faisons la séparation, ensuite, tout sera réglé ». Les gens ont besoin d'un plan de route et sont de plus en plus réticents à plonger dans le vide (ou à plonger dans une piscine sans savoir s'il elle est pleine, image que j'ai aimée!), comme le propose le PQ, sans qu'on leur donne une idée de la façon dont ça va se passer. Que le PQ nous dise comment il va endiguer la perte massive d'emplois dans le secteur manufacturier, par exemple. Vous savez, M. Boisclair n'est pas Merlin... et il n'a pas de baguette magique.
    Je suis un futur électeur du Québec, c'est pourquoi je m'intéresse aux élections dans cette province, tout en essayant de rester assez neutre et objectif. Mais je vous avouerais que je penche plutôt pour le fédéralisme, peut-être pas parce que c'est ce qu'il y a de mieux, mais parce c'est ce qu'il y a de moins mauvais. Et surtout, le PQ n'offre rien de concret, si ce n'est la séparation. C'est bien maigre comme programme, ça!
    Le problème ici, c'est que, comme vous l'avez déjà dit, il y a une polarisation des opinions en période d'élections, mais la « partisanerie » n'arrange pas les choses, ni d'un bord ni de l'autre. Et n'oubliez pas que dans le mot « partisanerie », il y a le mot « ânerie ». »

  • Pierre Lincourt
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 11h11
    Les châteaux forts péquistes s'effritent
    « C'est le titre que j'aurais donné à cet article car ce dernier constate que le parti libéral conserve ses places fortes de l'ouest de l'île de Montréal. On aurait pu aussi écrire : En dehors du West Island, les châteaux forts s'effritent.
    Pierre Lincourt
    Montréal »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 11h29
    Je viens enfin de comprendre !
    « Je viens enfin de comprendre !

    Être progressiste à la mode go-gauche, c'est s'obstiner à faire un pas en avant ...pour se lancer droit dans le précipice ! Génial, non ? Inspirant, non ? Serait-ce cela l'ultime karma QS ?

    Désolant, tout ça.

    Aux bien-pensants de Québec solidaire, je dis : Vous me donnez le goût de rester lucide et de ne jamais m'associer au 'sans-compromis-aucun' que vous portez haut et fort avec vos grandes gueules. Par ailleurs, si par une malencontreuse coupure de l'histoire votre parti était appelé, un de ces mauvais jours, à diriger le Québec (Ooouuuaaaaachhhh!!!), il me fera cependant plaisir d'aller vous porter mon chèque d'impôt, humblement, à votre nouvelle et superbe 'dacha'. Plus solidaire que ça...

    En attendant , je vous souhaite une bonne masturbation intellectuelle collective. N'oubliez surtout pas d'organiser, une de ces fois, un congrès portant sur les détails que l'on retrouve dans la couleur des pétales des fleurs du tapis de l'Assemblée nationale ! Ça aidera sûrement la cause du Québec et des plus démunis...

    Kapitch ?

    Jean Desjardins


    P.S. De grâce, ne revenez pas au PQ. Vous avez déjà fait assez de casse comme ça ! »

  • Robert Libersan
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 12h00
    Réplique au commentaire de M.Merven
    « Vous dites que le P.Q. n'offre rien de concret à part la séparation.Tout est plus faux.

    Puisque vous dites que vous vous intéressez aux élections, je vous invite à prendre connaissance de la plate-forme électorale du P.Q.. Vous la trouverez au site Internet du P.Q.

    Bonne lecture ! »

  • Guy Lafond
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 12h16
    Le Québec et le Canada ne sont plus souverains depuis longtemps..
    « Que pensez-vous de l'article suivant écrit par le prof Lauzon en mars 2006?

    http://www.cese.uqam.ca/pdf/chr_06_mars.pdf »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 18 mars 2007 13h37
    C'est bizarre, monsieur Étienne Merven ...
    « Plusieurs de vos propos rejoignent ma propre réflexion en regard de votre critique du programme du Parti Québécois. Cependant, j'arrive à la conclusion inverse ! Bizarre ...

    Je m'explique. Je me limiterai à deux dimensions qui devraient vous préoccuper en tant que futur électeur (observateur francophone, de surcroît ) au Québec. La langue et la culture ainsi que la prospérité économique au sein du territoire québécois.

    Premièrement. La langue et la culture.

    Savez-vous que le Québec a pu conserver sa langue et sa culture au prix d'un combat incessant et coûteux de plusieurs générations successives contre l'assimilation anglo-saxonne ? Savez-vous que ce combat n'est toujours pas terminé et qu'il se trouve une très grande majorité de Canadiens qui ne sont même pas prêts à concéder aux Québécois la moindre parcelle de spécificité ou de reconnaissance ? Savez-vous que le Québec n'est pas signataire de la Constitution canadienne ? Que la Constitution canadienne ne reconnaît pas l'apport du peuple Québécois en tant que peuple fondateur ? Avez-vous noté au passage que Jean Charest est en contradiction totale avec ses prédécesseurs à ce sujet ? Que carriériste et pleutre, Jean Charest choisit cyniquement de se mettre 'à-plat-ventre' face à Ottawa à ce sujet ? Finalement, êtes-vous au courant que, cette langue et cette culture, une grande majorité de Québécois l'aime et tient à la conserver ?

    Deuxièmement. La prospérité économique du Québec au sein de la Confédération canadienne.

    Prenons la péréquation. Comment se fait-il qu'au fil des années, le Québec soit devenu un assisté social du 'plusssss meilleur pays au monde' alors qu'il en est un des principaux fondateurs et que ça n'a pas toujours été ainsi ? Se pourrait-il que des décisions politiques qui ont une incidence économique déterminante pour le Québec (ou les autres provinces, selon...) se prennent à Ottawa et, qu'en bout de ligne, notre sacro-sainte Confédération n'apporte pas autant d'équilibre que ce qui était prévu à l'origine ? Se pourrait-il que sans le contrôle des leviers économiques requis pour assurer son développement économique, le Québec soit condamné à une dépendance indigne et dégradante en tant que Société adulte moderne ? Se pourrait-il enfin qu'il soit légitime que les Québécois (de souche ou non, peu importe) aient, eux-aussi, le privilège d'accéder à la prospérité sur leur propre territoire ?

    Conclusion.

    Croyez-vous que le PLQ, l'ADQ, Les Verts et QS peuvent prétendre défendre en toute honnêteté les deux dimensions qui précèdent ? Quant à moi, après avoir 'branlé dans le manche', comme on dit, je pense que le PQ demeure la seule solution progressiste pour le Québec dans la conjoncture actuelle et, notamment, quand on retire quelques leçons de l'histoire de notre 'plusssss meilleur pays' le Canada. Et ce, malgré les faiblesses et les erreurs de parcours du PQ. Cette élection n'est pas référendaire. Il sera toujours temps de réaligner le tir sur les moyens (le 'quand' du prochain référendum, par exemple) et les détails, le moment venu. Du pragmatisme, SVP. L'essentiel est là !

    Quant à vous, comme futur citoyen de notre accueillant Québec, vous aurez un choix à faire entre deux options. Vous pouvez choisir de vous assimiler au 'Canada coast to coast' et au statu quo, ce que je respecte dans la mesure où vous ferez un choix conscient. C'est votre droit. Vous pouvez également vous intégrer au peuple Québécois, soucieux de conserver sa culture, sa langue (avec respect pour les autres langues, bien sûr) et enfin, déterminé à retrouver une prospérité économique légitime dans l'ensemble de son territoire. C'est mon choix et c'est la grâce que je vous souhaite quand vous aurez obtenu votre droit de voter au Québec...

    Respectueusement.


    Jean Desjardins

    P.S. Relisez les blogues des différentes tribunes. On y trouve du beau matériel de réflexion ! »

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